| Le travail des enfants perpétue le cercle vicieux
de la pauvreté et empêche les enfants d’acquérir
les compétences et l’éducation nécessaires
pour améliorer leur avenir. L’impact du travail des
enfants dépasse largement le cadre de l’enfance; il
rejaillit également sur l’économie nationale
et se traduit par des baisses de compétitivité, de
productivité et de revenus potentiels.
Le travail des enfants constitue une préoccupation pour l’OIT
depuis sa création en 1919 avec l’adoption des Conventions
(n°5) sur l’âge minimum (industrie), 1919 et la
convention (n°6) sur le travail de nuit des enfants (industrie),
1919.
A ces deux Conventions d’autres ont suivi en particulier les
Conventions Fondamentales 138 sur l’age minimum (1973) et
la C 182 sur les pires formes de travail des enfants (1999).
La Convention 138 a pour objectif l’abolition effective du
travail des enfants et l’élévation progressive
de l’âge minimum d’admission à l’emploi
ou au travail (Article 1) et elle applicable à tous les secteurs
de l’activité économique et pprotège
tous les enfants actifs (emploi salarié ou indépendant).
La Convention 182, elle se base sur le principe de la pprotection
des enfants contre les pires formes de travail est un Principe fondamental
des droits de l’Homme. La Convention 182, définit les
pires formes du travail des enfants et exige des mesures immédiates
et efficaces doivent être prises, de toute urgence, pour assurer
l'interdiction et l'élimination des pires formes de travail
des enfants (article 1). Elle définit également le
terme enfant qui s’applique à l’ensemble des
personnes de moins de 18 ans (Article 2.
Et dans son Article 3: l'expression les pires formes de travail
des enfants comprend:
« a) toutes les formes d'esclavage ou pratiques analogues,
telles que la vente et la traite des enfants, la servitude pour
dettes et le servage ainsi que le travail forcé ou obligatoire,
y compris le recrutement forcé ou obligatoire des enfants
en vue de leur utilisation dans des conflits armés;
b) l'utilisation, le recrutement ou l'offre d'un enfant à
des fins de prostitution, de production de matériel pornographique
ou de spectacles pornographiques;
c) l'utilisation, le recrutement ou l'offre d'un enfant aux fins
d'activités illicites, notamment pour la production et le
trafic de stupéfiants, tels que les définissent les
conventions internationales pertinentes;
d) les travaux qui, par leur nature ou les conditions dans lesquelles
ils s'exercent, sont susceptibles de nuire à la santé,
à la sécurité ou à la moralité
de l'enfant. »
Pour appuyer les Etats membres dans la mise en œuvre les Conventions
sur le travail des enfants, l’OIT a mis en place un dispositif
de Coopération Technique grâce au Programme pour l’abolition
du Travail des enfants -IPEC. L’objectif de l’IPEC est
l’élimination progressive du travail des enfants dans
le monde, avec comme priorité urgente les pires formes de
travail. Depuis sa création en 1992, l’IPEC a mis en
oeuvre différentes structures pour atteindre son objectif,
comme par exemple : la promotion de programmes nationaux de réforme
des politiques, le renforcement des capacités institutionnelles,
la mise en place de mesures concrètes d’élimination
du travail des enfants ; des campagnes de sensibilisation, de mobilisation
visant le changement d’attitude sociale, la promotion de la
ratification et la mise en œuvre effective des conventions
de l’OIT. Ces efforts ont conduits au retrait de centaines
de milliers d’enfant du travail, à des mesures de réhabilitation
et de prévention au retour au monde du travail. En complément
à ces actions directes menées de toutes parts, de
substantielles recherches statistiques et qualitatives, des analyses
juridiques et politiques, des programmes de suivi et d’évaluation
ont permis d’accumuler une vaste base de connaissances en
matière de données statistiques, de méthodologies,
d’études thématiques, de bonnes pratiques, de
matériels de formation et de guides divers. L’IPEC
est le plus important programme en son genre dans le monde et le
plus gros programme opérationnel de l’OIT.
Les partenaires : Le nombre et le rang des partenaires de l’IPEC
se sont accrus au fil des ans et comprennent maintenant des organisations
d’employeurs, travailleurs, représentants gouvernementaux,
autres agences internationales, parlementaires, ainsi que des organisations
communautaires, ONG, professionnels de la justice, universités,
groupes religieux, entreprises privées, médias et,
bien sûr, les enfants et leur familles. Les activités
menées par l’IPEC pour lutter contre le travail des
enfants est une importante clause de l’Agenda sur le travail
décent de l’OIT. Retirer les enfants du monde du travail,
leur assurer l’accès à l’éducation
et apporter à leurs familles un soutien sous forme de formation
professionnelle ou d’opportunités d’emploi, sont
autant de facteurs contribuant au travail décent pour les
adultes.
Le Bureau de l’OIT à Dakar, qui couvre les pays de
l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, dispose d’une
équipe multidisciplinaire composée de spécialistes
dans tous les domaine parmi lesquels une spécialiste sur
le Travail des enfants. Le Bureau de Dakar coordonne également
des projets de coopération technique qui contribuent à
lutter contre le travail des enfants et ses pires formes dans les
pays couverts :
- le projet régional sur la traite des enfants (IPEC-Lutrena),
- le projet de lutte contre le travail des enfants par l’Education
au Togo (IPEC-CECLET), - le projet de lutte contre le travail des
enfants en Afrique Francophone, - le projet d’appui à
l’élaboration d’un programme assortie de délais
au Mali (TBP - le projet de lutte contre le travail des enfants
par l’éducation (TACKLE) au Mali et en Sierra Leone
; - le projet sous régional de lutte contre le travail des
enfants en Afrique de l’Ouest (Cap-Vert, Guinée-Bissau,
Mali et Sénégal); - le projet inter agences (BIT-UNICEF)
pour l’amélioration des enfants à risque au
Sénégal ; - - le projet de lutte contre le pires formes
de travail des enfants en Afrique de l’Ouest-CEDEAO (Cote
d’Ivoire, Ghana et Nigeria) ; - le projet des statistiques
sur travail des enfants (SIMPOC).
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