19 août 2009
Plus de 200 ans après qu’une révolte d’esclaves dans les Caraïbes eut déclenché un mouvement qui conduisit finalement à l’abolition de la traite négrière transatlantique, quelque 12 millions de personnes dans le monde travaillent encore sous la contrainte, dans le cadre du travail forcé, de l’esclavage ou de pratiques comparables. A l'occasion de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition le 23 août, le BIT publie une nouvelle série complète d’études de cas et de recommandations politiques sur le travail forcé et sur l’esclavage moderne dans le monde actuel.
30 juillet 2009
Le dernier numéro des Cahiers de la sécurité est consacré à l’étude des différentes facettes de la traite et du travail forcé. La revue peut être consultée sur le site de l’INHES : http://www.inhes.interieur.gouv.fr/cahiers_de_la_securite-h100.html
15 juillet 2009
Le Conseil des ministres saoudien a approuvé une réglementation sur la lutte contre le trafic des êtres humains, prévoyant jusqu'à 15 ans de prison et des amendes allant jusqu'à un million de riyals (266,666 dollars). Les sanctions seront aggravées si la victime est une femme, un handicapé, un mineur, une épouse ou un membre de la famille ou une personne dont le contrevenant est le tuteur.
12 mai 2009
L’étude du BIT dépeint une situation contrastée au regard des efforts mondiaux déployés pour combattre le travail forcé. Alors que la plupart des pays ont introduit une législation qui considère le travail forcé comme un délit pénal et que le problème lui-même n’est plus ni dissimulé ni tabou, d’autres éprouvent des difficultés à identifier les cas d’abus, sans parler de définir des réponses politiques appropriées.
2 mai 2009
La crise humanitaire qui a secoué la Birmanie après le cyclone Nargis, le 2 mai 2008, n'a pas ébranlé la junte. Au contraire, l'armée consolide son emprise sur la population.
3 mars 2009
La traite des êtres humains en vue de leur exploitation subséquente représente un problème croissant dans une industrie des vêtements et des chaussures soucieuse de réduire au possible les coûts associés à la main-d’œuvre et où le recours à la main-d’œuvre migrante, y compris le trafic d’enfants travailleurs, ne cesse de prendre de l’ampleur.
22 décembre 2008
Le gouvernement brésilien va verser une contribution de 300 000 dollars américains au Compte supplémentaire du budget ordinaire (CSBO) de l’OIT afin de promouvoir les principes et les droits fondamentaux au travail, et particulièrement la lutte contre le travail forcé en Amérique latine
18 novembre 2008
L'OIT vient de publier un nouveau manuel pour aider pour aider les employeurs et le secteur privé à contribuer au combat mondial contre le travail forcé dont plus de 12 millions de personnes sont victimes à travers le monde.
6 novembre 2008
« Que faire lorsque vous travaillez aux urgences et qu’une fille se présente pour une hémorragie ? Elle a fait une fausse couche et présente des signes de maltraitances ; elle est mineure et vous soupçonnez qu’elle est retenue captive. D’instinct, votre première réaction pourrait être de vous faufiler à l’arrière et d’appeler la police. Mais si la police est complice et fait partie du réseau de trafic? Et si c’était la police qui l’avait fait passer de l’autre côté de la frontière ? ». Les prestataires de santé sont souvent les premiers professionnels dont l’aide est sollicitée par les victimes du traite, sans y avoir été correctement préparés, selon l’Organisation internationale pour les migrations. Ils peuvent ignorer concerne les risques et les conséquences sanitaires, la communication et la collaboration avec les interprètes, la protection physique et la sécurité, l’orientation sans risque des victimes, les soins de santé mentale, les soins urgents et les interactions avec les autorités chargées du maintien de l’ordre. Même lorsque les victimes s’échappent et se présentent seules pour être soignées, elles risquent de n’être pas hors de danger. Les risques qu’on encourt en violant le principe de confidentialité des informations sur le patient sont plus importants que pour un patient ordinaire. Non seulement divulguer ces informations serait contraire à l’éthique, mais cela aurait également des conséquences désastreuses. Le trafiquant peut être la personne qui amène le patient se faire soigner, ou l’interprète.
