Acides et anhydrides organiques

 

Les acides organiques et leurs dérivés représentent une gamme étendue de substances. Dans l’industrie chimique, on les utilise pour la fabrication de produits chimiques de presque toute nature. Les acides organiques étant de structure variée, leur action toxique revêt des formes diverses. Ce sont en général des irritants primaires, l’intensité de leur action étant déterminée en partie par la dissociation de l’acide et sa solubilité dans l’eau. Certains peuvent causer de graves lésions tissulaires, similaires à celles provoquées par les acides minéraux forts. Ils peuvent avoir également une action sensibilisatrice, mais cet effet est plus courant pour les anhydrides que pour les acides.

Aux fins du présent article, les acides organiques ont été répartis en acides monocarboxyliques saturés et monocarboxyliques insaturés, acides aliphatiques dicarboxyliques, acides acétiques halogènes, divers acides monocarboxyliques aliphatiques et acides carboxyliques aromatiques. De nombreux acides carboxyliques présentent de l’importance en raison de leur utilisation dans les aliments, boissons, médicaments et dans toute une série de procédés de fabrication. Les acides suivants comptent parmi les plus courants: acide adipique, acide azélaïque, acide fumarique, acide itaconique, acide maléique, acide malique, acide malonique, acide oxalique, acide pimélique, acide sébacique, acide succinique, acide tartrique et acide thiomalique.

Les acides monocarboxyliques saturés à longue chaîne sont des acides gras et, pour la plupart, ils sont d’origine naturelle. On peut également obtenir des acides gras synthétiques par oxydation à l’air de paraffines (hydrocarbures aliphatiques) en présence de catalyseurs métalliques ou encore par oxydation d’alcools avec de la soude caustique.

 

Applications

Les acides organiques sont utilisés dans l’industrie des matières plastiques, du tannage, l’industrie textile, l’industrie du papier, le travail des métaux, l’industrie pharmaceutique, l’industrie alimentaire, les boissons et les produits cosmétiques. On trouve également les acides organiques dans les parfums, les herbicides, les colorants, les lubrifiants et les produits d’entretien.

L’acide formique et l’acide acétique comptent parmi les principaux composés chimiques industriels appartenant au groupe des acides monocarboxyliques saturés. L’acide formique trouve ses principales applications dans les industries textile et du cuir. On l’utilise dans la teinture par épuisement d’un certain nombre de fibres naturelles et synthétiques et comme agent réducteur dans la coloration au chrome. Il est employé comme agent de déchaulage et de neutralisation dans l’industrie du cuir ainsi que comme coagulant du latex. Il trouve également une utilisation dans la fabrication de fumigènes et d’insecticides. L’acide acétique joue le rôle d’intermédiaire, d’agent de déchaulage lors du tannage du cuir, de solvant et d’acidifiant dans les puits de pétrole. On l’emploie aussi comme additif dans divers aliments et apprêts, ou comme catalyseur et additif de finition dans la fabrication des colorants et l’industrie textile.

A faible concentration (le vinaigre est une solution à environ 4 à 6%), l’acide acétique est obtenu par fermentation aérobie (Acetobacter) de solutions alcooliques. L’acide acétique est l’un des acides organiques les plus utilisés. On l’emploie dans la production d’acétate de cellulose, d’acétate de vinyle, d’acétates minéraux ou organiques et d’anhydride acétique. L’acide acétique lui-même est utilisé dans la teinture, l’industrie pharmaceutique, en conserverie, dans le conditionnement des denrées alimentaires et pour la production de pigments.

L’acide chloracétique intervient comme intermédiaire dans l’industrie pharmaceutique, dans la production de colorants et dans l’industrie chimique en général. L’acide salicylique est aussi un intermédiaire employé dans la synthèse de l’aspirine et dans les industries du caoutchouc et des colorants. L’acide benzoïque, l’acide nona-noïque, l’acide L-ascorbique et l’acide 9-octadécénoïque (acide oléique) sont d’autres composés qui servent dans les industries alimentaire et pharmaceutique.

L’acide palmitique et l’acide stéarique trouvent une large gamme d’applications dans les savons, les cosmétiques, les détergents, les lubrifiants, les revêtements de protection et les produits chimiques intermédiaires. L’acide propionique est utilisé en synthèse organique ainsi que comme inhibiteur de moisissure et conservateur alimentaire. L’acide acrylique, l’acide méthacrylique et l’acide crotonique servent dans la fabrication de résines et de plastifiants dans les industries du papier, des matières plastiques et des peintures. L’acide acrylique entre également dans la composition d’encaustiques. L’acide crotonique est utilisé dans la fabrication d’assouplissants pour caoutchouc synthétique. L’acide lactique, l’acide butyrique et l’acide gallique sont employés dans le tannage du cuir. L’acide lactique est également utilisé dans les adhésifs, les matières plastiques et les textiles. On l’emploie aussi comme acidulant alimentaire et pour acidifier les puits de pétrole. L’acide glycolique sert dans l’industrie du cuir, l’industrie textile, la galvanoplastie, les adhésifs et le nettoyage des métaux.

Les acides dicarboxyliques (acide succinique, acide maléique, acide fumarique, acide adipique) et l’acide citrique sont utilisés dans les industries alimentaire et pharmaceutique. L’acide succinique entre également dans la fabrication des peintures et vernis. L’acide maléique est employé dans la fabrication de résines synthétiques et en synthèse organique. Il sert de conservateur pour les huiles et les graisses; ses sels sont employés pour la teinture du coton, de la laine et de la soie. L’acide fumarique est utilisé dans les polyesters et les résines alkydes, dans les revêtements de surfaces en matière plastique, comme acidulant alimentaire, dans les encres et en synthèse organique. L’acide adipique sert surtout à la fabrication du nylon, tandis que, en faibles quantités, il trouve une utilisation dans les plastifiants, les lubrifiants synthétiques, les polyuréthanes et les acidulants alimentaires.

L’acide oxalique est un agent de lessivage dans le finissage, le dégommage et le nettoyage des textiles et entre dans la composition de préparations à usage domestique pour le nettoyage de métaux. Il est également utilisé dans les industries du papier, de la photographie et du caoutchouc. L’acide oxalique est employé dans l’impression et la teinture des cotons indiens, la décoloration des chapeaux de paille et du cuir et pour le nettoyage du bois. L’acide aminoacétique intervient comme tampon chimique et en synthèse. L’acide peracétique est utilisé comme décolorant, catalyseur et oxydant.

L’acide naphténique industriel se présente généralement sous la forme d’un mélange malodorant, de couleur foncée, contenant plusieurs acides naphténiques. Les acides naphténiques sont formés à partir de cycloparaffines contenues dans le pétrole, probablement par oxydation. Les acides industriels sont généralement des mélanges épais qui peuvent être séparés en différentes fractions selon que leur point d’ébullition est élevé ou bas. Leur masse moléculaire va de 180 à 350. Ils sont utilisés principalement dans la préparation de siccatifs pour peintures, où leurs sels métalliques, tels que les sels de plomb, de cobalt et de manganèse, agissent comme  agents oxydants.  Les  sels métalliques  des acides naphténiques sont employés comme catalyseurs dans divers procédés chimiques. Leur solubilité dans l’huile est un avantage du point de vue industriel.

 

Anhydrides d’acides organiques

Un anhydride est défini comme un oxyde qui, lorsqu’il se combine avec l’eau, produit un acide ou une base. Les anhydrides d’acides sont obtenus par élimination d’une molécule d’eau à partir de deux molécules de l’acide correspondant, comme par exemple:

 

2HMnO4Mn2O7 + H2O

 

Du point de vue industriel, les anhydrides les plus importants sont les anhydrides acétique et phtalique. L’anhydride acétique est utilisé pour la production de matières plastiques, d’explosifs et de parfums, dans les industries alimentaire, textile et pharmaceutique et comme intermédiaire. L’anhydride phtalique est employé comme plastifiant dans la polymérisation du chlorure de vinyle. Il est également utilisé dans la production de résines polyesters saturées ou insaturées, de l’acide benzoïque, de pesticides et de certaines essences et parfums. On l’emploie aussi dans la production des colorants à base de phtalocyanine et des résines alkydes qui entrent dans la composition des peintures et des vernis. L’anhydride maléique a lui aussi un grand nombre d’applications.

L’anhydride propionique est utilisé dans la fabrication de parfums, de résines alkydes, de médicaments et de colorants, tandis que les anhydrides maléique, trimellitique et acétique trouvent une utilisation dans l’industrie des matières plastiques. L’anhydride trimellitique (TMA) est également employé dans les colorants, en imprimerie et dans la confection des garnitures intérieures et des capitonnages pour automobiles. Il est utilisé comme durcisseur pour des résines époxy et d’autres résines, dans les plastifiants vinyliques, les peintures, revêtements, colorants, pigments et divers autres produits manufacturés. Certains de ces produits trouvent des applications dans les matières plastiques résistant aux températures élevées, l’isolation des câbles et les garnitures.

 

Risques

 

Acides monocarboxyliques

Les acides monocarboxyliques de faible masse moléculaire sont des irritants primaires et peuvent provoquer des lésions tissulaires graves. Leur manipulation exige de grandes précautions; un équipement de protection adapté doit être à la disposition du personnel et toute projection sur la peau ou dans l’œil doit être lavée abondamment à l’eau. Les acides les plus importants de ce groupe sont l’acide acétique et l’acide formique.

Les acides monocarboxyliques saturés à longue chaîne (acides gras) ne sont pas irritants et ne sont que très faiblement toxiques. Leur utilisation industrielle semble poser peu de problèmes.

Les acides monocarboxyliques insaturés sont des substances très réactives et, en solution concentrée, ils sont fortement irritants pour la peau, les yeux et les voies respiratoires. Les risques semblent associés aux expositions aiguës plutôt que cumulées.

La majeure partie de ces acides ne présente qu’un risque minimal en cas d’exposition chronique de faible niveau, et beaucoup d’entre eux sont des constituants normaux des processus métaboliques humains. Toutefois, un certain nombre de ces acides sont des irritants primaires, en particulier en solution concentrée ou sous forme de poussières. La sensibilisation est rare. Etant donné que, à la température ambiante, ils sont tous à l’état solide, le contact a généralement lieu avec des poussières ou des cristaux.

Les vapeurs d’acide acétique peuvent former avec l’air des mélanges détonants et provoquer des incendies, directement ou à cause du dégagement d’hydrogène. L’acide acétique glacial ou l’acide acétique sous forme concentrée sont des irritants cutanés primaires et provoquent par contact un érythème (des rougeurs), des brûlures chimiques et des phlyctènes. A la suite d’ingestion accidentelle, on a observé de graves lésions ulcéro-nécrotiques des voies digestives supérieures, avec hématémèse, diarrhée, choc et hémoglobinurie suivie de troubles urinaires (anurie et urémie).

