Sénégal
- Superficie: 196 190 km²
- Capitale: Dakar
- Population: 11 126 832 (juillet 2005 est.)
- Population urbaine : 45,1%.
- Population de moins de 15 ans : 43,6%.
- Densité : 45 habitants/km2.
- Fête nationale : 4 avril
- Monnaie : Communaute Financiere Africaine franc (XOF) : Franc CFA (1 euro=655,957 FCFA)
- Langue officielle : Français
- Langues nationales : wolof, serere, diola, puular, soninké, mandingue
- Onze régions : Dakar, Diourbel, Fatick, Kaolack, Kolda, Louga, Matam, Saint Louis, Tambacounda, Thiès, Ziguinchor;
- Temps universel
- Produit national brut (2001) : 3 331 milliards de francs CFA
- Espérance de vie à la naissance : 51,3 ans
- Indice de développement humain : 0,423
- Taux de scolarisation : 55,7 %
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Gouvernement
Ministère de la Fonction Publique, du Travail, de l’Emploi et des Organiations professionnelles
Adresse : Building Administratif, Dakar, Sénégal
Tel :; (221) 823 10 88
Ministre : M. Adama SALL
Tel/Fax :(221) 823 74 29
Directeur de Cabinet : Tel : (221) 823 30 18
Directeur de l’Emploi :
Tel : Tel : 864 05 99
Directeur du Travail et de la Sécurité Sociale :
Tel : (221) 823 98 76
Chef du Bureau de la Médecine, Hygiène Mme Khadidiatou Ka Agne
et santé au travail
Organisation des employeurs
1/ Conseil National du Patronat (CNP)
Président : M. Baïdy Agne
Secrétaire Général : M. Amidou Diop
Président Commission Sociale : M. Youssoupha Diop
Adresse :; 7, Rue Jean Mermoz, BP 3537, Dakar
Tel : (221) 821 58 03
Fax :(221) 822 28 42
2/ Confédération Nationale des Employeurs du Sénégal (CNES)
Président : M. Mansour Kama
Secrétaire Permanent : M. Tidiane E. Boye
Président Commission Sociale : M. Ibra Guèye Dioum
Adresse : 41, Rue el Hadj Amadou Assane Ndoye
; BP 3819, Dakar, Sénégal
Tel :(221) 823 09 74 - 821 54 54
Fax : (221) 822 96 58
3/ Mouvement des Entreprises du Sénégal (MDES)
Président : M. Bagnick Diop
Adresse : Point E – Avenue Birago Diop x H
BP 16993
Tél : (221) 864 27 03
Fax : (221) 864 27 02
Organisation des travailleurs
1/ Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS)
Secrétaire Général : M. Mody Guiro
Secrétaire Administratif : M. Mamadou Diallo
Adresse : 7, Avenue du Président Lamine Guèye
BP 937, Dakar, Sénégal
Tel : (221) 822 32 98 (LD SG)
Fax :(221) 821 77 71 (Standard)
Autre contact : M. Saliou Ndiaye, Tel : 821 04 91
2/ Union Natonale des Syndicats Autonomes du Sénégal (UNSAS)
Secrétaire Général : M. Mademba Sock
Adresse : Rue 13, Derklé - BP 10841, Dakar
Tel : (221) 825 32 61
Fax : (221) 824 8013
3/ Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal-Forces du Changement (CNTS-FC)
Secrétaire général : M. Cheikh Diop
Adresse : 16, rue Jules Ferry, BP 504
Tel (M. Sané) : 632 50 97
4/ Union Démocratique des Travailleurs du Sénégal (UDTS)
Secrétaire Général : Alioune SOW
Adresse :; Rue 10, Pikine (face Ecole 5)
BP 7124, Médina Dakar
Tel : (221) 854 10 70
Fax : (221) 834 93 17
5/ Confédération des Syndicats Autonomes (CSA)
Secrétaire Général
Adresse : Cité SOPRIM, Parcelles Assainies
BP 10224, Dakar
Tel : (221) 835 09 51
Fax : (221) 893 52 99
6/ Confédération Démocratique des Syndicats Autonomes (CDSA)
Secrétaire Général :
Adresse : Parcelle N° 122, Khourou Nar, Pikine
Tel : (221) 834 37 95
7/ Union des Travailleurs Libres du Sénégal (UTLS)
Secrétaire Général : M. Idrissa Koté
Adresse : Usine Niary Tally, villa 1376, Dakar
Tel : (221) 824 51 12
8/ Union Nationale des Travailleurs Démocratiques (UNTD)
Secrétaire Général : M. Rachid Baldé
Adresse : Immeuble Face Arrêt Double Less
Parcelle n° 131, Guédiawaye, Dakar
Tel : (221) 957 11 62
Présentation du pays
Indépendant depuis le 4 avril 1960, le Sénégal est un état côtier de l’ouest africain qui couvre une superficie de 196.722 km2. Selon les estimations du dernier recensement effectué en 2000, le pays, avec un taux de croissance estimé à 2,8%, devrait avoir une population estimée à 10.848.051 habitants en 2005. Le recensement a confirmé la jeunesse de la population ; les moins de 15 ans constituaient encore 45% de l’effectif global, les personnes âgées de plus de 65 ans n’étant que 3%.
