SEOUL (Nouvelles de l’OIT) – Le gouvernement du Sénégal et l’Organisation internationale du Travail (OIT) ont signé un accord pour ouvrir entre international d’information sur la sécurité et la santé au travail dans la capitale sénégalaise, Dakar.
L’accord, signé lors du XVIIIe Congrès mondial sur la sécurité et la santé au travail de Séoul, répond à un besoin national de collecte et de diffusion d’informations et fait suite aux dispositions de la Stratégie nationale sur la sécurité et la santé au travail, adoptée lors de la Conférence internationale du Travail de 2003. Cette stratégie préconise notamment la création de tels centres d’informations de sécurité et de santé au travail (CIS) pour assurer le développement, la gestion et la diffusion des connaissances en matière de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles au niveau des pays.
Signataire de l’accord, Mme Innocence Ndiaye, Ministre de la Fonction publique, de l’Emploi, du Travail et des Organisations professionnelles du Sénégal a déclaré: «Aujourd’hui, le travail décent est au cœur de la politique du gouvernement du Sénégal. Cette initiative va contribuer à promouvoir le travail décent en améliorant les conditions de travail et en développant le dialogue social au Sénégal.»
«Cette collaboration va ainsi faciliter la promotion et le maintien d’une culture préventive de la sécurité et de la santé au travail et d’un système d’amélioration continue de la prévention au niveau national comme à celui des entreprises» selon le Dr. Sameera M. Al-Tuwaijri, Responsable du Programme international sur la sécurité et la santé au travail et sur l’environnement (SafeWork) de l’OIT.
«La question de la santé et de la sécurité des travailleurs n’est pas dissociable de celle de la compétitivité de nos entreprises», a repris Mme Ndiaye en évoquant la Déclaration de Séoul sur la santé et la sécurité au travail, adoptée à Séoul par quelque 50 dirigeants de premier plan venus du monde entier, comme un nouveau cadre de référence pour bâtir une culture mondiale en matière de santé et de sécurité au travail.
«Je retourne dans mon pays avec un outil, un instrument mesuré. Mon gouvernement et toutes les autres parties vont s’engager dans cette voie car le tripartisme est le fondement même du monde du travail. Les employeurs, les travailleurs et le gouvernement vont poursuivre leurs efforts, ensemble, pour donner plus de visibilité à la question de la santé et de la sécurité des travailleurs.»