Les vapeurs sont irritantes pour les muqueuses exposées, notamment la conjonctive, le rhyno-pharynx et les voies aériennes supérieures. Une broncho-pneumonie aiguë a été observée chez une femme à qui l’on avait fait inhaler des vapeurs d’acide acétique à la suite d’un évanouissement.

Chez des travailleurs exposés pendant des années à des concentrations allant jusqu’à 200 ppm, on a constaté un œdème palpébral avec hypertrophie des ganglions lymphatiques, hyperémie des conjonctives, pharyngite chronique, bronchite catarrhale chronique et, dans certains cas, bronchite asthmatique et taches noirâtres d’érosion sur les faces vestibulaires des dents (incisives et canines).

L’accoutumance aux vapeurs d’acide acétique est remarquable; toutefois, une telle accoutumance ne signifie pas que des effets toxiques ne se produiront pas. Après des expositions répétées, par exemple, les travailleurs se plaignent de troubles digestifs avec pyrosis et constipation. Au niveau de la paume, où l’exposition est la plus importante, la peau devient sèche, gercée et hyperkératinisée, et les petites coupures ou abrasions cutanées guérissent lentement.

Le risque principal de l’ acide formique est celui de lésions primitives graves de la peau, des yeux et des muqueuses. La sensibilisation est rare, mais peut se produire chez des sujets préalablement sensibilisés au formaldéhyde. Les blessures accidentelles sont comparables à celles que l’on observe avec d’autres acides relativement forts. Aucun effet retardé ou chronique n’a été noté. L’acide formique est un liquide inflammable, et ses vapeurs forment un mélange inflammable et détonant avec l’air.

L’acide propionique en solution présente des propriétés corrosives vis-à-vis de plusieurs métaux. Il est irritant pour les yeux, les voies respiratoires et la peau. Il y a lieu d’appliquer les mêmes mesures de précaution que celles recommandées pour l’acide formique, en tenant compte du point d’éclair moins élevé de l’acide propionique.

L’acide maléique est un acide fort qui provoque une irritation marquée de la peau et des muqueuses. Des atteintes oculaires graves peuvent déjà se produire à des concentrations de 5%. On n’a pas signalé de toxicité cumulée chez l’être humain. Le risque industriel est celui de l’irritation primaire des surfaces exposées, que l’on peut prévenir par un équipement de protection individuelle adapté, généralement des gants ou des gants à manchettes imperméables.

L’acide fumarique est un acide relativement faible et peu soluble dans l’eau. C’est un métabolite normal et il est moins toxique par voie orale que l’acide tartrique. Il s’agit d’un irritant modéré de la peau et des muqueuses, et l’on ne connaît pas de risques liés à son utilisation industrielle.

L’acide adipique n’est pas irritant et présente une très faible toxicité par voie orale.

 

Acides acétiques halogénés

Les acides acétiques halogènes sont très réactifs. Ils comprennent l’acide chloracétique, l’acide dichloracétique (DCA), l’acide trichloracétique (TCA), l’acide bromacétique, l’acide iodoacétique, l’acide fluoracétique et l’acide trifluoracétique (TFA).

Les acides acétiques halogènes provoquent des lésions graves de la peau et des muqueuses et, en cas d’ingestion, ils peuvent perturber le fonctionnement des enzymes essentielles de l’organisme. Leur manipulation exige de grandes précautions. Ils doivent être préparés et utilisés dans des ateliers hermétiquement clos, dont les ouvertures devraient être limitées aux nécessités de la manipulation. L’enceinte de l’installation doit être mise sous aspiration de façon que les fumées ou les poussières ne puissent pas s’échapper par les ouvertures. Les opérateurs devraient porter un équipement de protection individuelle; des équipements de protection pour les yeux et pour le système respiratoire doivent être disponibles en cas de nécessité.

Les acides di- et trifluoracétiques ont une plus faible toxicité que l’acide fluoracétique (acide monofluoracétique). L’acide fluoracétique et ses composés sont stables, fortement toxiques et insidieux. Au moins quatre plantes d’Afrique du Sud et d’Australie doivent leur toxicité à cet acide (Dichapetalum cymosum, Acacia georginae, Pali-courea marcgravii); on a découvert en Australie-Occidentale que plus de trente espèces de Gastrolobium et d’Oxylobrium renferment des quantités variées de fluoracétate.

Le mécanisme biologique responsable des symptômes de l’intoxication au fluoracétate est lié à ce que l’on appelle la «synthèse létale» de l’acide fluorocitrique, lequel bloque le cycle des acides tricarboxyliques en inhibant l’enzyme aconitase. La perte d’énergie, qui résulte de cet arrêt du cycle de Krebs, est suivie d’un dysfonctionnement cellulaire mortel. Il est impossible d’indiquer la dose toxique précise de l’acide fluoracétique pour l’être humain; elle se situe probablement entre 2 et 10 mg/kg; toutefois, plusieurs autres fluoracétates sont encore plus toxiques. L’inhalation, l’ingestion ou la résorption par des lésions de la peau ou à travers la peau saine d’une ou de deux gouttes de ce poison peut être fatale.

D’après des études de cas réalisées en milieu hospitalier, il apparaît que les principaux effets toxiques des fluoracétates pour l’être humain concernent le système nerveux central et le système cardio-vasculaire. Les convulsions épileptiformes graves alternent avec coma et dépression; la mort peut être provoquée par asphyxie pendant une convulsion ou une insuffisance respiratoire. Toutefois, les caractéristiques les plus remarquables sont des irrégularités cardiaques, notamment une fibrillation ventriculaire conduisant à la mort soudaine par arrêt cardiaque. Ces symptômes (que l’on ne peut distinguer de ceux qui sont fréquemment rencontrés dans le domaine clinique) sont généralement précédés d’une période initiale de latence pouvant aller jusqu’à six heures, caractérisée par des nausées, des vomissements, une sialorrhée, des engourdissements, des sensations de picotement, des douleurs épigastriques et un sentiment d’anxiété; les autres symptômes qui peuvent apparaître par la suite consistent en contractions musculaires, hypotension et troubles visuels.

L’acide chloracétique est un composé très réactif qui doit être manipulé avec précaution. Les travailleurs en contact avec des solutions concentrées de ce composé doivent obligatoirement porter des gants, des lunettes de protection, des bottes en caoutchouc et des surtouts imperméables.

 

Autres acides

L’acideglycolique est un acide plus fort que l’acide acétique qui provoque des brûlures chimiques très graves de la peau et des yeux. On ne lui connaît pas d’effet cumulatif et on pense qu’il est métabolisé en glycine. Sa manipulation exige beaucoup de précautions. Il s’agit pratiquement des mêmes que pour l’acide acétique. Les solutions concentrées peuvent également provoquer des brûlures de la peau et des yeux. La manipulation des solutions concentrées de cet acide nécessite également le port d’un équipement de protection individuelle.

L’acide sorbique est utilisé comme fongicide alimentaire. C’est un irritant primaire de la peau et certaines personnes peuvent acquérir une sensibilisation à ce produit. Par conséquent, le contact avec la peau doit être évité.

L’acide salicylique est un puissant irritant lorsqu’il entre en contact avec la peau ou les muqueuses. Il doit être manipulé avec beaucoup de précautions.

 

Anhydrides

Les anhydrides d’acide ont un point d’ébullition plus élevé que les acides correspondants. Leur action physiologique s’apparente en général à celle des acides correspondants mais, en phase gazeuse, ils sont plus irritants pour les yeux et peuvent causer des conjonctivites chroniques. Ils sont lentement hydrolyses au contact des tissus et peuvent occasionnellement provoquer une sensibilisation. Il faut prévoir une ventilation suffisante et des équipements de protection individuelle. Dans certaines circonstances, en particulier pour le personnel d’entretien, une protection oculaire et respiratoire est nécessaire.

Chez les travailleurs employés à la production d’acide et d’anhydride phtaliques, on a fait état de cas de conjonctivite, de sécrétions nasales sanglantes, d’atrophie de la muqueuse nasale, d’enrouement, de toux et de bronchite. Il est reconnu que l’anhydride phtalique peut provoquer un asthme bronchique et on a observé une sensibilisation de la peau après exposition prolongée; la lésion est généralement une dermite allergique. Une IgE spécifique de l’anhydride phtalique a également été mise en évidence.

L’anhydride phtalique est inflammable et présente un risque modéré d’incendie. Sa toxicité est relativement faible par rapport à celle d’autres anhydrides d’acide industriels, mais il est irritant pour la peau, les yeux et les voies aériennes supérieures. L’anhydride phtalique est sans effet sur la peau sèche, mais provoque des brûlures sur la peau humide; il est donc probable que le véritable responsable de l’irritation soit l’acide phtalique formé au contact de l’eau.

L’anhydride phtalique doit être stocké dans un endroit frais, bien ventilé, à l’écart des flammes nues et des substances oxydantes. Il est recommandé de le manipuler avec une bonne ventilation générale complétée par une aspiration localisée. Dans beaucoup de procédés, on emploie l’anhydride phtalique non pas en paillettes, mais sous forme liquide. En pareil cas, il est livré à l’usine en citernes et introduit directement dans le réseau de canalisations par pompage, ce qui élimine tout risque de contact et toute pollution de l’air par les poussières. Cette pratique a conduit à la disparition complète des symptômes d’irritation parmi les travailleurs de ces usines. Cependant, il ne faut pas oublier que les vapeurs qui se dégagent de l’anhydride phtalique liquide sont tout aussi irritantes que les paillettes; il importe donc d’éviter toute fuite dans le réseau de canalisations. En cas de projections ou de contact avec la peau, un lavage immédiat à grande eau s’impose.

Les travailleurs qui manipulent de l’acide ou de l’anhydride phtaliques doivent être placés sous surveillance médicale. On veillera en particulier aux symptômes asthmatiformes et à la sensibilisation cutanée. La présence de ces symptômes est un motif de mutation à un autre poste. Eviter le contact avec la peau est une nécessité permanente. Le personnel doit être doté de vêtements de protection appropriés et, notamment, de gants en caoutchouc. Un examen médical d’embauche est nécessaire pour éviter que les sujets atteints d’asthme bronchique, d’eczéma ou de toute autre affection allergique soient exposés à de l’anhydrique phtalique.

