| CONSULTATION
TECHNIQUE OPERATIONALISATION DE LA PLATE-FORME D'ACTION SUR LE VIH/SIDA EN AFRIQUE
- Dakar, 18 - 20 septembre 2000 INTRODUCTION 1. La consultation technique sur l'opérationalisation
de la Plate-forme d'Action sur le VIH/SIDA en Afrique, s'est tenue à Dakar,
Sénégal, du 18 au 20 septembre 2000, organisée par le Bureau
Régional pour l'Afrique et sous l'égide du Secteur 3 "Protection
Sociale". 2. Cette consultation se situe dans le prolongement de l'atelier
Tripartite sur les stratégies pour combattre les effets socio-processionnels
du VIH/Sida (Windhoek, 11-13 octobre 1999) et de l'adoption de la Plate-forme
d'Action sur le VIH/Sida dans le Monde du Travail par la Neuvième Réunion
Régionale Africaine (Abidjan, 6-9 décembre 2000) et par le Conseil
d'Administration de mars 2000. nnn 3. L'objectif global de la consultation
consistait à recueillir des propositions d'opérationalisation de
la Plate-forme sus-mentionnée. La Réunion visait aussi à
: - Discuter des conséquences
du VIH/Sida pour le Monde du Travail. - Discuter des conclusions des exercices
de programmation conjointe. - Proposer des méthodologies pour le renforcement
des capacités de la Région Afrique afin d'incorporer le VIH/Sida
dans toutes les activités du BIT. - D'identifier les rôles et
responsabilités des acteurs au sein du BIT (Siège, Bureau Régional,
Bureaux de Zones, Equipes multi-disciplinaires, etc) . - Identifier des façons
de renforcer la collaboration et la coopération avec les mandants tripartites
et les autres organisations afin de mieux combattre le VIH/Sida dans le contexte
du Monde du Travail. - Passer en revue le projet de cadre pour la mise en
oeuvre de la Plate-forme d'Action sur le VIH/Sida dans le contexte du Monde du
Travail préparé par un consultant. Le
résultat principal de cet exercice a été un cadre de mise
en oeuvre de la Plate-forme d'Action révisé. Ce cadre a été
soumis à la Réunion annuelle des Directeurs pour la Région
Afrique (25-29 Septembre 2000). PARTICIPANTS AU COLLOQUE
4. Ont pris part à la consultation le Directeur Exécutif du
Secteur 3 "Protection Sociale", le Représentant du Directeur
Régional, l'Unité Régionale de Programmation, les Points
focaux VIH/SIDA des Bureaux de Zone (BZ) et des Equipes Multi-disciplinaires (EMD),
les collègues du Siège en charge du domaine du VIH/SIDA. Etaient
invités en qualité de personnes ressources les représentants
de l'ONUSIDA, du PNUD, de la Banque Mondiale, de la BAD et des consultants du
BIT. CEREMONIE D'OUVERTURE 5. La séance d'ouverture
de la Réunion a été placée sous la présidence
du pays hôte, représenté par Monsieur Yéro Deh, Ministre
de la Fonction Publique, du Travail et de l'Emploi du Sénégal. M.
Assane Diop, Directeur Exécutif du Secteur 3 "Protection Sociale",
représentait le Directeur Général. Le Bureau Régional
était représenté par M. Papa Kane et l'OIT/EMAS Dakar par
M. Michel Garzuel, Directeur p.i. du BZ/EMAS. 6. M. M. Garzuel a souhaité
la bienvenue aux participants. Il a mentionné que le BIT/EMAS a été
sollicité par le Bureau Régional pour appuyer l'organisation de
cette réunion et pour en abriter les travaux. La contribution du BIT contre
le fléau du SIDA doit refléter la spécificité de l'Organisation
concernant le monde du travail. Cependant, compte tenu de la gravité du
phénomène, elle doit s'établir dans le cadre multidimensionnel
de la stratégie visant à enrayer sa propagation et en partenariat
avec toutes les parties prenantes. 7. M. P. Kane a souligné la détermination
de l'OIT à participer résolument à la lutte contre la pandémie
d'une manière coordonnée et cohérente. Dans cette optique,
cette consultation technique au niveau régional a été organisée
pour permettre au BIT d'élaborer des programmes pertinents qui répondront
aux attentes des mandants pour une réponse au problème du SIDA dans
le contexte du Monde du travail en Afrique. 8. M. A. Diop a indiqué
que l'implication du BIT dans le combat mondial contre le VIH/SIDA relève
de la responsabilité mandataire de l'OIT du fait de l'effet négatif
du VIH/SIDA sur la croissance économique et le progrès social. L'intervention
du BIT en matière de VIH/SIDA se situe par conséquent dans les cinq
domaines suivants : (i) la promotion des principes et droits fondamentaux au travail
pour les personnes vivant avec le VIH/SIDA, (ii) la lutte contre les effets négatifs
enregistrés sur les revenus des populations et la productivité des
entreprises, (iii) la mise en place de mesures de protection sociale adéquate,
(iv) la mobilisation des partenaires sociaux, et (v) la question de Genre.
