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Actualités

  • décembre 2006

    • Journée mondiale de lutte contre le Sida 2006

      Un nouveau rapport du BIT relève un manque à gagner de plus d'un million de nouveaux emplois par an à cause du Sida et appelle à ce que le lieu de travail devienne un lieu d'accès privilégié aux traitements.

      L'avancée implacable du Sida réduit notablement la croissance de l'économie et de l'emploi dans les pays les plus durement touchés par l'épidémie mettant en cause leurs efforts pour éradiquer la pauvreté, créer de nouveaux emplois pour les jeunes et lutter contre le travail des enfants, affirme ce nouveau rapport du Bureau international du Travail (BIT) paru le 1er décembre. Pour en savoir plus...

    • Accords-cadres internationaux: un outil mondial pour défendre les droits au travail

      France Telecom est la dernière entreprise à avoir signé un accord-cadre mondial avec une fédération syndicale internationale. Couvrant plus de 200 000 employés dans le monde, l'accord mondial signé le 21 décembre 2006 entre la multinationale française, l'UNI (Syndicat mondial) et des syndicats de télécommunications à travers toute la planète impose les normes fondamentales de l'OIT dans l'ensemble du groupe - y compris le droit de se syndiquer et de négociation collective, l'absence de discriminations au travail, l'interdiction du travail forcé et du travail des enfants.

      Voir interview de Dominique Michel, Chef de l'équipe du Programme des entreprises multinationales au sujet de ces accords mondiaux.

  • novembre 2006

    • L'OIT exhorte à la tolérance zéro face aux violences contre les enfants sur le lieu de travail

      Des millions d'enfants qui travaillent et d'adolescents légalement employés sont confrontés à une violence "systémique" sur leur lieu de travail. Elle se manifeste par des abus physiques ou verbaux, par du harcèlement sexuel, des viols et même des meurtres, selon le nouveau "Rapport mondial sur la violence contre les enfants" publié le 20 novembre 2006 Journée mondiale de l'enfance. Pour en savoir plus...

    • Voyages d'etudes organisés par le Bureau de l'OIT en France dans le cadre des formations dispensées par le Centre de Formation de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) à Turin: Delegation africaine

      Comme tous les ans une délégation d’une vingtaine de participants africains francophones, responsables du Service des Ressources humaines de plusieurs ministères et quelques responsables syndicaux, a effectué un voyage d'étude à Paris, du 30 octobre au 3 novembre 2006, qui avait pour thème "La Gestion des ressources humaines dans la fonction publique".

      Le Bureau de l'OIT en France a préparé un programme d'entretiens au profit de cette délégation, qui a pu s'entretenir avec des responsables des ministères suivants :

      Ministère des affaires Etrangères
      M. Hervé MAGRO
      Sous-Directeur

      M. Etienne Léandre
      Chargé de mission.

      Mme Madame Chantal HAAGE
      Chargée de mission.

      Ministère de l'éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche
      Mme Mireille EMAER
      Sous - Directrice

      Mme Isabelle DELACROIX
      Chef du Bureau des affectations et des Mutations du personnel du Second Degré

      Ministère de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat, et de l’Aménagement du Territoire
      M. Arnaud FREYDER,
      M. Guy DASSOU- YOVO
      Chargée de mission à la DGAFP -Bureau « Recrutement et Formation »

      Ministère des Transports, de l’Equipement, du Tourisme et de la Mer
      M. Laurent TAPADIHNAS
      Ingénieur des ponts et Chaussées

      Mme Pascaline TARDIVON
      Chef du Bureau du développement des compétences et des qualifications

      La délégation a également été reçue par:

      Confédération Française Démocratique du travail (CFDT).
      M. Luc Martinet
      Mme Maité DRUELLE.

      UNESCO
      M. Malik AIT SI SELMI
      Directeur adjoint des ressources humaines

      OCDE
      Mme Emmanuelle ARNOULD

      Le Bureau du l'OIT en France adresse ses très sincères remerciements à tous les intervenants pour leur disponibilité et leur précieuse contribution à ce programme de visites.

  • octobre 2006

    • Prix de l'OIT pour la recherche sur le travail décent"

      L'Organisation internationale du Travail a lancé le 9 octobre un appel à candidatures pour le premier "Prix de l'OIT pour la recherche sur le travail décent" destiné à récompenser chaque année des contributions exceptionnelles à l'avancement des connaissances sur l'objectif central de l'OIT qu'est le travail décent pour tous. Le prix pourra être décerné pour une publication spécifique majeure ou la contribution d'une vie professionnelle à la connaissance des thèmes de préoccupation centraux de l'OIT à savoir: la création d'emplois; les droits au travail; la protection sociale; et le dialogue social. Le lauréat sera sélectionné par un jury composé de cinq éminents experts internationaux des questions sociales et du travail. Pour en savoir plus.