Lorsqu’il est exposé à la chaleur, l’ anhydride acétique peut dégager des vapeurs toxiques susceptibles de provoquer une explosion en présence d’une flamme. Il peut réagir violemment avec des acides forts et des oxydants énergiques tels que l’acide sulfurique, l’acide nitrique, l’acide chlorhydrique, les permanganates, le trioxyde de chrome et le peroxyde d’hydrogène, ainsi qu’avec la soude.

L’anhydride acétique est un puissant irritant qui a des effets corrosifs en cas de contact oculaire; ces effets sont généralement retardés; le contact est suivi de larmoiement, de photophobie, de conjonctivite et d’œdème cornéen. L’inhalation peut provoquer une irritation du rhino-pharynx et des voies aériennes supérieures, avec sensations de brûlure, toux et dyspnée; l’exposition prolongée peut conduire à l’œdème pulmonaire. L’ingestion provoque douleurs, nausées et vomissements. L’exposition prolongée de la peau peut entraîner une dermatite.

Il est recommandé aux personnes pouvant être en contact avec ce produit de porter des vêtements et des lunettes de protection et d’avoir à proximité des fontaines oculaires et des douches d’urgence. Des appareils respiratoires à cartouche chimique peuvent fournir une protection appropriée aux concentrations allant jusqu’à 250 ppm; des appareils respiratoires avec alimentation en air et masque complet sont recommandés pour des concentrations de 1 000 ppm; des appareils respiratoires autonomes sont nécessaires en cas d’incendie.

L’ anhydride butyrique est produit par hydrogénation catalytique de l’acide crotonique. L’anhydride butyrique et l’anhydride propio-nique présentent des risques similaires à ceux de l’anhydride acétique.

L’ anhydride maléique peut causer de graves brûlures des yeux et de la peau qui peuvent être produites soit par des solutions, soit par des paillettes de la matière en fabrication entrant en contact avec la peau humide. Des cas de sensibilisation cutanée ont été observés. De grandes précautions doivent être prises pour empêcher le contact de la solution avec la peau et les yeux. Les travailleurs doivent porter des lunettes et des vêtements de protection appropriés; l’accès aux flacons contenant des solutions pour lavage oculaire doit être facile. En fine suspension dans l’air, l’anhydride maléique est capable de former des mélanges détonants. Les condenseurs dans lesquels la matière sublimée se dépose sous forme de cristaux doivent être situés à des emplacements sûrs, hors des locaux occupés.

On a signalé des cas d’œdème pulmonaire provoqués par l’anhydride trimellitique (TMA) chez des travailleurs à l’issue d’une exposition aiguë importante, et une sensibilisation des voies respiratoires après exposition pendant plusieurs semaines, accompagnée de rhinite ou d’asthme. Plusieurs incidents dus aux effets d’une exposition professionnelle au TMA se sont produits. Des expositions multiples par voie respiratoire à une résine époxy contenant du TMA appliqué au pistolet sur des tuyauteries chaudes ont provoqué un œdème pulmonaire chez deux travailleurs. Le degré d’exposition n’a pas été précisé mais, comme il n’a pas été fait mention d’irritation des voies aériennes supérieures, il est possible qu’il y ait eu une réaction d’hypersensibilisation. Selon une autre étude, quatorze travailleurs employés à la synthèse du TMA ont présenté des symptômes respiratoires résultant d’une sensibilisation à ce composé. Dans cette étude, on a noté trois réactions différentes. La première, consistant en rhinite ou asthme, s’est manifestée plusieurs semaines, voire plusieurs années après l’exposition. Une fois sensibilisés, les travailleurs exposés ont présenté, immédiatement après exposition au TMA, des symptômes qui ont cessé avec l’arrêt de cette dernière. Une seconde réaction, impliquant également une sensibilisation, a provoqué des symptômes retardés (toux, éternuements et respiration laborieuse) de quatre à huit heures après cessation de l’exposition. La troisième réaction a consisté en effets irritants consécutifs à une forte exposition initiale.

Une étude concernant les effets nocifs sur la santé et comportant également le dosage du TMA dans l’air a été conduite par l’Institut national de la sécurité et de la santé au travail (National Institute for Occupational Safety and Health (NIOSH)), aux Etats-Unis. Treize travailleurs employés à la fabrication d’une peinture époxy se sont plaints d’irritation des yeux, de la peau, du nez et de la gorge, d’essoufflement, d’éternuements, de toux, d’aigreurs d’estomac, de nausées et de céphalées. Le niveau d’exposition aux suspensions présentes dans l’air était en moyenne de 1,5 mg/m3 (avec une fourchette allant de «non décelé» à 4,0 mg/m3) pendant la fabrication et de 2,8 mg/m3 de TMA (avec une fourchette allant de «non décelé» à 7,5 mg/m3) pendant les opérations de décontamination.

L’expérimentation sur le rat a mis en évidence une hémorragie intra-alvéolaire après exposition subaiguë au TMA à une concentration de 0,08 mg/m3. La tension de vapeur à 20 °C (4 x 10 6 mm Hg) correspond à une concentration légèrement supérieure à 0,04 mg/m3.

L’acide oxalique et ses dérivés sont des acides forts qui, à l’état solide ou en solution concentrée, peuvent causer des lésions caustiques de la peau, des yeux et des muqueuses; une concentration d’acide oxalique ne dépassant pas 5 à 10% peut être irritante en cas d’exposition prolongée. Des décès se sont produits après ingestion de seulement 5 g d’acide oxalique. Les symptômes apparaissent rapidement et sont marqués par un état de choc, une perte de conscience et des crises de convulsions. Ces cas peuvent être accompagnés de lésions rénales importantes, dues à la précipitation tubulaire d’oxalate de calcium. Les crises de convulsions sont probablement dues à l’hypocalcémie. Une exposition chronique de la peau à des solutions d’acide oxalique ou d’oxalate de potassium peut provoquer une douleur localisée et une cyanose des doigts, ou même une gangrène. Cette pathologie serait due à une résorption locale d’acide oxalique entraînant une artérite. Les atteintes chroniques générales dues à l’inhalation de poussières d’acide oxalique se révèlent très rares, mais on a décrit le cas d’un homme qui, après avoir été exposé à des vapeurs chaudes d’acide oxalique (probablement sous forme d’aérosols), a présenté des symptômes tels que perte de poids et inflammation chronique des voies aériennes supérieures. En raison du caractère fortement acide de la poussière d’acide oxalique, l’exposition des travailleurs doit être soigneusement contrôlée et la concentration sur le lieu de travail doit être maintenue dans les limites acceptables pour la santé.

L’oxalate de diéthyle est légèrement soluble dans l’eau; il est miscible en toutes proportions à de nombreux solvants organiques; c’est un liquide incolore, instable, huileux. Il est obtenu en estérifiant l’alcool éthylique par l’acide oxalique. A l’instar d’autres oxalates liquides, il est utilisé comme solvant de nombreuses résines naturelles et synthétiques.

Les symptômes observés chez le rat après ingestion de grandes quantités d’oxalate de diéthyle consistent en troubles respiratoires et fasciculation. On a retrouvé des dépôts importants d’oxalate dans les tubules rénaux du rat après administration par voie orale d’une dose de 400 mg/kg. Chez des travailleurs exposés pendant plusieurs mois à 0,76 mg/l d’oxalate de diéthyle et qui se plaignaient de faiblesse, de céphalées et de nausées, on a observé une légère modification de la numération sanguine. En raison de la très faible tension de vapeur de cette substance à la température ambiante, il est possible que les valeurs de la concentration dans l’air qui sont indiquées soient en fait erronées. Dans cette opération, de l’acétate de diamyle et du carbonate de diéthyle ont été également utilisés.

 

Mesures de sécurité et de santé

Tous les acides devraient être stockés à l’écart des sources d’ignition et des substances oxydantes. Les locaux de stockage doivent être bien ventilés pour éviter l’accumulation de concentrations dangereuses. Les récipients doivent être en acier inoxydable ou en verre. En cas de fuite ou de déversement, l’acide acétique doit être neutralisé par une solution alcaline. Des fontaines oculaires et des douches d’urgence doivent être installées pour traiter les cas de contact avec la peau ou les yeux. Le marquage et l’étiquetage des récipients est essentiel; pour toute forme de transport, l’acide acétique est classé comme matière dangereuse.

Pour éviter les lésions de l’arbre respiratoire et des muqueuses, la concentration atmosphérique des acides et anhydrides organiques à forte tension de vapeur doit être maintenue à un niveau inférieur au niveau maximal autorisé, en mettant en œuvre les pratiques d’hygiène industrielle habituelles, comme l’aspiration localisée et la ventilation générale, qui seront accompagnées de la détermination périodique des concentrations atmosphériques d’acide acétique. La recherche et le dosage, en l’absence d’autres vapeurs d’acide, peuvent s’effectuer en faisant barboter de l’air dans une solution alcaline et en mesurant la teneur résiduelle en alcali; en présence d’autres acides, il est nécessaire de recourir à une distillation fractionnée; toutefois, il existe maintenant une méthode faisant appel à la chromatographie en phase gazeuse qui permet le dosage dans l’air ou dans l’eau. L’exposition aux poussières doit également être limitée.

Les personnes travaillant avec de l’acide pur ou des solutions concentrées doivent porter des vêtements de protection, des protections oculaires et faciales, des protections pour les mains et les bras et un appareil de protection respiratoire. Des installations sanitaires appropriées doivent être mises à la disposition du personnel et une bonne hygiène individuelle est conseillée.

