La gestion des dÉchets hospitaliers

 

M.P. Arias

 

L’adaptation des règles existantes pour l’élimination des déchets hospitaliers et l’amélioration de la sécurité et de l’hygiène sur le plan interne doivent faire partie d’un plan global de gestion des déchets hospitaliers qui définit les procédures à suivre. Cela suppose une bonne coordination des services internes et externes, ainsi que la définition des responsabilités à chaque étape du processus. L’objectif principal est de protéger la santé du personnel, des patients, des visiteurs et du grand public, à l’hôpital et au-delà.

 

En même temps, il ne faut pas négliger la santé des personnes qui entrent en contact avec les déchets lorsque ceux-ci ont quitté le centre médical, et les risques auxquels elles s’exposent devraient être réduits au minimum.

 

Un tel plan devrait faire l’objet d’une campagne de communication et être appliqué selon une stratégie globale ne perdant jamais de vue les réalités du lieu de travail, ni les connaissances et la formation du personnel concerné.

 

Les étapes de la mise en œuvre d’un plan de gestion des déchets sont les suivantes:

 

  informer la direction de l’établissement médical;

  désigner les responsables au niveau de la direction;

  créer un comité permanent de la gestion des déchets présidé par le responsable des déchets de l’établissement médical.

 

Le comité devrait comprendre des représentants des services généraux, du service de soins infirmiers et du service médical. Le rôle du président du comité devrait être:

 

  de dresser un bilan de l’efficacité de la gestion des déchets du centre;

  d’établir un plan interne pour améliorer la gestion;

  d’instituer un programme de formation pour l’ensemble du personnel de l’établissement médical, en collaboration avec le service des ressources humaines;

  de mettre en œuvre le plan, sous la surveillance et le contrôle du comité permanent de la gestion des déchets.

 

Le classement des déchets hospitaliers

Jusqu’en 1992, selon le système classique de gestion des déchets, la plupart des déchets hospitaliers étaient traités comme des déchets dangereux. Depuis, en application d’une technique de gestion plus évoluée, seule une très faible proportion de ce volume considérable de déchets est classée comme dangereuse.

 

Les déchets devraient toujours être classés sur le lieu de leur production. Selon leur nature et leur origine, on distingue quatre groupes:

 

  groupe I: déchets pouvant être assimilés à des déchets ménagers;

  groupe II: déchets hospitaliers non spécifiques;

  groupe III: déchets hospitaliers spécifiques ou déchets dangereux;

  groupe IV: déchets cytostatiques (excédents de médicaments anticancéreux qui ne peuvent être utilisés à des fins thérapeutiques, ainsi que matériel à usage unique qui a été en contact avec ceux-ci, tel qu’aiguilles, seringues, cathéters, gants et dispositifs intraveineux).

 

En fonction de leur état physique, les déchets peuvent être classés comme suit:

 

  solides: déchets contenant moins de 10% de liquide;

  liquides: déchets contenant plus de 10% de liquide.

 

Les déchets gazeux, tels que les chlorofluorocarbures (CFC) des congélateurs et réfrigérateurs, ne sont normalement pas captés (voir l’article «Les gaz anesthésiques résiduels»).

 

Par définition, les déchets ci-après ne sont pas considérés comme des déchets d’établissements sanitaires:

 

  les déchets radioactifs qui, en raison de leur nature même, sont déjà gérés de façon spécifique par le service de radioprotection;

  les cadavres humains et les grandes pièces anatomiques qui sont incinérés ou brûlés selon la réglementation;

  les eaux usées.

 

Les déchets du groupe I

Tous les déchets produits dans l’établissement médical qui ne sont pas directement liés aux activités de soins sont considérés comme des déchets ménagers solides. Selon les ordonnances locales en vigueur, par exemple dans la région de la Catalogne en Espagne, comme dans la plupart des collectivités, les communes doivent procéder au ramassage de ces déchets de façon sélective; les hôpitaux devraient donc se conformer à ce système de tri. Les déchets suivants sont considérés comme pouvant être assimilés aux déchets ménagers selon leur origine:

 

Déchets de cuisine:

 

  déchets alimentaires;

  déchets provenant d’excédents ou d’articles à usage unique;

  emballages et récipients.