    • Une nouvelle étude du BIT indique que le chômage des jeunes est en hausse, alors que des centaines de millions d'autres jeunes sont des travailleurs pauvres

      Le nombre de jeunes sans emploi âgés de 15 à 24 ans a augmenté au cours de la décennie écoulée, pendant que des centaines de millions d'autres jeunes qui travaillent continuent de vivre dans la misère selon un nouveau rapport du Bureau international du Travail (BIT). Le nombre de jeunes chômeurs est passé de 74 à 85 millions, soit une hausse de 14,8 pour cent, entre 1995 et 2005, et plus de 300 millions de jeunes qui travaillent, soit environ le quart de la jeunesse, vivent en dessous du seuil de pauvreté de 2 dollars par jour. Pour en savoir plus.

    • Participation de l’OIT aux 4ème assisses du développement durable

      Les 4èmes Assises du développement durable se sont déroulées à Angers et à Nantes les 12, 13 et 14 Octobre 2006. Au programme de ce grand forum, qui a réuni près de 1500 participants, 6 conférences plénières, 44 ateliers, et plus de 200 intervenants. L’OIT était présente à cette grande manifestation en la personne de Jean-Claude JAVILLIER, Professeur de Droit, Conseiller principal à l’Institut international d’Etudes Sociales de l’OIT. Il est notamment intervenu dans le cadre de la séance plénière intitulée « Mondialisation, Repenser les relations entre ensembles économiques ». Il a également piloté, avec à ses côtés, Rachid FILALI MEKNASSI, Professeur à la Faculté de Droit de Rabat Agdal et Coordinateur national du projet « développement durable grâce au pacte mondial » et de Lene OLSEN du Bureau ACTRAV de Genève un atelier, qui avait pour thème « Le travail décent, le droit du travail et le développement durable » Cette séance de travail a réuni pendant près de 2 heures environ 50 personnes dont de nombreux étudiants, de salariés, de et responsables d’ONG. Pour en savoir plus.

    • Voyages d'études organisés par le Bureau de l'OIT en France dans le cadre des formations dispensées par le Centre de Formation de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) à Turin.

      Une délégation de vingt d’experts en provenance de l’Europe de l’Est s’est rendue à Paris pour une séance de travail à l’UNEP (Programme des Nations unies pour l’Environnement) sur la gestion des projets de marchés financés par la Banque Mondiale. Le Bureau du l'OIT en France remercie Mme Isabella MARRAS et ses collaborateurs pour leur aimable accueil et leur précieuse coopération à l’occasion de ce voyage d’études.

    • Voyages d'études organisés par le Bureau de l'OIT en France au profit de l’association japonaise pour l’OIT.

      Le Bureau de l’OIT en France a organisé un programme de visites au profit de l'Association japonaise pour l'OIT qui effectue assez régulièrement une visite d'étude en Europe. Ainsi, un groupe d'une vingtaine de responsables industriels, membres de cette association, s’est rendu à Paris les 12 et 13 octobre 2006. Le thème de leur voyage d’études étant « Le temps de travail des cadres ».

      La délégation a été reçue au Ministère de l’emploi, de la cohésion sociale et du logement par Mme Catherine BLOCH-LONDON, Chef du département Relations Professionnelles -Temps de travail, Serge ZILBERMAN, son adjoint, et Valérie ULRICH, Chargée d'études de la DARES (Direction de l’Animation, de la Recherche des Etudes et des Statistiques) et par Mme Marie- Françoise LEMAITRE, Chef du bureau du temps de travail et des revenus, Mme Odile HEBERLE et M. Romain JOHAIS, Chargés de mission, de la Direction Générale du Travail.

      Les participants ont également eu une séance de travail avec M. Claude COURTY Secrétaire National de la CFE- CGC.

      Mme Christine CHARBONNIER, Directrice du Service « Temps de travail et conflits collectifs » et Mme Christine MANUELYAN sont intervenues pour leur part au titre de l’ UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie).

      Enfin cette délégation a également pu rencontrer M. Jean-Jacques OECHSLIN, Président de l’AFOIT et M. Hubert BOUCHET de l’Union des Cadres et Ingénieurs qui a fait un exposé sur le thème du temps travail des cadres.

      Le Bureau du l'OIT en France adresse ses très sincères remerciements à tous les intervenants et plus particulièrement à Mme Sylvie MOURANCHE de la DAEI qui nous a apporté son précieux soutien pour l’organisation de la réunion avec la DARES et la DGT.

    • Mouvements importants de personnel

      M. Jean-François Trogrlic (France) est nommé Directeur du Bureau de l’OIT en France, à compter du1er janvier 2007.

      M. Guy Thijs (Belgique) est nommé Directeur adjoint du Bureau régional de l’OIT pour l’Asie et le Pacifique à Bangkok, à compter du 1er janvier 2007.

      Mme Maria Arteta (Etats-Unis) est nommée Directrice adjointe du Bureau sous-régional de l’OIT pour l’Amérique centrale à San José, à compter du 1er octobre 2006.

      M. José Luis Daza Perez (Espagne) est nommé Directeur du Bureau sous-régional de l’OIT pour les pays andins à Lima, à compter du 15 novembre 2006.