 

TABLEAUX DES ACIDES ET DES ANHYDRIDES ORGANIQUES

 

 

Tableau 104.1   •  Identification chimique

 

Nom chimique

Synonymes et numéro ONU

 

Numéro CAS         

Formule développée

Acide acétique

Acide éthanoïque; acide méthanecarboxylique

UN2789

UN2790

64-19-7

Acide acétylsalicylique

Acide o-acétoxybenzoïque; acide

2-acétoxybenzoïque; aspirine

50-78-2

Acide acrylique

Acide étbylènecarboxylique; acide propénoïque;

acide 2-propénoïque

UN2218

79-10-7

Acide adipique

Acide 1,4-butanedicarboxylique; acide bexanedioïque;

acide 1,6-hexanedioïque

124-04-9

Acide L-ascorbique

Acide L-xylo-ascorbique; vitamine C; acide bexuronique

50-81-7

Acide benzoïque

Acide benzènecarboxylique; acide pbénylformique;

acide benzèneméthanoïque; acide pbénylcarboxylique;

acide pbénylformique

65-85-0

Acide p-ferf/o-butyl benzoïque

p-TBBA; acide p-ferAbenzoïque

98-73-7

Acide butyrique

Acide butanoïque; acide n-butyrique; acide étbylacétique;

acide 1-propanecarboxylique; acide propylformique

UN2820

107-92-6

Acide n-caproïque

Acide butylacétique; acide n-hexanoïque; acide bexylique;

acide pentanecarboxylique; acide pentylformique

UN2829

142-62-1

Acide cbloracétique

Acide monocbloracétique; acide monocblorétbanoïque

UN1750

UNI 751

79-11-8

Acide chlorendique

Acide 1,4,5,6,7,7-hexachloro-5-norbornène-2,3-dicarboxylique; acide hexachloro-endo-méthylènetétrahydrophtalique

115-28-6

 

 

Tableau 104.1 • Identification chimique

 

Nom chimique

Synonymes et numéro ONU

Numéro CAS

 

Formule développée

Acide 4-chloro-2-méthylphénoxyacétique

Acide 4-chloro-o-crésoxyacétique;

acide 4-chloro-o-tolyloxyacétique; MCPA

94-74-6

Acide

m-chlorobenzoïque

Acide 3-chlorobenzoïque

535-80-8

Acide

o-chlorobenzoïque

2-CBA; acide 2-chlorobenzoïque

118-91-2

Acide

p-chlorobenzoïque

p-Carboxychlorobenzène; acide

4-chlorobenzoïque

74-11-3

Acide

2-chloropropionique

Acide α-chloropropionique

UN2511

598-78-7

Acide citrique

Acide 2-hydroxy-1,2,3-propanetricarboxylique; acide

β-hydroxytricarballylique

77-92-9

Acide citrique, hydraté

Acide 2-hydroxy-1,2,3-propanetricarboxylique monohydraté

5949-29-1

Acide crotonique

Acide a-buténoïque; acide pméthylacrylique; acide

3-méthylacrylique

UN2823

3724-65-0

Acide dichloracétique

Acide bichloracétique;

acide 2,2-dichloracétique; acide dichloréthanoïque

UN1764

79-43-6

Acide 2,4-dichlorophénoxyacétique

Acide dichlorophénoxyacétique;

2,4-D

94-75-7

 

 

Tableau 104.1 • Identification chimique

 

Nom chimique

Synonymes et numéro ONU

 

Numéro CAS

Formule développée

Acide 2,4-dichlorophénoxypropionique

Dichloroprop

UN2765

120-36-5

Acide 2-diméthylamino-éthyl-méthacrylique

 

2867-47-2

Acide éthanedioïque, dihydraté

 

6153-56-6

Acide 2-éthylhexoïque

Acide butyléthylacétique;

acide a-éthylcaproîque;  

acide 2-éthylhéxanoïque 

149-57-5

Acide fluoracétique

Acide fluoréthanoïque; acide monofluoroacétique

UN2642

144-49-0

Acide formique

Acide aminique; acide méthanoïque UN1779

64-18-6

Acide fumarique

Acide trans-butènedioïque; acide trans-1,

2-éthylènedicarboxylique; acide

1,2-éthylènedicarboxylique

110-17-8

Acide gallique

Acide 3,4,5-trihydroxybenzoïque

149-91-7

Acide glycolique

Acide hydroxyacétique; acide hydroxyéthanoïque

79-14-1

Acide heptanoïque

Acide heptylique; acide

1-hexanecarboxylique; acide cenanthique; acide œnanthylique

111-14-8

Acide isobutyrique

Acide diméthylacétique; acide isopropylformique; acide

2-méthylpropanoïque; acide

2-méthylpropionique

UN2529

79-31-2

Acide isophtalique

Acide benzène-1,3-dicarboxylique; acide mbenzènedicarboxylique; acide m-phtalique

121-91-5

 

 

Tableau 104.1 • Identification chimique

 

Nom chimique

Synonymes et numéro ONU

 

Numéro CAS

Formule développée

Acide lactique

Acide DL-lactique

598-82-3

Acide laurique

Acide dodécanoïque; acide dodécylique; acide laurostéarique; acide n-undécanecarboxylique

143-07-7

Acide maléique

Acide cis-butènedioïque; acide

cis-1,2-éthylènedicarboxylique; acide

1,2-éthylènedicarboxylique;

acide toxilique

110-16-7

Acide malonique

Acide carboxyacétique; dicarboxyméthane; acide méthanedicarboxylique; acide propanedioïque

141-82-2

Acide mandélique

Acide a-hydroxyphénylacétique; acide a-hydroxytoluique; acide paramandélique; acide phénylglycolique; acide phénylhydroxyacétique

90-64-2

Acide méthacrylique

Acide méthacrylique; acide

2-méthylpropénoïque

UN2531

79-41-4

Acide nonanoïque

Acide n-nonylique; acide

1-octanecarboxylique; acide pélargonique

112-05-0

Acide 9-octadécénoïque

Acide cis-9-octadécénoïque; acide 9,10-octadécénoïque; acide oléique

112-80-1

Acide oxalique

Acide éthanedioïque

144-62-7

Acide palmitique

Acide hexadécanoïque; acide hexadécylique; acide

1-pentadécanecarboxylique

57-10-3

Acide phtalique

Acide benzène-1,2-dicarboxylique; acide o-benzènedicarboxylique; odicarboxybenzène; acide ophtalique

88-99-3

Acide pivalique

Acide 2,2-diméthylpropanoïque; acide a, a-diméthylpropionique; acide 2,2-diméthylpropionique; acide néopentanoïque; acide triméthylacétique

75-98-9

Acide propionique

Carboxyéthane; acide éthanecarboxylique; acide éthylformique; acide méthylacétique; acide propanoïque

UN1848

79-09-4

Acide salicylique

Acide o-hydroxybenzoïque; acide

2-hydroxybenzoïque

69-72-7

 

 

Tableau 104.1 • Identification chimique

 

Nom chimique

Synonymes et numéro ONU

 

Numéro CAS

Formule développée

Acide stéarique

Acide cétylacétique; acide

1-heptadécanecarboxylique;

acide octadécanoïque

57-11-4

Acide succinique

Acide butanedioïque; acide

1,2-éthanedicarboxylique

110-15-6

Acide sulfanilique

Acide p-aminobenzènesulfonique;

acide 4-aminobenzènesulfonique;

acide p-aminophénylsulfonique; acide aniline-p-sulfonique; acide

aniline-4-sulfonique

121-57-3

Acide tartrique

Acide 2,3-dihydrosuccinique; acide 2,3-dihydroxybutanedioïque

87-69-4

Acide téréphtalique

Acide p-benzènedicarboxylique;

acide 1,4-benzènedicarboxylique

100-21-0

Acide

p-toluènesulfonique

Acide p-méthylbenzènesulfonique;

 acide 4-méthylbenzènesulfonique; acide

p-méthylphénylsulfonique; acide toluènesulfonique;

acide 4-toluènesulfonique

104-15-4

Acide trichloracétique

TCA

UN1839

UN2564

76-03-9

Acide 2,4,5-trichlorophénoxyacétique

Acide trichlorophénoxyacétique

93-76-5

Acide trifluoracétique

Acide trifluoréthanoïque; TFA

UN2699

76-05-1

Acide valérique

Acide butanecarboxylique; acide

1-butanecarboxylique; 

acide pentanoïque;

acide propylacétique

109-52-4

 

Anhydride acétique

UN1715

108-24-7

Anhydride maléique

Anhydride œ-butènedioïque;

2,5-furanedione; anhydride de l’acide maléique; anhydride toxilique

UN2215

108-31-6

 

 

Tableau 104.1 • Identification chimique

 

Nom chimique

Synonymes et numéro ONU

Numéro CAS

 

Formule développée

Anhydride phtalique

Anhydride de l’acide benzène

1,2-dicarboxylique;

1,3-isobenzofuranedione; anhydride de l’acide phtalique

UN2214

85-44-9

Anhydride propionique

Anhydride méthylacétique; anhydride propanoïque; anhydride de l’acide propionique

UN2496

123-62-6

Anhydride trimellitique

Anhydride de l’acide

4-carboxyphtalique;

acide 1,3-dioxo-5-phtalanecarboxylique;

anhydride de l’acide 1,2,4-benzènetricarboxylique;

anhydride trimellique; TMA

552-30-7

 

 

Tableau 104.2  •  Risques pour la santé

 

Nom chimique et numéro CAS

Fiches internationales de sécurité chimique (ICSC)

NIOSH

 

Exposition de

courte durée

Exposition de

longue durée

Voies

d’exposition

Symptômes

Organes cibles

et voies de pénétration

Symptômes

Acide acétique

64-19-7

Yeux; peau;

voies

respiratoires;

poumons

Peau

Inhalation

 

 

 

Peau

 

 

Yeux

 

 

Ingestion

Mal de gorge, toux, essoufflement, respiration laborieuse; les symptômes peuvent être retardés

Rougeurs, brûlures profondes et graves, douleurs

Douleurs, rougeur, vision trouble, brûlures profondes et graves

Douleurs abdominales, sensation de brûlure, diarrhée, mal de gorge, vomissements

Voies

respiratoires;

peau; yeux;

dents

Inhalation; contact

Irritation du nez, des yeux et de la

gorge; brûlures oculaires et

cutanées; dermatite; conjonctivite;

toux; dépression du système

nerveux central; oedème pulmonaire retardé; chez l’animal: reins; effets tératogènes et effets sur la reproduction

Acide acétylsalicylique

50-78-2

Yeux; peau;

voies

respiratoires

Foie; reins;

vessie; voies

digestives; système

cardio-vasculaire; système nerveux central; voies respiratoires

Inhalation

Peau

Yeux

Toux, atonie

Rougeurs

Rougeur

Yeux; peau;

voies

respiratoires;

sang; foie;

reins

Inhalation;

ingestion;

contact

Irritation des yeux, de la peau et

des voies aériennes supérieures;

temps de coagulation du sang plus long; nausées; vomissements; lésions hépatiques et rénales

Acide acrylique

79-10-7

Yeux; peau;

voies

respiratoires;

poumons

 

Inhalation

 

 

 

Peau

 

 

Yeux

 

 

Ingestion

 

Sensation de brûlure, toux, écoulement nasal, respiration laborieuse, mal de gorge

Résorption possible, rougeurs, douleurs, phlyctènes

Rougeur, douleurs, cécité, brûlures profondes et graves

Brûlures au niveau des lèvres, de la cavité buccale et du larynx, crampes abdominales, diarrhée, perte de conscience, choc

