Mauritanie
- Superficie: 1 030 700 km²
- Capitale: Nouakchott
- Population: 3 086 859 (juillet 2005 est)
- Fête nationale : 28 novembre
- Monnaie : ouguiya (MRO)
- Langues: Arabic, Pulaar, Soninke, French, Hassaniya, Wolof
Gouvernement
Ministère de la Fonction Publique et de l’Emploi
Ministre : Mme Salka Mint Bilal Ould Yamar
Tel : (222) 525 68 82 - (222-2) 579 51
Adresse : BP 233, Nouakchott
Tel : (222) 525 39 58 (standard)
Fax : (222) 525 39 87 - 25 84 10
Directeur du Travail et de la
Prévoyance Sociale : M. Khaled Ould Cheikhna
Adresse :BP 37, Nouakchott, Mauritanie
Tel : (222) 525 39 58
Tel/Fax :; (222-2) 525 39 87
Directeur Général de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale : M. Abdallahi Salem OULD GLEIGUEM
Adresse : BP 224, Nouakchott, Mauritanie
Tel : (222) 525 75 84
Fax :; (222) 525 51 11
Commissaire aux Droits de l’Homme, à la lutte contre la pauvreté : M. Hamadi OULD MEIMOU
Adresse : BP 3112, Nouakchott, Mauritanie
Tel : (222) 52912 01- 52911 95
Fax : (222) 529 09 60
Organisation des employeurs
Confédération Nationale du Patronat de Mauritanie (CNPM)
Président :p; M. Mohamed Hmayen Bouamatou
Tel Bureau (Banque) : (222) 525 36 35
Fax Bureau (Banque): (222) 525 46 47
Secrétaire Général : M. Seyid Ould Abdellahi
Adresse : 824, Zv. DU Roi Fayçal, BP 383, Nouakchott
Tel : (222) 525 21 60 - 525 19 90
(M. Diallo (5259105)
Fax : (222) 525 33 01 (M. Diallo 525 91 08)
Organisation des travailleurs
1/ Union des Travailleurs de Mauritanie (UTM)
Secrétaire Général : M. Abderrahmane OULD BOUBOU
Adresse : BP 630, Nouakchott
Tel : (222) 525 16 81
Fax :; (222) 525 65 21
2/ Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM)
Secrétaire Général : M. Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah
Adresse : BP 6164, Nouakchott
Tel/Fax : (222) 525 80 57
3/ Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM)
Secrétaire Général : M. Samory Ould Bèye
Adresse : BP 6902, Nouakchott
Fax : (222) 525 23 16
Présentation du pays
Indépendante depuis le 28 novembre 1960, la République Islamique de Mauritanie (RIM) compte une population d’environ 2,7 millions d’habitants répartis inégalement sur un vaste territoire de 1.030.700 km2, désertique à près de 90% de sa superficie. La population mauritanienne se caractérise par un pourcentage élevé de jeunes (les moins de 18 ans représentent 40% de la population) et de femmes représentant 52%.
La pauvreté affecte toutes les couches de la population et demeure préoccupante. On estime à 43,6 pour cent, la part de la population vivant en dessous du seuil de la pauvreté (2000). Elle touche surtout la zone rurale aride qui regroupe plus de 57% des pauvres. Les conditions de dégradation économique et l’urbanisation accélérée sont à l’origine de grands mouvements migratoires caractérisés, au niveau national, par un exode rural massif vers les grandes villes notamment Nouakchott. Les cycles répétitifs de sécheresse ont provoqué d’importants mouvements de sédentarisation des nomades et l’émigration d’une bonne partie de la population a l’étranger. L’incidence de la pauvreté est plus forte chez les ménages féminins notamment à Nouakchott et dans les villes du centre-nord. En milieu urbain, la pauvreté se caractérise par un taux élevé de chômage et de sous-emploi.
La problématique de l’emploi en Mauritanie se caractérise d’une part, par la crise de l’emploi salarié, et d’autre part, par l’évolution rapide de la population active. Le taux de chômage estimé à 19,1% en 2001 continue de s’accroître ainsi que le nombre de jeunes demandeurs d’emploi (29.000 par an) alors que la capacité d’absorption du secteur moderne est estimée à 2000 emplois. Sur ce marché de l'emploi, les femmes souffrent d'une marginalisation par rapport aux hommes. Sur le plan du revenu, il convient de noter que le SMIG est passé de 4.312 à 21.000 ouguiyas (15 à 75 dollars US) depuis le 17 janvier 2005.
La Mauritanie se situe aujourd’hui au 152ème rang sur les 177 pays classés par le rapport mondial sur le développement humain 2005 avec un IDH de 0,477 (2003) et un Produit National Brut par habitant de l’ordre de 406 USD (2004).
