Introduction
Pourquoi le partage des connaissances est-il important pour le BIT?
Partage des connaissances au BIT:
initiatives et bonnes pratiques
- Facteurs contribuant au partage des connaissances
- Outils pour l’intégration de l’emploi et du travail décent
- Bibliothèques du BIT
- Unité des dossiers et archives
- Centre international de formation à Turin
- Institut international d'études sociales
- Etude de référence sur le partage des connaissances
- Partager au quotidien
Conclusions
- Le partage des connaissances nécessite une approche globale visant l'ensemble de l'organisation
- Toutes les méthodes de partage des connaissances sont contextuelles
- Les projets de coopération technique offrent au partage des connaissances un domaine d'application particulièrement prometteur
- Le partage des connaissances doit être relié aux autres stratégies
- Il est important de savoir répondre aux attentes
- Pour important que soit leur rôle, les technologies de l'information ne doivent pas dicter la stratégie
Liens avec les autres stratégies du BIT
- Stratégie en matière de ressources humaines
- Stratégie de la recherche
- Les technologies de l'information
- La stratégie d'évaluation
Stratégie axée sur les résultats
Introduction
1. Le programme et budget pour 2008-09 [1] invite le Bureau à présenter à la 300e session du Conseil d'administration une stratégie de gestion des connaissances comportant des éléments relatifs aux technologies de l'information et aux ressources humaines. Par ailleurs, le rapport sur le renforcement de la capacité de l'OIT, présenté à la 96e session de la Conférence internationale du Travail, fait du partage des connaissances l'un des six principaux objectifs du programme de renforcement des capacités de l'Organisation [2].
Les conclusions de la CIT confirment largement cette orientation, en précisant notamment que «le BIT doit améliorer ses connaissances, sa base de compétences, de même que ses capacités de collecte et de traitement de l'information ainsi que d'analyse, dans tous les domaines, tant au siège que dans les régions» [3].
Il convient également de signaler que le Corps commun d'inspection est en train de réaliser une étude sur la gestion des connaissances dans le système des Nations Unies, afin de pouvoir recommander la mise au point d'un corpus commun de définitions, de termes, de normes générales et de directives sur la gestion des connaissances [4].
2. Pour être complète et détaillée, une stratégie de gestion des connaissances doit comporter de nombreuses dimensions et pouvoir couvrir la totalité des opérations oe création, collecte, saisie, stockage, codification, transfert, diffusion oe relatives aux connaissances. Le présent document traite du partage des connaissances, c'est-à-dire du transfert et de la diffusion de ces dernières, ainsi que de la mise en place du cadre qui permettra d'institutionnaliser les activités correspondantes au sein du BIT. La notion de connaissance est évidemment beaucoup plus riche que celle d'information, puisqu'elle désigne un savoir qui est la fois théorique et pratique [5].
Partager les connaissances, ce n'est pas tant rassembler et compiler des documents que mettre à la disposition des particuliers le savoir dont ils ont besoin.
3. Cette stratégie s'inspire des enseignements qui ont pu être tirés de l'expérience acquise jusqu'à ce jour, essaie de donner davantage d'impact à certaines activités déjà en cours, établit des liens précis avec des stratégies apparentées et propose l'introduction, au cours de la période 2008-09, d'un certain nombre de nouveaux outils et pratiques de partage des connaissances. La stratégie vise en outre à poser les fondements
d'une stratégie globale de gestion des connaissances qui sera développée à moyen terme dans le cadre du prochain cadre stratégique.
4. L'objectif général de cette stratégie de partage des connaissances est d'améliorer la qualité du travail du BIT, l'accent étant mis à cet égard sur l'innovation, les résultats et l'efficacité opérationnelle.
La stratégie attache de l'importance au fait que le partage des connaissances s'opère à l'intérieur comme à l'extérieur de l'Organisation et insiste sur le rôle fondamental des mandants, à la fois sources et destinataires des connaissances; elle inscrit résolument le partage des connaissances dans le cadre d'orientation axé sur les résultats du BIT et le relie aux stratégies mises en œuvre dans le domaine des ressources humaines, de la recherche, des technologies de l'information et de l'évaluation.
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Pourquoi le partage des connaissances est-il important pour le BIT?
5. Le partage des connaissances revêt une importance stratégique pour toute organisation fondée sur le savoir. Comme beaucoup d'autres organisations de ce type, le BIT est amené à gérer un stock de connaissances oe ensemble d'activités qui s'étendent de la collecte des données à la diffusion des connaissances en passant par les travaux de recherche, de compilation, de stockage et la codification. Le Bureau crée, accumule et diffuse une masse importante de connaissances, mais ces dernières ne sont toutefois pas de qualité égale, restent dispersées dans une multitude de documents et de formats, et ne font pas l'objet d'une stratégie de diffusion cohérente.
6. La plupart des membres du personnel du BIT pratiquent déjà le partage des connaissances, sous une forme ou sous une autre, dans le cadre de leurs activités quotidiennes. Le Cadre stratégique pour 2006-2009 souligne la nécessité d'institutionnaliser et d'opérationnaliser le partage des connaissances de telle sorte qu'il fasse véritablement partie intégrante des politiques et des procédures courantes et des activités quotidiennes du BIT [6].
Travaillant en collaboration avec les mandants de l'OIT, le Bureau doit s'attacher à mobiliser la masse de connaissances sur le monde du travail dont dispose l'Organisation, le but étant d'en extraire, puis de diffuser et d'exploiter, les enseignements les plus précieux et d'éviter que du temps et des ressources ne soient gaspillés à la recherche d'un savoir dont nous disposons déjà.
