ATTENTION : DES ENFANTS TRAVAILLENT – L’INDUSTRIE DES FEUX D’ARTIFICE AU GUATEMALA

Date de parution: 20 décembre 2005 |

Le Guatemala est l’un des pays les plus pauvres d’Amérique Centrale. La plupart des habitants vit de l’agriculture. Plus de 80 pour cent de la population vit avec moins de deux dollars par jour.

La terre est pauvre autour de la ville de Guatemala. La production de feux d’artifice est la source principale de revenus.

Ce travail nécessite une main-d’oeuvre abondante difficile à contrôler car la plupart des fabricants travaillent à domicile, dans de petits ateliers ou dans leur arrière-cour.

Les enfants commencent à travailler à six ans. Ils sont exposés à des produits chimiques explosifs tels le nitrate de potassium et la poudre à canon, et il n’y a aucun contrôle de l’application des règlements sur la santé et la sécurité.

Christina, sept ans et Renée, neuf ans travaillent à l’usine derrière leur maison avec leurs frères et soeurs. Elles font des feux d’artifice pour la vente, particulièrement lors des fêtes de Noël. Lorsque la demande est forte, les enfants ont rarement le temps d’aller à l’école.

C’est un travail répétitif et parfois invalidant.

Renée

Mon dos me fait mal lorsque je travaille deux heures d’affilé, et je travaille dur.

(Martha, victime de brûlures) Martha a six ans. Elle a été brûlée lorsqu’une étincelle a mis le feu a une pile de feux d’artifices se trouvant derrière chez elle alors qu’elle jouait avec son frère.

(Vues générales sur le travail avec les feux d’artifice) La production de feux d’artifice fait partie des pires formes de travail des enfants. D’après le Bureau international du Travail, environ 84 millions d’enfants dans le monde sont employés dans des travaux dangereux. Mais il est difficile de changer les habitudes de toute une vie.

Miriam de Celada, Co-ordinateur national de l’OIT au Guatemala pour la campagne contre le travail des enfants

Nous avons plein de lois. Mais le problème est de savoir comment les mettre en pratique, comment faire pour que les gens les respectent, leur faire comprendre que cette activité ne devrait pas se faire chez eux... Il a fallu quatre ans de ténacité pour que le maire local s’accorde à dire que les enfants ne devraient pas travailler...

L’OIT encourage les familles à trouver des sources de revenus alternatives telles que la confection de paniers. L’idée serait qu’à travers ces activités, les parents puissent gagner de l’argent pour l’éducation de leurs enfants.

Malgré tout, les feux d’artifice restent une source de revenus lucrative.

Ils font partie des joies et des peines de la vie au Guatemala.