Egalité de remuneration au Mali

En 2000, avec l’appui financier du gouvernement français — appui pour lequel l’OIT lui est infiniment reconnaissante — mes collègues, Jean Pierre Delhoménie et Gabriel Djankou, ont mis en marche en Afrique un processus d’identification des obstacles à la ratification totale et à la pleine application des huit conventions fondamentales de l’OIT. Il s’agit des conventions nos 29 et 105 sur le travail forcé; nos 87 et 98 sur la liberté d’association et le droit de négociation collective; nos 100 et 111 sur l’égalité de brémunération et de traitement; nos 138 et 182 sur le travail des enfants.

L’identification des obstacles à l’application des conventions fondamentales devrait être opérée sous forme d’étude/enquête par un consultant. L’étude concernant le Mali a été réalisée par Mme Dominique Meurs, professeur à ERMES, Université de Paris II. L’étude a fait l’objet de discussions, d’adoption et de validation par le gouvernement et les partenaires sociaux — les conclusions de l’Atelier tripartite de validation se trouvent dans le chapitre 5 du document de travail qui suit. Nous publions l’étude ici, afin d’informer un public plus large de l’approche adoptée et de la profondeur de l’analyse effectuée. Nous espérons ainsi encourager les chercheurs des autres pays Etats Membres de l’OIT à réaliser des analyses semblables.