Message de solidarité du Groupe des Travailleurs du BIT à l’occasion de la journée d'action et de solidarité du 14 novembre organisée par la Confédération européenne des syndicats

Statement | Geneva, Switzerland | 14 November 2012

Le Groupe des Travailleurs du Conseil d’Administration du Bureau International du Travail (BIT) tient à exprimer son plein appui à la journée d’action et de solidarité que le mouvement syndical européen organise le 14 novembre. Des actions de grève en Grèce, en Italie, en Espagne et au Portugal sont prévues, de même que des manifestations et des actes de solidarité dans 23 pays de la région ainsi que dans d'autres parties du monde ainsi qu’en Amérique Latine.

Le Groupe des Travailleurs a demandé à plusieurs reprises durant ce Conseil d'Administration que l'OIT fasse mieux entendre sa voix alternative et promeuve la cohérence des politiques internationales et européennes autour de l'objectif du travail décent. Le Groupe des Travailleurs accueille avec intérêt les premières déclarations du nouveau Directeur Général du BIT et partage ses préoccupations quant au risque de créer une génération perdue.

Dans ce contexte, le Groupe des Travailleurs appuie la Confédération européenne des Syndicats et se joint à elle pour dénoncer les politiques d’austérité destructives prônées par l'Union européenne et par la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) et réclamer un contrat social pour l’Europe avec un vrai dialogue social, le respect des normes internationales du travail, une politique économique favorisant des emplois de qualité et une solidarité économique entre les pays européens.

Le Groupe des Travailleurs soutient l’appel de la CES au renforcement du dialogue social et de la négociation collective comme éléments centraux du Modèle Social Européen. Le Groupe affirme sa ferme opposition aux attaques visant à affaiblir ces droits au niveau national et Européen.

Le Groupe des Travailleurs réaffirme qu’il ne peut y avoir de sortie de crise au détriment du respect des droits des travailleurs établis par les conventions de l’OIT, et encore moins au détriment des droits fondamentaux et des deux piliers de l’édifice entier que sont les conventions 87 et 98.

Fait à Genève, le 14 Novembre 2012