L’OIT et la CSTOI, ensemble pour la protection des droits des travailleurs migrants dans les îles de l’Océan Indien

Actualité | 10 septembre 2019
La cérémonie d’ouverture de l’atelier de formation co-organisée par l’Organisation internationale du Travail (OIT) et la Commission Syndicale des travailleurs de l’Océan Indien (CSTOI) sur la protection des droits des travailleurs migrants dans les îles de l’Océan indien s’est déroulée le 9 septembre 2019 à Antananarivo, en présence des différents responsables syndicaux des pays de l’Océan indien.

Cet atelier de 4 jours permettra aux participants de réfléchir sur les limites du modèle de syndicalisme traditionnel des services syndicaux pour relever les nouveaux défis posés par un monde en évolution et en transformation. Au fur et à mesure que l'influence syndicale et le nombre de membres diminuent et que le profil des travailleurs change, les syndicats, dans le cadre de leur programme de renouvellement, parlent de plus en plus de revitalisation et de développement de nouveaux groupes d'intérêt. Ce sera également une opportunité pour pouvoir repenser aux nouveaux modèles d'organisation, au modèle de service et aussi cibler de nouveaux groupes d'intérêt comme les travailleurs migrants.

En effet, depuis 2014, le thème de la migration de main-d'œuvre continue d'être à l'ordre du jour du développement de la fraternité syndicale dans les îles de l'océan Indien. Tout comme cela a été le cas dans le discours régional, continental et international, les travailleurs migrants apportent une contribution énorme aux économies des pays d'accueil et des pays d'origine dans l'océan Indien. Malheureusement, les travailleurs migrants sont confrontés à d'énormes déficits de travail décent, principalement en raison de la violation de leurs droits humains et syndicaux.

Dans le contexte des abus, de l'exploitation et de la vulnérabilité des travailleurs migrants donc, les efforts visant à faciliter la bonne gouvernance des migrations de main-d'œuvre sont devenus essentiels pour tirer pleinement parti des avantages de la migration de main-d'œuvre pour les pays d'origine et de destination. A cet égard, les instruments de migration de main-d'œuvre, les cadres politiques et les dispositions législatives sont un élément clé de la gouvernance de la migration de main-d'œuvre. Une discussion sur le Rapport sur l’avenir du Travail sera également dans le programme de cette rencontre.

L'OIT promeut les droits des travailleurs migrants par le biais de son ensemble de normes internationales du travail sur la protection des travailleurs migrants et la gouvernance des migrations de main-d'œuvre. En outre, l'Agenda de l'OIT pour des migrations équitables fournit un cadre politique pour assurer un recrutement équitable et l'égalité de traitement des travailleurs migrants afin de prévenir l'exploitation.