9. M. Y. Deh, Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de l'Emploi a souligné
l'importance de l'engagement du BIT vis-à -vis de ses mandants afin de
d'aider à un combat plus efficace contre le VIH/Sida et ses conséquences
négatives sur les plans humain, économique et financier. De nombreux
problèmes sont liés au VIH/Sida au niveau du Monde du Travail -
il n'existe pas de législation spécifique, pas de protection sociale.
Les discriminations et le travail des enfants sont exacerbés. La lutte
contre le VIH/Sida doit passer par un engagement accru des gouvernements, des
mesures préventives et de plaidoyer au niveau des employeurs et des travailleurs
ainsi que par la mobilisation de toute la Communauté Internationale. En
complément d'initiatives nationales, la forte mobilité des populations
demandent à ce que des interventions complémentaires et bien coordonnées
soient mise au point au travers des espaces géographiques et socio-culturels
communs. 10. Il a été fait mention du rôle de premier
plan joué par M. Bamba Ndiaye (ancien Chef de l'Unité Régionale
de Programmation) récemment décédé dans la prise de
conscience par le BIT de la nécessité de contribuer à la
réponse face au problème du VIH/Sida dans le Monde du Travail en
Afrique. PRESENTATIONS EN SESSIONS PLENIERES SITUATION DU
VIH/SIDA EN AFRIQUE 11. Le Dr Mamadou Lamine Sakho de l'ONUSIDA a fait
une présentation exhaustive sur la situation de la pandémie du SIDA
en Afrique et dans le monde. Ce qui fait ressortir clairement la situation dramatique
de l'Afrique sub-saharienne par rapport au reste du monde : à titre d'exemple,
en fin 1999, sur 34,3 millions d'adultes et enfants vivant avec le SIDA dans le
monde, 24,5 millions se trouvaient en Afrique sub-saharienne. On estime à
15.000 le nombre de nouvelles infections par jour. L'éloquence de ces chiffres
n'est pas à démontrer. Il y a dix ans, le SIDA était considéré
comme une grave crise de santé. Actuellement, il est une crise de développement.
L'EXPERIENCE DU SENEGAL 12. M. I. Seck a présenté
l'expérience du Sénégal o les activités VIH/SIDA sont
coordonnées par le Programme National de Lutte contre le SIDA (PNLS). Le
Sida a été considéré très tôt comme une
priorité de santé et les éléments ayant contribué
au maintien d'un taux de prévalence aussi bas que 1% sont de plusieurs
ordres : forte cohésion sociale, réponse précoce à
l'épidémie du VIH, engagement des leaders religieux et experts médicaux,
engagement du secteur éducatif, approche inter-sectorielle et pluridisciplinaire,
interventions ciblées, etc. L'EXPERIENCE DU MINISTERE DU TRAVAIL
DU SENEGAL 13. L'expérience présentée par M. C. Faye
porte sur la période juillet 99 - juillet 2000. Les résultats obtenus
en matière de prévention du VIH/SIDA et dans le monde du travail
sont les suivants : 71 relais formés, 500 supports IEC distribués,
distribution de condoms, plaidoyer auprès des chefs d'entreprises, grandes
manifestations dans les entreprises, séances de sensibilisation et organisations
d'ateliers, etc. 14. Il a dégagé les contraintes et les limites
des actions entreprises : - seules les grandes entreprises ont été
touchées. Les PME/PMI et le secteur informel ne le sont pas ; - le
manque de coordination entre les actions du Ministère et les autres intervenants.
