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Janvier 2004

Le début de ce premier semestre de 2004 marque le premier anniversaire de notre nouvelle implantation, 98, rue de Sèvres.

Quatre saisons ont permis à nos interlocuteurs, et tout particulièrement aux étudiants et aux chercheurs, de nous connaître ou de nous reconnaître et à nous mêmes d'y trouver nos marques et, déjà, de commencer à enregistrer le regain d'identification et de visibilité qui, précisément, justifiait notre départ des locaux de l'UNESCO.

Cette notoriété, malgré les efforts et parfois les succès, depuis 1920, des équipes du BIT en France et ceux, depuis deux ans de l'Association française pour l'OIT, reste insuffisante en qualité comme en étendue.

Cette situation s'observe, hélas, dans tous les pays industrialisés.

Depuis quelques d'années, toutefois, la mondialisation améliore sensiblement, de fait, notre visibilité, par la généralisation de la conscience du phénomène dont les effets s'amplifient et se diffusent dans le corps social, par les analyses, les controverses, voire les polémiques qu'elle suscite, par la place enfin qu'y prend notre Organisation et le rôle, singulièrement positif, qu'on lui attribue ou même qu'on lui reconnaît pour en maîtriser l'impact.

Ce regain de notoriété est amplifié, ici, non seulement par l'implication de bon nombre de nos collègues du Siège ou du Centre de TURIN dans les très fréquents exercices internationaux se tenant à PARIS ou en Province, mais encore et surtout par l'engagement personnel du Directeur général et par une forte convergence de ses analyses et propositions avec celles des plus hautes autorités politiques et morales françaises.

On se souvient des deux longs entretiens avec le Président Jacques CHIRAC de septembre 2001 et, en compagnie des Présidents de la Commission mondiale, de février 2002, des convergences établies à MONTEREY puis à JOHANNESBURG, de l'hommage de la SORBONNE en mai 2003, et des échanges de visites officielles avec le Président du Conseil Economique et Social, Jacques DERMAGNE de décembre 2002 et de mai 2003.

Dans cette dynamique, ce second semestre 2003 aura été marqué par la participation, exceptionnelle, du Directeur général, à l'occasion de la présidence de François FILLON, à la réunion des Ministres du Travail de l'OCDE en septembre, par son audition à l'Assemblée nationale et ses entretiens avec le Président Jean-Louis DEBRE en octobre puis, comme une étape importante dans le progrès, international, de ces convictions partagées, par sa contribution au Sommet du G 8 Emploi de STUTTGART, sous la présidence de François FILLON et par les conclusions, remarquables, de cet réunion, en décembre.

Enfin, cette période se sera terminée sur un exercice sans précédent et, peut-être, exemplaire à l'avenir : la tenue, pour la première fois, hormis les classiques « réunions régionales », hors du siège de Genève, d'une réunion institutionnelle du BIT.

En effet, le Ministère délégué à la Mer français, amplifiant sensiblement le concours que la France, seule avec le Syndicat international des Transports (F.T.I.), consent dans notre accord France/BIT de novembre 2001 à l'élaboration d'une nouvelle convention maritime, unique et globale, et les trois Collectivités locales concernées, de la Ville et de la Communauté urbaine de NANTES, du Département de Loire Atlantique et de la Région des Pays de la Loire ont rendu possible la réunion, à la Cité des Congrès de NANTES, du 19 au 23 janvier 2004, du « Groupe de travail tripartite de haut niveau de l'OIT sur les normes du travail maritime ».

Cette « première », tant pour les 250 participants, qu'à certains égards pour nos hôtes, mais aussi pour les quelque 70 de nos collègues des différents services concernés qui se sont déplacés de Genève et, enfin, pour le Bureau de l'OIT en France, fut, de l'avis général, un succès qui, semble-t-il, pourrait inspirer à d'autres de telles initiatives.

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Dernière mise à jour: 22.02.2008^ top