Yeux; peau;

voies

respiratoires

Inhalation;

ingestion;

contact;

absorption

Irritation des yeux, de la peau et

des voies respiratoires; brûlures

oculaires et cutanées;

sensibilisation de la peau; chez

l’animal: lésions pulmonaires, hépatiques et rénales

Acide adipique

124-04-9

Yeux; peau;

voies respiratoires

Peau

Inhalation

 

Peau

Yeux

Toux, respiration laborieuse, mal de gorge

Rougeurs

Rougeur, douleurs

 

 

 

 

Acide L-ascorbique

50-81-7

Yeux; voies

respiratoires

 

Inhalation

Yeux

Ingestion

Toux

Rougeur

Seulement lors d’ingestion en grande quantité:diarrhée, vomissements

 

 

 

 

 

Acide benzoïque

65-85-0

Yeux; peau;

voies respiratoires

Peau

Inhalation

Toux, irritation

 

 

 

Peau

Yeux

Ingestion

Rougeurs, irritation,

Douleurs

Douleurs abdominales, nausées, vomissements

 

 

Acide /-caproïque

142-62-1

Yeux; peau;

voies respiratoires

Peau

Inhalation

Toux, mal de gorge

 

 

 

Peau

 

 

Yeux

 

Ingestion

Résorption possible, rougeurs, sensation de brûlure, douleurs

Rougeur, douleurs, vision trouble

Douleurs abdominales, nausées, mal de gorge, vomissements

 

 

Acide chloracétique

79-11-8

 

 

Inhalation

 

 

 

 

Peau

 

 

Yeux

 

 

Ingestion

Corrosion, sensation de brûlure, toux, respiration laborieuse, mal de gorge; les symptômes peuvent être retardés

Corrosion, résorption possible, rougeurs, douleurs, phlyctènes

Rougeur, douleurs, brûlures profondes et graves

Crampes abdominales, sensation de brûlure, collapsus

 

 

Acide 4-chloro-2-méthylphénoxyacétique

94-74-6

Yeux; peau;

voies

respiratoires

Malformations

congénitales

Inhalation

Peau

Yeux

Ingestion

Céphalées, nausées

Rougeurs

Rougeur

Douleurs abdominales,

nausées, perte

de conscience,

vomissements, faiblesse

 

 

 

Tableau 104.2  •  Risques pour la santé

 

Nom chimique et numéro CAS

 

 

 

 

Fiches internationales de sécurité chimique (ICSC)

NIOSH

 

Exposition de courte durée

Exposition de longue durée

Voies

d’exposition

Symptômes

Organes cibles et voies de pénétration

Symptômes

Acide citrique

77-92-9

Yeux; peau;

voies respiratoires

 

Inhalation

 

 

Peau

Yeux

Ingestion

Sensation de brûlure, toux, respiration laborieuse

Rougeurs

Rougeur, douleurs

Toux

 

 

Acide citrique, hydraté

5949-29-1

Yeux; voies

respiratoires

 

Inhalation

Peau

Yeux

Ingestion

Toux, mal de gorge

Rougeurs

Rougeur, douleurs

Mal de gorge, légère sensation de brûlure

 

 

Acide crotonique

3724-65-0

Yeux; peau;

voies

respiratoirs;

poumons

Peau

Inhalation

 

 

 

 

Peau

 

Yeux

 

 

Ingestion

Sensation de brûlure, toux, céphalées, nausées, essoufflement, mal de gorge; les symptômes peuvent être retardés

Brûlures, sensation de brûlure, douleurs

Douleurs, vision trouble, brûlures profondes et graves

Douleurs, sensation de brûlure, diarrhée, mal de gorge, vomissements

 

 

Acide dichloracétique

79-43-6

Yeux; peau;

voies

respiratoires;

poumons

 

Inhalation

 

 

 

 

 

Peau

 

Yeux

 

 

Ingestion

Sensation de brûlure, toux, respiration laborieuse, perte de conscience; les symptômes peuvent être retardés

Rougeurs, douleurs, phlyctènes

Rougeur, douleurs, brûlures profondes et graves

Crampes abdominales, sensation de brûlure, mal de gorge, perte de conscience, vomissements, faiblesse

 

 

 

 

 

Acide 2,4-

dichlorophénoxyacétique

94-75-7

Yeux; peau;

voies

respiratoires

 

Inhalation

 

Peau

Yeux

Ingestion

Céphalées, nausées, faiblesse

Rougeurs

Rougeur

Douleurs abdominales, sensation de brûlure, diarrhée, céphalées, nausées, perte de conscience, vomissements, faiblesse

Peau; système

nerveux central;

foie; reins

Inhalation; ingestion; contact; absorption

Faiblesse; stupeur; hyporéflexie;

Fasciculation;           convulsions;

dermatite; chez l’animal: lésions

hépatiques et rénales

Acide éthanedioïque, dihydraté

6153-56-6

Yeux; peau;

voies

respiratoires; poumons; reins

Reins

Inhalation

 

Peau

 

 

 

Yeux

 

 

Ingestion

Toux, essoufflement, mal de gorge

Résorption possible, sécheresse, rougeurs, brûlures cutanées, douleurs, phlyctènes

Rougeur, douleurs, brûlures profondes et graves

Crampes abdominales, mal de gorge, vomissements, faiblesse, convulsions

 

 

Acide 2-éthylhexoïque

149-57-5

Yeux; peau;

voies respiratoires

Foie

Peau

Yeux

Rougeurs

Rougeur, douleurs

 

 

Acide fluoracétique

144-49-0

Yeux; peau;

voies

respiratoires;

système

cardio-vasculaire;

système

nerveux central;

reins

 

 

 

 

 

Acide formique

64-18-6

Yeux; peau;

voies

respiratoires;

poumons

Peau

Inhalation

 

 

 

 

Peau

 

 

Yeux

 

 

 

Ingestion

Sensation de brûlure, toux, respiration laborieuse, essoufflement; les symptômes peuvent être retardés

Rougeurs, brûlures profondes et graves, douleurs

Rougeur, douleurs, vision trouble, brûlures profondes  yeux

et graves

Douleurs abdominales, sensation de brûlure, diarrhée, mal de gorge, vomissements

Yeux; peau;

voies

respiratoires;

Inhalation; ingestion, contact

Irritation des yeux, de la peau et

de la gorge; brûlures cutanées;

dermatite; larmoiement;

rhinorrhée; toux; dyspnée;

nausées

 

 

Tableau 104.2  •  Risques pour la santé

 

Nom chimique et numéro CAS

Fiches internationales de sécurité chimique (ICSC)

NIOSH

 

Exposition de courte durée

Exposition de longue durée

Voies

d’exposition

Symptômes

Organes cibles

et voies de pénétration

Symptômes

Acide lactique

598-82-3

Yeux; peau;

voies respiratoires

 

Inhalation

 

 

Peau

 

Yeux

 

 

Ingestion

Toux, essoufflement, mal de gorge; les symptômes peuvent être retardés

Rougeurs, brûlures, douleurs

Rougeur, douleurs, brûlures profondes et graves

Douleurs abdominales, sensation de brûlure, nausées, mal de gorge, vomissements

 

 

Acide maléique

110-16-7

Yeux; peau;

voies respiratoires

Peau; reins

Inhalation

 

Peau

 

Yeux

 

Ingestion

Toux, respiration laborieuse

Rougeurs, brûlures, forte irritation

Rougeur, douleurs, vision trouble

Sensation de brûlure, voir Inhalation

 

 

 

 

Acide méthacrylique

79-41-4

Yeux; peau;

muqueuses;

voies respiratoires;

poumons

 

Inhalation

 

Peau

 

Yeux

 

 

Ingestion

Sensation de brûlure, toux, respiration laborieuse

Rougeurs, brûlures, douleurs, phlyctènes

Rougeur, douleurs, cécité, brûlures profondes et graves

Crampes abdominales, douleurs abdominales, sensation de brûlure, faiblesse

Yeux; peau;

voies

respiratoires Inhalation;

ingestion;

contact;

absorption

Irritation des yeux, de la peau et

des muqueuses; brûlures oculaires

et cutanées

Acide oxalique

144-62-7

Yeux; peau;

voies

respiratoires;

poumons; reins

Peau; reins

Inhalation

 

 

 

Peau

 

Yeux

 

 

Ingestion

Sensation de brûlure, toux, respiration laborieuse, mal de gorge; les symptômes peuvent être retardés

Rougeurs, brûlures, douleurs, phlyctènes

Rougeur, douleurs, vision trouble, cécité, brûlures profondes et graves

Sensation de brûlure, somnolence, mal de gorge, vomissements, choc, lombalgies

Voies

respiratoires;

peau, reins,

yeux

Inhalation; ingestion; contact

Irritation des yeux, de la peau et

des muqueuses; brûlures oculaires;

douleurs locales; cyanose; choc;

collapsus; convulsions; lésions rénales

Acide palmitique

57-10-3

Yeux; peau;

voies

respiratoires;

poumons

Peau

Yeux

Rougeur

 

 

 

 

 

Acide phtalique

88-99-3

Yeux; peau;

voies respiratoires

 

Inhalation

Peau

Yeux

Toux

Rougeurs

Rougeur, douleur

 

 

 

 

 

Acide propionique

79-09-4

Yeux; peau;

voies

respiratoires

 

Inhalation

 

Peau

 

Yeux

 

Ingestion

Toux, respiration laborieuse, mal de gorge

Brûlures, douleurs, phlyctènes

Rougeur, douleurs, vision trouble, et graves

Douleurs abdominales, nausées, mal de gorge, vomissements

Yeux; peau;

voies

brûlures profondes  respiratoires

Inhalation;

ingestion;

contact;

absorption

Irritation des yeux, de la peau,

du nez et de la gorge; troubles

visuels; brûlures cutanées;

douleurs abdominales; nausées;

vomissements

Acide salicylique

69-72-7

Yeux; peau;

voies

respiratoires; système nerveux central

Peau

Inhalation

Peau

 

Yeux

 

Ingestion

Toux, mal de gorge

Résorption possible, rougeurs, douleurs

Rougeur, douleurs, vision trouble

Nausées, vomissements, acouphènes

 

 

Acide stéarique

57-11-4

Yeux

Poumons

Inhalation

 

Yeux

Ingestion

Toux, respiration laborieuse

Rougeur, douleurs

Constipation

 

 

 

 

Acide sulfanilique

121-57-3

Yeux; peau;

voies

respiratoires;

sang

Peau; poumons

Inhalation

 

 

 

 

Peau

Yeux

Ingestion

Cyanose labiale, unguéale ou cutanée, toux, étourdissements, céphalées, respiration laborieuse, mal de gorge