Le Sénégal est un pays où les institutions politiques et sociales sont aussi bien régulièrement mises en place que renouvelées ; et fonctionnent normalement. Les partenaires sociaux disposent de plusieurs espaces de dialogue au sein des structures de gouvernance tant aux niveaux politique, social, économique que professionnel.
Le retour à la croissance depuis plus de dix ans n’a pas suffi à garantir une réduction très significative de la pauvreté. La faiblesse de l’investissement, l’atonie de l’agriculture et de l’industrie expliquent la modeste composante en emplois de la croissance économique et sa faible propagation vers les populations les plus pauvres. Cependant, un espoir pointe à l’horizon, selon ; les critères de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA), depuis 2003, le Sénégal a quitté la zone rouge avec un taux de croissance de 6,5% qui le situe au seuil de l’émergence. Il a cependant fléchi légèrement à 6% en 2004. Nonobstant cette perspective, le cadre macroéconomique en cours d’assainissement n’a pas encore garanti un accès plus large des pauvres aux ressources financières et productives permettant de créer à leur intention des emplois productifs et rémunérateurs ainsi qu’une protection sociale adéquate permettant l’accès aux services sociaux de base à la majorité de la population.
L’éducation est un axe important de lutte contre la pauvreté. Au niveau national, le taux d’accessibilité à l’école primaire (moins de 30 minutes) est estimé à 81,4% avec des disparités dans certaines régions. Pour pallier aux insuffisances, le gouvernement a décidé de consacrer 40 pour cent de son budget à l’éducation depuis l’année 2005, ainsi ce secteur est entête des priorités.
Dans le domaine de la protection sociale, le Sénégal a mis en place des dispositifs qui gèrent de manière relativement satisfaisante la sécurité sociale au niveau du secteur public et du secteur privé structuré. Quant au secteur informel, les programmes des ministères sociaux et les initiatives de la société civile complètent les infrastructures, au demeurant insuffisantes, en appuyant la mise en place des mutuelles de santé et des initiatives communautaires d’activités génératrices de revenus, avec l’appui du BIT. Le secteur de la santé se caractérise par une insuffisance des infrastructures sanitaires et sociales, avec un personnel de santé insuffisant et inégalement réparti.
L’infection du VIH/SIDA progresse malgré une faible prévalence. Le Sénégal mène une politique offensive dans la lutte contre le VIH/SIDA, avec l’appui du BIT et d’autres partenaires du système des Nations-Unies.
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Le Sénégal a fait du DSRP un cadre unique de planification de son développement et de lutte contre la pauvreté. Le processus d’élaboration du DSRP est participatif. Les partenaires sociaux ont sollicité le BIT pour appuyer leurs capacités et pour les accompagner. Les approches et les valeurs du BIT sont largement prises en compte, surtout dans la deuxième génération du DSRP en cours de finalisation, grâce notamment à une implication accrue des partenaires sociaux appuyés sous diverses formes par le BIT. Il convient aussi de signaler que le BIT participe aux processus d’élaboration des programmes des Nations unies au Sénégal en tant que partenaires au développement dans le cadre de l’UNDAF et des groupes thématiques.