7. On s'est beaucoup attaché, tout particulièrement au cours des vingt dernières années[7], à étudier et à comprendre les avantages que les organisations peuvent tirer du partage des connaissances. On a constaté que cette démarche permettait notamment de mettre au jour des connaissances implicites ou des ressources cachées; d'identifier les domaines dans lesquels les connaissances sont encore lacunaires; de créer un espace propice à la réflexion, à l'innovation, à la recherche de solutions aux problèmes, à l'échange d'expériences et de bonnes pratiques, et à la circulation du savoir entre disciplines. Les connaissances revêtent évidemment des formes multiples, et c'est pourquoi il faut des stratégies bien différenciées pour aménager les voies qui permettent d'accéder facilement et en temps voulu au savoir dont on a besoin. En ce qui concerne le BIT, il est certain que le fait d'encourager un dialogue plus soutenu entre les spécialistes de divers domaines permettrait d'enrichir la recherche et favoriserait la mise en place d'une approche plus globale, tant pour les orientations stratégiques que pour les conseils techniques. Dans le cadre d'un projet de coopération technique du BIT, il semble que cela permettrait notamment [8]:
- d'améliorer la qualité du travail et de renforcer l'impact des activités;
- d'éviter les doublons;
- d'imprimer l'élan voulu aux méthodes de travail;
- de diffuser les connaissances;
- de favoriser une reconnaissance mutuelle favorable à la promotion de bonnes relations entre collègues et partenaires;
- de mobiliser l'information nécessaire dès le lancement du projet, afin qu'il soit moins nécessaire de «l'alimenter» au cours de sa mise en œuvre;
- de cerner les problèmes en amont;
- de créer des conditions telles que l'on ait davantage de chances de pouvoir compter sur des apports d'informations utiles;
- de favoriser le partage ou la délégation des responsabilités;
- de créer une atmosphère de travail favorable et de renforcer l'esprit d'équipe.
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Partage des connaissances au BIT: initiatives et bonnes pratiques
8. Plusieurs éléments contribuent à promouvoir le partage des connaissances au sein du BIT; en effet, les programmes par pays de promotion du travail décent (PPTD) et les cadres d'assurance qualité qui leur sont associés, la gestion axée sur les résultats, la prise en compte de la gestion stratégique dans le système IRIS, la rationalisation des stratégies, les initiatives focales et les résultats communs, et l'orientation de plus en plus programmatique et thématique de la coopération technique contribuent tous à l'instauration d'un climat d'ouverture propice à la mise en commun du savoir.
9. La mise au point d'un outil majeur de partage des connaissances a été entreprise par l'OIT à la demande du Conseil des chefs de secrétariat des organismes des Nations Unies pour la coordination (CCS): la «Panoplie de mesures garantissant la prise en compte généralisée des objectifs de plein emploi et de travail décent». Cet outil a été élaboré par l'OIT en collaboration avec le système des Nations Unies en réponse à la Déclaration ministérielle de l'ECOSOC de 2006, qui appelait toutes les institutions à «collaborer activement à l'élaboration […] d'une panoplie type de mesures pour promouvoir un travail décent». Cet outil a été adopté par le CCS en avril 2007, et l'on dispose aujourd'hui d'une vaste panoplie de moyens de partage des connaissances au sein du système des Nations Unies, mais avec des perspectives intéressantes pour répondre à des besoins spécifiques par secteur, par pays, par public et par thème, grâce à l'élaboration de versions adaptées, étendues à l'ensemble de la communauté de développement.
10. La Panoplie de mesures garantissant la prise en compte généralisée des objectifs de plein emploi et de travail décent comprend une liste de contrôle et une série d'outils que l'ensemble du système doit déterminer et mettre en ligne (dans un premier temps, tous les organismes membres du CCS sont convenus de suivre cette démarche et de faire rapport à cet organe). Les institutions établiront la liste de contrôle de manière à avoir une valeur de base pour mesurer les progrès accomplis en 2010 et 2015, en rattachant la panoplie à des plans d'action assortis de délais de manière à obtenir de meilleurs résultats dans le domaine de l'emploi et du travail décent dans le cadre de leurs propres mandat et programme d'action aux niveaux mondial, régional et national. Cette démarche est appuyée par un processus d'identification et de mise en ligne des outils concernant des aspects du travail décent que doivent engager les diverses institutions. Il sera procédé à un grand exercice de partage des connaissances au sein du système, avec des implications précises quant à l'objectif de cohérence des politiques à tous les niveaux. Il s'agira, pour l'essentiel, de créer des cercles professionnels par thème dans le cadre de l'Agenda du travail décent en général, en favorisant un processus de renforcement réciproque des capacités et d'enrichissement mutuel des connaissances. L'OIT apportera une assistance technique à ce processus, mais recevra aussi des contributions techniques d'autres institutions avec lesquelles il y a lieu de s'entendre sur les efforts à déployer de manière concertée.
11. La mise en ligne d'outils par le système des Nations Unies sera progressivement étendue aux autres institutions par la communauté de développement: organismes donateurs, banques de développement, institutions régionales et nationales, etc. Ces outils sont classés
en trois grandes catégories: les outils indiquant la manière de procéder (manuels, directives, matériels didactiques), les outils fondés sur les connaissances (notes d'orientation, études, évaluations, réseaux de connaissances, données) et les bonnes pratiques (avec une couverture régionale et nationale). Ces outils ainsi que la liste de contrôle seront mis en ligne sur une plate-forme interactive facilement accessible par toutes les institutions et offrant une possibilité d'interaction à l'aide de blogs ou de «forums électroniques» constitués autour de thèmes. Cette plate-forme interactive fera office d'«examen par des pairs» des outils et autres matériels mis en ligne sur le site Web, ce qui lui conférera une valeur ajoutée.
12. Cette démarche aura incontestablement des effets sur le partage des connaissances au sein de l'OIT, aussi bien au siège que dans les services extérieurs; en effet, elle offrira la possibilité d'interagir plus efficacement avec d'autres institutions et de diffuser des outils appropriés au-delà du cadre de l'OIT. Il est essentiel d'appliquer cette approche à l'ensemble de l'Organisation pour y enraciner le partage des connaissances de manière à favoriser l'extension desdites connaissances aux autres partenaires extérieurs.
13. La bibliothèque du BIT est une institution essentielle qui permet aux mandants comme au
grand public d'accéder aux connaissances sur le monde du travail. Sa contribution au
partage des connaissances s'opère selon des voies multiples - sélection, rassemblement,
organisation et diffusion de l'information interne et externe, orientation des usagers vers
les sources d'expertise de l'Organisation, préservation de la mémoire institutionnelle de
l'Organisation et accès thématiques à l'ensemble des publications dans lesquels s'incarne
cette mémoire, gestion d'un réseau mondial d'information destiné à améliorer la diffusion
du savoir de l'Organisation dans l'ensemble des régions. La mobilisation des
connaissances tacites constituant un enjeu essentiel en matière de partage des
connaissances, la bibliothèque du BIT s'est vu attribuer le rôle de point focal chargé
d'organiser des rencontres qui permettront aux membres du personnel d'échanger leurs
connaissances.
