Sommet spécial Abuja +12 sur le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme en Afrique: la voie à suivre

Les chefs d’Etat africains se sont engagés à prendre des mesures fermes en vue d’éradiquer la pauvreté et de fournir une protection sociale pour tous d’ici à 2030, lors du Sommet spécial de l’Union africaine sur le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme qui s’est tenu du 12 au 16 juillet 2013 à Abuja, au Nigéria.

Le Sommet de l’Union africaine s’est conclu par un appel en faveur de l’éradication du VIH/sida, de la tuberculose et du paludisme en Afrique d’ici à 2030. Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine ont constaté avec satisfaction les progrès de la lutte contre les trois maladies qui ont permis de sauver des vies, d’augmenter la productivité et d’améliorer la qualité de vie sur le continent.

Dans un même temps, les dirigeants africains craignaient qu’en dépit des progrès réalisés, l’Afrique reste l’une des régions du monde les plus affectées par ces trois maladies qui constituent en effet une menace majeure pour le développement socioéconomique national et continental.

A l’occasion du Sommet spécial placé sous le thème Appropriation, responsabilisation et durabilité en matière de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme: passé, présent et avenir, les dirigeants africains ont affirmé leur intention d’accélérer la mise en œuvre des précédents «engagements d’Abuja» et de mettre en pratique plusieurs stratégies et programmes, notamment des stratégies efficaces et ciblées pour éradiquer la pauvreté ainsi que des programmes de protection sociale intégrant le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme visant l’ensemble de la population, et en particulier les plus vulnérables. Ils ont également demandé que des stratégies régionales et nationales soient élaborées de manière urgente pour gérer les difficultés en matière de ressources humaines dans le secteur de la santé.

Avec l’initiative VCT@WORK, l’OIT mobilisera le monde du travail en Afrique pour garantir l’accès aux services de santé et augmenter le nombre de personnes qui connaissent leur statut VIH. Lancée en juin dernier par l’OIT avec le soutien de l’ONUSIDA, VCT@WORK vise à permettre à cinq millions de travailleuses et de travailleurs de bénéficier de services de conseil et de dépistage du VIH volontaires et confidentiels d’ici à 2015. Les personnes diagnostiquées séropositives seront orientées vers des services liés au VIH en vue d’une prise en charge, d’un soutien et, si nécessaire, d’un traitement.

L’OIT continuera à soutenir ses mandants dans les Etats Membres africains pour renforcer la prévention du VIH, les programmes de protection sociale et les possibilités d’emploi, en mettant l’accent sur les travailleurs les plus vulnérables de l’économie formelle et informelle. La protection des droits de l’homme au travail et la mise en œuvre de la recommandation de l’OIT concernant le VIH et le sida et le monde du travail seront au cœur des actions de l’OIT en faveur de la riposte au VIH en Afrique.