Le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP), cadre d’intervention des partenaires de la Mauritanie, dont l’objectif ultime est de ramener la proportion de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté de 46% en 2000 à 17% en 2015, a retenu : (a) le renforcement de la bonne gouvernance et (b) l’ancrage de la croissance économique dans la sphère des pauvres par la valorisation du potentiel de croissance et de productivité des pauvres comme deux des quatre axes fondamentaux de la stratégie nationale de réduction de la pauvreté. Adopté en janvier 2001, il est en cours de révision.
Situation politique, économique et sociale
Le contexte politique et socio-économique est marqué par le changement du 3 août 2005, qui place le pays dans une phase de transition vers l’instauration d’un Etat de Droit. La Mauritanie est considéré comme un pays dont le tissu politique, social et économique a le plus évolué depuis vingt ans. Depuis plus d’une décennie, le pays s’est engagé dans des politiques de réformes qui ont touché l’ensemble de la vie politique, économique et sociale.
Au plan politique, une démocratie pluraliste a été mise en place en 1991 avec l’adoption d’une constitution qui garantit les libertés fondamentales et la séparation des pouvoirs et qui institue le suffrage universel pour l’élection du Président de la République et des représentants du peuple à l’Assemblée Nationale.
La période de transition actuelle a été notamment marquée par les journées nationales de concertation qui ont formulé des recommandations sur le processus de transition démocratique, la justice et la bonne gouvernance. Une commission électorale nationale indépendante (CENI) a été mise en place et le gouvernement a sollicité l’appui du système des Nations Unies et d’autres bailleurs de fonds pour conduire le processus démocratique devant aboutir aux élections présidentielles en mars 2007.
En matière de Gouvernance et des Droits de l’Homme, même si le 03 août a conduit à une suspension partielle des institutions démocratiques, il convient de signaler l’élection en 2001, de 11 députés issus de quatre partis d’opposition, augmentant ainsi le nombre de partis politiques représentés au parlement de 4 à 8. cependant, le nombre de partis reconnus a connu une progression irrégulière : entre 2000 et 2002, deux partis ont été dissous (UFD et AC), deux autres ont été reconnus en 2003 (PMDE) et 2004 (SAWAB). Il convient également de noter l’adoption du Plan National d’Action en matière des Droits de l’Homme (PNADH), partie intégrante du Programme National de Bonne Gouvernance (PNBG).
Le contexte socio-politique est également marqué par la participation active de représentants de la société civile constituée en Collectif (Cyberforum) depuis 2002 pour la mise en œuvre efficace de programmes nationaux. Ce collectif regroupe 419 ONGs opérationnelles enregistrées au CDHLCPI sur environ 800 ONGs reconnues par le Ministère de l’Intérieur. On notera aussi une presse plurielle avec près d’une vingtaine de titres sur 535 journaux indépendants autorisés qui paraissent régulièrement.
Au plan économique et financier, le gouvernement a adopté des réformes destinées à rétablir les grands équilibres macro-économiques, relancer la croissance et lutter contre la pauvreté. Les stratégies adoptées reposent sur une libéralisation progressive de l’économie, l’accroissement de la participation du secteur privé à l’activité économique, le renforcement des capacités administratives et la valorisation des ressources humaines.
Malgré une croissance élevée (6,9% en 2004), la situation des finances publiques demeure difficile : taux d’inflation élevé (6,4% en 2004), déficit budgétaire, corruption et faible performance de l’économie nationale orientée vers l’exportation (produits miniers et de la pêche). Cependant, la Mauritanie dispose aujourd’hui, suite à la première découverte pétrolière offshore le 13 mai 2001 et à la première concession d’exploitation pétrolière en janvier 2004, d’importants atouts pour faire face aux défis de la pauvreté. L’exploitation à partir de 2006 des réserves de pétrole, la rationalisation de la gestion des ressources des secteurs de la pêche et des mines et l’amélioration de la gouvernance économique, constituent de bonnes opportunités pour l’économie mauritanienne.
La réduction de la dette extérieure et l’engagement du gouvernement à renforcer les programmes visant à la promotion de l’emploi et à la réduction de la pauvreté dans le cadre de la mise en œuvre du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) couvrant la période 2006-2009 accroît la confiance des partenaires au développement et des investisseurs.
Le contexte social est caractérisé par la précarité des conditions de vie des populations : la mortalité élevée, l’analphabétisme, le chômage, la précarité de l’habitat, l’accès limité à l’eau potable etc.). Les inégalités en terme de pauvreté sont considérables entre les milieux urbain et rural, entre les wilayas et en matière de genre. La croissance naturelle de la population est rapide et les flux migratoires internes et internationaux s’accélèrent.