3 octobre 2008
Video "Stop au travail forcé!"
13 mai 2008
Le 13 mai 1888, le Brésil fut la dernière nation de l’hémisphère occidental à abolir formellement l’esclavage. Cent vingt ans plus tard, on estime que 25 à 40 000 travailleurs sont encore victimes de conditions proches de l’esclavage dans ce pays d’Amérique du Sud. Le problème est particulièrement grave dans les Etats agricoles du Nord où, en raison de la pauvreté endémique et de distances interminables, il est très difficile de détecter les violations. Cependant, grâce aux conseils de l’OIT et à l’aide des employeurs, le gouvernement brésilien prend progressivement le contrôle de la situation. Reportage de BIT en ligne depuis le Brésil.
25 mars 2008
"Le chef de l'ONU Ban Ki-moon a rendu hommage mardi aux victimes de l'ancienne traite des esclaves et appelé la communauté internationale à s'inspirer des mouvements abolitionnistes pour lutter contre les formes modernes d'esclavage existant encore dans le monde. Cette pratique a constitué "une des plus grandes atrocités de l'Histoire", a déclaré M. Ban à l'occasion de la première Journée internationale du souvenir des victimes de l'esclavage et du commerce transatlantique des esclaves. "Tout en déplorant les atrocités commises contre les innombrables victimes, nous trouvons réconfort dans le courage des esclaves qui se sont levés pour affronter le système qui les oppressait", a poursuivi M. Ban. "Ces individus courageux, et les mouvements abolitionnistes qu'ils ont inspirés, doivent nous guider dans notre lutte contre les formes contemporaines d'esclavage" existant encore dans le monde, a-t-il dit. "Aujourd'hui encore, le travail forcé, l'exploitation sexuelle et les trafics humains affligent des millions de personnes à travers le monde, y compris des enfants ... Le racisme et la discrimination raciale sévissent toujours ... ces crimes révoltants nous font tous honte et nous mettent tous au défi d'y faire face", a ajouté le secrétaire général de l'ONU. L'Assemblée générale de l'ONU avait décidé en décembre de faire du 25 mars chaque année une Journée à la mémoire des victimes de l'esclavage." Article paru dans le Monde, 25 mars 2008
30 janvier 2008
La Confédération syndicale internationale (CSI) et la Confédération européenne des syndicats (CES) saluent l’entrée en vigueur de la Convention du Conseil de l’Europe contre la traite des êtres humains. La convention devient juridiquement contraignante pour les dix premiers pays qui l’ont ratifiée (Albanie, Autriche, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Géorgie, Moldavie, Roumanie et Slovaquie), elle le deviendra le 1er février pour la Bosnie-Herzégovine, et la France et la Norvège suivront le 1er mai. La plupart des pays européens ont pris les premières mesures pour ratifier la convention, et le Royaume-Uni a déjà annoncé son intention de la ratifier d’ici la fin de l’année 2008. « Nous encourageons nos organisations membres en Europe à obtenir de leur gouvernement qu’il ratifie cette convention et veille à son application totale. Les associations de malfaiteurs et les recruteurs qui organisent cette traite des êtres humains doivent être arrêtées et punies, et il faut s’attaquer aux facteurs qui rendent les gens vulnérables à cette exploitation. Notre alliance mondiale contre le travail forcé et la traite des êtres humains mobilisera de plus en plus l’action syndicale dans le monde pour lutter contre cette forme d’esclavage moderne», a déclaré le Secrétaire général de la CSI, Guy Ryder.
15 janvier 2008
Le Conseil général de la CSI, lors de sa dernière session (Washington DC, Etats-Unis, 12-14 décembre 2007), a adopté un plan d’action concernant les futures actions syndicales en matière de travail forcé et de traite des êtres humains. Cette décision a constitué un pas essentiel dans l’établissement d’une Alliance syndicale mondiale contre le travail forcé et la traite des êtres humains, un processus amorcé en avril 2007. Plus particulièrement, le Conseil général a approuvé les points d’action énumérés ci-dessous et « a exhorté toutes les affiliées à les intégrer dans leurs programmes de travail en fonction de leurs circonstances nationales ».