      Mme Michele Jankanish (Etats-Unis) est nommée Directrice du Programme international sur le travail des enfants (IPEC), à compter du 1er janvier 2007.

  • septembre 2006

    • Voyages d'études organisés par le Bureau de l'OIT en France dans le cadre des formations dispensées par le Centre de Formation de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) à Turin.

      Une délégation internationale composée d’une vingtaine d’experts internationaux a effectué un voyage d’étude à Paris d’une journée au cours de laquelle elle a eu une séance de travail à l’OCDE sur les Marchés publics dans le secteur public.

      Le Bureau du l'OIT en France remercie M.BORTOK, de l’OCDE pour son aimable accueil et sa précieuse coopération à l’occasion de ce voyage d’études.

    • Mouvements importants de personnel

      Mme Christine Evans-Klock (Etats-Unis) est nommée Directrice du Département des compétences et de l’employabilité (EMP/SKILLS), Secteur de l’emploi, à compter du 1er septembre 2006.

      M. Mpenga Kabundi (République démocratique du Congo) est nommé Directeur du Bureau sous-régionalde l’OIT pour l’Afrique centrale à Yaoundé, à compter du 1 er août 2006.

      M. Shengjie Li (Chine) est nommé Directeur du Bureau de l’OIT au Népal à Katmandou, à compter du 1er septembre 2006.

      M. Jean Maninat (Vénézuela) est nommé Directeur régional du Bureau régional de l’OIT pour l’Amérique latine et les Caraïbes à Lima, à compter du 1er août 2006.

      M. Gek-Boo Ng (Malaisie) est nommé Directeur régional du Bureau régional de l’OIT pour l’Asie et le Pacifique à Bangkok à compter du 15 août 2006

      Mme Johanna Walgrave (Belgique) est nommée responsable en charge du Secteur du dialogue social, à compter du 1er juillet 2006.

  • août 2006

    • Le Directeur général de l'Organisation internationale du Travail (OIT) a inauguré la 14ème Réunion régionale asienne en appelant à de nouvelles initiatives pour éliminer le "déficit de travail décent en évoquant la nécessité de créer environ 250 millions de nouveaux emplois en Asie au cours des dix prochaines années, ".

      "Le monde doit consacrer autant d'énergie politique et d'attention à l'élimination du déficit de travail décent qu'à la réduction des déficits budgétaires", a déclaré le Directeur général de l'OIT Juan Somavia aux délégués des pays d'Asie, du Pacifique et des Etats arabes. Ajoutant que de part en part du continent, les populations l'expriment à travers les élections, les sondages d'opinion et les conférences: "donnez-nous une chance d'avoir un emploi décent". Pour en savoir plus

  • juillet 2006

    • Plus de 260 experts internationaux de la micro finance se sont réunis au Centre international de Formation de Turin du 17 juillet au 4 août pour un programme de trois semaines: "Formation en micro finance de l'Institut Boulder".

      Ce stage unique au monde se tient Turin depuis l'Année internationale du micro crédit en 2005.

    • Le Monténégro devient le 179e Etat Membre de l'Organisation internationale du Travail

      La République du Monténégro est devenue le 179e Etat Membre de l'Organisation internationale du Travail (OIT) après réception à Genève d'une lettre du ministre des affaires étrangères, Miodrag Vlahovic, qui notifie l'acceptation formelle par son gouvernement des obligations découlant de la Constitution de l'OIT.

      Le Monténégro, membre des Nations Unies depuis le 22 juin 2006, est ainsi devenu membre de l'OIT le 14 juillet 2006

  • juin 2006

    • Conférence internationale du Travail

      Comme tous les ans, la Conférence internationale du Travail (95ème session) s’est tenue à Genève du 31 mai au 16 juin 2006. Elle s'est ouverte par l'élection de son Président, M. Cestmir Sajda, député et ministre du Travail et des affaires sociales de la République tchèque. Chaque Etat membre y est représenté par deux délégués gouvernementaux, un délégué employeur et un délégué travailleur, assistés de conseillers. Tous les délégués jouissent des mêmes droits. De nombreux ministres responsables dans leur pays des questions du travail participent à la Conférence.

      La Conférence a adopté, à une écrasante majorité, une nouvelle convention concernant le cadre promotionnel pour la sécurité et la santé au travail, accompagnée d'une recommandation. L'OIT estime qu'environ 6000 travailleurs meurent chaque jour des suites d'accidents ou de maladies liés au travail. Ces nouvelles mesures ont pour but de développer "une culture préventive de sécurité et santé" en positionnant la sécurité et la santé au travail en tête des agendas nationaux, grâce au lancement de programmes nationaux ainsi que par la promotion d'environnements de travail plus sûrs et plus sains via des mesures préventives.

      La Conférence a également adopté une Résolution concernant l'amiante, matériau qui cause environ 100 000 morts par an dans le monde qui déclare que la suppression de l'usage futur de toutes les formes d'amiante ainsi que l'identification et la recherche de procédures adéquates de gestion de l'amiante déjà existantes sont les moyens les plus efficaces pour prévenir de futurs maladies et décès. Il a également été établi que la convention de l'OIT n°162 sur l'amiante de 1986 ne doit pas être utilisée pour justifier ou avaliser la poursuite de l'utilisation de l'amiante.

