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Évaluation des réformes sociales des pays candidats à l'UE

Les pays candidats à l’Union européenne ont dû entreprendre des réformes économiques et sociales de grande ampleur. Une conférence récemment tenue à Malte a mis en évidence les progrès réalisés dans ce sens et certains des problèmes qui restent à résoudre.

Type Article
Date de parution 2003
Auteur DCOMM
Unité responsable Communication et information au public
Autres langues English • Español

LA VALETTE, Malte - Les délégués de 13 pays candidats à l’Union européenne se sont réunis en février à La Valette pour faire le point sur les réformes de la législation du travail et des institutions du dialogue social et sur les mesures prises depuis dix ans en vue d’une intégration réussie à l’Union européenne.
Un gros travail a déjà été accompli sur les plans économique et institutionnel. Le BIT continuera à aider ces pays à mettre en place un dialogue social et des relations professionnelles crédibles, conformes à la pratique en vigueur dans le reste de l’UE et aux valeurs de l’OIT.

S’adressant aux représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs de la Bulgarie, de la République tchèque, de Chypre, de l’Estonie, de la Hongrie, de la Lettonie, de la Lituanie, de Malte, de la Pologne, de la Roumanie, de la Slovaquie, de la Slovénie et de la Turquie, Sally Paxton, directrice exécutive du Secteur du dialogue social du BIT, a déclaré : «En dix ans, vos pays, et surtout les pays en transition, ont procédé à des réformes économiques et institutionnelles que beaucoup d’autres pays ont mis un siècle à réaliser.»

L’OIT et l’UE ont des objectifs communs. Tout d’abord, le modèle social européen s’intègre bien dans le programme d’action du BIT pour le travail décent. Et ensuite, l’OIT est convaincue que l’élargissement de l’UE engendrera une plus grande stabilité sociale, une plus grande prospérité, une élévation des niveaux de vie et un plus grand respect des droits fondamentaux.

Les débats ont clairement démontré que le dialogue social était désormais considéré comme un instrument très efficace pour faire face à l’évolution du marché et du monde du travail. De plus en plus, les problèmes sont réglés par le dialogue social, notamment lorsqu’ils ont trait à la productivité des entreprises, à la compétitivité et à l’amélioration de la qualité de la vie au travail.

Organisée à la veille de l’adhésion de dix des treize pays candidats à l’UE, la conférence a offert une excellente occasion d’évaluer à la fois les progrès accomplis et les obstacles que les nouveaux membres de l’UE auront à surmonter. Le BIT considère que dans l’ensemble, malgré le taux de croissance économique de 4,7% enregistré de 1995 à 2000, la situation économique et sociale est encore loin d’être satisfaisante. Six pays - la Bulgarie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Slovaquie - ont encore un taux de chômage moyen de 10% et en 2000, le chômage de longue durée représentait 48% du chômage total dans dix pays d’Europe centrale et orientale.

En outre, les questions de la représentativité des partenaires sociaux, de l’égalité hommes-femmes et de la participation de la société civile à la concertation sociale ne sont pas totalement résolues. Mais Sally Paxton a déclaré que le BIT continuerait à aider les pays de la région à renforcer les capacités des partenaires sociaux, à réformer la législation du travail et à développer le dialogue social.

Le BIT poursuit donc son action.Il a organisé le 10 juin, à Genève, une réunion informelle au niveau ministériel pour examiner un document de travail sur les nouvelles orientations de la réforme des retraites et leur application dans les pays candidats à l’UE. Travail rendra compte de cette réunion dans un prochain numéro. Le Secteur du dialogue social s’inspirera des documents et des conclusions de la conférence pour préparer d’autres réunions en Pologne, en Bosnie-Herzégovine et au Kirghizistan. Enfin, en vue de la réunion régionale européenne de l’OIT, qui aura lieu au début de 2005, le BIT lance un projet dénommé « flexicurité » visant à concilier flexibilité du marché du travail et sécurité de l’emploi dans les pays d’Europe centrale et orientale.

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