Les domaines de la coopération technique entre le Sénégal et le BIT
Le BIT appuie le Sénégal depuis plusieurs décennies dans plusieurs domaines. Dans le cadre du Programme Pays Travail Décent (PPTD), le Sénégal a choisi comme axe prioritaire le renforcement et l’extension de la protection sociale. C’est le domaine également prioritaire qu’ a choisi le comité national du dialogue social mis en place conformément à la résolution de l’OIT de 2003 concernant le dialogue social. Pour atteindre les objectifs fixés par ce programme, le BIT va appuyer le renforcement des dispositifs de sécurité sociale des secteurs public et privé structuré à travers les programmes initiés par la COSIRIS ( Commission de régulation et de supervision des institutions de sécurité sociale), l’appui au CNDS ( Comité national du dialogue social) par des études de mise en place des structures de protection sociale comme les Mutuelles de santé des populations rurales, les mutuelles de santé des transporteurs routiers , entre autres réalisations prioritaires.
Dans le domaine des Normes internationales du Travail, le Sénégal a déjà ratifié 33 conventions internationales de l’OIT dont les huit conventions fondamentales couvertes par LA DECLARATION. Sur ce dernier point, le Sénégal bénéficie du projet d’appui à la mise en œuvre de la Déclaration (PAMODEC) depuis 2003. Ledit projet se concentre sur le renforcement des capacités des autorités de l’État et des partenaires sociaux sur les droits et principes relatifs à la liberté syndicale et la négociation collective. Une deuxième phase du PAMODEC qui mettra également l’accent sur les principes de la non-discrimination devrait débuter courant 2006.
Dans le domaine de l’emploi, le BIT a appuyé et accompagné le Sénégal dans la formulation et la mise en place de sa politique nationale de l’emploi et de lutte contre la pauvreté. Sa politique nationale de l’emploi est conforme dans sa substance et dans son système de gestion aux normes internationales de l’OIT, spécialement la Convention no 122 (1964) sur la politique de l’emploi qu’il a par ailleurs ratifiée. Dans le cadre du suivi du SOMMET DE OUAGADOUGOU SUR L’EMPLOI, le BIT, en collaboration avec les autres partenaires au développement comme la Banque mondiale, la coopération allemande, entre autres, appuie la mise en place des politiques, des moyens pour la promotion de l’emploi et en particulier l’emploi des jeunes. Le BIT est fortement impliqué dans la phase en cours de révision du DSRP. Plusieurs activités de renforcement des capacités des partenaires sociaux ont été organisées, dans les domaines des Normes, de l’emploi, de la protection sociale et du dialogue social en vue de renforcer la pleine participation des partenaires sociaux dans l’élaboration de la deuxième génération du DSRP.
Dans le domaine de la Protection sociale, le BIT est fortement impliqué dans les programmes de renforcement des capacités des institutions chargées de la gestion de la sécurité sociale. Le BIT appuie un organisme de régulation et de supervision des organismes de sécurité sociale COSRIS qui est opérationnel depuis l’année 2005 par le renforcement de ses capacités, entre autres axes de coopération. Il soutient aussi la mise en place d’un projet de prévention des risques industriels majeurs, les activités de l’inter-africaine de la prévention des risques professionnels et les activités de formation des cadres. Quant au volet relatif à l’extension de la protection sociale, le BIT poursuit la Campagne en faveur de l’extension de la protection sociale. A travers le projet STEP, il appuie plusieurs initiatives de mise en place des mutuelles de santé par des études, des conseils et des programmes de formation, en particulier pour les populations rurales et pour les transports routiers. Le Comité national du dialogue social qui a été mis en place dans le cadre de la résolution de 2003 sur le dialogue social a pour thème central l’extension de la protection sociale par le dialogue social. Le BIT appuie également ses activités sur les plans techniques et financiers.
L’un des résultats les plus significatifs de l’implication du BIT dans le processus de révision du DSRP est que la Protection sociale a été identifiée comme axe prioritaire no 3 dans les programmes de lutte contre la pauvreté de la deuxième phase.
Dans le domaine du dialogue social, le BIT appuie les organisations syndicales des travailleurs par un programme de renforcement des capacités : formations spécialisées dans les domaines intéressant la vie des organisations syndicales. ; par l’appui aux développement des activités socio-économiques et par l’appui à l’organisation des travailleurs du secteur informel. Le BIT accompagne aussi les organisations de travailleurs par des actions de renforcement des capacités, des conseils stratégiques et opérationnelles. |