L'Assemblée générale
a noté en le regrettant que certaines avancées indéniables
en matière de négociation collective et de politique
générale de ressources humaines semblaient s'accompagner
d'un désintérêt parallèle du Bureau pour l'attention
humaine qu'il convient d'attacher aux situations individuelles,
dans des domaines comme les formes nouvelles de précarité,
la réponse aux demandes de reclassification, les rapports
hiérarchiques ou l'évaluation du travail.
A cet égard, l'Assemblée
générale, informée des circonstances entourant le
licenciement de Baslan Qurashi, s'est déclarée extrêmement
choquée que le BIT puisse ainsi mettre à la rue pratiquement
du jour au lendemain, pour des faits allégués en somme
mineurs, un fonctionnaire permanent ayant plus de
20 ans de services, ayant eu plus de dix rapports
d'évaluation bons ou excellents avant l'arrivée récente
de nouveaux chefs, ayant manifesté depuis plusieurs
années son désir de changer d'affectation sans préjugé
géographique. L'Assemblée générale exprime également
son inquiétude de la tendance que cela pourrait représenter
de menaces croissantes sur la sécurité de l'emploi
des fonctionnaires du BIT. L'Assemblée générale note
que, outre une absence avérée de considération pour
la sécurité de l'emploi, élément essentiel de l'indépendance
de la fonction publique internationale, le Bureau
a par cette décision fait preuve d'un manque d'humanité
envers un fonctionnaire de longue date, par ailleurs
père de famille nombreuse. Tout en exprimant sa grande
sympathie et sa solidarité à Baslan, elle demande
donc au Comité du Syndicat de suivre cette affaire
avec la plus grande attention, et d'appeler si nécessaire
à la mobilisation du personnel y compris dans le cadre
plus général de la sécurité de l'emplois.