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L’OIT renforce son action pour aider le secteur privé à lutter contre le travail forcé et la traite d’êtres humains

Le Bureau international du Travail (BIT) doit renforcer son action pour aider les employeurs et le secteur privé à contribuer au combat mondial contre le travail forcé dont plus de 12 millions de personnes sont victimes à travers le monde.

Actualité | 10 novembre 2008

Le Bureau international du Travail (BIT) doit renforcer son action pour aider les employeurs et le secteur privé à contribuer au combat mondial contre le travail forcé dont plus de 12 millions de personnes sont victimes à travers le monde.

Le Programme d’action spécial pour combattre le travail forcé (SAP-FL) du BIT a préparé un nouveau manuel qui va renforcer la capacité des employeurs et des chefs d’entreprise à évaluer le risque de travail forcé et de traite d’êtres humains dans leurs opérations et leurs chaînes d’approvisionnement mondiales.

«Le rôle des employeurs et du secteur privé dans la lutte contre le travail forcé est absolument crucial», affirme Roger Plant, chef du Programme au BIT. «Le monde des affaires est de plus en plus demandeur de conseils pour lutter contre le travail forcé et nous avons l’intention de continuer à le soutenir.»

La nouvelle publication intitulée «Combattre le travail forcé: manuel à destination des employeurs et du monde des affaires» réunit des informations sur le travail forcé, la traite d’êtres humains, le travail pénitentiaire forcé, la servitude pour dette, les abus dans les systèmes de contrat de travail, les heures supplémentaires et les différentes formes de coercition dans l’emploi. Il a été élaboré en collaboration avec des experts issus d’entreprises, d’organisations patronales nationales et internationales et de groupes de la société civile, tous de régions et secteurs économiques différents.

Le manuel donne des conseils pratiques aux entreprises de toutes sortes, y compris quant aux actions à entreprendre pour prévenir ou éradiquer le travail forcé dans leurs chaînes d’approvisionnement.

Le nouveau manuel a été agréé par l’Organisation internationale des Employeurs. Le Secrétaire général de l’OIE, Antonio Peñalosa a déclaré qu’il fournirait de «nouveaux outils très utiles pour aider les organisations d’employeurs et leurs membres à comprendre cette question du travail forcé, à prendre les mesures nécessaires pour éviter d’être impliqué dans ces situations et à contribuer à l’éradication complète du travail forcé et obligatoire».

David Arkless, Vice-président senior de Manpower, a ajouté que sa société «accueillait favorablement cette récente initiative comme une intervention importante, venant à point nommé, qui allait considérablement aider les entreprises de tous les secteurs à relever le défi».

«Les organisations patronales, en particulier, sont stratégiquement bien placées pour mener à bien cette mission dans le secteur privé; l’implication du monde des affaires est une clé du succès de la campagne de l’OIT pour débarrasser le monde du travail forcé», a conclu M. Plant.