LE CONSEIL D'ADMINISTRATION ELIT UN NOUVEAU PRESIDENT

GENÈVE (Nouvelles du BIT) - Réuni ce matin à Genève, le Conseil d'administration du BIT a élu M. Ahmed Ahmed El Amawy, ministre de la Main-d'oeuvre et de l'Immigration de l'Egypte, à sa présidence pour sa session de 1997-98. Celui-ci remplace M. J. Arrate Mac Niven, du Chili, qui a présidé la session de 1996-97. M. Jean-Jacques Oechslin (France) a été réélu vice-président employeur et M. William Brett (Royaume-Uni) vice-président travailleur.

Communiqué de presse | 20 juin 1997

GENÈVE (Nouvelles du BIT) - Réuni ce matin à Genève, le Conseil d'administration du BIT a élu M. Ahmed Ahmed El Amawy, ministre de la Main-d'oeuvre et de l'Immigration de l'Egypte, à sa présidence pour sa session de 1997-98. Celui-ci remplace M. J. Arrate Mac Niven, du Chili, qui a présidé la session de 1996-97. M. Jean-Jacques Oechslin (France) a été réélu vice-président employeur et M. William Brett (Royaume-Uni) vice-président travailleur.

Le Conseil d'administration se réunit trois fois par an à Genève. Il détermine la politique du BIT et établit le programme et budget qu'il soumet ensuite à la Conférence pour adoption. C'est aussi lui qui élit le Directeur général. Il se compose de 28 membres gouvernementaux (*), de 14 membres employeurs et de 14 membres travailleurs.

En même temps que le Conseil d'administration, le Comité de la liberté syndicale s'est réuni au Bureau international du Travail pour examiner des cas de non-respect du droit d'organisation des travailleurs, au sujet desquels avaient été déposées des plaintes pour actes de violence, intidimation et arrestation de syndicalistes.

Sur les 67 cas dont est actuellement saisi le Comité, 29 ont été examinés ce matin. Le Comité a adopté des conclusions définitives sur 17 de ces cas et des conclusions intérimaires sur 12 d'entre eux. Le Conseil d'administration a approuvé à l'unanimité les recommandations du Comité et les a incorporées dans son 307 e rapport (269 e session).

Mentionnant la récente révision de la législation du travail de la République de Corée, le Comité a fait observer que la révision de la loi sur les syndicats et les relations professionnelles contient des modifications qui constituent un progrès en vue de l'acceptation des recommandations antérieures du Comité.

Il a néanmoins demandé au gouvernement de prendre des mesures pour garantir que soit reconnu le principe fondamental du droit d'organisation de tous les travailleurs sans distinction d'aucune sorte, y compris les fonctionnaires et les enseignants.

Le Comité a insisté pour que le gouvernement fasse tout ce qui est en son pouvoir afin que soient levées les accusations formulées avant les grèves de janvier 1997, à l'encontre de M. Kwon Young-kil, Président de la Confédération coréenne des syndicats. Il a noté avec satisfaction que les mandats d'arrêts déposés contre les dirigeants syndicaux durant les grèves de janvier 1997 ont été retirés et que certains syndicalistes ont été libérés. Toutefois, Il s'est déclaré gravement préoccupé par la détention de syndicalistes et les poursuites judiciaires engagées contre eux pour des activités qui seraient liées à des conflits collectifs du travail.

Le Président du Comité, M. Jean-Jacques Oechslin, a invité le gouvernement de la République de Corée à accepter, avant la prochaine réforme législative, la mission de contacts directs que le Comité avait recommandée lors de sa précédente session et exhorté le pays à poursuivre ses discussions avec l'OIT afin de définir les modalités de cette mission.

Il a renouvelé la demande du Comité concernant l'envoi d'une mission au Nigéria afin, en particulier, de rendre visite aux dirigeants syndicaux qui se trouvent en prison. Il a aussi pressé Djibouti d'accepter une telle mission.

Le Nigéria a été à maintes reprises mis en cause dans les rapports du Comité pour non-respect des droits syndicaux des travailleurs et notamment la dissolution des comités exécutifs des organisations syndicales et le regroupement forcé des syndicats, l'incarcération des membres des comités exécutifs des syndicats, les violations des droits de l'homme et l'interdiction faite aux syndicats nigérians de s'affilier à des fédérations et confédérations internationales.

Le Comité a cité Djibouti en raison des graves mesures de répression imposées aux syndicalistes et aux dirigeants syndicaux qui non seulement n'ont pas été levées, mais encore ont été renforcées à la suite d'une série d'actions syndicales menées en 1995, 1996 et 1997.

Il a demandé au gouvernement de prendre des mesures permettant de lever immédiatement les graves sanctions imposées aux grévistes et en particulier de réhabiliter les dirigeants syndicaux et les syndicalistes suspendus pour avoir participé à une grève.

Il a également demandé au gouvernement de répondre à l'allégation selon laquelle il aurait créé une organisation syndicale acquise à sa cause, dénommée Congrès du travail de Djibouti.

M. Oechslin a pris note avec satisfaction de la libération de syndicalistes incarcérés en Côte d'Ivoire et de la réintégration de travailleurs licenciés au Congo.

Le Comité de la liberté syndicale, institué en 1951, examine la manière dont sont appliqués les principes fondamentaux de la liberté syndicale, qui garantissent, entre autres, le droits des travailleurs à mener des négociations collectives. Il se réunit trois fois par an et se compose de trois représentants des gouvernements, de trois représentants des employeurs et de trois représentants des travailleurs.

Endnote:

(*) Allemagne*, Arabie saoudite, Bangladesh, Brésil*, Canada, Chili, Chine*, Colombie, Congo, République de Corée, Egypte, Etats-Unis*, France*, Guinée, Hongrie, Inde*, Italie*, Japon*, Maurice, Nigéria, Panama, Pologne, Royaume-Uni*, Fédération de Russie*, Suriname, Swaziland, Thaïlande, Turquie. (*= membres détenant des sièges non électifs en leur qualité d'Etats ayant l'importance industrielle la plus considérable).