Contexte et priorités nationales
| Données de Base |
- Population : 30 millions
- Taux de chômage :10.8%
- Taux de chômage des diplômés: 26.9.%
- Taux de pauvreté : 14.2%
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| Initiative à souligner |
- Adoption du nouveau code de la famille (moudawana)
- Adoption du nouveau code du Travail (en vigueur, juin
2004)
- L’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH):
moyen pour corriger les écarts sociaux.
- Assises de l’emploi au Maroc (septembre 2005): objectif:
création de 200000 emplois (2008) par trois dispositifs:
Insertion, Réhabilitation et Entrepreunariat (création
de 30000 entreprises).
- Entrée en vigueur de l'Assurance Maladie Obligatoire
(AMO) étendant de fait la couverture sociale à
8.5 millions de citoyens.
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Contexte socio-économique et politique au Maroc
La Constitution de 1992 définit « le Maroc comme
étant une monarchie constitutionnelle et démocratique et sociale
» qui a choisi le pluralisme politique, la libéralisation et la
mise à niveau de son économie. Le Maroc a, très tôt opté, parallèlement
au choix du pluralisme politique, pour une économie libérale, ouverte
sur le marché international. Il s’est engagé, au cours des années
80, dans un programme d’ajustement structurel conséquent pour se
mettre au niveau de la compétitivité qu’exige cette ouverture. Le
Maroc a su maintenir une relative stabilité de son cadre macro-économique.
L’inflation est restée au dessous de 2%. Le déficit budgétaire est
demeuré à un niveau moyen voisin de 3,6%.
Selon les enquêtes sur l’emploi en 2004, le chômage
touche 10,8% de la population active contre 12,3% en 2001. Ce taux
est de 18,4% en milieu urbain, de 15,4% chez les jeunes actifs âgés
de 15 à 24 ans et de 26,9% chez les diplômés ayant un niveau d’enseignement
supérieur. Ceci préoccupe autant les autorités que le monde économique
et l’opinion publique. En 2005, le taux de chômage en milieu
urbain chez les jeunes de 15 à 24 ans s'élevait à
32.7% contre 18.3% pour l'ensemble de la population active urbaine.
Il s'agit principalement d'un chômage de primo-entrants sur
le marché du travail. Rappelons qu'en 2005, le taux global
de chômage (urbain et rural) s'élevait à 11%.
En outre, un tiers des chômeurs au Maroc est sans
diplôme notamment en raison du faible niveau d’instruction générale
de la population. L’évolution du marché de l’emploi est fortement
liée au lancement de grands chantiers dans le secteur des infrastructures,
à la poursuite de la mise à niveau des entreprises, à l’impulsion
de l’investissement créateur d’emploi et à la mise en application
du nouveau Code du Travail (entrée en vigueur le 8 juin 2004) (cf.
: Les
innovation du code du Travail au Maroc).
Action gouvernementale en matière de promotion
de l’emploi et de lutte contre la pauvreté
Afin de favoriser l’emploi, le Gouvernement poursuit
la mise en place d’un cadre institutionnel, juridique et social
propice pour les entreprises. La loi sur la concurrence, la liberté
des prix, la charte nationale des PME et le code du travail visent
à assouplir les rapports professionnels et à instituer, comme principal
moteur de la croissance, le marché et l’initiative privée. En parallèle,
conscient de la persistance d’inégalités et de conditions de vie
précaires, le Roi Mohamed VI a annoncé le 18 mai 2005 l’Initiative
Nationale pour le Développement Humain (INDH) dont l’objectif
est de lutter de manière ciblée contre l’exclusion et la pauvreté
tant en milieu rural qu’urbain grâce à des programmes d’équipement
en eau, habitat, écoles mais aussi à des actions de proximité pour
lesquels un financement de 10 milliards MAD est prévu pour 2006-2010.
Pour 2006, l'enveloppe budgétaire allouée à
ce vaste chantier est de 2.5 milliards de DHM.
La mise en oeuvre de l'INDH verra une plus grande implication du
tissu associatif, notamment les Associations de Micro-crédits
(1 millions de bénéficiaires de micro-crédits
d'ici 2010). Pour accompagner ces actions, le Gouvernement a adopté
"un nouveau Programme d'Architecture Sociale" pour développer
les formes et mécanismes d'intervention.
Le développement social et la lutte contre la pauvreté
sont l’un des axes du Plan National de Développement Economique
et Social. Pour prendre en charge le volet relatif à la lutte contre
la pauvreté, la marginalisation et l’exclusion sociale le Royaume
du Maroc a créé, en 1999, l’Agence
de Développement Social (ADS) avec pour principal rôle « l’atténuation
du déficit social qui touche plus particulièrement les couches vulnérables
»
Créé le 27 avril 1958, l’Entraide Nationale a pour
mission, sous la tutelle du Ministère
du Développement Social, de la Famille et de la Solidarité,
l’aide et l’assistance, sous toutes ses formes, aux populations
démunies et de concourir à la promotion familiale et sociale. Le
nombre des bénéficiaires de l'action de l'Entraide nationale a atteint,
en 2004, 115.000 personnes, soit une augmentation de 18% par rapport
à l'exercice précédent.
Point sur le Rapport sur les OMD au Maroc
Au Maroc, le processus d'élaboration du
Rapport
National 2005 a été lancé par le Gouvernement
avec l'appui des Nations Unies. Un comité restreint et un
comité de pilotage ont commencé leurs travaux d'élaboration
du rapport marocain avec l'appui d'un comité de consultation
et de suivi intégré par un grand nombre de départements
ministériels, l'Equipe des Nations Unies au Maroc et des
associations de la société civile.
Le rapport national s'inscrit dans une campagne mondiale plaçant
les Objectifs comme priorités de la coopération au
développement et permet d'évaluer l'impact et l'efficacité
des actions du Système des Nations Unies, ainsi que de tous
les acteurs du développement.
Afin d'assurer le plaidoyer et la communication,
un groupe de travail intégré par des techniciens de
toutes les Agences ONU travaille dans le développement d'activités
d'information et de sensibilisation sur les Objectifs de Développement
du Millénaire (cf.
Allocution de Monsieur Ahmed Lahlimi Alami, Haut Commissaire au
Plan).
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