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Cap-Vert

  • Superficie: 4 033 km²
  • Capitale: Praia
  • Population: 418 224 (juillet 2005 est.)
  • Fête nationale : 5 juillet
  • Monnaie : Cape Verdean escudo (CVE)
  • Langues: Portuguese, Crioulo (a blend of Portuguese and West African words)

 

Gouvernement

Ministère du Travail et de la Solidarité
Ministre : M. Sidònio Fontes Lima Monteiro
Adresse : Av. Amilcar Cabral, CP 453, Praia
Tel : (238) 261 57 75/61
Fax : (238) 261 34 16 / 263 14 12

Organisation des employeurs

1/ Associação Comercial de Sotavento de Cabo Verde (ACS)
     Association Commerciale de Sotavento (A.C.S.)

Président : M. Alfredo Eugenio Barbosa Fernandes
Secrétaire Général : M. Salvador F. Carlos Hopffer
Adresse : Rua Serpa Pinto 23-I, CP 78, Praia, Cabo Verde
Tel :(238) 61 29 91
Fax :; (238) 61 29 64
e-mail :acs @mail.cvtelecom.cv

2/ Associação Comercal, Industrial e Agricola de Barlavento (ACIAB)
    Association Commerciale Industrielle de Barlavento (A.C.I.A.B)

Président : M. Luis Vasconcelos Lopez
Secrétaire exécutif : Mme Fernanda Spencer (mandaspencer@yahoo.com)
Adresse : CP 62, Mindelo, San Vicente, Republica de Cabo Verde
Tel : (238) 31 32 81
Fax : (238) 32 36 58

 

Organisation des travailleurs

1/ União Nacional dos Trabalhadores de Cabo Verde - Central sindical (UNTC-CS)
     Union Nationale des  Travailleurs du Cap-Vert  - Centrale Syndicale (UNTC-CS)

Secrétaire Général : M. Julio Ascençào Silva
Adresse : Av. Cidade de Lisboa (Estrada Aeroporto)
CP 123, Praia, Republica de Cabo Verde
Tel : (238) 261 41 55 – 260 08 20
Fax :(238) 261 36 29
e-mail : untc@mail.cvtelecom.cv

2/ Confederação Caboverdiana dos Sindicatos Livres (CCSL)
    Confédération Capverdienne des Syndicats Libres (CCSL)

Secrétaire Général : M. José Manuel Vaz
Adresse :Rua Dr Jûlio Abreau - CP 155, Praia, Cabo Verde
Tel : (238) 61 61 19 - 61 63 19
Fax : (238) 61 37 17 - 61 63 19
e-mail : ccsl@cvtelecom.cv

Présentation du pays

Le Cap-Vert est un pays indépendant depuis 1975 et membre de l’OIT depuis 1979. Pays sahélien insulaire, cet archipel se distingue par sa superficie et sa population de taille limitée, respectivement 4003 km² et moins de cinq cent mille habitants résidant sur neuf des dix îles dispersées sur un rayon de 150 km, à quelque cinq cent kilomètres des côtes ouest africaines.

En 2004, le Cap-Vert avait un PIB par tête d’habitant d’environ 1.440 dollars US et un indice de  développement humain estimé à 0,717, soit le 105ème rang mondial sur 177 et au second rang de l’Afrique derrière la Tunisie. Le pays enregistre, depuis 1998, un taux de croissance moyen annuel de plus de 6% dans un contexte d’inflation contenu.  En raison de son niveau intermédiaire de PIB, le Cap-Vert quittera, en 2008, la catégorie des Pays les Moins Avancés (PMA) pour entrer dans celle des Pays à Développement Moyen.

Malgré des indicateurs socio-économiques performants, le Cap Vert reste largement dépendant de ses partenaires, notamment de l’aide publique au développement et des transferts de son émigration (plus de 50% de la population). La base économique et sociale demeure précaire, fragilisée  par la nature des îles, la rareté des ressources naturelles, la discontinuité territoriale, l’étroitesse du marché et la faiblesse de la base productive.  Il en résulte une forte dépendance de l’économie vis-à-vis de l’extérieur et une pauvreté structurelle qui touche des groupes et catégories  socioprofessionnelles spécifiques et facilement identifiables. Le Conseil national de réduction de la pauvreté a récemment confirmé que 37%  de la population est pauvre, et 20% très pauvre (juillet 2005). Enfin, la Cap-Vert se voit contraint de réfléchir à des questions nouvelles relatives aux flux migratoires, notamment le développement de réseaux clandestins.
 

