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L’OIT se fixe comme objectif de préserver l’emploi et les outils de production par le dialogue social

La crise socio-politique qui a perduré depuis 2009 a continué à porter atteinte à la quantité et à la qualité de l'emploi et du travail à Madagascar. Conscients des impacts de la crise à long terme sur les outils de production et sur l’emploi, les partenaires sociaux (Employeurs et Travailleurs) ont marqué la volonté forte d’en limiter les effets en se fondant sur les valeurs et l’agenda du travail décent promu par le BIT. Le Groupement des Entreprises de Madagascar (GEM) et le FIVMPAMA (groupement de PME/PMI) ont été ainsi soutenus par le BIT dans le cadre de l’élaboration d’un schéma stratégique pour la relance de l’économie en 2010. En 2011, une enquête nationale et indépendante sur les effets de la double crise économique mondiale et politique intérieure est menée par le BIT et celle-ci va permettre de dégager des pistes de recommandations pour la stratégie future de la promotion de l’emploi à Madagascar. En bref, 336.000 emplois détruits, 90% emplois vulnérables, 91% des entreprises formelles touchées, baisse de 51% des investissements directs étrangers, chute de 11% des revenus par habitant entre 2008 et 2010, tels sont les chiffres-clé qui illustrent les effets directs de la crise politique intérieure.

On doit souligner le maintien voire le renforcement du dialogue social régulier et permanent entre les travailleurs et les employeurs tant au niveau des organisations faîtières qu’au niveau des entreprises. Le BIT a poursuivi son appui aux partenaires sociaux pour les inciter à maintenir la productivité des entreprises par le dialogue social lié à la préservation de leur compétitivité. Ceci a permis aujourd’hui d’aboutir à des résultats significatifs, notamment la sauvegarde des capacités des entreprises et de plusieurs milliers d’emplois dans tout le pays. Dans ce cadre, l’appui à l’élaboration des plans stratégiques du GEM et de la Conférence des Travailleurs de Madagascar (CTM) pour les 4 prochaines années figurant parmi les priorités du BIT renforcera la promotion du dialogue social dans le pays.

Pour le secteur des entreprises franches en particulier, le Groupement des Entreprises Franches et Partenaires (GEFP) et la CTM ont, de manière bipartite et sous l’impulsion du BIT, réfléchi sur la nécessité d’élaborer de nouvelles conventions collectives au niveau des branches ainsi que de nouvelles méthodes de classification professionnelle. Le dialogue social a été ainsi le moteur du maintien de la paix au niveau des entreprises depuis 2009 et jusqu’à maintenant. Les entreprises malgaches adhèrent de plus en plus aux principes et droits fondamentaux au travail ainsi qu’aux normes internationales du travail, ce qui offre une garantie sur le long terme sur le plan de l’amélioration des conditions de travail et de vie des travailleurs malgaches. L’emploi jouera ainsi son rôle de répartiteur des fruits de la croissance pour une véritable lutte contre la pauvreté.

En matière de Coopération technique, huit nouveaux projets ont vu le jour en 2011, entre autres le GAP aux Comores, AFED en partenariat avec l’UNFPA dans le Sud de Madagascar en faveur des jeunes filles et femmes vulnérables et fistuleuses, Green Jobs à Maurice, LCTE/AMAV pour lutter contre le travail domestique des enfants,dans les Régions Amoron’i Mania, Analamanga, Vakinankaratra, nouveaux financements pour l’extension de 4 Projets HIMO dans le cadre du Global Partnership for Education (GPE) et par l’entremise de financements norvégiens.

Un partenariat actif maintenu avec le Système des Nations Unies et une coopération bilatérale réussie pour la mise en œuvre de l’agenda du travail décent

Le Système des Nations Unies à Madagascar a considéré la dimension emploi comme une réponse appropriée à la crise, selon la vision stratégique définie en 2010. C’est dans ce cadre que le BIT, avec le concours du PNUD, a appuyé les régions Atsimo Andrefana et Vatovavy Fitovinany à se doter en 2009/2010 d’une stratégie opérationnelle pour la promotion de l’emploi. Avec l’UNICEF, plus de 250 salles de classe ont été construites grâce à l’approche Haute Intensité de Main-d’Oeuvre (HIMO) qui vise à promouvoir l’emploi pour les jeunes et femmes peu qualifiés et pauvres dans les régions. Le Royaume de Norvège a également participé à la dynamique de construction de salles de classe selon l’approche professionnelle HIMO dans 5 régions du pays et grâce à laquelle plusieurs milliers d’emplois pour les groupes les plus vulnérables ont été créés.

Toujours dans le domaine de l’éducation considérée comme un déterminant fondamental pour lutter contre le travail des enfants, près de 2.650 enfants en 2010 ont bénéficié des appuis en matière de retrait des pires formes du travail, de scolarisation, de soutien psycho-social et de formation professionnelle, et ce grâce à la contribution de l’Union Européenne. Le retrait des enfants des pires formes du travail et leur insertion en milieu éducatif a aussi bénéficié de la contribution de la France pour 4.400 enfants bénéficiaires.

La coordination efficace des actions des partenaires techniques et financiers a permis de toucher les catégories sociales les plus vulnérables avec des résultats plus visibles et plus massifs dans la promotion de la justice sociale dans le pays.

 
Dernière mise à jour:05.04.2012 ^ top