L'EXPERIENCE ET LE POINT DE VUE DES EMPLOYEURS DU SENEGAL 15.
L'action des employeurs, selon M. P. N. Fall, se situe dans le cadre global de
lutte contre le Sida. La stratégie est envisagée depuis l'atelier
national de 1993 et a pour base le partenariat actif et le relais. 16. La
prise en charge des IST-VIH/SIDA dans une démarche de prévention
et de maintenance pour une bonne productivité est considérée
comme un investissement. Les Comités d'Hygiène et Sécurité
sont utilisés comme des outils opérationnels dans ce cadre. Il y
a 4 millions de travailleurs au Sénégal dont 95% relèvent
du secteur informel. 17. Un comité SIDA-Entreprise est mis en place
en relation avec le Comité national de Lutte contre le Sida. Un programme
important est en cours d'exécution et comprend plusieurs composantes :
- IEC : collecte des données, écoute
des pairs - Prise en charge IST-VIH/SIDA (investissement) - Protection
des droits et libertés des travailleurs : le travailleur est un relais;
pas de dépistage à l'embauche mais volontaire ; pas de discrimination
vis à vis des travailleurs. L'EXPERIENCE
ET LE POINT DE VUE DES TRAVAILLEURS DU SENEGAL
18. De l'avis de M. D. Seck, le Sida a pendant longtemps été considéré
sous le seul aspect médical et ceci a eu une répercussion sur l'ampleur
de la pandémie à travers le monde. La Confédération
Nationale des Travailleurs du Sénégal se félicite de l'organisation
de cette consultation qui répond à un besoin réel de la classe
ouvrière. Au Sénégal, l'Institut National pour l'Education
et la Formation Ouvrière pourrait être mis a profit dans le cadre
des actions de lutte contre le SIDA au profit des travailleurs. L'EXPERIENCE
DE L'OUGANDA 19. Selon le Dr Onyango, l'expérience de l'Ouganda
n'est qu'une réussite mitigée. Le premier cas du Sida y a été
détecté en 1982. 17 autres cas ont été constatés
en 1983. L'Ouganda connaÓt dès 1986 une réaction fondée
sur un très fort engagement politique avec la mise en place d'un comité
au sein du Ministère de la Santé. En 1991, sachant que le gouvernement
ne pouvait prendre en charge seul la lutte contre le Sida, un comité de
coordination a été mis en place, 12 Ministères étaient
concernés. 20. Une des raisons de la relative réussite
de l'Ouganda dans la lutte contre le Sida est une réponse nationale dans
une approche systémique avec des interventions majeures ; il n'y a pas
de programme spécifique par rapport au lieu de travail. VIH/SIDA
ET DEVELOPPEMENT EN AFRIQUE : PROGRAMME REGIONAL DU PNUD 21. L'Afrique
est, affirme M. V. Khanye, la partie du monde la plus touchée par le VIH/SIDA.
Les enfants y subissent un contre-coup important : 90% des enfants infectés
sont en Afrique. L'Afrique au sud du Sahara est frappée de plein fouet.
22. Pour remédier à cette situation deux niveaux sont envisagés:
(1) Niveau primaire : - augmenter le nombre d'heures de travail - reformer
le personnel - stigmatiser la discrimination (2) Niveau secondaire :
- remédier au coût élevé du travail - sensibiliser
les orphelins qui sont les futurs travailleurs 23. Pour des projections dans
l'avenir, des études de cas ont été menées en Afrique
du Sud, en Zambie et au Kenya. PARTENARIAT INTERNATIONAL CONTRE LE
SIDA EN AFRIQUE 24. Les deux dernières décennies ont permis
d'identifier les meilleures pratiques pour une riposte globale plus adéquate.
Le Dr. Sakho a fait une présentation du partenariat international lancé
depuis 1998 par le Groupe de l'ONU/SIDA. Ce partenariat est défini comme
une "coalition d'acteurs qui ont choisi de travailler ensemble au sein d'un
cadre d'actions reposant sur une vision partagée, des principes communs,
des buts et des objectifs ainsi qu'une série d'étapes et de moments
clés". 25. L'accord signé en juin 2000 par le BIT et l'ONUSIDA
a été cité comme un exemple dans le cadre de ce partenariat.