 

Déchets produits par les personnes soignées dans l’hôpital et par le personnel non soignant:

 

  déchets de produits de nettoyage;

  déchets abandonnés dans les chambres (par exemple, journaux, revues et fleurs);

  déchets provenant du jardinage et des rénovations.

 

Déchets provenant des activités administratives:

 

  papier et carton;

  matières plastiques.

 

Autres déchets:

 

  récipients en verre;


  récipients en plastique;

  cartons et autres matériaux d’emballage;

  articles à usage unique périmés.

 

Sous réserve qu’ils ne soient pas inclus dans d’autres plans de collecte sélective, les déchets ménagers solides seront placés dans des sacs de polyéthylène blanc qui seront collectés par le personnel de nettoyage et d’entretien.

 

Les déchets du groupe II

Les déchets du groupe II comprennent tous les déchets qui sont des sous-produits des activités médicales et qui ne présentent pas de risque pour la santé ou pour l’environnement. Pour des raisons de sécurité et de santé au travail, le type de gestion interne recommandé pour ce groupe diffère de celui qui est recommandé pour les déchets du groupe I. Selon leur origine, les déchets du groupe II comprennent:

 

Déchets provenant des activités hospitalières, tels que:

 

  matériaux souillés de sang;

  gaze et matériaux utilisés pour traiter les patients non infectieux;

  matériel médical usagé;

  matelas;

  animaux morts ou parties d’animaux morts, provenant des animaleries ou des laboratoires expérimentaux, à condition qu’ils n’aient pas été contaminés par des agents infectieux.

 

Les déchets du groupe II seront placés dans des sacs en poly-éthylène jaune qui seront enlevés par le personnel de nettoyage et d’entretien.

 

Les déchets du groupe III

Le groupe III comprend les déchets hospitaliers qui, en raison de leur nature et de leur origine, peuvent présenter des risques pour la santé ou pour l’environnement si plusieurs précautions spéciales ne sont pas observées lors de leur manipulation et de leur collecte. Les déchets du groupe III peuvent être classés comme suit:

 

Instruments piquants ou tranchants:

 

  aiguilles;

  scalpels.

 

Déchets infectieux. Les déchets du groupe III (comprenant les articles à usage unique), produits lors du diagnostic et du traitement de patients atteints d’une maladie infectieuse, sont énumérés dans le tableau 97.18.

 

Déchets de laboratoire:

 

  matériaux contaminés par des déchets biologiques;

  déchets provenant de travaux effectués sur des animaux contaminés par des substances présentant un risque biologique.

 

Les déchets du groupe III seront placés dans des emballages en polyéthylène répondant à un code couleur (en Catalogne, par exemple, des emballages noirs sont prescrits), rigides, à usage unique et hermétiquement scellés. Ils devraient être clairement étiquetés «déchets hospitaliers dangereux» et les emballages devraient être gardés dans le local de stockage jusqu’à ce qu’ils soient collectés par le personnel de nettoyage et d’entretien. Les déchets du groupe III ne devraient jamais être compactés.

 

Pour faciliter leur collecte et réduire les risques au minimum, les conteneurs ne doivent pas être complètement remplis afin de pouvoir être fermés facilement. Une fois placés dans ces conteneurs rigides, les déchets ne doivent jamais être manipulés. Il est interdit d’éliminer les déchets présentant un danger biologique en les déversant dans le réseau d’égouts.

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Tableau 97.18      Maladies in fectieuses et déchets du groupe III

 

Infections

Déchets contaminés par

Fièvres hémorragiques virales

Tous déchets

  Fièvre hémorragique de Crimée-Congo

  Fièvre de Lassa

  Maladie de Marburg

  Maladie à virus Ebola

  Fièvre hémorragique de Junin

  Fièvre hémorragique de Machupo

  Fièvre à arbovirus

  Absettarov

  Hanzalova

  Hypr

  Kumlinge

  Maladie de la forêt de Kyasanur

  Fièvre hémorragique d’Omsk

  Encéphalite verno-estivale russe

 

