« 100 ANS – 100 VIES » | BURKINA FASO - “J’étais au chômage et sans perspective d’avenir. Désormais, j’ai un travail dans mon pays”

L’Alliance de l’OIT avec les pays du G5-Sahel permet de soutenir le développement de la région grâce à des projets favorisant la formation et l’accès à l’emploi, dont a pu bénéficier une jeune Mauritanienne.

Reportage | Mauritanie | Burkina-Faso | Mali | Niger | Tchad |
ALEG - Aichetou Hadi est une jeune femme âgée de 27 ans originaire de la localité d’Aleg, dans le sud de la Mauritanie.

Sans emploi et sans qualification, ses perspectives d’avenir étaient limitées.

« Toutefois, ma situation s’est améliorée quand j’ai pu bénéficier d’une formation de l’OIT qui m’a permis d’exercer le métier d’arpenteur », explique-t-elle.

Ce projet appelé PECOBAT est centré sur la promotion de l’emploi et des ressources naturelles, que ce soit sur terre ou sur mer. Il se concentre sur deux secteurs essentiels de l’économie mauritanienne : la construction et la pêche artisanale.
Aichetou Hadi partie des 430 bénéficiaires qui ont reçu une formation en techniques de construction.

Une approche similaire est mise en place dans les camps de réfugiés maliens de Mberra. Ces réfugiés mais aussi les populations autochtones peuvent ainsi profiter de la construction d’une route d’accès. Un centre de formation prend en charge des centaines de jeunes réfugiés et autochtones.

Le programme propose à la fois une double formation professionnelle qui combine la théorie et la pratique. A la fin de leur parcours, les jeunes possèdent donc à la fois le bagage technique nécessaire mais aussi une expérience pratique.

5 pays concernés


Ces actions s’inscrivent dans le cadre plus large d’une alliance de l’OIT avec les pays du G5 Sahel : Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad. Elles s’intègrent également dans l’action globale des Nations-Unies dans la région.
La démarche de l’OIT vise à contribuer à a la consolidation des états dits « fragiles » en leur apportant le soutien nécessaire dans le domaine économique et social.

Avec une population de plus de 300 millions d’habitants et une urbanisation rapide, la région du Sahel offre des perspectives réelles aux populations. Cependant, elle doit aussi faire face au développement de mouvements extrémistes, terroristes et criminels qui fleurissent en raison de la pauvreté endémique, de la persistance de grandes inégalités en matière de revenus, d’un taux de chômage des jeunes élevé et de problèmes de gouvernance.

Au Mali et ailleurs


Au Mali, le projet PEJIMO constitue un autre exemple concret de programme visant à lutter contre la fragilisation. Il a pour but de stimuler l’emploi des jeunes dans le domaine de la construction. Il touche à la fois les jeunes de régions rurales et urbaines. Il a déjà contribué à la création de plus de 1000 emplois en impliquant les gouvernements ainsi que les représentants des travailleurs et des employeurs. Il a conduit notamment à la formation d’apprentis et d’agents municipaux permettant ainsi de construire ou de moderniser des marchés, des routes ou encore des systèmes d’irrigation. Il intègre également un volet de reboisement.

Au Burkina-Faso mais aussi dans les autres pays concernés, l’OIT s’emploie notamment à améliorer les systèmes de formation afin de faciliter l’accès des jeunes à l’emploi. En parallèle, des formations destinées aux jeunes créateurs d’entreprise sont également mises en place afin de stimuler l’entreprenariat et donc également les créations d’emplois.

Enfin, le projet comprend aussi des composantes visant à étendre la protection sociale de ces pays et à promouvoir le dialogue social.
 

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