Rougeurs

Rougeur

Cyanose labiale, unguéale ou cutanée, toux, étourdissements, céphalées, respiration laborieuse

 

 

Acide téréphtalique

100-21-0

Yeux; peau

 

Inhalation

Peau

Yeux

Toux, irritation

Rougeurs, irritation

Rougeur, irritation

 

 

 

 

Tableau 104.2  •  Risques pour la santé

 

Nom chimique et numéro CAS

Fiches internationales de sécurité chimique (ICSC)

NIOSH

 

Exposition de courte durée

Exposition de longue durée

Voies

d’exposition

Symptômes

Organes cibles

et voies de pénétration

Symptômes

Acide

p-toluènesulfonique

104-15-4

Yeux; peau;

voies

respiratoires;

poumons

 

Inhalation

 

 

Peau

 

Yeux

 

Ingestion

Sensation de brûlure, toux, respiration laborieuse

Rougeurs, douleurs, phlyctènes

Rougeur, douleurs, vision trouble

Sensation de brûlure, mal de gorge

 

 

 

 

 

Acide

93-76-5

Yeux; peau;

voies

respiratoires

 

 

 

Peau; foie;

voies

digestives

cutanée;

Inhalation; ingestion; contact

Chez l’animal: ataxie; irritation

éruption

acnéiforme;

lésions hépatiques

Acide valérique

109-52-4

Yeux; peau;

voies

respiratoires; poumons; système nerveux central

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Anhydride acétique

108-24-7

Yeux; peau;

voies

respiratoires

Peau

Inhalation

 

 

 

 

Peau

 

Yeux

 

 

Ingestion

Corrosion, toux, respiration laborieuse,

essoufflement, mal de gorge; les symptômes peuvent être retardés

Corrosion, rougeurs, douleurs, phlyctènes

Corrosion, rougeur, douleurs, brûlures profondes et graves

Corrosion, douleurs abdominales, mal de gorge, collapsus

Voies

respiratoires;

peau; yeux

Inhalation;

contact

Conjonctivite; larmoiement;

œdème et opacité de la cornée;

photophobie; irritation du nez et

du pharynx; toux; dyspnée,

bronchite; brûlures cutanées; vésiculation; dermatite

Anhydride maléique

108-31-6

Yeux; peau;

voies

respiratoires

Peau

Inhalation

 

 

 

Peau

Yeux

 

 

Ingestion

Toux, céphalées, respiration laborieuse, nausées, essoufflement, vomissements

Rougeurs, brûlures

Rougeur, douleurs, larmoiement, brûlures profondes et graves

Douleurs abdominales

Yeux; voies

respiratoires;

peau

Inhalation; ingestion; contact

Irritation du nez et des voies

aériennes supérieures;

conjonctivite; photophobie;

diplopie; asthme; dermatite

Anhydride phtalique

85-44-9

Yeux; peau;

voies respiratoires

Peau; poumons

 

 

Voies

respiratoires; yeux; peau; foie; reins Inhalation; ingestion; contact

Irritation des yeux, de la peau et des voies aériennes supérieures; conjonctivite; ulcérations hémorragiques de la cloison nasale; bronchite; asthme; dermatite; chez l’animal: lésions hépatiques et rénales

Anhydride propionique

123-62-6

Yeux; peau;

voies

respiratoires;

poumons

 

Inhalation

 

 

 

 

Peau

Yeux

 

Ingestion

Sensation de brûlure, toux, respiration laborieuse, mal de gorge; les symptômes peuvent être retardés

Rougeurs, brûlures

Rougeur, brûlures profondes et graves

Mal de gorge, brûlures

 

 

Anhydride trimellitique

552-30-7

Yeux; peau;

voies

respiratoires; poumons; sang

 

Inhalation

 

 

Peau

Yeux

Toux, étourdissements, respiration sifflante, frissons

Rougeurs

Rougeur, douleurs

Yeux; peau;

voies

respiratoires Absorption

Irritation des yeux, de la peau, du

nez et des voies respiratoires;

œdème pulmonaire; sensibilisation respiratoire; respiration sifflante; rhinite; asthme; toux; dyspnée; fièvre; malaise; douleurs musculaires; éternuements

 

 

Tableau 104.3 • Risques physiques et chimiques

 

Nom chimique et numéro CAS

Risques physiques

Risques chimiques

Classification ONU/ risques subsidiaires

Acide acétique

64-19-7

 

Acide moyennement fort. Réagit violemment avec les oxydants comme le trioxyde de chrome et le permanganate de potassium. Réagit violemment avec les bases fortes. Attaque de nombreux métaux en formant un gaz combustible

8

Acide acétylsalicylique

50-78-2

Possibilité d’explosion de poussières si sous forme de poudre ou de granulés mélangés à l’air

Se décompose au contact de l’eau chaude ou par dissolution dans des solutions d’hydroxydes alcalins ou de carbonates. Des vapeurs toxiques se forment sous l’effet de la chaleur. Réagit avec les oxydants énergiques, les acides forts, les bases fortes

 

Acide acrylique

79-10-7

Vapeur plus lourde de que l’air. La vapeur forme

un mélange explosif  avec l’air                   

 

Peut polymériser facilement sous l’effet de la chaleur ou sous l’influence           de la lumière, de l’oxygène, des oxydants comme les peroxydes ou  d’autres activateurs (acides, sels de fer), avec risque d’incendie et  d’explosion. Des vapeurs toxiques se forment sous l’effet de la chaleur.   Acide moyennement fort. Réagit violemment sur les oxydants avec risque d’incendie et d’explosion. Réagit violemment avec les bases fortes et les amines. Attaque de nombreux métaux, y compris le nickel et le cuivre

8/3

Acide adipique

124-04-9

Possibilité d’explosion de poussières si sous forme de poudre ou de granulés mélangés à l’air. A sec, peut se charger électrostatiquementpar brassage, transport pneumatique, transvasement, etc.

Se décompose par chauffage, avec dégagement de vapeurs d’acide valérique et d’autres substances. Acide faible. Réagit avec les oxydants

 

Acide L-ascorbique

50-81-7

 

Acide moyennement fort en solution dans l’eau. Attaque de nombreux métaux en présence d’eau

 

Acide benzoïque

65-85-0

Possibilité d’explosion de poussières si sous forme de poudre ou de granulés mélangés à l’air

Acide faible en solution dans l’eau. Réagit avec les oxydants

 

Acide butyrique

107-92-6

 

 

8

Acide /-caproïque

142-62-1

 

Peut exploser par échauffement. La combustion dégage des gaz toxiques et irritants. Acide moyennement fort. Réagit violemment sur les oxydants (trioxyde de chrome) avec risque d’incendie et d’explosion. Réagit énergiquement sur les bases avec risque d’incendie et d’explosion. Réagit énergiquement sur les bases avec risque d’élévation de la température et de la pression. Attaque de nombreux métaux pour former un gaz combustible

8

Acide chloracétique

79-11-8

 

Se décompose par chauffage, avec dégagement de gaz toxiques et corrosifs (chlorure d’hydrogène, phosgène). En solution dans l’eau, donne un acide fort qui réagit violemment avec les bases et qui est corrosif

6.1/ 8

Acide 4-chloro-2-méthylphénoxyacétique

94-74-6

 

Se décompose par chauffage, avec dégagement de vapeurs toxiques et corrosives contenant du chlorure d’hydrogène. Acide faible

 

Acide citrique

77-92-9

Possibilité d’explosion de poussières si sous forme de poudre ou de granulés mélangés à l’air

Réagit avec les oxydants, les réducteurs, les bases

 

Acide citrique, hydraté

5949-29-1

 

Acide moyennement fort en solution aqueuse. Réagit violemment avec les nitrates métalliques. Réagit avec les bases fortes et les oxydants. Corrode le cuivre, le zinc, l’aluminium et leurs alliages

 

Acide crotonique

3724-65-0

 

Peut polymériser sous l’influence des ultraviolets ou de l’humidité. Acide faible en solution aqueuse. Réagit violemment sur les bases, les oxydants, les réducteurs avec risque d’incendie et d’explosion

8

Acide dichloracétique

79-43-6

 

Se décompose par chauffage, avec dégagement de vapeurs toxiques et corrosives (phosgène, chlorure d’hydrogène). Acide moyennement fort. Attaque de nombreux métaux pour former un gaz inflammable (hydrogène). Attaque le caoutchouc

8

Acide 2,4-dichlorophénoxyacétique

94-75-7

 

Se décompose par chauffage, avec dégagement de chlorure d’hydrogène et de phosgène. Acide faible. Réagit fortement sur les oxydants énergiques avec risque d’incendie et d’explosion

 

Acide éthanedioïque, dihydraté

6153-56-6

 

Se décompose par chauffage rapide à plus de 150 °C, avec dégagement d’un gaz toxique. Acide moyennement fort en solution aqueuse. Réagit violemment avec les bases fortes. Réagit violemment sur les oxydants avec risque d’incendie et d’explosion. Réagit avec l’argent pour donner des produits explosifs

 

 

 

Tableau 104.3 • Risques physiques et chimiques

 

Nom chimique et numéro CAS

Risques physiques

Risques chimiques

Classification ONU/ risques subsidiaires

Acide 2-éthylhexoïque

149-57-5

Peut acquérir une charge électrostatique par agitation, écoulement, etc La vapeur se mélange rapidement à l’air

Réducteur énergique. Réagit sur les oxydants énergiques

 

Acide fluoracétique

144-49-0

 

 

6.1

Acide formique

64-18-6

 

Se décompose par chauffage, avec dégagement de monoxyde de carbone. Acide moyennement fort. Réagit violemment avec les oxydants. Réagit violemment sur les bases fortes avec risque d’incendie et d’explosion. Attaque de nombreux métaux en présence d’eau. Attaque de nombreux plastiques

8

Acide isobutyrique

79-31-2

 

 

3/8

Acide lactique

598-82-3

 

Acide moyennement fort. Attaque de nombreux métaux en présence d’eau

 

Acide maléique

110-16-7

 

La combustion dégage des vapeurs irritantes (anhydride maléique). Acide moyennement fort en solution aqueuse

 

Acide méthacrylique

79-41-4

 

Se polymérise facilement sous l’effet de la chaleur ou sous l’influence de la lumière, de l’oxygène, des oxydants comme les peroxydes, ou en présence de traces d’acide chlorhydrique avec risque d’incendie et d’explosion. Se décompose par chauffage, avec dégagement de fumées acres. Réducteur énergique qui réagit sur les oxydants. Acide moyennement fort. Attaque les métaux

8

Acide oxalique

144-62-7

 