      Elle a également discuté du nouveau Rapport global sur le travail des enfants. Intitulé "La fin du travail des enfants - un objectif à notre portée" qui rapporte que le travail des enfants a diminué de 11 pour cent entre 2000 et 2004. Ce rapport a été établi dans le cadre du suivi de la Déclaration relative aux principes et droits fondamentaux au travail adoptée en 1998.

      Le Directeur général pour sa part a présenté le nouveau rapport sur "Les changements dans le monde du travail" qui donne une vue d'ensemble des principales caractéristiques des transformations du monde du travail et des défis que ces changements impliquent pour fournir un travail décent pour tous.

      Toujours dans cadre de la conférence le BIT a rendu public une étude sur le «temps de travail décent»:

      L'équilibre vie professionnelle - vie personnelle sous tension

      Les heures travaillées deviennent de plus en plus imprévisibles à travers le monde industrialisé, ce qui crée des tensions dans les rapports travailleurs-employeurs et met en péril l'équilibre «vie personnelle - vie professionnelle». Selon cette étude intitulée «Temps de travail décent: nouvelles tendances, nouvelles problématiques» le temps de travail augmente dans certains pays industrialisés et diminue dans d'autres, mais partout la tendance est au développement des heures de travail «atypiques et imprévisibles» (de nuit et pendant les week-ends).

      Enfin, la Conférence a également abordé le problème du travail forcé au Myanmar et du respect des droits sur le lieu de travail dans d'autres pays. Les 178 Etats Membres de l'OIT réunis ont qualifié la situation au Myanmar "d'une gravité sans précédent" et "inacceptable par l'OIT". Ella a adopté de normes et de mesures traitant de la santé et la sécurité des travailleurs et de la flexibilité de la relation de travail

      M. Gérard LARCHER, Ministre délégué à l’emploi, au travail et à l’insertion Professionnelle des jeunes conduisait la délégation française.

      Après avoir évoqué dans son intervention plusieurs sujets et notamment la promotion du travail décent dans le monde, la lutte contre le travail des enfants et le soutien apporté par la France dans le cadre du nouveau partenariat pluriannuel France – BIT, / au Programme IPEC, M LARCHER s'est longuement exprimé sur l’enjeu du cadre promotionnel pour la sécurité et la santé au travail en insistant plus particulièrement sur le cas de l’amiante. Il a plaidé pour que l’OIT contribue à renforcer la protection des travailleurs.

    • CONSEIL D’ADMINISTRATION

      Le Conseil d’administration du BIT s’est réuni à Genève le 12 juin pour sa 296e session. Il a élu M. Membathisi Mphumzi Shepherd Mdladlana, ministre du Travail de la République d'Afrique du Sud, Président pour la session 2006-07 qui succède donc à M..Carlos Tomada.

      Le conseil a également réélu Sir Leroy Trotman, Secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la Barbade et porte-parole du groupe des travailleurs au sein du Conseil, à la vice-présidence de ce groupe et Daniel Funes de Rioja, Président du Département de politique sociale de l'Union des industries argentines et Président du groupe des employeurs de l'Organisation des Etats américains (OAS) de 1995 à 1998, à la vice-présidence des employeurs.

      Dans son premier discours au Conseil d'administration, M. Mdladlana s'est référé à l'agenda pour le travail décent en tant qu'agenda mondial. Selon le ministre, "le chômage et la pauvreté sont les menaces les plus lourdes qui pèsent sur la sécurité et la paix" dans le monde. Le Conseil a approuvé le 342ème Rapport du Comité de la liberté syndicale.

      Lors de sa réunion de juin, le comité a examiné 31 des 102 cas dont il est actuellement saisi et il a notamment porté une attention particulière, en matière de liberté syndicale, aux cas du Cambodge, de Djibouti et du Zimbabwe à cause du caractère grave et urgent de leur situation.

    • Le 3ème accord de coopération pluriannuel (2006-2009) de coopération entre la France et l’OIT a été signé à Genève, le 5 juin 2006, entre M. Jean-Louis Borloo, Ministre de l’emploi, de la cohésion sociale et du Logement M. Dominique Perben, Ministre des transports, de l’équipement, du tourisme et de la mer, M. Gérard Larcher, Ministre délégué à l’emploi, au travail et à l’insertion professionnelle des jeunes, Mme Brigitte Girardin, Ministre déléguée à la coopération, au développement et à la francophonie et M. Juan Somavia, Directeur Général du Bureau international du Travail.

  • mai 2006

    • Le nouveau rapport de l'OIT montre un déclin marqué du travail des enfants dans le monde - Les pires formes pourraient être éradiquées d'ici 10 ans

      Le travail d'enfant, en particulier dans ses pires formes, diminue à travers la planète. L'Organisation internationale du Travail (OIT) a rendu public le 4 mai 2006, un nouveau rapport prudent, mais optimiste, intitulé "La fin du travail des enfants: un objectif à notre portée".