14. Pour assurer un partage effectif des connaissances, améliorer le travail de recherche et
renforcer les capacités techniques de l'Organisation, il est essentiel de pouvoir aussi bien
accéder aux connaissances existantes que d'identifier les déficits de savoir. En phase avec
l'évolution dynamique du savoir, la bibliothèque du BIT développe en permanence une
base de données accessible aux mandants, au grand public et au personnel du BIT. Par
l'intermédiaire de ses services d'information, de Labordoc, la base de connaissances en
ligne du Bureau, des ressources en ligne qu'elle gère et de son programme de
numérisation, qui permet d'accéder en ligne à une masse toujours plus importante de
publications du BIT, la bibliothèque du BIT offre aux usagers du monde entier la
possibilité d'accéder à tout moment au gisement de connaissances de l'Organisation.
15.
Le rôle de l'unité des dossiers et archives (DOSCOM) est en premier lieu de s'assurer de la
bonne conservation des dossiers officiels du Bureau et de préserver les documents propres
(au format papier, électronique, photographique ou filmique) sur le moyen et long terme.
La constitution et l'accroissement de cette mémoire sont le fruit de la bonne
compréhension et de l'observation par l'ensemble du personnel du BIT des règles de
gestion et de classement des correspondances, rapports internes et externes et autres
documents reçus ou produits par le Bureau. Dans la perspective d'un meilleur partage de
l'information, le Comité des archives et DOSCOM ont axé leur activité sur le
développement de la gestion électronique des documents (EDMS) et sur la formation du
personnel en matière de gestion des documents et des dossiers officiels. A terme, les
fonctionnaires et les services devraient accéder à distance, de manière centralisée et
cohérente, au contenu de l'ensemble des dossiers actifs ou susceptibles de leur permettre
d'effectuer leurs tâches dans les meilleures conditions. Cette politique a pour corollaire une
uniformisation des plans de classements des bureaux extérieurs, qui devrait permettre une
meilleure interopérabilité entre le siège et le terrain.
16. En dispensant la formation qui assure la transmission du savoir, le Centre international de
formation de Turin (le Centre) joue également un rôle essentiel pour la stratégie de partage
des connaissances du BIT. Le Centre a fondé ses diverses activités sur une méthode
pédagogique axée sur l'apprenant. Les participants sont de plus en plus associés au partage
comme à la création des connaissances, et le Centre continue de diffuser le savoir en
provenance de l'Organisation et d'ailleurs. Compte tenu de l'évolution des technologies de
l'information, l'apprentissage en ligne fait désormais partie des activités du Centre et peut
s'appuyer sur des bases de données alimentées par de multiples sources. Grâce aux espaces
virtuels créés à cet effet, participants et experts peuvent partager les pratiques et les outils.
Le Centre a mis sur pied un certain nombre de communautés thématiques de pratique où
collaborent participants et experts [9]. La spécificité du Centre résidant dans une alliance de
compétences techniques et pédagogiques, la participation à des réseaux internationaux
spécialisés lui permet de se tenir au courant de toutes les évolutions, tant en ce qui
concerne les contenus que les méthodes [10]. Enfin, le Centre participe activement aux
plates-formes de partage des connaissances organisées au sein du système des Nations
Unies.
17. L'Institut international d'études sociales (IIES) joue un rôle particulièrement important
dans l'établissement de relations avec les chercheurs extérieurs. Il est en effet crucial pour
l'OIT de pouvoir tirer parti du savoir que les établissements d'enseignement et les réseaux
du monde entier produisent sur les problématiques qui la concernent au plus haut point.
L'IIES crée des espaces d'échange et de dialogue - conférences de recherche, exposés,
établissement de relations avec des associations internationales et des centres nationaux de
formation; il participe au développement de réseaux externes poursuivant des recherches
dans des domaines qui intéressent de près l'Organisation; il s'attache, par le biais de son
programme de recherche, à enrichir un gisement de connaissances portant sur des
questions essentielles pour l'OIT, et organise débats et discussions sur ces questions dans
le cadre de séances de travail, internes ou externes. Un nouveau projet sur l'histoire du BIT
ouvre à cet égard une perspective de travail particulièrement intéressante.
18. Une étude de référence sur le partage des connaissances dans le BIT a été lancée en juillet
2007. Le personnel a été invité à cet effet à remplir un questionnaire en ligne. Le but de
cette étude était de recenser les points forts et les faiblesses de l'Organisation afin de
pouvoir mieux orienter les ressources et les efforts. Il s'agissait également d'identifier les
départements disposant d'un important capital de connaissances et d'examiner comment il
serait possible de mieux partager ces ressources avec le reste de l'Organisation. Toutes les
données rassemblées dans le cadre de cette étude sont en train d'être classées par secteur,
département et unité de travail et les résultats seront publiés avant la fin de 2007. Cet outil
servira à l'avenir de référence pour mesurer les progrès. L'enquête a porté sur les huit
paramètres retenus en matière de partage des connaissances:
- mise en place d'une culture favorable;
- capitalisation de l'expérience;
- accès aux sources externes d'information;
- systèmes de communications;
- mécanismes permettant de formuler des conclusions;
- développement de la mémoire institutionnelle;
- intégration de l'acquisition des connaissances dans les politiques et les stratégies;
- mise en application concrète du savoir.
19. Parallèlement aux diverses activités et initiatives évoquées plus haut, un riche travail de
partage des connaissances se poursuit au quotidien avec les mandants, le grand public et au
sein du Bureau, grâce notamment à un ensemble de publications sectorielles et régionales,
au site Internet public de l'Organisation, et à divers réseaux et communautés de pratique [11].
Au nombre de ces initiatives figurent les bases de données ILOLEX et NATLEX et le site
Web d'IPEC (Secteur des normes et des principes et droits fondamentaux au travail); le
Département de la création d'emplois et du développement de l'entreprise (Secteur de
l'emploi); CIARIS et Community Zero (Secteur de la protection sociale); le Réseau de
recherche pour le mouvement syndical international (GURN) et le Programme pour
l'amélioration des conditions de travail (Secteur du dialogue social); le réseau qui s'occupe
des questions d'égalité entre hommes et femmes (GENDER); la plate-forme pour le
partage des connaissances dans le cadre de la réforme des Nations Unies (PARDEV); le
réseau des fonctionnaires chargés de la certification financière (Secteur de la gestion et de
l'administration). Dans les régions, on peut citer la démarche de partage des connaissances
entreprise par les bureaux sous-régionaux de San José et de Port of Spain, le réseau de
connaissances sur le travail décent pour l'Asie, le forum régional sur l'emploi pour
l'Afrique, le réseau sur le droit du travail et les relations professionnelles pour l'Europe du
Sud-Est, ainsi que les projets d'échanges d'informations sur l'emploi et l'égalité entre
hommes et femmes menés dans les Etats arabes. Les manifestations auxquelles ont
participé le bureau régional pour les Etats arabes, le bureau régional pour l'Afrique et le
bureau sous-régional pour l'Asie sont un bon exemple de coopération interrégionale en
matière de partage des connaissances. On trouvera sur le site Web de l'OIT davantage
d'informations sur ces diverses initiatives [12].
