Coupe d’Afrique des Nations de Football

L’OIT s’engage aux côtés du Gouvernement de Côte d’Ivoire pour la CAN de l’hospitalité

Alors que s’ouvre la 34eme Coupe d’Afrique des Nations de football en Côte d’Ivoire, l’OIT appuie la sensibilisation de 20 mille bénévoles pour une CAN sans violence.

Abidjan (Nouvelle de l’OIT) – Le top départ de la 34e édition de la Coupe d’Afrique des Nations de football 2023 (#CAN2023) a été donné le 13 janvier 2024 par le Président ivoirien Alassane Ouattara en présence de plusieurs sommités du football africain et mondial dont notamment Patrice Motsepe (président de la CAF) et Gianni Infantino (président de la FIFA).

La Mascotte de la CAN de l’’’hospitalité’’ aux couleurs de la Côte d’Ivoire
Cette fête du ballon rond dont l’apothéose est prévue le 11 février 2024, réunit 24 équipes nationales du continent dans 5 villes du pays (Abidjan, Bouaké, Korhogo, San-Pedro, Yamoussoukro) avec 52 matches au total.

La CAN : un évènement aux retombées culturelles, touristiques et économiques potentielles


Au-delà de son impact sportif, la CAN 2023 offre à la Côte d'Ivoire une vitrine internationale mettant en avant sa richesse culturelle, sa diversité, non sans stimuler son potentiel économique. Ces diverses retombées, et l'impact sur l'image du pays en font un moment crucial.

Sur le plan culturel, « cet événement mettra en valeur la richesse de la culture ivoirienne, notamment à travers la musique, l'art et la cuisine. Au niveau touristique, la Coupe d'Afrique des Nations va attirer des visiteurs du monde entier, ce qui pourrait stimuler l'industrie du tourisme en Côte d'Ivoire et faire découvrir les nombreux attraits du pays aux voyageurs. Sur le plan économique, la CAN va générer des revenus importants pour le pays, à travers les dépenses des fans, les investissements dans les infrastructures et les retombées médiatiques internationales », explique Konan Amani, expert de l’économie du sport.

Jeunes bénévoles mobilisés pour la CAN

« Convaincu que la force et le futur de l’Afrique, c’est sa jeunesse , l’OIT en phase avec les priorités du Gouvernement de la Côte d’Ivoire qui place la jeunesse au cœur de ses priorités de développement y compris la promotion de l’emploi des jeunes dans le monde du travail, a décidé d’apporter sa contribution au pays dans l’organisation de la CAN à travers le ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique » explique Ndeye Coumba Diop, Directrice du Bureau-pays de l’Organisation internationale du Travail (OIT) pour la Côte d’Ivoire, le Benin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Togo.

L’OIT au sein du Système des Nations Unies pour le Développement en Côte d’Ivoire (SNUD-CI) a mis à profit la CAN 2023, pour promouvoir le potentiel du sport, notamment du football en termes de création d’opportunités d’emplois décents et productifs pour les jeunes, et aussi insister sur le rôle du sport pour consolider les actions de paix et de cohésion sociale rendant le développement possible et durable.

A ce titre l’OIT a formé à travers le Comité intersyndical pour la Ratification de la Convention 190 de l’OIT (CIRC190), les 20 mille bénévoles de la CAN sur la violence et le harcèlement dans le milieu du sport dans les villes abritant la compétition (Abidjan, Bouaké, Korhogo, San-Pedro, Yamoussoukro).

Georgette Kouassi, Directrice du Civisme et de la citoyenneté au ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique situant l’importance de la formation

L’OIT pour une CAN sans violence et harcèlement

Georgette Kouassi, la Directrice du Civisme et de la citoyenneté au ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique situe l’importance de cet appui de l’OIT à plusieurs niveaux.
« La formation permettra aux bénévoles de comprendre les différentes formes de violence et de harcèlement, y compris celles qui pourraient survenir lors d'événements sportifs tels que la Coupe d'Afrique des nations de football. Ils seront sensibilisés aux comportements inacceptables et apprendront à reconnaître les signes de violence et de harcèlement », indique Mme Kouassi ajoutant que les bénévoles ont été formés sur les mesures préventives à prendre pour éviter les situations de violence et de harcèlement. « Cela inclut des conseils sur la gestion des foules, la communication efficace, et la promotion d'un environnement respectueux et sécurisé, démontrant l’engagement du Gouvernement envers la sécurité, le respect et la protection des droits de tous les participants, note-t-elle.

