GENÈVE - Le 13 janvier, la Corée du Sud a annoncé une contribution d'un montant de 500 000 dollars des Etats-Unis pour financer des projets concernant les migrations, la santé et la sécurité au travail, la formation professionnelle de base, la sécurité sociale et l'emploi des jeunes. Ces projets seront réalisés dans six pays: le Cambodge, la Chine, la RDP lao, la Mongolie, la Thaïlande et le Viet Nam.
L'accord a été signé par Don Skerrett, directeur exécutif en charge du secteur des régions et de la coopération technique, et Byung-Suk Chung, vice-ministre du Travail de la République de Corée.
"Dans la région des ‹tigres économiques›, la Corée du Sud est un exemple. Passer en si peu de temps du statut de bénéficiaire de l'aide au développement à celui de donateur est un véritable exploit", a déclaré M. Skerrett.
"Nous avons toujours assumé les responsabilités qui nous incombent en tant que membre de l'OIT", a fait observer le vice-ministre. "Nous avons commencé à intervenir en tant que donateur en 2002 en participant, avec le gouvernement du Japon, à la lutte contre le travail des enfants. Et cela a été pour nous une expérience très positive et très importante."
La Corée du Sud, qui est membre de l'OIT depuis 1991, est aujourd'hui l'un des pays dont la contribution annuelle au budget ordinaire de l'Organisation est la plus élevée: 5 millions de dollars, ce qui la classe au dixième rang. "Nous considérons que cet apport de fonds supplémentaires est un moyen utile et efficace de soutenir les programmes de l'OIT et la campagne en faveur du travail décent", a ajouté M. Chung.
"La Corée du Sud est vraiment déterminée à favoriser le travail décent dans la région", constate Christine Evans-Klock, directrice du Bureau sous-régional de l'OIT pour l'Asie de l'Est, qui a élaboré la plupart des six projets mentionnés dans l'accord-cadre.
Ces projets consisteront à renforcer les capacités nationales en ce qui concerne la gestion des migrations ( Note 2), la santé et la sécurité au travail dans les professions dangereuses ( Note 3), l'enseignement professionnel de base pour les travailleurs pauvres et l'assistance technique dans le domaine de la sécurité sociale ( Note 4) ainsi qu'à mettre en place un programme de bourses
deperfectionnement pour l'enseignement de la technologie ( Note 5).
Pour l'Asie, où vivent 60 pour cent des jeunes du monde entier, l'emploi des jeunes constitue une question prioritaire. Dans le cadre du Réseau pour l'emploi des jeunes (YEN), placé sous l'égide de l'OIT, un projet prévu dans l'accord favorisera la mise en commun de données d'expérience entre certains pays de la région. Ce projet aidera aussi le Népal et la Chine à collecter des données sur les problèmes qui se posent lors du passage de l'école à la vie active et à élaborer des plans d'action en vue d'atteindre l'objectif de développement pour le millénaire concernant la création d'emplois décents et productifs pour les jeunes.
Note 2: Cambodge, Laos, Mongolie et Thaïlande.
Note 3: Cambodge, Laos, Mongolie, Thaïlande et Viet Nam.
Note 4: Cambodge.
Note 5: Corée du Sud.