20. Les paragraphes précédents mettent en lumière tout l'éventail d'initiatives et de pratiques
relatives au partage des connaissances mises en œuvre au sein du BIT, éventail qui s'étend
des composantes spécifiques intégrées dans les projets de coopération technique aux
réseaux de savoir et communautés de pratique formels et informels opérationnels au siège
et dans les régions, en passant par l'ensemble des initiatives, pratiques et outils élaborés en
collaboration avec les mandants, les partenaires du système des Nations Unies, les parties
intéressées et le grand public. On constate cependant que la conception et la mise en œuvre
de ces diverses activités et pratiques souffrent d'un certain manque de coordination et ne visent généralement qu'un public relativement restreint. Il arrive en outre que l'on néglige
les possibilités qui s'offrent en matière d'acquisition de connaissances et qu'il faille
renoncer peu à peu à certaines activités, faute d'avoir réussi à les inscrire dans une
perspective à long terme. Les membres du personnel qui participent à ce champ d'activité
sont aussi motivés qu'enthousiastes, mais sont souvent déçus par le manque d'encadrement
institutionnel, par le caractère encore embryonnaire de la culture de valorisation du savoir,
ainsi que par l'absence des conditions institutionnelles nécessaires au développement et à
l'essor des activités relatives au partage des connaissances.
21. Le principal défi à relever pour le BIT sera par conséquent de parvenir à adopter un mode
de travail beaucoup plus largement axé sur l'échange et la collaboration, tant en interne
qu'avec l'extérieur, de sorte qu'il soit possible de tirer le meilleur parti possible des
connaissances et du savoir-faire du personnel et des mandants. Avant d'entreprendre des
activités qui risquent soit de donner lieu à la production d'un savoir qui existe déjà, soit de
ne pas exploiter suffisamment les connaissances disponibles, il convient d'aménager des
voies d'accès au savoir et de modifier les pratiques de travail, afin que ceux qui le
souhaitent puissent accéder aux connaissances dont ils ont besoin.
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Conclusions
22. L'évaluation de divers projets de coopération technique comportant des composantes
relatives au partage des connaissances [13] et l'étude d'autres expériences effectuées dans ce
domaine au BIT ainsi que dans un certain nombre d'organisations des Nations Unies et
autres organisations internationales ont permis de formuler un certain nombre de
conclusions.
Le partage des connaissances nécessite une approche
globale visant l'ensemble de l'organisation
Pour que le partage des connaissances soit efficace à long terme, il faut impérativement
qu'il soit mis en œuvre dans l'ensemble de l'organisation. Les initiatives isolées ne
peuvent avoir dans ce domaine qu'une portée limitée. La démarche aura un impact
maximal si elle s'enracine profondément dans la pratique quotidienne et fait l'objet d'un
investissement durable.
Toutes les méthodes de partage des connaissances
sont contextuelles
Certaines méthodes peuvent être plus efficaces que d'autres selon le contexte. Si les
échanges directs entre personnes ont souvent donné de bons résultats, les espaces virtuels
et autres outils informatiques participatifs jouent un rôle de plus en plus important. Le
contact interpersonnel direct pourrait d'ailleurs devenir de moins en moins indispensable [14] à mesure que les outils informatiques participatifs évoluent, deviennent plus accessibles et que leur usage se généralise.
Les projets de coopération technique offrent
au partage des connaissances un domaine
d'application particulièrement prometteur
Le partage des connaissances est particulièrement important pour les projets de
coopération technique, la réussite de ces derniers supposant en effet que l'on puisse
s'appuyer sur l'expérience d'autres pays, s'inspirer d'autres projets et utiliser les outils
existants. D'où la nécessité de mettre au point une méthode qui permette de partager les
principales conclusions, recommandations et enseignements des projets de coopération
technique, et de trouver les moyens de capitaliser les connaissances institutionnelles des
membres du personnel qui cessent leur activité une fois le projet mené à terme.
Le partage des connaissances doit être relié
aux autres stratégies
Le partage des connaissances ne doit pas être pensé ni appliqué en dehors des autres
stratégies. Trois facteurs conditionnent la réussite de la démarche - une importante
composante en ressources humaines, un niveau minimum d'investissements dans les
technologies de l'information, et une culture de valorisation du savoir qui s'oppose à toute
vision parcellaire et compartimentée de ce dernier et s'attache en revanche à privilégier et
promouvoir le partage et l'échange.
Il est important de savoir répondre aux attentes
Knowledge sharing does not yield immediate results and its impact is not easy to measure.
IEn matière de partage des connaissances, les résultats ne sont pas immédiats et l'impact est
difficile à mesurer. Il est préférable que la démarche s'inscrive dans une perspective à long
terme et repose sur une approche progressive fondée sur l'expérience. Par exemple, une
évaluation de la stratégie de partage des connaissances de la Banque mondiale effectuée en
2003 conclut que, même si elle a réussi à promouvoir une culture plus favorable à
l'échange, la Banque mondiale n'est pas parvenue à intégrer le partage des connaissances
dans ses activités quotidiennes [15].
Pour important que soit leur rôle, les technologies
de l'information ne doivent pas dicter la stratégie
IDes outils informatiques comme le courrier électronique, l'Intranet, les systèmes de
gestion des documents électroniques et des contenus Web favorisent l'échange de
connaissances entre organisations et au sein de ces dernières. On constate cependant trop
fréquemment une tendance regrettable à s'attacher davantage aux moyens, c'est-à-dire aux
technologies, qu'aux objectifs dont ces dernières sont censées permettre la réalisation. La
technologie doit s'appuyer sur une stratégie de partage des connaissances et être à son
service, et non l'inverse. Le choix de la technologie reste néanmoins un facteur important:
il importe qu'elle soit peu onéreuse, facile d'accès et d'entretien, et accessible au plus
grand nombre possible d'usagers.