Situation politique, économique et sociale

 

La situation politique et sociale se caractérise par une bonne pratique de la démocratie pluraliste et les premières alternances politiques en douceur en Afrique. Les dernières élections législatives (janvier 2006) et présidentielle (février 2006) ont confirmé les dirigeants en place.

Au plan économique et financier, le FMI a salué en 2005 la bonne gestion de l’économie capverdienne tout en relevant sa vulnérabilité aux chocs extérieurs et la nécessité de renforcer la flexibilité du marché de l’emploi et d’améliorer l’environnement des entreprises. Au niveau des finances publiques et de l’endettement, le Gouvernement a pris des initiatives depuis 2002 sur l’évaluation de la gestion des finances publiques et a entrepris une réflexion nationale profonde sur les aspects stratégiques de Gouvernance et de Développement durable.

Malgré tout, la question du chômage et du sous-emploi, particulièrement chez les jeunes et les femmes demeure un obstacle de taille dans la lutte contre la pauvreté. Le taux de pauvreté s’est aggravé sur quinze ans et la croissance de l’économie concerne des secteurs qui ont un impact insuffisant sur la création d’emplois au sein des populations les plus démunies (tourisme, services, secteur financier, transport et communication). Le poids du secteur primaire, en particulier l’agriculture, est en constante diminution alors qu’il concerne les plus pauvres (8,8% du PIB). Dans ces conditions, les inégalités s’aggravent. Les politiques publiques veulent viser l’augmentation de l’emploi pour réduire le taux de chômage estimé à 25% de la population active et la réduction des inégalités de revenus.

C’est fort de cette analyse que le Gouvernement Capverdien est engagé depuis plusieurs années dans la mise en œuvre effective d’un Programme National de  Développement (PND) fondé sur cinq axes stratégiques prioritaires, à savoir la stabilité macroéconomique et la gestion de la dette intérieure, les infrastructures et l’aménagement du territoire, l’éducation et la valorisation des ressources humaines, la Modernisation de l’Administration publique, l’environnement.

Les initiatives du Gouvernement en matière de gestion des finances publiques et de Gouvernance s’inscrivent surtout dans une dynamique tournée vers la sauvegarde des équilibres  macro-économiques et l’élimination progressive de la pauvreté, en accord avec l’esprit des Objectifs de Développement du Millénaire. Pour atteindre ces Objectifs, le Cap-Vert compte largement sur l’appui de ses partenaires au développement (90% des besoins de financements du pays sont en effet couverts  par l’Aide au  Développement), lesquels ont montré, dans l’ensemble, leur  disponibilité à l’accompagner dans ses efforts.

Ainsi, en 2005 le Gouvernement du Cap-Vert et les agences du Bureau commun des Nations Unies (JOM) ont validé un programme conjoint de coopération pour 2006/2010, estimé à 50 millions de dollars, qui se concentrera sur cinq secteurs spécifiques, à savoir la consolidation de la gouvernance démocratique, la promotion de la croissance, la gestion de l’environnement et la prévention des catastrophes, le développement du capital humain et la réforme du secteur social, tout comme l’amélioration du système de protection sociale.

 

Coopération technique et lutte contre la pauvreté

Dès 2002, l’équipe du BSR de l’OIT pour le Sahel a évalué les besoins spécifiques du Cap-Vert en matière de renforcement institutionnel et de protection sociale. L’objectif était aussi par l’expertise du BIT de contribuer au cadre général de l’UNDAF. Les champs d’intervention nécessaires relevés par le BSR Dakar avait trait principalement :

  • au diagnostic et à l’orientation des activités de l’Institut de l’emploi et de la formation professionnelle (IEFP) ;
  • au renforcement des capacités des partenaires sociaux;
  • à l’appui dans la constitution des groupes thématiques dans le processus de formulation du PRSP et à une meilleure prise en compte de la protection sociale ; et
  • au renforcement des services de l’administration du travail.