DEBATS EN SESSIONS PLENIERES 26. Tous se sont accordés
pour dire que l'avantage comparatif du BIT se trouve dans son organisation tripartite.
De plus, le mandat du BIT dans le domaine est confirmé par le Sommet Mondial
de Copenhague de 1995. Le BIT est actif au niveau du Monde du travail de par ses
relations avec les Gouvernements et les partenaires sociaux. Le Monde du Travail
a des mécanismes bien établis pour atteindre les partenaires principaux,
comme les Comités de Sécurité et d'Hygiène. De plus,
au niveau des entreprises, des cas de meilleures pratiques existent qui pourraient
être mieux disséminés 27. Les médias doivent
être utilisés dans la diffusion de meilleures pratiques et des meilleures
expériences 28. Une question fût posée sur les
difficultés rencontrées au Sénégal dans la mise en
oeuvre des programmes ? La revue de la législation par exemple ne serait-elle
pas nécessaire ? 29. Une autre question a porté sur la pauvreté
en tant que facteur de contraintes supplémentaires pour les personnes affectées
par le VIH/Sida. Il est évident qu'un "pauvre" infecté,
par manque de moyens, sera plus vulnérable qu'un "riche".
30. La question du positionnement de tous les mandants de l'OIT dans la lutte
contre le SIDA mérite de retenir l'attention compte tenu du coût
en matière de sécurité sociale. Il y aurait lieu de restaurer
le rôle de l'Etat dans la protection sociale, ne serait-ce qu'en appuyant
pour l'allégement de la dette au profit de la lutte contre le SIDA.
31. Le manque d'indicateurs de performance quantifiables constitue une des principales
critiques faites aux actions d'intervention du Groupe ONUSIDA. 32. Le BIT,
à l'instar de la Banque mondiale, doit développer une stratégie
dans les deux directions (externe et interne) dans la lutte contre le VIH/SIDA
dans le monde du travail. Nous devons profiter au maximum des éclairages
des exposés et débats pour formuler un programme capable d'aider
les mandants du BIT dans la lutte contre le fléau que constitue le VIH/SIDA,
particulièrement en Afrique. La proposition de solutions au moins en terme
de programme d'action doit venir de la Région. 33. La quatrième
séance plénière a permis d'établir à partir
des informations fournies le cadre de mise en oeuvre de la plate?forme d'action
régionale. Lors de sa présentation sur " la mise en oeuvre
actualisée de la plate?forme ", M. A. Musindo a fait allusion à
la rencontre conjointe exploratoire avec le Projet régional du PNUD sur
le VIH/SIDA et le Développement en Afrique, tenue à Harare en mai
1999, la qualifiant d'étape importante pour le développement des
activités du BIT dans la Région. 34. Suite aux lacunes relevées
dans la connaissance du VIH/SIDA dans le monde du travail lors de cette rencontre,
le Centre de Turin et le Bureau Régional ont organisé un atelier
à Prétoria en septembre 99 en y invitant les responsables de Turin,
du Siège et des Bureaux de zone en Afrique. L'une des principales recommandations
issues de cette rencontre était la nécessité pour le BIT
d' élaborer un mécanisme de réaction rapide pour atténuer
les effets de la pandémie sur le continent africain. 35. En guise
de suivi, un atelier régional tripartite a été organisé
en octobre 1999 à Windhoek sur les stratégies pour faire face aux
effets sociaux et professionnels du VIH/SIDA, à la suite duquel la plate?forme
d'action sur le VIH/SIDA a été proposée. Parmi les objectifs
de la Plate?forme d'action figure le recours à un " vaccin social
" à titre de prévention et de protection, en attendant que
les gouvernements africains déclarent le VIH/SIDA catastrophe nationale
qui requière des interventions d'urgence. Au cours de cet atelier, il a
été également convenu que la rencontre suivante sur le VIH/SIDA
dans la Région devrait mettre l'accent sur la formulation d'importantes
activités qui permettraient d'atteindre les objectifs de la Plate?forme
d'action, d'o la nécessité pour cette consultation technique sur
le VIH/SIDA d'élaborer le cadre stratégique pour la mise en oeuvre
de la Plate?forme, qui a été formellement adoptée par le
responsables africains lors de la Réunion Régionale Africaine tenue
à Abidjan en décembre 1999. 36. Après l'adoption de
la Plate?forme d'action en décembre 1999, l'Organisation de l'Unité
Syndicale Africaine (OUSA) a organisé en juillet 2000 un atelier sur l'action
syndicale face au VIH/SIDA. 37. La Conférence Panafricaine ORAf-CISL
sur le problème du VIH/SIDA et le monde du travail est est tenue en septembre
2000 à Gabarone et le Bureau Régional du BIT et ACT/EMP, en collaboration
avec l'ONUSIDA a prévu l'organisation d'une réunion sous? régionale
avec les représentants des employeurs sur le VIH/Sida en novembre 2000.