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Liens avec les autres stratégies du BIT
23. TLes paragraphes qui suivent identifient les principaux liens et les principales interactions
entre la stratégie de partage des connaissances et un certain nombre d'autres stratégies
connexes dans le cadre de la gestion axée sur les résultats mise en application au BIT.
Stratégie en matière de ressources humaines:
promotion d'une culture de l'apprentissage (GB.292/PFA/17), (pdf 122 KB)
24. Une stratégie de partage des connaissances doit être bien ancrée dans la stratégie de
gestion des ressources humaines car son succès passe par son intégration dans le processus
de recrutement et de sélection, par l'apprentissage et le perfectionnement du personnel, par
un suivi du comportement professionnel et par un système de récompense, sans oublier
qu'elle doit s'inscrire dans une perspective de mobilité et de réaffectation. Il convient de
réviser le cadre de compétences du Bureau de manière à y inclure le partage des
connaissances en tant que l'une des compétences organisationnelles fondamentales.
25. L'importance accrue du partage des connaissances en tant que compétence se remarquera
mieux aux diverses étapes du processus de recrutement et de sélection. Ainsi, la nécessité
de s'engager à un partage des connaissances sera-t-elle soulignée dans les descriptions
d'emplois et dans les annonces de vacance de postes, et les membres du groupe de
sélection qui assistent aux entretiens détermineront si les candidats sont aptes à
comprendre le concept de partage des connaissances et s'ils sont prêts à le mettre en
pratique. Les exercices effectués sous la conduite des centres d'évaluation feront
également l'objet d'un examen visant à déterminer l'expérience pratique des candidats en
matière de partage des connaissances.
26. TLe Département du développement des ressources humaines (HRD) examine les
programmes d'apprentissage et de perfectionnement du personnel afin de souligner
l'importance de la fonction de partage des connaissances. Le cas échéant, les activités
d'apprentissage comporteront un élément visant à promouvoir et souligner l'importance de
cette fonction. En outre, l'inscription à un module de formation sur le partage et la gestion
des connaissances dans le cadre du Programme d'amélioration des méthodes de gestion et
de l'aptitude à diriger (MLDP) sera vivement encouragée.
27. Le suivi du comportement professionnel est un moyen essentiel de promouvoir la culture
du partage des connaissances. On s'appliquera à intégrer l'aptitude y relative dans le
système de suivi du comportement professionnel. A l'heure actuelle, on recherche le
moyen d'amener les responsables hiérarchiques à promouvoir davantage le
perfectionnement du personnel, à dégager davantage de temps pour la formation et à
mettre en œuvre des stratégies fondées des systèmes d'unités de valeur et de récompenses.
28. L'un des principaux objectifs du projet de Services de recrutement, d'affectation et de
placement du personnel est d'accroître le champ de gestion des postes et de planification
des successions de manière à mieux exploiter les savoirs institutionnels, qu'ils soient
tacites ou explicites. Selon le nouveau système proposé, les membres du personnel promis
à une réaffectation en seront mieux informés à l'avenir afin que le transfert des savoirs
institutionnels puisse s'opérer en temps voulu. Des outils seront mis au point pour
promouvoir l'observation de l'employé au travail, les entretiens de cessation d'emploi et la
passation de consignes entre le personnel qui quitte le poste et celui qui prend ses
fonctions.
Stratégie de la recherche: production
et diffusion de connaissances
29. L'OIT doit fonder son action sur une recherche solide. En fin de compte, l'efficacité de
l'Organisation dépend de sa capacité à acquérir et utiliser les connaissances requises pour
son programme d'activité. Cela suppose la mise en commun et l'exploitation des
connaissances existantes et, au besoin, l'élaboration de nouveaux savoirs, afin de les mettre
à la disposition des mandants et des partenaires de l'OIT. Il convient en outre que le
Bureau soit en mesure de communiquer ses connaissances à une audience plus large par le
biais de ses publications afin d'influer sur la manière de voir et de faire.
30. En 2005 a été créée la Commission de la recherche et des publications [16]. Elle a élaboré un
cadre global pour une stratégie de recherche avec des objectifs à court et à long terme. Son
objectif immédiat est d'établir un ordre du jour cohérent et d'un bon rapport coûtefficacit
é, d'obtenir des résultats de recherche qui répondent à des normes de qualité
élevées et d'améliorer la capacité technique de l'Organisation. A long terme, cette stratégie
doit assurer au BIT une reconnaissance planétaire en tant que centre mondial de la
connaissance sur le monde du travail en général et sur le travail décent en particulier.
31. Il importe de distinguer les questions pour lesquelles la tâche consiste essentiellement à
compiler, synthétiser et mettre à disposition les savoirs disponibles de celles qui appellent
de nouvelles études. Les questions de la première catégorie constituent une partie
essentielle du travail de tous les secteurs et de toutes les régions et doivent être
appréhendées sur un large front. La recherche aussi bien que l'action sont tributaires des
connaissances disponibles à l'OIT et ailleurs et de leur utilisation. Cela suppose que l'on
sache où les trouver et comment y accéder, et que l'on ait une perception claire des lacunes
en matière de connaissance et des besoins en matière de recherche. Les nouvelles études,
contrairement à une situation où il s'agit de mieux organiser et partager les savoirs
existants, doivent être concentrées sur un nombre limité de thèmes stratégiques pour
lesquels il y a un déficit de connaissances ainsi qu'une demande et un besoin évidents de
contribution de l'OIT. Tous les secteurs et toutes les régions sont censés identifier une liste
limitée de priorités sur laquelle sont concentrées les ressources de la recherche [17].
32. Pour mieux gérer, partager et utiliser les savoirs du BIT, il faut également mettre en œuvre
des politiques plus efficaces de publication et de diffusion des résultats de la recherche. La
nouvelle politique de publication du BIT introduit un contrôle plus strict de la qualité et un
choix plus stratégique des publications. Cela implique une revalorisation de la Revue
internationale du Travail et suppose un accès plus facile aux principaux résultats de la
recherche sur le site Web de l'OIT.