      Le rapport de l'OIT ajoute qu'à l'allure actuelle du déclin, si l'élan mondial pour éradiquer le travail des enfants perdure, le travail des enfants dans ses pires formes pourrait être éliminé en 10 ans.

      "La fin du travail des enfants est à notre portée" martèle le Directeur général du Bureau international du Travail (BIT), Juan Somavia. "Le combat contre le travail d'enfant reste un défi impressionnant, mais nous sommes sur la bonne voie. Nous pouvons mettre un terme au travail des enfants dans ses pires formes en une décennie, sans perdre de vue notre but final: en finir avec le travail des enfants dans toutes ses formes."

      Ce nouveau rapport, élaboré dans le cadre du suivi de la Déclaration de l'OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail stipule que le nombre effectif d'enfants qui travaillent à travers le monde a chuté de 11 pour cent entre 2000 et 2004, en passant de 246 millions à 218 millions.

      Qui plus est, le nombre d'enfants et de jeunes, âgés de 5 à 17 ans, astreints à des travaux dangereux a diminué de 26 pour cent, pour atteindre 126 millions en 2004 contre 171 millions lors de la précédente estimation. Cette baisse est encore plus accentuée parmi les enfants les plus jeunes: elle atteint 33 pour cent dans la tranche d'âge 5-14 ans, selon le rapport.

      Il y a quatre ans, l'OIT a publié le rapport le plus complet jamais effectué sur le travail des enfants dans le monde. En appliquant la même méthodologie statistique, l'OIT a relevé un déclin significatif du travail des enfants depuis lors.

      Ce rapport explique la diminution du travail des enfants par une prise de conscience collective ainsi qu'une volonté politique accrues, suivies d'actions concrètes, notamment en matière de lutte contre la pauvreté et d'éducation des masses, qui ont permis un "mouvement mondial contre le travail des enfants". Par son Programme international pour l'élimination du travail des enfants (IPEC), l’OIT aide à l'élaboration et à la mise en œuvre des politiques nationales sur le travail des enfants. Depuis une dizaine d'années, ce programme a permis d'aider environ 5 millions d'enfants. Ces actions ont, en outre, eu un effet catalyseur important en termes de mobilisation et de démonstration que le travail des enfants peut être éliminé.

      Au cours des cinq dernières années, l'IPEC a aidé plusieurs pays à mettre en place des mesures appropriées assorties de délais pour éliminer les pires formes de travail des enfants. Le rapport exhorte tous les Etats membres qui ne l'auraient pas déjà fait, à adopter des mesures assorties de délais d'ici 2008. Selon le rapport, plus de 30 Etats membres de l'OIT ont déjà fixé des objectifs assortis de délais qui visent 2016, parfois même plus tôt, comme date butoir d'abolition des pires formes du travail des enfants.

      En dépit des progrès considérables réalisés dans la lutte contre le travail des enfants, le rapport souligne l'importance du combat qui reste à mener, en particulier dans l'agriculture où sept enfants sur dix travaillent. D'autres défis impliquent d'aborder l'impact du Sida dans le problème du travail des enfants, et d'examiner de près les liens entre travail des enfants et emploi des jeunes.

      Ce rapport plaide en faveur d'efforts nationaux plus soutenus, impliquant employeurs, travailleurs et gouvernements - soit les partenaires tripartites qui composent l'OIT. Il défend également un renforcement du mouvement mondial pour faire du travail des enfants une histoire ancienne. Atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement de l'ONU d'ici 2015 serait une aide supplémentaire dans la lutte contre le travail des enfants, indique le rapport.

      Tendances régionales

      Selon le rapport, c'est en Amérique latine et aux Caraïbes que le déclin du travail des enfants a été le plus rapide au cours des quatre dernières années. Le nombre d'enfants au travail dans la région a chuté des deux tiers pendant cette période, pour atteindre désormais un taux de 5 pour cent d'enfants qui travaillent.

      Le rapport présente l'exemple du Brésil pour illustrer la manière dont les pays peuvent avancer dans le traitement de la question du travail des enfants. Le taux d'activité chez les enfants de 5 à 9 ans a chuté de 61 pour cent entre 1992 et 2004, et chez les 10-17 ans ce taux a diminué de 36 pour cent.

      Le Mexique est aussi un des pays qui est parvenu à réduire le travail des enfants sur son territoire. Ces chiffres sont d'autant plus importants que la moitié des enfants d'Amérique latine vivent soit au Mexique, soit au Brésil, et témoignent ainsi de la réalité du déclin général.

      Selon le rapport, l'Asie et le Pacifique ont aussi enregistré une baisse significative du nombre d'enfants économiquement actifs. Toutefois, la population enfantine ayant également diminué, le taux d'activité n'a baissé que dans une moindre proportion. L'OIT estime que la région compte toujours le plus grand nombre d'enfants qui travaillent dans la tranche d'âge 5-14 ans - soit 122 millions.