Se décompose au contact de surfaces chaudes ou de flammes pour donner de l’acide formique et du monoxyde de carbone. Réducteur énergique qui réagit sur les oxydants. Acide moyennement fort en solution aqueuse. Réagit violemment sur les oxydants énergiques avec risque d’incendie et d’explosion. Réagit sur certains composés de l’argent pour former de l’oxalate d’argent (explosif)

 

Acide palmitique

57-10-3

 

Forme des oxydes de carbone par chauffage. Acide faible. Réagit avec les bases, les oxydants et les réducteurs

 

Acide phtalique

88-99-3

 

Acide moyennement fort en solution aqueuse

 

Acide propionique

79-09-4

 

Acide moyennement fort. Réagit avec les oxydants. Attaque la plupart des métaux en présence d’eau

8

Acide salicylique

69-72-7

Possibilité d’explosion de poussières si sous forme de poudre ou de granulés mélangés à l’air

Se décompose par chauffage, avec dégagement de vapeurs de phénol. Acide moyennement fort. Réagit violemment avec les bases fortes et les oxydants énergiques

 

Acide stéarique

57-11-4

 

Se décompose par chauffage, avec dégagement d’oxydes de carbone. Acide faible. Réagit avec les bases, les oxydants et les réducteurs

 

Acide sulfanilique

121-57-3

 

La combustion dégage des gaz toxiques (oxydes de carbone, oxydes d’azote, oxydes de soufre). Se décompose par chauffage. Réagit avec les oxydants

 

Acide téréphtalique

100-21-0

Possibilité d’explosion de poussières si sous forme de poudre ou de granulés mélangés à l’air

Réagit violemment avec les oxydants énergiques

 

Acide p-toluènesulfonique 104-15-4

 

Se décompose par combustion, avec dégagement d’oxydes de carbone et d’oxydes de soufre. Acide fort, qui réagit violemment avec les bases et qui est corrosif. Attaque de nombreux métaux en formant un gaz très inflammable

 

Acide 2,4,5-trichlorophénoxyacétique

93-76-5

 

 

6.1

Acide trifluoracétique

76-05-1

 

 

8

Anhydride acétique

108-24-7

 

Se décompose par chauffage, avec dégagement de vapeurs et de gaz toxiques comme l’acide acétique. Réagit violemment avec l’eau bouillante, la vapeur, les oxydants énergiques, les alcools, les amines, les bases fortes et beaucoup d’autres composés. Attaque de nombreux métaux en présence d’eau. Le liquide est très corrosif, surtout en présence d’eau ou d’humidité

8/3

 

 

Tableau 104.3 • Risques physiques et chimiques

 

Nom chimique

et numéro CAS

Risques physiques

Risques chimiques

Classification ONU/

risques subsidiaires

Anhydride maléique

108-31-6

 

Acide fort en solution aqueuse, qui réagit violemment avec les bases et qui est corrosif.

Réagit sur les oxydants énergiques

8

 

Anhydride phtalique

85-44-9

 

 

8

 

 

Anhydride propionique

123-62-6

Vapeur plus lourde

que l’air

La combustion dégage des gaz toxiques. Réagit avec les oxydants, les bases et l’eau

8

 

Anhydride trimellitique

552-30-7

Possibilité d’explosion de

poussières si sous forme de poudre ou de granulés mélangés à l’air. A sec, peut se charger électrostatique ment par brassage, transport pneumatique, transvasement, etc.

Réagit violemment avec les oxydants. Réagit lentement avec l’eau pour former de l’acide trimellitique

 

 

 

 

Tableau 104.4  •  Propriétés physiques et chimiques

 

Nom chimique et numéro CAS

Couleur/ aspect

Point

d’ébullition

(°C)

Point     

de fusion  (°C)       

Masse

moléculaire

(g/mol)

Solubilité  dans l’eau

Densité (eau=1)

Densité de vapeur (air = 1)

Tension

de vapeur (kPa)

Limites    d’explosibilité

(%)

Point

d’éclair

(°C)

Température d’auto-inflammation (°C)

Acide acétique

64-19-7

Cristaux

orthorhombiques (0,6 °C point de fusion); liquide incolore (16,6 °C point de fusion)

116-118

16-17    

60,05

Miscible

1,04-1,05

2,07

1,46

4-19,9

39 cf

427-516*

Acide acétylsalicylique 50-78-2

Cristaux monocliniques en tablettes ou en aiguilles

>140 (décomposition)

135      

180,16

Soluble

1,40

 

-0

 

 

 

Acide acrylique

79-10-7

Liquide incolore

141

12-14    

72,06

Miscible

1,051-1,062

2,5

0,41

2,4-19,8*

46-52 cf

360*-438

Acide adipique

124-04-9

Cristaux prismatiques monocliniques obtenus à partir de solutions dans l’acétate d’éthyle, l’eau ou l’acétone et l’éther de pétrole; cristaux fins ou poudre blancs

337-338

152-153

146,14

Peu soluble

1,360

5,04

10 Pa

3,5-15

196 cf

420-422

Acide L-ascorbique

50-81-7

Cristaux monocliniques (généralement en paillettes, parfois en aiguilles); cristaux ou poudre de blanc à légèrement jaune

 

190-192  (décomposition)

176,13

Très soluble

1,65

 

 

 

 

660*

Acide benzoïque

65-85-0

Cristaux

monocliniques, en tablettes ou en paillettes; cristaux blancs en écailles ou en aiguilles

249-250

122-123

122,12

Peu soluble

1,266

4,21

0,1 Pa

 

121 cf

570

Acide p-tertio-butyl benzoïque

98-73-7

Aiguilles obtenues à partir de solutions alcooliques diluées

 

164-165

178,23

Insoluble

1,14

6,1

 

 

158*

 

Acide butyrique

107-92-6

Liquide huileux; liquide incolore

164

-7,9 à   

-5,7

88,11

Miscible

0,958-0,959

3,04

57 Pa

2,0-10,0

72 cf

443-452

Acide n-caproïque

142-62-1

Liquide huileux

205

-3,4 à   

-3,0

116,16

Peu soluble

0,926-0,927

4,01

27 Pa

1,3-9,3

102 co

380

Acide chloracétique 79-11-8

Cristaux prismatiques monocliniques; cristaux incolores ou blancs; cristaux d’incolore à brunâtre

189-190

57-63    

(γ)

94,50

Très soluble

1,40-1,58

3,26

8 Pa

8,0-?

126 cf

>500*

Acide chlorendique 115-28-6

Solide cristallin

260*

208-242*

388,85

Peu soluble

0,95-0,99

 

 

 

 

 

 

 

Tableau 104.4  •  Propriétés physiques et chimiques

 

Nom chimique et numéro CAS

Couleur/ aspect

Point d ébullition

(°C)

Point       de fusion   (°C)       

Masse

moléculaire

(g/mol)

 

 

Solubilité dans  l’eau

Densité (eau = 1)

Densité de vapeur (air = 1)

Tension       de vapeur    (kPa)       

Limites

d’explosibilité

(%)

Point

d’éclair

(°C)

Température d’auto-inflammation (°C)

Acide 4-chloro-2-méthylphénoxyacétique

94-74-6

Solide brun clair; plaquettes obtenues à partir de solutions dans le benzène ou le toluène; solide blanc cristallin (substance pure); solide cristallin incolore (pur)

 

120      

200,62

Peu soluble

1,56

6,92

-0

 

 

 

Acide m-chlorobenzoïque

535-80-8

Cristaux; cristaux prismatiques obtenus à partir de solutions dans l’eau

(sublimation)

142-158

156,57

Peu soluble

1,496

 

-0

 

 

 

Acide o-chlorobenzoïque

118-91-2

Cristaux prismatiques monocliniques obtenus à partir de solutions dans l’eau

(sublimation)

140-142

156,57

Soluble

1,544

 

-0

 

173*

530*

Acide p-chlorobenzoïque

74-11-3

Cristaux prismatiques tricliniques obtenus à partir de solutions dans l’alcool et l’éther; poudre grossière presque blanche

 

243      

156,57

Insoluble

 

 

-0

 

238 cf

545

Acide 2-chloropropionique

598-78-7

Cristaux

185-186

–12*    

108,52

Miscible

1,286

3,8

0,14

 

101-107

500

Acide citrique

77-92-9

Cristaux/holoèdres/

monocliniques/

cristallisation

obtenue à partir de

solutions aqueuses chaudes concentrées;

cristaux incolores,

transparents ou

blancs, poudre

cristalline, de

granuleuse à

fine/cristaux

orthorombiques

obtenus à partir

de solutions

aqueuses avec

1mol d’eau de

cristallisation

(décomposition) 

153       

192,13

 

Très soluble

1,665

 

 

0,3-2,3

100

1000-1020

Acide citrique, hydraté

5949-29-1

Cristaux

175* (décomposition)

 

210,14

Soluble

1,54

 

 

 

 

1010

Acide crotonique

3724-65-0

Cristaux monocliniques prismatiques ou en aiguilles (obtenus à partir de solutions dans l’eau ou l’éther de pétrole); cristaux en aiguilles incolores; solide blanc cristallin

185-189

71-72     

86,09

Soluble

1,02

2,97

19 Pa       

2,2-15,1

88 co

396

 

 

Tableau 104.4  •  Propriétés physiques et chimiques

 

Nom chimique et numéro CAS

Couleur/ aspect

Point

d’ébullition

(°C)

Point

de fusion

(°C)

Masse

moléculaire

(g/mol)

Solubilité 

dans l’eau

Densité (eau=1)

Densité de vapeur

(air = 1)

Tension de vapeur (kPa)

Limites

d’explosibilité

(%)

Point

d’éclair

(°C)

Température d’auto-inflammation (°C)

Acide dichloracétique

79-43-6

Liquide incolore

193-194

10-14    

128,94

Miscible

1,563

4,45

19 Pa

 

113*

 

Acide

2,4-dichlorophénoxyacétique

94-75-7

Poudre cristalline de blanc à jaune; la couleur jaune signale des impuretés

phénoliques; poudre incolore; blanc

160 sous

53 Pa

138-141

221,04

Peu soluble

1,56

7,63

53 Pa à 160 °C

 

88 co

 

Acide 2,4-dichlorophénoxyproprionique

120-36-5

Solide cristallin incolore; de blanc à brun, solide cristallin

 

117-118

235,07

Peu soluble

1,42*

 

 

 

 

 

Acide 2-diméthylamino-éthyl-méthacrylique

2867-47-2

Liquide

182-192*

–30*    

157,21

Soluble

0,933

5,4

<0,13

1,2-?