Technologies de l'information: Activer le partage des connaissances (GB.300/PFA/ICTS/1), (pdf 86 KB)
33. La stratégie en matière de technologies de l'information, soumise à la 298e session (mars
2005) du Conseil d'administration [18], prévoyait des initiatives qui contribuent et soient
rattachées au partage des connaissances. On cherche à tirer avantage du succès que
connaissent le courrier électronique et l'Internet et à mettre à profit les nouveaux outils
forts commodes de travail coopératif. Les forums sur l'Internet offrent un environnement
sûr pour des échanges informels d'informations et de connaissances, par l'intermédiaire
d'une base de données consultables sur Internet, qui est automatiquement archivée de
manière à conserver l'historique de ces échanges et les connaissances qu'elle contient. Un
wiki (support électronique pouvant être édité par quiconque y a accès et offrant une
méthode simple pour relier entre elles diverses pages Web) permet à l'utilisateur de créer,
organiser et éditer facilement des pages Web à l'aide d'un navigateur (browser). Un
blogue (cybercarnet) est un journal ou bulletin en ligne où des informations peuvent être
affichées instantanément à l'aide d'un navigateur. Un «plone» ou système de gestion de
contenu, mis au point par la communauté des logiciels ouverts (Open Source Software), a
été récemment installé au BIT et mettra ces outils à la disposition de ses fonctionnaires et
de ses partenaires et collègues extérieurs.
34. Le système de gestion électronique des documents (EDMS), dont l'installation est en cours
au BIT[19], constituera un fondement technique essentiel et précieux pour le partage des
connaissances. Il servira de répertoire mondial unique de documents officiels, documents
internes et documents de travail, rapports de mission, messages électroniques et autres
contenus multimédias consultables par Internet. L'actuel système de stockage de
documents comprend plusieurs bases de données incompatibles et non reliées entre elles; il
est inefficace, fait perdre du temps, entraîne une multiplicité inutile de documents et ne
favorise pas le partage des connaissances.
35. Le système de gestion de contenus des sites Web (WCMS) a été déployé à l'OIT en tant
que technologie de base pour son nouveau site Web public, qui a été activé en avril 2007.
Ce système rationalise et normalise la création de contenus sur ses sites Web, facilitant
ainsi le partage des connaissances grâce à une présentation plus cohérente et unifiée de
l'Organisation. Par ailleurs, un nouveau moteur de recherche (FAST) a été introduit pour
permettre aux visiteurs de trouver plus facilement les informations dont ils ont besoin, à
travers l'ensemble des pages Web publiées par le BIT sur son site.
36. Le système IRIS s'articule autour d'un répertoire centralisé de données relatives aux
finances, aux ressources humaines et aux projets. IRIS assemble, synthétise et partage des
informations. Il est une ressource stratégique essentielle, actuellement sous-utilisée, et
devrait jouer un rôle clé dans l'amélioration du partage des connaissances au BIT. Dans la
mesure où IRIS codifie et met en œuvre nombre de politiques et procédures du BIT et
sous-tend les règles de gestion financière, il offre un cadre permettant de renforcer la
collaboration et la coordination à l'échelle de l'Organisation.
37. Le système IRIS offre un jeu d'outils normalisés qui sert à transformer des données brutes
en informations utiles. Il offre également les moyens d'accroître l'efficacité de
communication et de faciliter la prise de décisions entre les groupes, en particulier entre
ceux qui sont séparés dans le temps et l'espace. Son application Gestion stratégique permet
à du personnel dispersé sur le plan géographique de communiquer et de mettre leurs
connaissances en commun lors de l'élaboration du programme et budget, de la mise en œuvre de programmes et de la préparation de rapports. Les technologies d'IRIS telles que les notifications automatisées par courrier électronique, les flux de travail dynamiques et
les alertes événementielles permettent de distribuer le bon contenu aux bonnes personnes
et au bon moment. Après l'introduction du système IRIS, un certain nombre de cercles
professionnels se sont formés spontanément au siège pour permettre à ses utilisateurs de
mettre en commun leurs connaissances et leurs données d'expérience. Dans le cadre du
déploiement d'IRIS, les usagers de ce système au siège joueront un rôle essentiel dans le
transfert de connaissances à l'intention du personnel des bureaux extérieurs.
La stratégie d'évaluation à l'appui du partage
des connaissances (GB.279/PFA/8), (pdf 24 KB)
38. La fonction d'évaluation du BIT crée des possibilités d'innovation et de partage des
connaissances. Elle alimente la base de connaissances globale de l'OIT par le biais de ses
systèmes et méthodes d'échange de savoirs aux niveaux local, national, régional et
mondial. Les outils et activités appuyés par cette fonction offrent de multiples moyens de
partage des connaissances, notamment la diffusion de résultats, l'application des
enseignements tirés de la pratique et la possibilité de donner rapidement suite aux
conclusions et recommandations. Le BIT est en train de développer ses systèmes et
capacités techniques actuels afin de mieux diffuser les résultats des évaluations, que ce soit
en interne ou à l'intention des mandants et des partenaires nationaux et mondiaux. Cela
suppose la mise au point d'un système de gestion électronique des évaluations par
l'Internet, que l'on appelle iTrack, pour contrôler le flux du travail d'évaluation et gérer
chaque année plusieurs centaines de nouveaux documents: nouveaux rapports
d'évaluation, mandats, rapports de suivi des recommandations et rapports sur les
enseignements tirés de la pratique. Cette application présente une interface conviviale pour
l'utilisateur du site Web. Elle est compatible avec le système IRIS et peut échanger des
informations avec celui-ci. Le système peut être étendu à toutes les régions pour la saisie
d'entrées sur un plan interne et pour l'accès depuis l'extérieur.
39. La fonction d'évaluation a créé un réseau opérationnel où les personnes désignées pour
chaque région et chaque secteur veillent à ce que toute l'information relative aux
évaluations soit incorporée en temps voulu et de manière intégrale dans le réseau de
connaissances. Ce réseau aide à coordonner les produits et activités d'évaluation au niveau
des projets et des pays. Il offre un moyen d'échanger les bonnes pratiques et les
enseignements tirés de la pratique, de contrôler la qualité et de susciter une prise de
conscience. Ces nouvelles responsabilités s'accompagnent d'une formation et d'un soutien
ciblés.
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Stratégie axée sur les résultats
40. Le programme et budget pour 2008-09 a clarifié davantage la démarche de l'OIT axée sur
la recherche de résultats et renforcé le principe fondamental de la gestion axée sur les
résultats, selon lequel «une organisation doit gérer et mesurer ses performances à l'aune
des résultats auxquels elle entend contribuer dans le monde réel. Pour le BIT, cela signifie
que sa contribution à la promotion concrète du travail décent pour toutes les travailleuses
et tous les travailleurs est l'objectif premier qui justifie son programme de travail et son
budget. La GAR exige que l'on indique de manière précise les résultats recherchés et qui
est chargé de les accomplir [20].»