Coopération technique et lutte contre la pauvreté
Avec près de la moitié de la population vivant sous le seuil de pauvreté, stimuler l’emploi par le développement des micro et petites entreprises reste une des priorités nationales et un défi important du gouvernement mauritanien. L’adoption des stratégies nationales de promotion des micro et petites entreprises (SNMPE) et de la micro finance (SNMF) formulées avec l’appui technique et financier du Bureau sous-régional de l’OIT pour le sahel et du PNUD par le Conseil des Ministres du 19 novembre 2003, ainsi que la création de l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANAPEJ) en 2004 avec l’appui du BSR Dakar, constitue un progrès réel dans la facilitation de l’accès des pauvres aux ressources financières et productives et dans le renforcement des capacités des jeunes et des pauvres. Ces deux stratégies constituent une base pour renforcer les actions menées dans le domaine de l’accès des populations pauvres aux systèmes de micro financements et de la promotion des activités génératrices de revenus, des micro et petites entreprises et de création d’emplois. La table ronde des bailleurs de fonds du 9 mai 2005 pour le financement du Programme Nationale Intégré d’Appui à la MPE (PNIME) a été une excellente occasion pour le gouvernement et les partenaires de réaffirmer leur adhésion aux recommandations et de confirmer la priorité accordée par le gouvernement de la RIM à l’emploi. En outre, les actions de renforcement des capacités aussi bien des bénéficiaires que des structures et gestionnaires des institutions de micro finance (IMF) et la promotion de l’utilisation des ressources locales suivant une démarche HIMO ont contribué à asseoir les bases pour mieux soutenir l’accès des pauvres aux ressources.
Dans le cadre de sa stratégie de réduction de la pauvreté et de la politique nationale de l’emploi, le PNUD et le Gouvernement mauritanien ont aussi sollicité l’appui technique du BIT pour la mise en œuvre du Document d’Appui au Programme (DAP) du CSLP. Les actions entreprises tiennent maintenant compte des recommandations du Sommet des Chefs d’Etats de l’Union Africaine qui a eu lieu en 2004 à Ouagadougou.
Dans le cadre de la représentativité, de l’amélioration de la productivité des micro et petites entreprises et du renforcement des capacités des pauvres à travers l’éducation/formation et la promotion de l’entreprenariat coopératif et associatif, le gouvernement et les partenaires sociaux de la RIM ont bénéficié de l’appui du BSR-Dakar et des programmes régionaux tels que GERME et FORCE-LCP.
La Mauritanie a ratifié 42 conventions internationales du travail dont les 8 fondamentales. Suite à une mission de contacts directs sur l'application de la convention No.29 (travail forcé) en mai 2004, s'est tenu à Nouakchott en décembre 2004 un séminaire tripartite de promotion des principes et droits fondamentaux au travail. A l'issue de ce séminaire, un plan d'action national a été adopté et doit être exécuté dans le cadre des projets d'appui à la mise en oeuvre de la Déclaration de 1998 sur financement français (dont les négociations pour le prolongement débuteront à la rentrée). Un nouveau Code du travail a été adopté en juin 2004. Le BIT appuie le Ministère du travail dans sa diffusion.
Dans le cadre de la protection sociale, la Mauritanie a bénéficié de l’appui du BSR-Dakar et du programme régional STEP. L’appui technique du BIT a été notamment sollicité pour la réalisation d’une étude actuarielle et la modernisation de la CNSS. Par ailleurs, une requête du Secrétariat d’Etat à la Condition Féminine (SECF) pour la mise en place de mutuelles de santé a été enregistrée par le BSR-Dakar qui a engagé un processus de réflexion, avec l’appui du programme STEP, pour répondre efficacement à cette demande.
Le BIT collabore étroitement avec la Confédération Nationale du Patronat de Mauritanie (CNPM) qui contribue efficacement à la mise en œuvre du programme GERME et du Programme National Intégré d’Appui à la MPE (PNIME) en Mauritanie. La CNPM assure aussi la coordination nationale du programme régional « Productivité » élaboré et mis en œuvre avec l’appui d’ACTEMP.
Les organisations de travailleurs les trois principales centrales syndicales que sont : l’Union des Travailleurs de Mauritanie (UTM), la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM), la Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM) ont sollicité l’appui du BSR pour l’élaboration de leur plan de développement. Dans le cadre d’un processus de planification stratégique, le BSR-Dakar leur a apporté un appui technique dans ce sens. La validation de l’étude réalisée au profit de l’UTM permettra la mise en œuvre de son plan d’action
Sur la base des actions antérieures réalisées dans le cadre de la coopération RIM-BIT, les mandants mauritaniens souhaitent mettre un accent particulier sur la promotion de l’entreprenariat féminin et de la microfinance en vue réduire les inégalités et permettre à toutes les couches de la société de contribuer efficacement à la croissance et à la création d’emplois. Les actions réalisées au cours des biennium précédents ont montré la nécessité de renforcer la participation et la responsabilisation des acteurs nationaux ainsi que la synergie des actions et programmes du BIT.
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