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Projet BIT/IPEC pour l’élimination du trafic des enfants en Afrique de l’ouest et du centre

Clôture de l’atelier de planification

 

Yaoundé, 4 juin 2002

 

L’atelier qui a servi de cadre à vos réflexions sur le trafic des enfants en Afrique de l’ouest et du centre et sur les stratégies à mettre en oeuvre au Cameroun pour contribuer, aux côtés des autres pays de la sous-région, à son élimination, s’achève maintenant.

Mais à écouter vos conclusions et recommandations, il me semble nous avons tous bien conscience que nous nous situons au début d’un processus, plutôt qu’à la fin d’un exercice - aussi fructueux soit-il.

L’affluence constatée dès hier matin, la composition diversifiée de l’assistance, étaient déjà le témoignage d’une sensibilité particulière de tous les acteurs au problème du trafic des enfants, mais aussi le signe qu’un partenariat élargi allait pouvoir se mettre en place et porter le projet - condition indispensable à son efficacité.

Les dimensions multiples du problème, son caractère sous-régional, sont les meilleures raisons de l’implication de tous les partenaires dans cet effort commun pour bien l’identifier et le comprendre d’abord, agir en concertation ensuite.

Les échos que j’ai eus vos travaux, par Mme Fouda et de M. d’Ovidio, votre forte participation et implication sont, pour le BIT et finalement pour nous tous, le meilleur encouragement à aller de l’avant. Vos conclusions et recommandations reflètent bien aussi la richesse de vos débats et montrent que vous avez su mettre à profit vos expériences respectives, les visions diversifiées mais complémentaires que vous pouviez apporter du problème, et des stratégies à mettre en oeuvre pour y trouver des solutions.

Nous sortons de cette expérience confiants dans notre capacité à agir ensemble, à développer un plan d’action dans lequel chacun trouvera la possibilité de mettre en oeuvre ses capacités au service d’une cause commune.

Il est en effet impératif que cette coalition contre le trafic des enfants soit d’abord vivante et active au niveau de chaque pays - et donc au niveau du Cameroun - si nous voulons pouvoir développer des synergies avec toute la sous-région, avoir ainsi une chance de stopper le trafic, mais aussi de porter remède aux conséquences du passé et de ce qui fait malheureusement encore notre présent. Protéger les enfants, organiser la réinsertion de ceux qui ont été et sont encore victimes du trafic, informer, sensibiliser les parents, les éducateurs, toutes les composantes de la société et les enfants eux-mêmes, réprimer ceux qui organisent et profitent du trafic, responsabiliser tous ceux qui peuvent agir, voilà une tâche énorme mais une cause qui ne peut laisser personne indifférent.

C’est à cela que tous ensemble nous allons nous atteler pour donner suite à vos réflexions et conclusions, mais aussi pour répondre aux attentes de ces enfants dont nous sommes tous responsables et à qui nous nous devons de restituer leur dignité, leur enfance et leur avenir.

Je vous remercie tous des efforts consentis pour contribuer à ce qui sera le plan d’action du projet, qui est devenu ainsi le vôtre. Mais cette mobilisation devra se poursuive au-delà du présent atelier, au-delà du projet lui-même, car c’est un effort continu, soutenu, concerté, qui assurera la pérennité des résultats auquel nous croyons tous.

La présence des partenaires au développement, des agences soeurs des Nations-Unies (UNICEF, UNESCO, notamment) et l’implication du Département du travail des Etats-Unis qui finance le projet, sont aussi un encouragement pour nous, la garantie que la communauté internationale va continuer à appuyer l’initiative des pays de la sous-région et aider à sa réussite.

Nous savons, grâce à cet atelier, que nous pouvons maintenant compter les uns sur les autres et c’est avec vous que le projet va continuer sa route en consolidant et élargissant les partenariats que vous venez d’esquisser. Les représentants de la presse écrite et audio-visuelle, associés à vos travaux, et plus largement l’ensemble des media, vont avoir une tâche particulièrement importante, non seulement pour "couvrir" les évènements comme celui-ci, mais pour, de façon continue, informer, sensibiliser, éveiller l’opinion publique, alerter les pouvoirs publics. Je les remercie donc tout particulièrement de vouloir prendre aussi, pleinement, leur part.

Je souhaite donc que nous puissions tous tirer le meilleur parti de vos réflexions et que, dans l’action, nous nous retrouvions tous à l’oeuvre, chacun prenant sa part de responsabilité avec ses compétences propres, mais complémentaires de ses partenaires, pour éradiquer définitivement le trafic des enfants dans la sous-région et sauvegarder ainsi les droits et le bien-être des enfants, leur dignité, celle de leurs communautés, celle finalement de notre région.

 

Françoise Achio

04.06.2002

Mise à jour par JJMM. Approuvée par FA. Dernière modification: 11 juin 2002.