64 cf

 

Acide éthanedioïque, dihydraté 

6153-56-6

Cristaux incolores

 

149-160 (sublimation)

101-102

126,07

Soluble

1,65

4,3-4,4

<1Pa

 

 

 

Acide 2-éthylhexoïque

149-57-5

Liquide incolore

228-229

–59*    

144,21

Soluble

0,903

4,98

4 Pa

0,8-8,6

114 co

310*-371

Acide fluoracétique

144-49-0

Aiguilles; cristaux incolores

165-168

33-35    

78,04

Soluble

1,369 à 36 °C

 

0,25

 

 

 

Acide formique

64-18-6

Liquide incolore

101

8,3-8,4  

46,03

Miscible

1,220

1,59

4,4

14,3-57

46 cf

434-480

Acide fumarique

110-17-8

Cristaux aciculaires,   prismatiques           (sublimation) monocliniques ou en feuillets obtenus à partir de solutions aqueuses; cristaux incolores; poudre blanche cristalline

165

287

(décomposition)

116,07

Peu soluble

1,625-1,635

 

 

3-40

230*

740

Acide gallique

149-91-7

Cristaux prismatiques obtenus à partir de solutions aqueuses; cristaux aciculaires obtenus à partir de solutions dans le méthanol absolu ou le chloroforme

 

253-265 (décomposition)

170,12

Peu soluble

1,694 à 6 °C

 

 

 

>93 cf

 

Acide glycolique

79-14-1

Cristaux incolores; aiguilles

orthorhombiques obtenues à partir de solutions aqueuses; feuillets obtenus à partir de solutions éthanoliques

100

79-80    

76,05

Soluble

1,27*

 

 

 

 

 

Acide heptanoïque

111-14-8

Liquide huileux limpide

222,2

–7,5

130,19

Peu soluble

0,918

4,5

1,3 Pa

1,1-10,1

>110 cf

 

Acide isobutyrique

79-31-2

Liquide incolore

152-155

-47 à

-46

88,11

Très soluble

0,950-0,968

3,0-3,4

0,13

2,0-9,2

55 co

481

Acide isophtalique

121-91-5

Aiguilles

(sublimation)

347-348

166,13

Peu soluble

1,54

5,73

 

 

168*

650*

Acide lactique

598-82-3

Liquide incolore ou cristaux incolores

122

17-18    

90,08

Très soluble

1,206

 

 

 

>74*

 

 

 

Tableau 104.4  •  Propriétés physiques et chimiques

 

Nom chimique et numéro CAS

Couleur/ aspect

Point d ébullition

(°C)

Point

de fusion  (°C)

Masse

moléculaire

(g/mol)

 

Solubilité  dans l’eau

Densité (eau = 1)

Densité de vapeur (air = 1)

Tension de vapeur (kPa)

Limites d’explosibilité

(%)

Point

d’éclair

(°C)

Température d’auto-inflammation (°C)

Acide laurique

143-07-7

Solide incolore; poudre cristalline blanche

91*

43-48    

200,32

Peu soluble

0,868

 

0,13 à 121 °C

 

>110 cf

 

Acide maléique

110-16-7

Cristaux prismatiques monocliniques obtenus à partir de solutions aqueuses; cristaux blancs obtenus à partir de solutions aqueuses, alcooliques ou benzéniques; cristaux incolores

 

130-139

116,07

Très soluble

1,590

4,0

<1 0 Pa

 

 

 

Acide malonique

141-82-2

Cristaux blancs

(sublimation)

135-136

104,06

Très soluble

1,62-1,63

3,6

 

 

172*

 

Acide méthacrylique

79-41-4

Liquide ou cristaux incolores; liquide incolore

162-163

16        

86,09

Soluble

1,015

2,97

0,09-0,13 

1,6-8,8

68 cf

68*

Acide nonanoïque

112-05-0

Liquide huileux incolore à température normale; cristallise en refroidissant; huile jaunâtre

252-255

12-13    

158,24

Peu soluble

0,905-0,907

5,4-5,5

<1 3 Pa

0,8-9,0

100 cf

405

Acide 9-octadécénoïque

112-80-1

Liquide incolore ou presque (au-dessus de

5-7 °C); liquide huileux jaunâtre

286 sous 13,3 kPa

13-16    

282,47

Peu soluble

0,893

 

0,13 à 176°C

 

189 cf

363

Acide oxalique

144-62-7

Acide oxalique anhydre, cristallisé à partir de solutions d’acide acétique glacial donne des cristaux pyramidaux ou octaédriques orthorhombiques allongés; cristaux incolores, transparents ou poudre blanche

150-157 (sublimation)

189      

90,04

Soluble

1,653

4,4

<0,13 Pa

 

 

 

Acide palmitique

57-10-3

Ecailles blanches cristallines; aiguilles obtenues à partir de solutions alcooliques

350-352

63-64    

256,43

Peu soluble

0,853 à 62 °C

 

0,13 à 154 °C

 

>121

 

Acide phtalique

88-99-3

Cristaux; plaquettes obtenues à partir de solutions aqueuses

 

230        (décomposition)

166,13

Peu soluble

2,18 à 191 °C

5,73

 

 

168 cf

 

Acide pivalique

75-98-9

Cristaux colorés

163-164

35-36    

102,13

Peu soluble

0,905 à 50 °C

3,52

1,33 à

60 °C

 

46 cf

 

Acide propionique

79-09-4

Liquide incolore; liquide huileux

141

-21 à    

-20

74,08

Miscible

0,993

2,56

0,32-0,40 

2,1-14,8

52 cf

465

 

 

Tableau 104.4  •  Propriétés physiques et chimiques

 

Nom chimique et numéro CAS

Couleur/              aspect                

Point

d’ébullition (°C)

Point       de fusion  (°C)       

Masse

moléculaire

(g/mol)

 

Solubilité  dans l’eau

Densité (eau=1)

Densité de vapeur (air = 1)

Tension de vapeur (kPa)

Limites

d’explosibilité

(%)

Point

d’éclair

(°C)

Température d’auto-inflammation (°C)

Acide salicylique

69-72-7

Cristaux aciculaires  

blancs, fins ou       

poudre cristalline

blanche ou

floconneuse;

aiguilles par

cristallisation

obtenues à partir de

solutions aqueuses;

prismes

monocliniques par

cristallisation

obtenus à partir de

solutions alcooliques

211 sous

2,66 kPa

158-159

138,12

Peu soluble

1,443

4,8

0,13 à 114 °C

1,1-?

156 cf

540

Acide stéarique

57-11-4

Cristaux                monocliniques en feuillets obtenus à partir de solutions alcooliques; masse cristalline ou poudre blanche ou légèrement jaune

350-383

(décomposition)

69-70    

284,48

Peu soluble

0,941

9,80

0,13 à 174 °C

 

196 cf

395

Acide succinique

110-15-6

 

Petits cristaux        

prismatiques           (décomposition)

monocliniques

blancs; cristaux

tricliniques ou

monocliniques

235

 

185-188

118,09

Peu soluble

1,572

 

 

 

 

 

Acide sulfanilique

121-57-3

Plaquettes orthorhombiques ou cristaux monocliniques obtenus à partir de solutions aqueuses

 

288      

173,19

Peu soluble

1,485

 

 

 

 

 

Acide tartrique

87-69-4

 

168-170

150,09

Très soluble

1,67-1,76

5,18

 

 

150 cf

425

Acide téréphtalique

100-21-0

Aiguilles; cristaux    

ou poudre blancs   

300

(sublimation)

 

166,13

Insoluble

1,51-1,52

5,74

<1Pa

 

260 co

496

Acide p-toluènesulfonique

104-15-4

Cristaux                monocliniques         prismatiques ou en feuillets; cristaux incolores

140 sous

2,66 kPa

104-107

172,20

Très soluble

1,24*

6,0

3,59 à 140 °C

 

184 cf

 

Acide trichloracétique 76-03-9

Cristaux; incolore;    solide blanc

196-197

57-58    

163,39

Très soluble

1,62

 

0,17 à 51,0 °C

 

113*

 

Acide 2,4,5-trichlorophénoxyacétique

93-76-5

Solide blanc; solide brun clair

 

153      

255,48

Peu soluble

1,80

 

<1Pa

 

 

 

Acide trifluoracétique

76-05-1

Incolore; liquide      fumant

72-73

–15      

114,02

Soluble

1,535

3,9-4,0

12,90

 

 

 

Acide valérique

109-52-4

Liquide incolore      

186-187

-35 à     

-34

102,13

Soluble

0,939

3,52

20 Pa

1,6-7,6

86 cf

360-400

Anhydride acétique

108-24-7

Liquide incolore,       très mobile et très réfringent

139-140

–73      

102,09

Soluble

1,081-1,082

3,52

0,5

2,7-10,3

49 cf

316*-392

 

 

Tableau 104.4  •  Propriétés physiques et chimiques

 

Nom chimique et numéro CAS

Couleur/               aspect                

Point

d ébullition

(°C)

Point     

de fusion  (°C)       

Masse

moléculaire

(g/mol)

Solubilité dans l’eau

Densité (eau = 1)

Densité de vapeur (air = 1)

Tension                de vapeur     (kPa)

Limites

d’explosibilité

(%)

 

 

Point

d’éclair

("C)

 

 

 

Température d’auto-inflammation (°C)

Anhydride maléique

108-31-6

Aiguilles                orthorhombiques obtenues à partir de solutions de chloroforme; anhydride maléique fondu de qualité commerciale en briquettes; aiguilles incolores, blocs blancs ou boulettes; aiguilles obtenues à partir de solutions de chloroforme ou d’éther

202

 

 

 

 

 

52-53    

98,06

Soluble

1,31-148

3,4

25Pa       

1,4-7,1      

102 cf

421*-477

Anhydride phtalique

85-44-9

Aiguilles brillantes,  

blanches; paillettes   (sublimation)

solides, jaune pâle

ou incolores;

aiguilles incolores;

cristaux

prismatiques

monocliniques ou

orthorhombiques;

aiguilles blanches

obtenues à partir de

solutions alcooliques

ou benzéniques

285-295

131      

148,12

Peu soluble

1,527 à

4°C

5,10

0,1          

1,7-10,5     

151 cf

570-584

Anhydride propionique

123-62-6

Liquide incolore      

167-170 sous 9,47 kPa

-45 à   

-43

130,14

Réaction

1,011-1,012

4,49

0,12        

1,3-11,9     

63cf

284-285

Anhydride trimellitique

552-30-7

Cristaux; solide        incolore

390

162-169

192,13

Réaction

1,54

6,6

~0          

1-7           

227* co