Jean-Roche Yomi, de l'intersyndicale CIRC190,en pleine formation des bénévoles de la CAN sur la violence et le harcèlement
« En cas de situation de violence ou de harcèlement, les bénévoles formés seront mieux équipés pour intervenir de manière appropriée. Ils pourront appliquer les techniques apprises pour désamorcer les conflits, assurer la sécurité des personnes concernées et signaler les incidents aux autorités compétentes » souligne pour sa part Jean-Roche Yomi, formateur à Abidjan issu de l’intersyndical CIRC190 révélant que la formation de l'OIT a mis l'accent sur le respect des droits fondamentaux au travail, y compris le droit à un environnement de travail sûr et exempt de violence. « Les bénévoles ont été également sensibilisés aux droits des individus et à l'importance de créer un environnement respectueux des droits de chacun », souligne Bangoura Mama, une autre formatrice de l’OIT pour les bénévoles de Korhogo.

Silva Kouassi, bénévole CAN, à Abidjan
Pour Silva Kouassi, une des bénévoles formés à Abidjan, la formation sur la violence est utile à plus d’un titre. « La formation de l'OIT sur la violence et le harcèlement est cruciale pour assurer le bien-être et la sécurité de tous les participants, y compris nous les bénévoles, lors de la CAN en Côte d'Ivoire. Elle va contribuer à créer un environnement sûr, respectueux des droits et propice à une expérience positive pour tous. Pour la fête du football, je suis contre la violence », déclare Mlle Kouassi.

Vivre la fête du football avec l’OIT

En plus de la formation, l’OIT a offert au ministère de la Jeunesse pour le programme « Bénévoles pour la CAN », trois mille casquettes et autant de Tee-shirts, gages de son engagement auprès dudit ministère, s’engageant ainsi à sensibiliser aux risques liés à la migration mal préparée des jeunes footballeurs ivoiriens et par ricochet aux jeunes joueurs africains qui vont se retrouver en terre ivoirienne pendant la CAN. L’objectif de l’OIT dans cette action est de lutter contre l’exploitation des jeunes dans le milieu du sport et qui peuvent être vulnérables à l’émigration mal préparée tout en lançant le message suivant « Le football est un métier comme tout autre et doit s’exercer dans des conditions décentes de travail ».

La contribution de l’OIT à ces deux engagements est estimée à dix-sept millions trois cent quatre-vingt mille francs CFA (17.380.000 Fcfa). Il y a lieu de rappeler l’importance pour l’OIT de Promouvoir les Normes Internationales du Travail (NIT) de l’OIT et l’engagement des mandants de l’OIT, dans ce cas-ci, celui du gouvernement et des organisations des travailleurs à travers l’implication et l’engagement du Comité intersyndical pour la ratification de la Convention 190 sur la violence et le harcèlement dans le monde du travail.

Ndeye Coumba Diop, Directrice du Bureau-pays de l’OIT-Abidjan remettant à Mamadou Touré, Ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion Professionnelle et du Service Civique, un échantillon des trois mille T-Shirts et trois mille casquettes, contribution de l'OIT dans le cadre du programme « Bénévoles pour la CAN »
« Cette contribution de l’OIT démontre notre engagement à appuyer le Gouvernement de la Côte d’Ivoire à faire en sorte que les jeunes profitent de cette fête du football Africain, et qu’ils montrent aux yeux du monde leur savoir-faire et talents, contribuant ainsi à la réussite de la CAN de l’hospitalité », relève Ndeye Coumba Diop.