41. Le tableau ci-après énumère un nombre limité de résultats ou d'indicateurs et cibles
associés pour le partage des connaissances en interne et avec l'extérieur pendant la période
2008-09. Mesurer l'impact du partage des connaissances n'est pas chose aisée et pose
problème à toute organisation [21]. L'objectif global de la stratégie de partage des
connaissances, tel qu'il est énoncé au paragraphe 4 du présent document, offre le point de
départ pour définir les résultats, cibles et indicateurs mesurables. Les résultats de l'étude
sur les valeurs de base entreprise en 2007 serviront à affiner ces résultats, cibles et
indicateurs.
Résultat recherché 1: Meilleure reconnaissance pour le personnel des progrès accomplis
par le BIT en matière de partage de connaissances |
Indicateur |
Valeur de base |
Cible pour 2008-09 |
|
| 1.1 Progrès accomplis dans huit
différents volets [ii]
du partage des
connaissances, selon l'évaluation
effectuée par le personnel de l'OIT. |
Valeur de base à déterminer à l'aide
d'une enquête réalisée auprès du
personnel d'ici à la fin de 2007. |
Des progrès ont été accomplis
(selon une évaluation réalisée sur
la base d'une enquête réalisée
auprès du personnel) concernant
au moins trois volets sur les huit
d'ici à la fin de 2009. |
I |
i. Cette colonne indique si la mesure concernée vise à améliorer le partage de connaissances sur un
plan interne ou externe. Le «I» se réfère uniquement aux mesures internes au Bureau, et le «E» aux
mesures prises à l'intention du Bureau, des mandants et de divers groupes extérieurs. ii. Ces huit volets sont les suivants: création d'une culture favorable; collecte de données
d'expérience sur un plan interne; accès à une formation extérieure; systèmes de communication;
mécanismes pour tirer des conclusions; création d'une mémoire organisationnelle; intégration de
l'apprentissage dans la stratégie et la politique; mise en pratique de ce qui a été appris.
Résultat recherché 2: Partage des connaissances systématiquement intégré dans les fonctions
ayant trait aux ressources humaines |
Indicateur |
Valeur de base |
Cible pour 2008-09 |
I/E |
| 2.1 Proportion de responsables
hiérarchiques du BIT habilités à
évaluer les compétences du
personnel en matière de partage des
connaissances, selon le système de
suivi du comportement professionnel
récemment mis en place. |
L'actuel système
de suivi ducomportement professionnel n'évalue
pas les compétences du personnel
en matière de partage de
connaissances. |
Tous les responsables
hiérarchiques du BIT sont habilités
à évaluer les compétences du
personnel en matière de partage de
connaissances, selon le système
de suivi du comportement
professionnel récemment mis en
place. |
I |
| 2.2 Pourcentage de fonctionnaires ayant
accès aux outils requis pour afficher
leur profil sur l'Intranet. |
Absence d'outils cohérents
apour
permettre aux fonctionnaires
d'afficher leur profil sur l'Intranet. |
Tous les fonctionnaires ont accès
aux outils requis pour afficher leur
profil sur l'Intranet, en fonction de
leurs domaines de compétence
(pages jaunes). |
I |
| 2.3 Mesures propres à préserver la
mémoire institutionnelle [iii]. |
(i) Absence des outils requis pour
mener des entretiens de départ
à la retraite et de cessation
d'emploi.
(ii) Pas de base de données
spécifique sur les retraités.
(iii) Pas de formation spécifique
pour une bonne conservation
des dossiers et
archives. |
(i) Des outils sont mis à la
disposition des responsables
hiérarchiques pour mener des
entretiens de départ à la retraite
et de cessation d'emploi.
(ii) Création d'une base de données
sur les retraités à partir des
pages jaunes mentionnées cidessus
sous l'indicateur 2.2.
(iii) Tous les fonctionnaires
nouvellement recrutés et 30 pour
cent des services généraux
existants reçoivent une formation
en ligne leur permettant de tenir
des dossiers et des archives
avec la cohérence voulue. |
|
iii. Les indicateurs 4.1 et 6.2 favoriseront également la préservation de la mémoire institutionnelle.
Résultat recherché 3: Partage des connaissances intégré dans les stratégies du programme et budget,
dans les PPTD et dans les documents de projets de coopération technique |
Indicateur |
Valeur de base |
Cible pour 2008-09 |
I/E |
| 3.1 Pourcentage de stratégies de
programme et budget qui comportent
des éléments relatifs au partage des
connaissances. |
A déterminer pour les Propositions
de programme et de budget (2010-11). |
Toutes les stratégies de
programme et budget expliquent le
rôle du partage de connaissances
pour obtenir les résultats
recherchés par l'OIT. |
I+E |
| 3.2 Pourcentage de PPTD qui
comportent des éléments relatifs
au partage des connaissances. |
Pas tous les documents de PPTD
comportent des éléments relatifs
au partage des connaissances. |
(i) Le cadre d'assurance de la
qualité évalue les documents de
PPTD pour savoir s'ils tiennent
compte d'éléments touchant au
partage des connaissances.
(ii) Tous les nouveaux documents
de PPTD tiennent compte
d'éléments relatifs au partage
des connaissances. |
I+E
I+E |
3.3 Proportion de nouveaux accords
cadres de partenariat et de
programmes de coopération
technique qui tiennent compte
d'aspects touchant au partage
des connaissances.
|
Très peu d'accords-cadres de
partenariat et de programmes de
coopération technique tiennent
compte d'aspects touchant au
partage des connaissances. |
(i) Tous les nouveaux accords cadres
de partenariat requièrent
une utilisation active de la base
de connaissances du BIT et une
contribution à cette base.
(ii) Une évaluation plus
systématique des composantes
du partage des connaissances
est mise en place pour tous les
nouveaux programmes de
coopération technique. |
|
ORésultat recherché 4: Diffusion renforcée des études, statistiques [ iv] et publications |
Indicateur |
Valeur de base |
Cible pour 2008-09 |
I/E |
4.1 Mesures propres à faciliter et
renforcer la diffusion des publications
du BIT. |
(i) Aucun point d'accès à
l'information sur les publications
du BIT (les bureaux extérieurs
disposent de bases de données
bibliographiques individuelles).
(ii) Dix pour cent de toutes les
publications du BIT sont
disponibles en ligne.
(iii) Peu de publications de recherche
paraissent dans des langues
autres que l'anglais. |
(i) Un point d'accès unique à
l'information sur l'OIT est créé
par intégration des bases de
données bibliographiques des
bureaux extérieurs dans la base
de données centrale du BIT
(Labordoc).
