Prévention et réduction de l’impact du VIH/sida dans le monde du travail en Afrique subsaharienne

Donateurs/mécanismes de financement

Swedish International Development Cooperation Agency (Sida)

Le programme couvre 15 pays de la sous-région mais les principaux pays concernés sont le Benin, le Cameroon, l’Ethiopia, le Malawi, le Mozambique, l’South Africa, la Tanzania et le Zimbabwe.

  • améliorer la connaissance du VIH/sida et générer des attitudes plus responsables à l’égard des comportements à risque chez les travailleurs, les travailleuses et leur famille, pour contribuer à limiter la propagation du VIH/sida;
  • améliorer les conditions de travail et le statut des hommes et des femmes affectés travaillant dans des secteurs ciblés de l’économie informelle;
  • amener les mandants de l’OIT à mieux respecter le cadre politique et juridique.


Contexte:
Selon le Rapport 2008 de l’ONUSIDA sur l’épidémie mondiale de sida, la prévention des nouvelles infections par le VIH dans plusieurs pays très touchés a donné des résultats substantiels. La volonté et les efforts combinés des gouvernements, des donateurs, de la société civile et des communautés affectées ont fait la différence. L’un des principaux messages de ce rapport, c’est que si le VIH a réduit l’espérance de vie, ralenti la croissance économique et aggravé la pauvreté des ménages, il a également renforcé la prise de conscience mondiale quant aux disparités en termes de santé et permis la mise en commun de moyens pour y faire face.

Cependant, si l’épidémie mondiale s’est stabilisée en termes de personnes infectées (prévalence), le nombre total de personnes vivant avec le VIH a augmenté; on en dénombre 33 millions et près de 7 500 nouvelles infections sont diagnostiquées chaque jour. Selon le rapport, certains pays seront en mesure d’atteindre les objectifs à l’horizon 2010 de la Déclaration d’engagement de l’UNGASS sur le VIH/sida de 2001 mais beaucoup ne parviendront pas à réaliser l’accès universel. Il faut également noter que les niveaux et les tendances de l’infection par le VIH sont très variables sur le continent africain, et que l’Afrique australe reste la région la plus affectée.

Dans ce contexte, le projet en Ethiopie cherche à améliorer les conditions de travail et le statut des femmes et des hommes travaillant dans l’économie informelle. Il veut amener un nombre accru de coopératives à élaborer et mettre en œuvre des programmes sur le VIH/sida dans les zones rurales et urbaines. Il entend augmenter le nombre de petites entreprises créées et soutenues pour réduire l’impact du VIH/sida dans l’économie informelle mais aussi améliorer les services de soutien et l’accès aux soins de santé par l’intermédiaire des organes fédérant les coopératives, des organisations à assise communautaire, des micro et petites entreprises et des associations du secteur informel.