PARIS - Le 14 octobre, le Directeur général du BIT était invité à Paris par l'Assemblée nationale française pour débattre de la mondialisation et de ses conséquences sociales avec la Commission des affaires étrangères et la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales. S'adressant à une trentaine de membres de ces deux commissions, Juan Somavia a estimé que les parlementaires étaient particulièrement bien placés pour percevoir et exprimer le sentiment qu'inspire une mondialisation synonyme de chômage, de précarité, d'atteinte à l'identité culturelle et à la dignité. Le principal défaut de la mondialisation est son incapacité à inverser la courbe du chômage et à créer des emplois décents. Il convient donc de favoriser une "convergence créative" entre les différentes mesures économiques, sociales et environnementales préconisées par les organisations internationales et de promouvoir la solidarité, comme le fait l'Union européenne au moyen des fonds structurels. Le rapport que présentera prochainement la Commission mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation enrichira cet important débat.
Le Directeur général à Turin
TURIN - "Un lavoro decente per tutti è la strada maestra per uscire dalla povertà" (Le travail décent pour tous est le principal moyen d'éliminer la pauvreté). C'est par cette phrase en italien que le Directeur général du BIT a introduit son allocution à la Deuxième Table ronde européenne sur la pauvreté et l'exclusion sociale, organisée au mois d'octobre par la présidence italienne du Conseil de l'Union européenne, sous l'égide du ministre italien du Travail, Roberto Maroni. Le Directeur général a encouragé les ministères de l'Emploi et des Affaires sociales ainsi que les partenaires sociaux des pays de l'Union à créer des conditions propices au travail décent, à promouvoir une croissance sans exclusion sociale et à poursuivre le dialogue social. L'après-midi, à l'occasion d'une table ronde organisée par le Centre de Turin, M. Somavia a présenté son rapport intitulé S'affranchir de la pauvreté par le travail à M. Maroni et à d'autres dirigeants nationaux.