      Le rapport indique que l'Asie est un excellent exemple de la façon dont l'engagement politique à réduire la pauvreté et à favoriser l'éducation peut avoir un impact sur l'élimination du travail des enfants. Cependant, les progrès restent inégaux à travers le monde.

      Avec 26 pour cent d'enfants qui travaillent, soit presque 50 millions, la région de l'Afrique subsaharienne a la plus forte proportion d'enfants enrôlés dans des activités économiques du monde. Selon le rapport global, la convergence d'une forte croissance démographique, d'une grande misère économique et de l'épidémie de Sida a considérablement obéré la lutte contre le travail des enfants.

      Il y a pourtant des signes de progrès: à titre d'exemple, les inscriptions scolaires en primaire ont augmenté de 38 pour cent entre 1990 et 2000.

      Le rapport évoque également un mouvement international sans précédent qui a attiré l'attention du monde entier sur la difficile situation de ce continent et qui peut être une occasion à saisir pour l'Afrique dans son combat contre le travail des enfants.

      "Aujourd'hui, au XXIe siècle, plus aucun enfant ne devrait être brutalement exploité ou astreint à des travaux dangereux. Plus aucun enfant ne devrait se voir refuser l'accès à l'éducation. Plus aucun enfant ne devrait avoir à travailler pour assurer sa survie. Poursuivons sur notre lancée. Engageons-nous à continuer à investir dans la lutte qui permettra à chaque enfant d'exercer son droit à l'enfance", a conclu le Directeur général du BIT, Juan Somavia.

      Le Programme international de l'OIT pour l'élimination du travail des enfants (IPEC) est le plus vaste programme mondial consacré à l'abolition du travail des enfants et le plus important programme de coopération technique de l'OIT. Depuis sa création en 1992, l'IPEC a dépensé quelque 350 millions de dollars US, à raison d'un budget annuel de fonctionnement de 50 à 60 millions de dollars. Depuis 2002, les projets et programmes de l'IPEC ont permis d'aider environ 5 millions d'enfants dans 86 pays. Au rang des partenaires de l'IPEC se trouvent d'autres agences internationales et gouvernementales, des organisations d'employeurs et de travailleurs, des entreprises privées, des organisations communautaires, des ONG, des médias, des parlementaires, des professionnels de la justice, des universités, des groupes religieux et, bien sûr, les enfants et leur famille. Agir au niveau national et communautaire est essentiel au succès du programme IPEC. C'est à travers les autorités locales et les communes que l'IPEC peut atteindre les enfants qui travaillent dans l'économie informelle et les petites et moyennes entreprises qui fournissent la plupart des emplois, et également promouvoir des approches intégrées pour retirer les enfants du travail et les mettre à l'école.

      Pour en savoir plus sur le travail des enfants par région et des histoires personnelles.

    • Voyages d'études organisés par le Bureau de l'OIT en France dans le cadre des formations dispensées par le Centre de Formation de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) à Turin.

      Ce bureau a organisé un programme de visites au profit d’une délégation chinoise composée d’un vingtaine de hauts fonctionnaires appartenant aux ministères chinois du travail et de la santé les 15 et 16 mai 2006.La délégation a été reçue par Mme Eliane KAMIONKOWSKI, Responsable du département des relations internationales et de la coordination à la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) et par M. Gabriel BACQ Responsable des relations internationales de la Caisse Nationale Assurance Maladie Travailleurs Salariés (CNAMTS).

      Le Bureau du l'OIT en France adresse ses très sincères remerciements aux deux intervenants pour leur disponibilité et leur précieuse contribution à ce programme de visites.

    • Mouvements importants de personnel

      M. François EYRAUD (France) est nommé Directeur Exécutif, membre du comité de direction du BIT, et Directeur du Centre National de Formation de l’OIT (Turin) compter du 1er mai 2006.

      M. Giuseppe Casale (Italie) est nommé Chef du Service du dialogue social, la législation du travail et l’administration du travail (DIALOGUE), Département du dialogue social, la législation du travail, l’administration du travail et les activités sectorielles, Secteur du dialogue social, à compter du 15 mai 2006.

      Mme Elizabeth Tinoco Acevedo (Venezuela) est nommée Chef du Service des activités sectorielles (SECTOR), Département du dialogue social, la législation du travail et l’administration du travail et les activités sectorielles, Secteur du dialogue social, à compter du 15 mai 2006.

      M. Anthony Watson (Royaume-Uni) est nommé fonctionnaire chargé du Bureau de l’audit interne et du contrôle à compter du 1 er mai 2006.

  • avril 2006

    • Mouvements importants de personnel

      Mme Azita Berar-Awad (République Islamique d’Iran) est nommée Directrice du Département des politiques de l’emploi (EMP/POLICY), Secteur de l’emploi, à compter du 1er avril 2006.

      M. Duncan Campbell (Etats-Unis) est nommé Directeur du Département de l’intégration des politiques (INTEGRATION), à compter du 1er avril 2006.

