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Le Conseil d’administration conclut sa 300e session

Le Conseil d’administration du Bureau international du Travail (BIT) a conclu sa 300e session hier après de longues discussions entre ses membres gouvernementaux, travailleurs et employeurs. Les débats ont notamment concerné les droits fondamentaux au travail à travers le monde et l’impact des changements climatiques sur l’emploi.

Type Article
Date de parution 2007
Référence 1020-0010 (ISSN)
Auteur DCOMM
Unité responsable Communication et information au public
Sujet Conseil d'administration du BIT
Autres langues English • Español

Le Conseil d’administration a tenu session du 1er au 15 novembre sous la présidence de S.E. Dayan Jayatikella, ambassadeur et représentant permanent du Sri Lanka auprès des Nations Unies à Genève.

Le Groupe de travail sur la dimension sociale de la mondialisation a tenu une table ronde sur le lien entre changement climatique et travail décent, réunissant M. Achim Steiner, directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), M. Michel Jarraud, secrétaire général de l’Organisation mondiale de météorologie (OMM), M. Supachai Panitchpakdi, secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), M. Mathew Farrow, responsable de la Politique de l’environnement à la Confédération de l’industrie britannique (CBI) et M. Joaquín Nieto, secrétaire chargé des questions de sécurité et de santé au travail et d’environnement, Comisiones Obreras Trade Union (CCOO), d’Espagne.

En plus d’encourager l’OIT à promouvoir une transition socialement juste vers des emplois verts, le groupe de travail a également débattu de la préparation d’une nouvelle étude conjointe BIT/Secrétariat de l’OMC sur les liens entre mondialisation, commerce et emploi informel, suite à la publication de l’étude conjointe sur le commerce et l’emploi en mars 2006.

Le Conseil d’administration a aussi revu le Protocole d’entente auquel ont abouti l’OIT et le gouvernement du Myanmar en février 2007 sur le mécanisme offert aux victimes du travail forcé pour chercher réparation sans craindre de représailles. Prenant note des progrès accomplis dans l’application du Protocole d’entente entre le Myanmar et l’OIT jusqu’au déclenchement des manifestations et leur interdiction fin septembre 2007, le Conseil d’administration a cependant exprimé sa grave préoccupation face à la répression exercée par le gouvernement en réponse aux récentes protestations pacifiques.

Le Conseil d’administration a lancé un appel au gouvernement du Myanmar pour qu’il déclare publiquement, au plus haut niveau et sans ambiguïté, que toutes les formes de travail forcé, sur l’ensemble du territoire, sont interdites et seront dûment punies. Le gouvernement devrait veiller à ce que le mécanisme offert par le Protocole d’entente reste pleinement opérationnel, sans arrestation ni harcèlement des plaignants, facilitateurs ou autres, et qu’il s’applique pleinement aux autorités militaires. Il est nécessaire d’accorder une grande attention à la prévention du recrutement d’enfants soldats.

Le Conseil d’administration a ensuite demandé au Bureau international du Travail d’entamer une révision complète de l’application du Protocole d’entente à soumettre au Conseil d’administration à sa session de mars 2008, ainsi que des recommandations concernant tant l’avenir du Protocole que le rôle de l’OIT au Myanmar.

Concernant les droits syndicaux au Bélarus, le Conseil d’administration a examiné pour la quatrième fois les mesures adoptées pour promouvoir la mise en œuvre des recommandations de la Commission d’enquête de 2004 et d’une mission de l’OIT dans le pays en juin 2007.

Prenant note des informations fournies par le ministre du Travail du Bélarus, le Conseil d’administration s’est félicité de l’intention affirmée du gouvernement d’aboutir à un accord entre toutes les parties concernées par la question de la législation syndicale. Il a souligné que tous les syndicats et toutes les organisations patronales devraient pouvoir opérer librement et être reconnus en droit et dans la pratique. Tout en espérant que de réels progrès en direction de solutions satisfaisantes seront réalisés au Bélarus, le Conseil d’administration a décidé de passer en revue l’évolution de la liberté syndicale dans le pays lors de sa session de mars 2008.

Le Conseil d’administration a également adopté le 348e rapport du Comité de la liberté syndicale, attirant tout particulièrement l’attention sur les cas de la Colombie, de Djibouti, de l’Ethiopie, du Guatemala et de l’Indonésie.

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