L'Argentine surmonte sa crise financière grâce à des initiatives dans le monde du travail

En décembre 2001, l'Argentine a connu la pire crise financière de son histoire. Pour faire face au chômage massif qui en a découlé, l'Organisation internationale du Travail a aidé le gouvernement à mettre en œuvre un programme qui a pour but d'adapter la formation professionnelle aux besoins de secteurs émergents de l'économie argentine tels que l'industrie du tourisme. (en anglais)

Date de parution: 10 juillet 2008 | Taille/durée: 00:02:17 (13.8 MB)

Transcription :

Malgré l’activité fébrile qu’affiche le centre de Buenos Aires, la ville est toujours confrontée aux conséquences durables de la pire crise financière de son histoire.

Non loin du centre ville, la réalité est tout autre. Pourtant, Verónica Méndez parvient à gagner un salaire décent qui lui permet de faire vivre sa famille…

Verónica Méndez, bénéficiaire du programme AREA

Je ne travaillais pas, j’étais femme au foyer et j’ai eu envie de commencer quelque chose qui représenterait une sorte de défi personnel, car je n’avais jamais travaillé… Je me débrouille bien en cuisine, alors j’ai pensé que je pourrais commencer par là, essayer de faire quelque chose pour moi-même et voir ce que ça donnerait.

En collaboration avec la Fondation Padre Mario et le ministère du Travail argentin et avec la participation financière du gouvernement italien, l’Organisation internationale du Travail intervient dans le cadre du programme AREA pour identifier les besoins prioritaires en matière de formation et offrir aux femmes comme Verónica la possibilité d’accéder aux emplois qui sont en demande.

Alexis Hernán Soria, professeur de gastronomie

L’idée, c’est que les jeunes viennent ici, apprennent un vrai métier et trouvent ensuite un emploi dans l’industrie de l’alimentation et la restauration, en profitant du fait que la parité actuelle entre l’euro et le peso argentin a rendu cette industrie très compétitive.

Le secteur du tourisme est en plein essor en Argentine et offre des emplois décents avec de bons salaires et des avantages sociaux à ceux qui possèdent les qualifications requises. Selon un rapport récent de l’OIT, les femmes économiquement actives sont de plus en plus nombreuses en Amérique latine, mais elles ont tendance à travailler dans l’économie informelle où elles occupent des emplois mal rémunérés et dépourvus de protection sociale. Avec la formation adéquate, les femmes peuvent désormais accéder à des emplois de meilleur niveau dans l’économie formelle.

Cristina Isolani, directrice du NH City Hotel

Il s’agit d’emplois formels dans lesquels ils perçoivent un salaire mensuel régulier et ont les mêmes avantages que n’importe quelle personne qui a fait des études d’hôtellerie.

Il faut faire preuve de persévérance pour obtenir un de ces emplois convoités en ville, mais, pour des femmes comme Verónica, l’effort en vaut bien la peine.

Bien qu’elle n’ait pas encore trouvé un tel emploi, Verónica sait qu’au moins ce n’est plus un rêve impossible.