RECENTS DEVELOPPEMENTS AU NIVEAU DU BIT: 38. Le document
de référence intitulé " Identifier et promouvoir la
niche spéciale et les avantages comparatifs du BIT dans la lutte contre
le VIH/SIDA " a été présenté par le Dr Benjamin
Ali. Il a également fait une présentation d'une grille mise à
jour sur " l'opérationalisation de la Résolution sur le VIH/SIDA
". 39. Le document de référence a permis d'avoir une vue
d'ensemble des avantages comparatifs du BIT dans la lutte contre le VIH/SIDA dans
le monde du travail. Parmi ceux-ci, il convient de compter sa structure tripartite
unique, son accès facile au monde du travail, ses capacités de recherche
et de diffusion de l'information, ses réseaux multidisciplinaires de terrain,
sa compétence en matière d' éducation ouvrière, ses
expériences dans le domaine de l'hygiène et de la sécurité
au travail, l'articulation, la promotion et la protection des droits des travailleurs,
les résultats obtenus en matière de développement de normes
internationales du travail (et autres instruments plus souples) et la supervision
de l'application des normes ainsi que son expertise dans le secteur . 40.
Les participants ont été informés de la mise en place d'un
Programme Global International sur le VIH/SIDA et le monde du travail dont M.
F. Lisk est le Directeur. 41. Un projet de programme d'action a également
été élaboré pour opérationnaliser la Résolution
sur le VIH/SIDA. Les activités principales envisagées dans le cadre
de ce programme sont les suivantes : - La recherche, avec un accent particulier
sur la préparation d'une bibliographie annotée sur le VIH/SIDA;
une analyse approfondie des programmes nationaux entrepris avec succès
dans les pays comme la ThaÔlande, le Sénégal et l'Ouganda;
l'élaboration de programmes d'études statistiques qui permettent
d'obtenir des informations favorables sur l'impact du VIH/SIDA dans le monde du
travail; des études sur les interventions appropriées pour répondre
aux besoins spécifiques des travailleuses, des travailleurs migrants et
des enfants travailleurs; - L'élaboration de politiques et d'un plaidoyer
ainsi que la mise en place du Code de conduite vis à vis du VIH/SIDA sur
le lieu de travail et d'un plaidoyer en faveur de son utilisation, l'assistance
aux Etats Membres pour l'élaboration de cadres juridiques et réglementaires
appropriés, et la formation et la diffusion de l'information auprès
des collectivités juridiques; - La formation et les instruments, allant
de pair avec l'élaboration de programmes et de matériels didactiques
à l'intention des représentants des partenaires sociaux du BIT et
autres acteurs, ainsi que l'intégration du VIH/SIDA dans les programmes
de formation du Centre de Turin et du BIT o cela s'impose ; - L'information
à travers toute la gamme d'activités, allant de la collecte à
la diffusion de l'information, en passant par la gestion ; - La coopération
technique qui inclut la révision de la stratégie de coopération
technique sur le VIH/SIDA, ainsi que l'élaboration et la mise en oeuvre
d'une stratégie de mobilisation des ressources ; - La capacité
du BIT à apporter une réponse à la pandémie du VIH/SIDA
de manière Coordonnée, intégrée et efficace sera renforcée
gr,ce à la mise en place de structures, à l'élaboration de
programmes et de modules de formation appropriés ; - parmi les activités
liées au partenariat, on peut noter les protocoles d'accord signés
avec l'ONUSIDA, la conception de programmes conjoints BIT/ONUSIDA et le développement
de réseaux avec de nouveaux partenaires à tous les niveaux 42.
