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Projet d’Appui à la Préparation du Programme
Assorti de délais pour l’Elimination des Pires Formes de
Travail des Enfants au Mali
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| Plus de deux millions d’enfants maliens âgés de 5 à 14 ans sont des enfants travailleurs. Ces chiffres très élevés, même dans le contexte de l’Afrique subsaharienne, sont alarmants. Sur les 26 pays d’Afrique subsaharienne où des données sont disponibles, seuls deux présentent un plus grand risque de participation des enfants à l’activité économique. La quasi-totalité de cette population active âgée de 5 à 14 ans travaille comme main d’œuvre familiale non rémunérée. Le travail des enfants est monnaie courante dans l’ensemble des huit régions du Mali, en milieu rural comme urbain. En milieu rural, la plupart des enfants travaillent dans les champs et les pâturages familiaux, et un nombre moins important travaille dans la production de cultures commerciales comme main-d’œuvre saisonnière rémunérée. Les enfants travaillent également aux côtés de leurs parents dans de petites exploitations minières rurales et dans des carrières. En milieu urbain, les enfants sont en majorité employés comme domestiques, mais beaucoup travaillent également dans les secteurs économiques informels comme vendeurs ambulants, apprentis de garages et d’ateliers d’artisanat, serveurs de bars et restaurants, mendiants et prostitués. Ce projet, financé par l’USDOL, apportera un appui stratégique au gouvernement malien et aux autres intervenants, dans leurs efforts de développement et de mise en œuvre d’un Programme assorti de Délais visant l’élimination des Pires formes de travail des enfants (PFTE). Il prendra à la racine le problème de l’utilisation répandue d’enfants dans le travail dangereux et de nature dégradante, en intégrant l’élimination du travail des enfants dans le cadre national de stratégie de réduction de la pauvreté. Il facilitera l’obtention des ressources humaines et financières nécessaires pour la lutte à l’échelle nationale contre les PFTE, en formant des liens solides avec des programmes de développement sectoriels et d’autres interventions de réduction de la pauvreté, en particulier, celles visant à améliorer les chances d’éducation et de formation professionnelle pour les enfants à risque. A la fin du projet, le GoM aura en place un cadre national détaillé pour l’élimination des PFTE, conçu avec la participation et le consensus des principaux intervenants. De plus, la République du Mali disposera de mécanismes institutionnels solides et durables, dotés de personnels qualifiés, pour assurer la coordination et le suivi des efforts de mise en œuvre du plan. Dans le même ordre d’idées, le projet généralisera les efforts réussis du programme national de lutte contre le travail des enfants et du LUTRENA, pour mettre en relief les conséquences néfastes (pour les enfants et pour la société dans son ensemble) de l’exploitation continue et massive d’enfants dans les PFTE, à travers son soutien aux activités de sensibilisation et de mobilisation sociale. Il permettra de mieux comprendre les conditions de travail des enfants et renforcera les mesures légales visant à les protéger. Avec l’appui de l’USDOL pour des interventions pilotes
types, le projet permettra de soustraire 9.000 enfants maliens des
PFTE, que ce soit au moyen de la prévention ou d’activités
directes de soustraction et de réinsertion. Il s’agira
d’enfants travailleurs, ou à risque de travailler,
de longues heures dans des conditions dangereuses dans de petites
exploitations minières, dans les champs et dans des ateliers
en milieu urbain, de garçons et surtout de jeunes filles
souffrant d’isolement social et de risques qui échappent
aux regards extérieurs, employés comme domestiques
dans des foyers urbains, ainsi que d’enfants dont la main-d’œuvre
est échangée contre des gains personnels par des intermédiaires,
d’enfants utilisés pour mendier, servir de main-d’œuvre
agricole ou pour l’exploitation sexuelle à des fins
commerciales. Parallèlement, le projet élargira les
opportunités pour 1 800 familles urbaines et rurales n’ayant
guère d’autres ressources que leurs enfants pour satisfaire
leurs besoins de subsistance. Ces efforts porteront principalement
sur quatre régions du Mali où les PFTE sont le plus
concentrées, à savoir, Mopti, Kayes, Sikasso et Ségou,
ainsi que le district de Bamako. L’appui au développement d’un programme assorti
de délais au Mali est une reconnaissance du haut niveau d’engagement
du pays dans la lutte contre le travail des enfants et, en particulier,
sa ratification des Convention de l’OIT Nos 138 et 182, ainsi
que les progrès réalisés à ce jour dans
leur mise en application. Il prend aussi acte de la signature par
le Mali, en juin 2005, d’un accord tripartite visant l’élimination
du travail des enfants dans de petites exploitations minières
d’ici à 2015. Dans la même veine, le programme
assorti de délais proposé mettra à profit la
disponibilité de plus en plus grande d’informations
sur l’incidence et les causes du travail des enfants en République
du Mali. La première étude du travail des enfants,
menée à l’échelon national avec l’assistance
technique du service statistique de l’IPEC (SIMPOC), sera
finalisée dans les mois à venir ; elle fournira des
données précises pour éclairer les décisions
stratégiques et mobiliser l’opinion publique. D’autres
actions de l’OIT/IPEC au Mali depuis 1998 ont servi de base
à l’identification des groupes cibles et des interventions
prioritaires en faveur des enfants travailleurs et de leurs parents,
et aussi, au renforcement des capacités nationales dans ce
domaine.
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| Dernière mise à jour: 04.03.2010 | ^ top |