Brucellose

Pus

Diphthérie

Angine diphtérique: sécrétions respiratoires

Diphtérie cutanée: sécrétions des lésions cutanées

Choléra

Selles

Maladie de Creutzfelt-Jakob

Selles

Borm

Sécrétions des lésions cutanées

Tularémie

Tularémie pulmonaire: sécrétions respiratoires

Tularémie cutanée: pus

Charbon

Charbon cutané: pus

Charbon pulmonaire: sécrétions respiratoires

Peste

Peste bubonique: pus

Peste pulmonaire: sécrétions respiratoires

Rage

Sécrétions respiratoires

Fièvre Q

Sécrétions respiratoires

Tuberculose active

Sécrétions respiratoires

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Les déchets du groupe IV

Les déchets du groupe IV sont constitués par les excédents des médicaments anticancéreux qui ne peuvent être utilisés à des fins thérapeutiques, ainsi que par tout le matériel à usage unique qui a été au contact de ces médicaments (aiguilles, seringues, cathéters, gants, dispositifs intraveineux, etc.).

 

Etant donné le danger qu’ils représentent pour les personnes et pour l’environnement, les déchets hospitaliers du groupe IV doivent être collectés dans des emballages répondant à un code couleur (en Catalogne, par exemple, ils sont bleus), scellables, à usage unique, étanches, et rigides. Ils doivent être clairement étiquetés «matériaux contaminés chimiquement: agents cytostati-ques».

 

Les autres déchets

Conformément aux objectifs de protection de l’environnement et de gestion efficace des déchets de la collectivité, il serait souhaitable que les établissements médicaux, avec la coopération de tout le personnel et des visiteurs, encouragent et facilitent l’élimination sélective (c’est-à-dire dans des emballages spéciaux réservés à des déchets spécifiques) des déchets recyclables tels que:


 

  le papier et le carton;

  le verre;

  les huiles usagées;

  les piles et les piles-boutons;

  les cartouches d’encre pour imprimantes laser;

  les récipients en plastique.

 

Le protocole établi par le service local du nettoiement pour la collecte, le transport et l’élimination de chacun de ces types de déchets devrait être respecté.

 

L’élimination d’équipements, meubles ou autres matériels encombrants non prévus dans ces instructions devrait être conforme aux recommandations émanant des autorités compétentes en matière d’environnement.

 

Le transport et le stockage internes des déchets

Le transport interne de tous les déchets produits dans l’hôpital devrait être effectué par le personnel de nettoyage et d’entretien, conformément aux programmes établis. Il est important que les recommandations suivantes soient observées pendant le transport des déchets dans l’hôpital:

 

  les récipients et les sacs doivent toujours être fermés pendant le transport;

  les chariots utilisés à cette fin doivent avoir des surfaces lisses et être faciles à nettoyer;

  les chariots doivent être exclusivement réservés au transport des déchets;

  les chariots doivent être lavés quotidiennement avec de l’eau, du savon et de la lessive de soude;

  les sacs ou les récipients à déchets ne doivent jamais être traînés au sol;

  les déchets ne doivent jamais être transférés d’un récipient à un autre.

 

Il doit y avoir dans l’hôpital une zone réservée à l’entreposage des déchets, laquelle doit être conforme aux règles en vigueur et remplir en particulier les conditions suivantes:

 

  elle doit être couverte;

  elle doit être clairement identifiée par une signalisation;

  elle doit être constituée de surfaces lisses faciles à nettoyer;

  elle doit être équipée de l’eau courante;

  elle doit disposer de conduits d’évacuation pour éliminer les liquides éventuellement répandus et l’eau utilisée pour la nettoyer;

  elle doit être équipée d’un système de protection contre l’infes-tation;

  elle doit être située loin des fenêtres et des prises d’air du système de ventilation;

  elle doit être équipée de systèmes d’extinction d’incendie;

  son accès doit être contrôlé;

  elle doit servir exclusivement à l’entreposage des déchets.

 

Toutes les opérations de transport et de stockage de déchets hospitaliers doivent être conduites dans des conditions de sécurité et d’hygiène maximales. En particulier, il ne faut pas oublier que:

 

  tout contact direct avec les déchets doit être évité;

  les emballages ne doivent pas être trop remplis pour pouvoir être fermés facilement;

  les emballages ne doivent pas être vidés dans d’autres emballages.

 

Les déchets biologiques et chimiques liquides

Les déchets liquides peuvent être classés comme déchets biologiques ou chimiques.