15 décembre 2007
L'IBB et l'OIT organiseront des activités pour diffuser l'information dans la région, faire prendre conscience du problème et des moyens permettant d'éradiquer le travail forcé.
13 décembre 2007
Le 13 décembre 2007, le Président de la République de Mauritanie a promulgué la loi n° 2007 – 048 portant incrimination de l'esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes, qui avait été adoptée par l'Assemblée Nationale et le Sénat le 3 septembre :
30 octobre 2007
Les statistiques sont des concepts et des techniques qui permettent de convertir des chiffres en informations pertinentes. Les statistiques sur le travail forcé et la traite des êtres humains sont essentielles pour deux raisons au moins. Premièrement, elles fournissent des informations plus objectives. Les facultés visuelles et auditives de l’être humain ne lui permettent de percevoir qu’un échantillon restreint et non aléatoire d’une situation donnée. Deuxièmement, et c’est plus important encore, des statistiques de qualité sont indispensables pour élaborer des politiques de qualité et suivre les progrès accomplis sur la voie de l’objectif qu’est l’accès de tous à un travail décent.
30 octobre 2007
Pendant sa dernière session en septembre 2007, le Conseil des droits de l'homme (CDH) a décidé des critères pour la nomination des titulaires des mandats de procédures spéciales. Ces critères, comme le procédé ont été officiellement adopté par le CDH à sa session de juin (résolution 5/1). Ceci s'applique au Rapporteur Spécial sur les formes contemporaines d'esclavage. Selon le plan de travail, le nouveau Rapporteur Spécial sur les formes contemporaines d'esclavage serait nommé par le Conseil au cours de sa 7ème session en mars 2008. Le Groupe Consultatif soumettra la liste courte liste de candidats au Président au début du mois de février 2008 et consultera la liste publique de candidats dans les semaines précédents. Ainsi, tous les intéressés sont invités à présenter leur candidats le plus tôt possible.
29 octobre 2007
La Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains (STCE n° 197) va entrer en vigueur le 1er février 2008, à la suite de sa ratification par Chypre, qui est le dixième Etat à la ratifier. A cette occasion, Terry Davis, le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, a fait la déclaration suivante : « La Convention est délibérément dure pour les trafiquants et elle fait une nette différence pour les victimes de ce crime. Ces victimes bénéficieront d’une aide très large et de la protection de leurs droits fondamentaux. L’Europe va enfin utiliser cet instrument nouveau et d’une grande portée pour lutter contre cette forme moderne d’esclavage." Parmi les principales caractéristiques de la nouvelle convention, on peut citer : · des mesures d’assistance obligatoires et un délai de rétablissement et de réflexion d’au moins trente jours pour les victimes de la traite ; · la possibilité de délivrer un permis de séjour aux victimes non seulement en raison de leur coopération avec les forces de l’ordre mais aussi pour motifs humanitaires ; · la possibilité de sanctionner pénalement « les clients » ; · une clause prévoyant la possibilité de ne pas sanctionner les victimes de la traite ; · un système renforcé de coopération internationale et un mécanisme de contrôle indépendant, le GRETA, chargé de veiller à la mise en œuvre de la Convention par les Parties.
9 août 2007
Après plusieurs jours de débats, l’Assemblée nationale de Nouakchott a adopté mercredi soir, à l’unanimité, une loi criminalisant l’esclavage, une pratique qui perdure dans certaines régions du pays. L’abolition de l’esclavage avait déjà été votée en 1981 dans cette république islamique d’Afrique occidentale, mais le décret d’application n’avait jamais été adopté. Le nouveau texte, largement amendé par les députés, prévoit notamment des peines de cinq à dix ans de prison pour toute personne qui aurait encore des esclaves à son service.