Cooperation internationale

Le BIT se réjouit du soutien financier des Etats-Unis pour lutter contre le travail des enfants dans le monde

Le Programme pour l’abolition du travail des enfants (IPEC) de l’Organisation internationale du Travail s’est réjoui de l’attribution par le ministère du Travail des Etats-Unis de 59 millions de dollars de nouvelles subventions pour combattre le travail des enfants dans 19 pays à travers le monde. Une large part de ces fonds est destinée à soutenir des projets par pays du programme IPEC en Afrique, en Asie et en Amérique latine où, en dépit de progrès significatifs enregistrés dans la lutte contre le travail des enfants ces dernières années, des millions d’enfants sont toujours contraints de travailler, aux dépens de leur santé, de leur éducation et de leur avenir.

Actualité | 8 octobre 2009

GENÈVE (Nouvelles du BIT) – Le Programme pour l’abolition du travail des enfants (IPEC) de l’Organisation internationale du Travail s’est réjoui de l’attribution par le ministère du Travail des Etats-Unis de 59 millions de dollars de nouvelles subventions pour combattre le travail des enfants dans 19 pays à travers le monde.

Sur un montant total de 59 millions de dollars, le programme IPEC s’est vu décerner 39,4 millions de dollars. Une large part de ces fonds est destinée à soutenir des projets par pays du programme IPEC en Afrique, en Asie et en Amérique latine où, en dépit de progrès significatifs enregistrés dans la lutte contre le travail des enfants ces dernières années, des millions d’enfants sont toujours contraints de travailler, aux dépens de leur santé, de leur éducation et de leur avenir.

«Les Etats-Unis sont l’un de nos principaux partenaires dans le combat international en vue d’éliminer les pires formes de travail des enfants. Ces subventions vont sérieusement dynamiser les projets de l’IPEC qui visent à remédier durablement et efficacement au travail des enfants», a déclaré Michele Jankanish, Directrice d’IPEC.

En plus de sauver des dizaines de milliers de garçons et de filles du travail des enfants à travers le monde, ces fonds vont également permettre d’améliorer la collecte et l’analyse de données relatives au travail des enfants, de soutenir l’élaboration et la mise en œuvre de plans d’action et de renforcer les partenariats internationaux intervenant dans l’agriculture.

«Ces fonds nous parviennent à un moment charnière pour les plus vulnérables, puisque la crise économique met sous pression des millions de familles laborieuses pauvres. Le pacte mondial pour l’emploi de l’OIT, adopté en juin de cette année pour faire face à la crise, appelle à redoubler d’efforts pour parvenir à l’élimination et à la prévention d’une hausse du travail des enfants. Ces subventions constituent une étape importante pour la réalisation de cet objectif», ajoute Mme Jankanish.

En Afrique, IPEC va recevoir plus de 15 millions de dollars pour des projets d’assistance directe au Kenya, au Malawi, au Nigéria, au Ghana, en Côte d’Ivoire et en Zambie et pour renforcer le cadre politique des pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Un montant de 11,5 millions de dollars sera consacré aux projets du Mexique, du Brésil, de l’Equateur, de la Bolivie et du Paraguay, alors que 5 millions seront affectés à l’Indonésie et aux Philippines. L’OIT va également recevoir plus de 7 millions de dollars pour collecter et analyser des données, y compris 2,8 millions de dollars en appui au plan d’action mondial d’IPEC.

Le Plan d’action vise à éradiquer les pires formes de travail des enfants d’ici 2016 et exhorte les Etats Membres de l’OIT à concevoir et mettre en place des mesures appropriées, assorties de délai, en conformité avec la convention n° 182 sur les pires formes de travail des enfants. La convention 182 a connu la plus rapide ratification de l’histoire de l’OIT et il ne manque plus que 12 pays pour obtenir une ratification universelle par les 183 Etats Membres de l’OIT.