      M. Yousef Qaryouti (Jordanie) est nommé responsable en charge du Bureau régional de l’OIT pour les Etats arabes à Beyrouth, à compter du 1er avril 2006.

      Mme Tine Staermose (Danemark) est nommée Directrice du Bureau de l’OIT à Sri Lanka à Colombo, à compter du 1 er avril 2006.

    • Journee mondiale pour la sécurité et la santé au travail

      La Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail est un événement annuel pour le Bureau international du Travail (BIT): elle a lieu le 28 avril de chaque année. Elle a pour but d'attirer l'attention dans le monde sur la promotion et la création d'emplois décents et sûrs et de réduire le nombre de décès liés au travail, y compris ceux imputables au VIH/SIDA. Cette année, les commémorations attireront l’attention sur le problème du Sida dans le monde du travail. L'OIT veut souligner la nécessité de s'attaquer au virus du Sida qui exclut plus de 2 millions de personnes du monde du travail et dénoncer les mauvaises conditions de travail qui entraînent 2,2 millions de décès et rappeler que 160 millions de personnes sont atteintes de maladies professionnelles.

      Le gouvernement français s’est associé à cette journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail comme en témoigne le communiqué de presse (pdf 34 KB) publié par M. Gérard LARCHER, ministre délégué à l’emploi au travail et à l’insertion professionnelle des jeunes.

    • Voyages d'études organisés par le Bureau de l'OIT en France dans le cadre des formations dispensées par le Centre de Formation de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) à Turin: Delegation Vietnamienne

      Pour la première fois une délégation composée de vingt de hauts fonctionnaires des ministères du Commerce, de l’ Industrie de l’Agriculture et des Finances du Vietnam, a effectué un voyage d'étude à Paris, du 18 au 21 avril 2006, pour une séance de travail avec l’OCDE. Les discussions avec M.Edward WHITEHORN de l’OCDE portaient sur l’entrée de Vietnam l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce

      La délégation était accompagnée de M. Alex GOHRAM, du Centre de TURIN.

    • Un rapport du BIT sur l’inspection du travail

      Lors de sa session de novembre 2003, le Conseil d’administration, considérant que les précédentes études d’ensemble sur l’inspection datent de 1951, 1957, 1966 et, enfin, partiellement, de 1969 et 1985, demanda à la Commission d’experts pour l’application des conventions et recommandation de rendre compte de l’état des lieux du monde à cet égard, que les Etats membres de l’OIT aient ou non ratifié les normes pertinentes.

      Ce nouveau rapport a été présenté lors de la dernière session du Conseil d’administration du BIT de mars dernier.

      Fruit d’une intense concertation entre le BIT et les mandats tripartites des pays membres, ce rapport conclut qu’une inspection du travail « solide et efficace n’assure pas seulement une meilleure protection, mais aussi une meilleure prévention ainsi qu’une productivité accrue au travail, au bénéfice de tous ».

      Ce rapport a été adressé aux 142 Directeurs régionaux et départementaux du Ministère du Travail, et aux Chefs de service régionaux et départementaux du ministère de l’Agriculture. Il sera diffusé très prochainement à une centaine d’interlocuteurs "ciblés" (organisations syndicales de travailleurs et d'employeurs non présentes au Conseil d’Administration, et parlementaires).

      Ce rapport est en vente auprès du Bureau de l’OIT en France.

  • mars 2006

    • 295ème Session du Conseil d’Administration du BIT

      Le Conseil d’administration du Bureau international du Travail (BIT) a tenu sa 295ème session à Genève du 16 au 31 mars 2006.

      Les délégués ont, pendant ces deux semaines, abordé de nombreuses questions liées au respect du droit du travail notamment au Myanmar, en Bélarus, en Colombie et bien d’autres sujets.

      Le Conseil d'administration a invité le Directeur général à commencer les travaux préparatoires pour la promotion de la convention sur le travail maritime.

      Enfin, il a examiné les plans d'action de l'OIT pour l'emploi des jeunes, suite à la résolution sur l'emploi des jeunes, adoptée par la 93e session de la Conférence internationale du travail en juin 2005. Pour en savoir plus...

  • février 2006

    • Adoption le 23 fevrier de la nouvelle Convention sur le travail maritime

      L'Organisation internationale du Travail (OIT) a adopté la nouvelle Convention sur les normes du travail maritime qui représente un instrument juridique mondial intéressant les 1,2 millions de marins dans le monde, les armateurs et les nations maritimes du monde entier. Cette adoption intervient à l’issue de la dixième session maritime de la Conférence internationale du Travail tenue du 7 au 23 février 2006.

      La Commission européenne a appuyé le processus depuis l’origine et a joué son rôle de facilitateur dans les négociations en contribuant à la coordination des positions des Etats membres. Elle compte désormais soutenir la mise en œuvre effective de la Convention dans l’Union européenne. La France, pour sa part, a joué dans cette démarche exemplaire un rôle particulier. En effet, le Gouvernement français, dans le cadre de l’accord du 21 novembre 2001 conclu avec l’OIT, est le premier et le seul Gouvernement à s’associer au financement volontaire du processus d’élaboration de cette convention. La France, membre fondateur de l’OIT et premier pays membre par le nombre de conventions ratifiées, a en outre été élue à la présidence des travaux de consolidation des instruments internationaux intéressant les gens de mer.

