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Le Conseil d'administration du BIT traite de la crise économique et se mobilise pour élaborer des stratégies de réponse fondées sur le travail décent

Le Conseil d’administration du BIT, lors de sa 303e réunion en novembre 2008, a commencé à élaborer des stratégies de réponse en matière d’emploi et de politique sociale, grâce au dialogue social, dans le but de relever les défis de la crise économique mondiale qui s’amplifie. Ce processus a débuté alors que l’Agenda pour le travail décent recevait un fort soutien de la part de José Luis Rodriguez Zapatero, Président du gouvernement espagnol, de Nicolas Sarkozy, Président de la République française, Ban Ki-Moon, Secrétaire général des Nations Unies et Angel Gurria, Secrétaire général de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques.

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Type Article
Date de parution 2008
Auteur DCOMM
Unité responsable Communication et information au public
Sujet travail décent, chômage, dialogue social, pauvreté, secteur financier, Conseil d'administration du BIT
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«La principale conclusion est que l’Agenda pour le travail décent est un cadre stratégique approprié pour affronter cette crise», a déclaré le Directeur général du BIT, Juan Somavia. «Il contient un puissant message: le dialogue tripartite avec les organisations d’employeurs et de travailleurs a un rôle central à jouer dans le traitement de la crise économique et dans l’élaboration de réponses stratégiques.»

L’OIT a constaté à travers de nouveaux rapports que la crise économique mondiale s’amplifiait. Les estimations préliminaires du BIT indiquent que le chômage pourrait augmenter d’environ 15 à 20 millions de chômeurs en 2009 dans le monde, et le nombre de travailleurs pauvres, vivant avec moins de 2 dollars par jour, devrait aussi s’accroître.

«Cette situation exige d’agir rapidement», ont affirmé le président et les vice-présidents travailleur et employeur du Conseil d’administration du BIT dans un message spécialement consacré à la crise financière et économique. «Nous avons besoin de mesures complètes et coordonnées pour minimiser la durée et la gravité du ralentissement de l’économie mondiale, ainsi que pour parer à d’éventuels dégâts sociaux et accélérer la reprise.»

La déclaration identifie une série de mesures qui seraient indispensables pour «gérer l’impact de la crise sur l’économie réelle, pour protéger les personnes, soutenir la productivité des entreprises et sauvegarder l’emploi», dont:

  • garantir un flux de crédit suffisant pour la consommation, le commerce et l’investissement;
  • protéger les personnes les plus exposées, notamment en étendant la protection sociale et les indemnités chômage, et en promouvant la formation et les services de reconversion et de placement;
  • soutenir les entreprises productives, rentables et durables, parallèlement à une économie sociale forte et à un secteur public viable, afin de maximiser l’emploi et le travail décent;
  • veiller à ce que la crise actuelle ne nuise pas au progrès social;
  • développer une étroite coopération entre l’OIT et ses mandants tripartites et le système multilatéral afin d’aider les pays à mettre en œuvre des mesures destinées à faire face à la crise; et
  • maintenir l’aide au développement au moins à son niveau actuel et fournir des lignes de crédit supplémentaires et de l’aide aux pays à bas revenus pour amortir la crise.

«Nous disposons maintenant d’indications claires pour avancer», a souligné M. Somavia. «Nous allons le faire en développant l’action de l’OIT sur les réponses à apporter aux conséquences de la crise en matière sociale et de travail, en soutenant les mandants de l’OIT dans l’élaboration de leurs réponses et en s’engageant avec le système multilatéral, notamment avec le G20 et les institutions financières internationales.»

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