Communiqués
Crise à Abidjan
Un conflit armé entre les
forces gouvernementales et des mouvements rebelles a
éclaté en septembre 2002; il a eu pour résultat que
la Côte d'Ivoire, l'un des pays africains les plus stables
et prospères, devienne un lieu dangereux et chaotique.
Le BIT a évacué la majorité
de son personnel international à Abidjan. Ceux qui restent
sont protégés par des gardes. Par contre, des requêtes
répétées lancées par des fonctionnaires locaux pour
que, eux aussi, soient évacués ou au moins reçoivent
une aide financière pour pouvoir embaucher des gardes,
sont restés sans réponse de la part de l'Administration.
En raison de la situation
de la sécurité à Abidjan, le Comité du Syndicat a demandé
à l'Administration qu'elle réagisse positivement et
sans délai. Le BIT doit assumer ses responsabilités
vis-à-vis de tous les membres de son personnel et tirer
des leçons des évènements tragiques du génocide rwandais
qui ont coûté la vie à plusieurs membres de son personnel
local. Quand il s'agit d'une question de vie ou de mort,
des plans d'évacuation pour le personnel et leurs familles,
par ex. un transfert temporaire vers d'autres régions
d'Afrique, semblent indiqués. Les coûts modiques y relatifs
sont justifiés. Actuellement, à Abidjan, tous les signes
d'une longue crise grave sont visibles. La sécurité
doit être traitée comme un droit fondamental de tout
le personnel.
Afin de montrer sa solidarité
avec le personnel local qui se trouve dans cette situation,
le Comité du Syndicat a décidé de doubler sa contribution
au Fonds d'Entraide cette année, afin que celui-ci puisse
répondre à des demandes d'aide. Qui plus est, le Comité
va proposer à l'Assemblée Générale de considérer une
augmentation de l'allocation du Syndicat pour ledit
fonds.
Cela est d'autant plus
nécessaire que, outre les problèmes de sécurité, beaucoup
de fonctionnaires locaux ont dû accueillir des membres
de leur famille qui habitaient à proximité des zones
de combat ce qui représente une charge financière supplémentaire.
LE BIT PEUT ET DOIT AGIR
MAINTENANT. LE BIT DOIT DONNER L'EXEMPLE AUX AUTRES
ORGANISATIONS DES NATIONS UNIES
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