 

Les déchets biologiques liquides

Les déchets biologiques liquides peuvent généralement être directement déversés dans le réseau d’évacuation de l’hôpital, car il n’est pas nécessaire de les traiter avant de les éliminer. Font exception les déchets liquides provenant des patients atteints de maladies infectieuses et les cultures en milieu liquide des laboratoires de microbiologie, qui doivent être recueillis dans des récipients spécifiques et traités avant d’être rejetés.

 

Il est important que les déchets biologiques soient déversés directement dans le réseau d’évacuation en évitant toute projection. Si la chose n’est pas possible et qu’ils sont recueillis dans des récipients à usage unique qui sont difficiles à ouvrir, il convient de ne pas ouvrir de force le récipient, mais de l’éliminer en tant que déchet solide du groupe III. Quand les déchets liquides sont éliminés comme les déchets solides du groupe III, il faudrait tenir compte du fait que les conditions de travail diffèrent lors de la désinfection des déchets liquides et solides. Toutes ces mises en garde doivent être gardées à l’esprit afin de garantir l’efficacité du traitement.

 

Les déchets chimiques liquides

Les déchets chimiques liquides produits dans les hôpitaux (généralement dans les laboratoires) peuvent être classés en trois groupes:

 

  les déchets liquides qui ne devraient pas être déversés dans le réseau d’égouts;

  les déchets liquides qui peuvent être déversés dans le réseau d’égouts après avoir été traités;

  les déchets liquides qui peuvent être déversés dans le réseau d’égouts sans avoir été traités au préalable.

 

Cette classification est basée sur des considérations liées à la santé et à la qualité de vie de la collectivité tout entière, à savoir:

 

  la protection de l’approvisionnement en eau;

  la protection du réseau d’égouts;

  la protection des stations d’épuration des eaux usées.

 

Les déchets liquides qui peuvent constituer un danger sérieux pour les personnes ou l’environnement parce qu’ils sont toxiques, nocifs, inflammables, corrosifs ou cancérogènes doivent être séparés et collectés de manière à pouvoir être ensuite récupérés ou détruits. Ils doivent être recueillis comme suit:

 

  chaque type de déchet liquide doit être placé dans un récipient séparé;

  le nom du produit ou du composant le plus important du déchet doit être mentionné en volume;

  chaque laboratoire, à l’exception du laboratoire d’anatomo-pathologie, doit fournir ses propres récipients pour le recueil des déchets liquides, correctement étiquetés avec la mention du produit ou de la famille de produits qu’ils contiennent. Périodiquement (de préférence à la fin de chaque journée de travail), ils doivent être vidés dans des récipients spécifiquement étiquetés, qui doivent être gardés dans le local de stockage jusqu’à ce qu’ils soient collectés à intervalles appropriés par le sous-traitant chargé de l’élimination des déchets;

  une fois que chaque récipient est correctement étiqueté avec la mention du produit ou de la famille de produits qu’il contient, il doit être placé dans des conteneurs spéciaux dans les laboratoires;

  la personne responsable du laboratoire, ou toute autre directement déléguée par ses soins, signera et tamponnera un bordereau de contrôle, que le sous-traitant devra remettre au service qui supervise la sécurité, l’hygiène et l’environnement.


 

Les mélanges de déchets biologiques et chimiques liquides

Le traitement des déchets chimiques est plus agressif que celui des déchets biologiques. Les mélanges de ces deux types de déchets doivent être traités selon les mêmes procédures que les déchets chimiques liquides. Les étiquettes apposées sur les récipients doivent mentionner la présence de déchets biologiques.

 

Toutes les matières cancérogènes, mutagènes ou tératogènes, solides ou liquides, doivent être placées dans des emballages rigides, répondant à un code couleur, spécialement conçus et étiquetés pour ce type de déchets.

 

Les animaux morts qui ont été contaminés par des substances présentant un risque biologique seront éliminés dans des récipients rigides fermés, qui seront stérilisés avant d’être réutilisés.

 

L’élimination des instruments acérés

Les instruments piquants ou tranchants (par exemple, les aiguilles et les bistouris), après usage, doivent être placés dans des récipients rigides spéciaux, répartis dans tout l’hôpital à des endroits stratégiques. Ils seront éliminés en tant que déchets dangereux, même s’ils proviennent de patients non infectieux. Ils ne doivent jamais être jetés ailleurs que dans les récipients spéciaux.

