L'OIT est une institution spécialisée des Nations-Unies
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Bureau de l'OIT pour la France

Le Bureau International du Travail, secrétariat général de l'Organisation Internationale du Travail, est, depuis 1990, une administration largement décentralisée. Des 2000 agents et 600 experts qui la composent, un peu plus d'un millier travaillent au Siège à Genève et les autres " sur le terrain ", la très grande majorité dans les pays en développement (Bureaux de Zone, Bureaux nationaux, Equipes multidisciplinaires, Correspondants nationaux) et une cinquantaine dans certains pays les plus industrialisés ou développés (Bureaux de liaison, Bureaux nationaux, correspondants nationaux).

Le " Bureau de l'OIT pour la France " fut le premier à être créé en janvier 1920, et il a rempli ses missions sans interruption, depuis, y compris pendant la guerre et l'occupation. Il est un élément du réseau des bureaux dans les pays industrialisés :

  • Washington ouvert en mai 1920.
  • Londres ouvert en juillet 1920 et fermé en décembre 2006.
  • Rome, ouvert en juillet 1920 fut fermé en janvier 1938, puis ouvert à nouveau, en février 1947.
  • Berlin qui a fonctionné de mars 1921 à février 1933, puis à Bonn de janvier 1953 à juin 2004, s'est à nouveau installé à Berlin en juillet 2004.
  • Tokyo, ouvert en janvier 1924 fut fermé en mai 1939, puis ouvert à nouveau en janvier 1953.
  • New York, (bureau de liaison pour les Nations-Unies) ouvert en novembre 1946.
  • Ottawa, ouvert en mars 1949 et fermé en mars 1995.
  • Bruxelles, (bureau de liaison pour les pays du Benelux et auprès de l'Union européenne ) ouvert en octobre 1973.
  • Madrid, ouvert en janvier 1986.
  • Lisbonne, ouvert en mai 2003.

Ces bureaux sont généralement constitués d'équipe légère (4 à 6 agents) et animés par un directeur mettant, pendant un temps, au service de l'Organisation sa longue expérience, acquise au plan national, de syndicaliste, de responsable patronal ou de haut fonctionnaire.

Si les pays en développement sont, naturellement, l'objet d'une attention particulière du BIT, les pays les plus industrialisés suscitent un intérêt spécifique au regard de chacun des trois "métiers" qui se combinent dans l'action de l'Organisation :

  • dans le domaine normatif, ils sont les chantiers les plus accomplis de l'expression et de l'application des normes.
  • dans le domaine de la recherche/action, ils sont les laboratoires les plus avancés des innovations économiques et sociales.
  • dans le domaine de la coopération technique, ils assurent 100% des financements volontaires et l'essentiel du budget régulier du BIT. Ils constituent un vivier privilégié d'expertise et peuvent mettre en synergie, avec celle de l'Organisation, leurs propres politiques bilatérales d'aide au développement.
  • enfin, ils pèsent d’un poids particulier dans les organisations et les structures internationales de l’ONU aux G8.

Le fait que ces bureaux soient situés dans ceux des pays les plus industrialisés qui, par l'histoire ou les circonstances, ont eu et ont encore, des responsabilités mondiales (Etats-Unis, Japon, France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Italie) n'est pas seulement le reflet, qui demeure, du rôle fondateur que ces pays jouèrent vis-à-vis de l'OIT (et qui se traduit, pour la plupart, dans leur privilège de membre de droit au Conseil d'administration).

Il est aussi la traduction de la nécessité, pour l'OIT, le BIT et le Centre de formation de Turin, d'une influence voire d'une intervention rapprochée et continue pour faire valoir ou prévaloir sur de fortes traditions strictement bilatérales, l'intérêt de contributions intellectuelles et financières volontaires (mais rarement spontanées) de ces pays au profit de l'Organisation.

Ces "Représentations" sont enfin justifiées par la présence, dans ces capitales, du siège d'organisations intergouvernementales mondiales (UNESCO, OIF (Francophonie), OCDE à Paris, FAO à Rome, Commonwealth à Londres, Organisation mondiale du Tourisme à Madrid, etc.) ou régionales (Union européenne à Bruxelles, etc.) auprès desquelles elles jouent, aussi, le rôle de bureau de liaison (tandis que le bureau de New York l'exerce exclusivement vis-à-vis des Nations-Unies), du siège des principales ONG mondiales, des agences de presse internationales et des médias d'influence internationale, des centres de décisions des entreprises multinationales, etc… Autant d'acteurs et d'opérateurs sur ou par lesquels l'OIT doit exercer son influence.

L'action du "Bureau de l'OIT pour la France" s'inscrit dans cette réalité pour l'optimiser au profit de l'organisation. Son rôle est donc, d'une part de faire connaître, partager et soutenir les valeurs et les actions de l'OIT et du BIT et, d'autre part de tirer le meilleur parti, pour le Siège, pour le Centre de formation de Turin et pour le réseau de terrain, du gisement d'influence, d'expériences, d'expertises, et de moyens financiers disponibles en France.

Pour ce faire, il met principalement en oeuvre quatre modes d'intervention :

  • la représentation du Siège en France,
  • les relations publiques et la communication vis-à-vis de l'ensemble du corps social depuis les enseignants et les enseignés jusqu'aux acteurs politiques, économiques et sociaux nationaux ou internationaux ayant leur siège en France pouvant et/ou devant soutenir l'organisation en passant, naturellement, par les médias, et de l’opinion publique,
  • la promotion et la vente des publications,
  • l'analyse des évolutions politiques, économiques et sociales et l'information du siège, l'élaboration des programmes de stage pour les auditeurs du Centre de Turin, l'identification et la mobilisation des ressources intellectuelles et financières pour la coopération.

En outre, il concourt, à leur demande, aux actions de communication et de promotion initiées, vis-à vis de leurs adhérents ou de leurs structures, par les mandants français de l'OIT.

Enfin, il apporte son soutien à l'action de l'Association Française pour l'OIT (AFOIT).


 
Dernière mise à jour: 15.02.2012^ top