Les activités du BSR de l’OIT pour le Sahel découlent encore de ce diagnostic et s’inscriront désormais dans le cadre du PPTD – Cap-Vert.

Le processus de formulation du Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (DECRP) au Cap-Vert a mis en lumière la nécessité de renforcer des actions spécifiques dans le domaine social. L’intervention du BIT est ainsi attendue tant au niveau de la réduction des disparités dans l’accès à l’éducation que dans l’opérationnalisation d’un système de formation professionnelle.

S’agissant de l’appui du BIT aux partenaires sociaux, les deux Organisations représentatives d’employeurs se sont regroupées dans une grande Fédération, constituée en novembre 2003 : la Fédération Nationale des Employeurs du Cap-Vert (FNEC). Le BIT continue d’assister la FNEC dans la mise en oeuvre d’un programme d’action et dans le développement d’un réseau d’information et de communication entre les différentes organisations qui la composent. Enfin, le BIT souhaite favoriser le développement de partenariats entre les organisations d’employeurs des PALOP et de la CPLP et a entrepris des initiatives à cet égard. Les organisations représentatives de travailleurs ont été renforcées sur la problématique des femmes travailleuses et leur participation dans le mouvement syndical. Par ailleurs, les deux centrales syndicales du Cap-Vert bénéficient de l’assistance du BIT dans les actions qu’ils prévoient de développer à l’égard des travailleurs de l’économie informelle.

Le dialogue social, nécessaire à la mise en œuvre de tout programme de développement économique et social, est d’autant plus aisé grâce au cadre de concertation existant : le Conseil de concertation sociale créé en 1993 avec l’assistance technique et financière du BIT que le gouvernement souhaite renforcer en vue de le transformer en un cadre permanent de concertation avec des pouvoirs décisionnels sur certaines questions.

S’agissant de l’appui dans la consolidation du cadre institutionnel, l’action du BIT dans le domaine normatif a contribué à la ratification par le Cap-Vert de 12 conventions internationales du travail dont 7 conventions fondamentales. Le projet de loi de ratification de la dernière convention fondamentale non encore ratifiée (Convention n°138 sur l’âge minimum, 1973) a été adoptée en Conseil des ministres en novembre 2005 et sera soumis prochainement à l’Assemblée nationale. L’entrée en vigueur du nouveau Code du Travail prévue en 2006 et de ses textes d’application nécessitera une action d’assistance du BIT relative à sa conformité aux normes internationales du travail.

En matière de coopération multilatérale, bilatérale et inter agences, le BIT a travaillé plus étroitement avec les agences résidentes dans l’élaboration de l’UNDAF.

Leçons tirées de la coopération passée et récente

L’assistance technique fournie par le BIT au Cap-Vert remonte aux années 1980 avec l’exécution d’un vaste projet d’infrastructures routières selon le processus HIMO achevé en 1990, ce qui a permis de démontrer le lien entre l’investissement en infrastructure publique et le progrès social. L’expertise du BIT ces dernières années a aussi amené les autorités capverdiennes à retenir la problématique du développement des ressources humaines et la protection sociale dans les objectifs de son Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (DECRP) en en faisant un des trois axes majeurs (bonne gouvernance, promotion de la compétitivité, valorisation du capital humain). La pauvreté, l’emploi et la formation professionnelle marquent désormais le débat politique au Cap-Vert.

Tout cela plaide en faveur d’une plus grande concentration des efforts du BIT sur des priorités définies tant par un gouvernement récemment réélu sur ce projet que par tous les acteurs sociaux. L’approche multidisciplinaire et la démarche consistant à renforcer le partenariat avec les autres acteurs du développement pour une meilleure synergie dans les interventions – notamment du nouveau Bureau commun des Nations Unies - ont eu un impact positif sur l’image du BIT et les attentes à l’égard de sa contribution technique.

 


 
Dernière mise à jour: 22.08.2006^ top