 

Il convient de rappeler sans cesse aux personnels de santé les dangers des coupures ou des piqûres accidentelles avec ce type de matériel, et de les informer de la nécessité de déclarer ces accidents quand ils surviennent, afin que les mesures de prévention qui s’imposent soient prises. Il conviendrait en particulier de donner pour consigne de ne pas tenter de remettre en place le capuchon de protection sur les aiguilles hypodermiques usagées avant de les jeter dans le récipient spécial.

 

Quand cette solution est possible, les aiguilles devant être jetées dans ces récipients sans capuchon de protection peuvent être détachées des seringues qui, elles, peuvent généralement être éliminées en tant que déchets du Groupe II à partir du moment où elles sont sans aiguille. De nombreux récipients sont munis d’un ergot permettant de séparer la seringue de l’aiguille sans risque de piqûre pour l’utilisateur, ce qui permet d’économiser de la place dans le récipient pour y mettre plus d’aiguilles. Ces récipients, qui ne doivent jamais être ouverts par le personnel hospitalier, doivent être collectés par le personnel d’entretien désigné et transportés pour que leur contenu soit traité de façon appropriée.

 

S’il n’est pas possible de séparer l’aiguille dans de bonnes conditions de sécurité, l’ensemble solidaire constitué par la seringue et l’aiguille doit être considéré comme présentant un risque biologique et être placé dans le récipient spécial.

 

Ces récipients seront collectés par le personnel de nettoyage et d’entretien.

 

La formation du personnel

Il convient de mettre en place un programme de formation continue à la gestion des déchets pour l’ensemble du personnel hospitalier afin de convaincre ce dernier, à tous les niveaux, de la nécessité absolue de se conformer à tout moment aux règles établies pour la collecte, l’entreposage et l’élimination des déchets de toute sorte. Il est particulièrement important que le personnel de nettoyage et d’entretien connaisse bien les protocoles pour reconnaître et traiter les différentes catégories de déchets dangereux. Les personnels d’entretien, de sécurité, et de lutte contre l’incendie doivent aussi être entraînés à réagir comme il convient en cas d’urgence.

 

Il est également important que le personnel d’entretien soit informé et formé quant à la conduite à tenir en cas d’accident.

 

En particulier quand le programme est mis en route, le personnel d’entretien devrait être informé de la nécessité de déclarer tous problèmes susceptibles de gêner l’exécution des tâches qui lui sont imparties. Pour cela, on peut lui remettre des fiches ou des formulaires spéciaux lui permettant de les consigner.

 

Le comité de la gestion des déchets

Un comité permanent de la gestion des déchets, établi comme il a été dit plus haut, devrait être créé et se réunir régulièrement, au moins une fois par trimestre, pour suivre l’exécution du programme de gestion des déchets et régler les problèmes éventuels accompagnant sa mise en œuvre. Le comité devrait être ouvert à tout membre du personnel hospitalier confronté à des difficultés ou à des préoccupations liées aux déchets et ce dernier devrait pouvoir avoir accès si nécessaire aux responsables de plus haut rang.

 

La mise en œuvre du plan

Le succès du programme dépend dans une large mesure de la façon dont il est mis en œuvre.

Etant donné que le soutien et la coopération des divers services et comités de l’hôpital sont essentiels, il convient de présenter le programme détaillé à des groupes tels que l’administration de l’hôpital, les comités d’hygiène et de sécurité et le comité de lutte contre les infections. Il est également nécessaire que le programme soit validé par des organismes communaux tels que les services de santé, de protection de l’environnement et du nettoiement. Chacun d’eux peut proposer des modifications utiles, en particulier à propos de la manière dont le programme a des incidences sur son domaine de compétence.

 

Une fois élaborées les grandes lignes du programme, un essai pilote dans un secteur ou un service choisi devrait permettre d’en corriger les imperfections et de résoudre les problèmes imprévus. Quand l’exercice est terminé et que les résultats ont été analysés, le programme peut être progressivement mis en œuvre dans l’établissement médical tout entier. Une présentation, avec supports audiovisuels et distribution d’une documentation descriptive, peut être faite dans chaque service et suivie de la distribution des sacs ou des récipients requis. Après le démarrage du programme, le service devrait être visité afin que toute modification nécessaire puisse être entreprise. C’est de cette façon qu’on peut obtenir la participation et l’appui du personnel hospitalier tout entier, sans lequel le programme n’aurait aucune chance de réussir.