      De l’Accord de Genève intervenu en janvier 2001 entre les partenaires sociaux de l’armement maritime à l’adoption de cette nouvelle Convention maritime consolidée un travail considérable aura été accompli et notamment la dernière réunion de Groupe de Travail tripartite de Haut Niveau sur les normes sociales maritimes, qui s’est tenue tenue à Nantes en janvier 2004 à l’invitation de la France aura été déterminante dans le processus de stabilisation du texte de la convention consolidée comme dans l’arbitrage des points de difficulté dans la négociation entre les gouvernements et les partenaires de l’industrie maritime

      La présidence française en la personne de Jean-Marc Schindler, a eu un rôle essentiel pour l’organisation des travaux et la définition des choix stratégiques. La délégation française aura quant à elle grandement contribué à la qualité du texte et à la prise en compte d’un certain nombre d’éléments essentiels.

      Cette nouvelle Convention permettra d’éliminer les situations scandaleuses que connaissent trop de marins dans leurs conditions de travail. Elle rendra plus équitables les conditions de concurrence pour nos entreprises de transport maritime » a déclaré Jacques Barrot, Vice-Président en charge des transports, à la clôture de la Conférence internationale à Genève. « Il est essentiel qu’elle entre en vigueur le plus rapidement possible, sachant aussi que de meilleures conditions de travail à bord sont susceptibles d’attirer plus de jeunes gens et de réduire significativement les sources d’accidents maritimes » a-t-il ajouté.

      Quelque 1000 participants, représentant les gouvernements, les employeurs et les travailleurs de 100 des 178 Etats membres de l'OIT, ont participé aux négociations engagées depuis 2001. Cette « Convention du travail maritime consolidée » rassemble et met à jour plus de 65 normes internationales du travail maritime adoptées depuis la fondation de l'OIT en 1919.

      La Convention, qui s’appliquera au transport maritime international, régit des sujets essentiels tels que les conditions d’emploi et de travail des marins englobant la santé, la sécurité, l'âge minimum, le recrutement, les horaires de travail, le logement à bord, la protection sociale, ce afin de garantir des conditions de travail et de vie décente à bord des navires. La Convention s’appliquera aux personnels en fonction à bord des bateaux d'une jauge brute de 500 tonneaux et plus et qui entreprennent des voyages internationaux ou des trajets entre ports étrangers.

      Pour sa mise en oeuvre, elle requiert des Etats du pavillon qu'ils mettent en place un régime d'application solide, s'appuyant sur un système de certification et sur des inspections périodiques. Les Etats délivreront un certificat aux navires qui arborent leur pavillon, une fois que les autorités compétentes auront vérifié que les conditions de travail à bord respectent les lois nationales et les réglementations découlant de la Convention.

      La Convention a également pour but de prévenir la concurrence déloyale par le biais d’une clause « de traitement pas plus favorable » empêchant que les navires d'un Etat n'ayant pas ratifié la Convention soient mieux traités que ceux qui battent pavillon d'un Etat qui l'aurait ratifiée.

      Les navires des pays qui ratifient et qui offrent des conditions de travail décentes à leurs marins seront ainsi protégés contre une concurrence déloyale de navires sous normes grâce au système de certification qui en outre réduira les risques de longs délais liés à des inspections dans les ports étrangers.

      Cette Convention est considérée comme le "quatrième pilier" de la réglementation internationale pour un secteur maritime de qualité, complémentaire des conventions de l'Organisation maritime internationale telles que la Convention internationale pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (Convention SOLAS), la Convention internationale sur les normes de formation des gens de mer, de délivrance des brevets et de veille (Convention STCW) et la Convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (Convention MARPOL).

      La nouvelle Convention a été conçue de manière à éviter l’écueil d’un faible niveau de ratification qu’ont parfois les Conventions existantes sur le travail maritime. Les conditions consensuelles de son élaboration et son caractère universel devraient favoriser une entrée en vigueur relativement rapide. Pour cela, la ratification de la Convention par 30 Etats représentant 33% du tonnage mondial est nécessaire.

  • janvier 2006

    • Publication par le BIT du rapport annuel sur l’emploi

      Le rapport annuel du BIT sur l’emploi que vient de publier le BIT indique notamment que le chômage continue à augmenter, et que les jeunes représentent dorénavant la moitié des sans emploi.

      Le nombre de personnes sans emploi dans le monde a atteint de nouveaux sommets en 2005, une croissance économique robuste ne suffisant pas à compenser l'augmentation de la population à la recherche d'un emploi - en particulier au sein de la toujours plus nombreuse légion des jeunes sans emploi, a déclaré le Bureau international du Travail (BIT) dans son Rapport annuel sur les tendances de l'emploi dans le monde.


 
Dernière mise à jour: 07.03.2007 ^ top