(ii) Au moins 25 pour cent de toutes
les publications du BIT sont
disponibles en ligne.
(iii) Des synthèses de toutes
les publications de recherche
de haut niveau seront traduites
en français et en espagnol et
gratuitement accessibles sous
forme électronique et/ou de
documents imprimés. |
|
4.2 Nombre de séries de données
supplémentaires relatives au marché
du travail qui sont disponibles sous
forme d'estimations régionales. |
Des estimations régionales sont
disponibles pour deux séries. |
Des estimations régionales sont mises à disposition pour au moins
deux séries de plus. |
|
iv. La collecte, la production et la diffusion de statistiques sont une partie importante de toute
stratégie de partage des connaissances. Un audit extérieur des activités statistiques de l'OIT est en
cours. Les résultats et les recommandations de cet audit serviront de base à l'élaboration de
nouveaux indicateurs concernant les statistiques à intégrer dans ce cadre.
Résultat recherché 5: Amélioration du partage des connaissances avec les institutions des Nations Unies,
les mandants et les autres organisations en général, plus particulièrement
dans le contexte de la réforme des Nations Unies |
Indicateur |
Valeur de base |
Cible pour 2008-09 |
I/E |
| 5.1 Mesures propres à renforcer le I+E
partage des connaissances au BIT
par le biais de sa participation à la
réforme des Nations Unies. |
(i) La participation de l'OIT au
groupe de travail sur la réforme
des Nations Unies n'est pas
organisée.
(ii) Le site Web de l'Intranet consacré
à la réforme des Nations Unies a
été lancé en 2007. |
(i) L'OIT organise sa participation
stratégique aux divers groupes
de travail interinstitutionnels
sur la réforme des Nations
Unies et participe au cercle
professionnel/réseau de
connaissances compétent.
(ii) Le site Web de l'Intranet sur
la réforme des Nations Unies
ajoute des éléments interactifs
et devient la principale source
de partage des connaissances
sur les questions de gestion et
de coordination entre le siège
et les bureaux extérieurs. |
|
| 5.2 Mesures à l'échelle du Bureau propres à améliorer le partage
des connaissances avec les
institutions des Nations Unies
et d'autres organisations. |
(i) L'OIT a lancé une panoplie
type de mesures pour intégrer
les questions de l'emploi et du
travail décent dans les activités
des organismes et des institutions
spécialisées des Nations Unies
en 2007.
(ii) L'OIT ne partage son réseau
Intranet avec aucune autre
organisation. |
(i) Au moins 50 pour cent des
organismes et des institutions
spécialisées des Nations Unies
ont effectué leur autoévaluation
initiale selon ce que prévoit la
«panoplie type de mesures pour
intégrer l'emploi et le travail
décent».
(ii) Un système de partage de
connaissances avec le PNUD
est mis en place pour permettre
l'accès réciproque aux sites
Intranet ainsi qu'aux
coordonnées des fonctionnaires. |
|
Résultat recherché 6: Aménagement d'un environnement TIC propice au partage des connaissances |
Indicateur |
Valeur de base |
Cible pour 2008-09 |
I/E |
| 6.1 Nombre de nouveaux outils collaboratifs TIC gérés de façon
centralisée, requis pour créer des
forums de discussion, des réseaux
et des cercles professionnels. |
Actuellement, l'ensemble du
personnel du siège et des bureaux
extérieurs a accès à des outils
collaboratifs tels que courrier
électronique, réseau Skype,
visioconférence (disponible dans
65 pour cent des bureaux
extérieurs), serveur de sites et
babillard virtuel. |
(i) AAu moins un outil
supplémentaire est mis à la
disposition de l'ensemble du
personnel, y compris dans les
bureaux extérieurs, pour créer
des forums de discussion
interactifs par l'Internet en
utilisant par exemple des wikis
et des blogs.
(ii) A la fin de 2008, 100 pour cent
des bureaux extérieurs ont
accès à des installations de
visioconférence. |
|
| 6.2 Mesures propres à améliorer la recherche et la mise à jour
d'informations, l'organisation
thématique du contenu et la
conception du site Web de l'OIT. |
(i) Seuls 30 pour cent des sites
Web des unités administratives
sont pleinement compatibles
avec les normes établies par
le Département des
communications.
(ii) Seuls 2 pour cent des sites Web
des unités administratives du
siège utilisent le système de
gestion de contenus des sites
Web pour effectuer les mises
à jour. |
(i) Au moins 60 pour cent des
sites Web existants des unités
administratives sont pleinement
compatibles avec les normes
relatives aux sites Web du BIT.
(ii) Au moins 25 pour cent des
sites Web des unités
administratives utilisent le
WCMS (système de gestion
du contenu des sites Web)
au siège pour effectuer les
mises à jour. |
|
| 6.3 Proportion de documents relatifs
à l'évaluation que l'on peut obtenir
d'une (seule) source. |
Il manque un accès facile aux
documents relatifs à l'évaluation
ainsi qu'une base de données. |
Tous les documents relatifs
à l'évaluation sont disponibles
et peuvent être consultés à
partir d'une base de données
sur l'Internet. |
|
| 6.4 Proportion de circulaires et de rapports de mission que l'on peut
obtenir par l'EDMS, et existence
d'un modèle de référence pour les
rapports de mission qui s'obtiennent
par l'EDMS. |
(i) Des circulaires sont intégrées
dans l'EDMS.
(ii) Absence d'un modèle
de référence pour les rapports
de mission. |
(i) Toutes les circulaires et tous
les rapports de mission sont
disponibles et peuvent être
consultés en version intégrale
par voie électronique.
(ii) Créer un modèle de référence
pour tous les rapports de
mission. |
|
| 6.5 Mesures pour déployer IRIS dans
les bureaux extérieurs. |
L'ensemble des fonctionnalités
sont utilisées au siège, et quelquesunes
seulement dans certains
bureaux extérieurs. |
(i) Un bureau extérieur pilote
utilise l'ensemble des
fonctionnalités d'IRIS.
(ii) Il existe un plan fondé sur les
résultats pour le déploiement
d'IRIS dans toutes les régions.
(iii) Au moins une région utilise
l'ensemble des fonctionnalités
du système IRIS. |
|
v. S'agissant des droits d'accès à la base de données, différents niveaux seront établis selon que
l'utilisateur est un fonctionnaire du BIT, un donateur ou un utilisateur appartenant à une autre
catégorie.
|