Suggestions et changements à apporter au document de référence
: - La stratégie du BIT pour mieux prendre en compte les questions
de Genre devrait également être reflétée dans le document
; - La Convention 156 du BIT devrait être incluse dans la liste des
instruments importants du cadre juridique, tel que stipulé au paragraphe
8 (Cadre législatif), page 6 du Document et compte tenu du poids relativement
lourd placé sur les membres de la famille des personnes vivant avec le
VIH/SIDA; - La première partie du document devrait mettre l' accent
sur les défis auxquels font face les mandants du BIT face au problème
du VIH/SIDA dans le monde du travail, après quoi le document pourrait aborder
les avantages comparatifs du BIT dans le traitement de ces questions. 43.
S'agissant du Programme d'Action pour opérationnaliser la Résolution,
les observations suivantes ont été faites : - Il a été
suggéré que le BIT développe des capacités pour une
réponse rapide aux besoins des mandants, étant donné la nature
de la pandémie ; - La nécessité d'une base de données
combinée de toutes les législations portant sur le VIH/SIDA a été
mentionnée, ce qui demanderait une collaboration avec l'OMS, l'ONUSIDA
et d'autres organismes. - Le Programme d'Action devrait intégrer toutes
les initiatives pertinentes et antérieures du BIT et en assurer le suivi.
A cet égard, il a été noté combien il était
important pour le programme de collecter régulièrement les informations
relatives aux activités de terrain menées dans le cadre du VIH/SIDA
et le monde du travail et de les diffuser, par exemple en se basant sur les expériences
de la Zambie et de l' Afrique du Sud. 44. S'agissant de la disponibilité
de ressources, les participants ont été informés que le projet
régional du PNUD sur le VIH/SIDA et le développement en Afrique
a alloué des fonds pour 6 mois/homme au BIT pour assurer le suivi de la
réunion de Harare. Le Centre de Turin a également indiqué
qu'il existait des opportunités de financement d'activités de formation
en matière de VIH/SIDA et qu'il est par conséquent disposé
à étudier toute proposition émanant de la Région.
45. Dans la présentation introductive du projet de Cadre pour la mise en
oeuvre de la Plate-forme régionale d'action de lutte contre le VIH/SIDA,
Ms J. Makhetha a souligné les objectifs et le processus d'élaboration
du document. A sa suite le Prof. D. Munodawafa , Consultant, a abordé les
éléments majeurs du cadre. Le document se penche sur le mandat du
BIT dans le cadre de ses quatre objectifs stratégiques, avant de donner
des informations qualitatives et quantitatives sur l'impact du VIH/Sida sur le
monde du travail, avec un accent particulier sur son impact sur les partenaires
sociaux, le secteur informel, les questions de genre et de travail des enfants.
46. La réponse du BIT est résumée par la fourniture
d'un " vaccin social " basé sur la prévention et la protection,
mais également sur un programme d'assistance qui intègre des activités
de recherche et de connaissance, de plaidoyer et de services. 47. Le cadre de
mise en oeuvre du BIT s'inspire des idées clairement exprimées par
les mandants lors de la réunion de Windhoek. Parmi les principes directeurs
du cadre de mise en oeuvre on peut citer : - un " tripartisme "
étendu pour permettre des alliances avec la société civile,
les ONG et d'autres nouveaux partenaires ; - La justice sociale et la compassion
pour les personnes vivant avec le VIH/SIDA ; - Des relations de partenariat.
au sein de la communauté des agences nationales et internationales dans
un souci de complémentarité basé sur les avantages comparatifs
du BIT. 48. Des programmes élargis d'activités aborderont la
question de la culture du silence (à savoir aider à rompre le silence)
; le renforcement des capacités des partenaires sociaux du BIT; la promotion
du dialogue social ; le développement et la promotion de la mise en oeuvre
du Code de conduite pour le VIH/SIDA sur le lieu de travail; la démarginalisation
politique, sociale et économique des femmes; la question des orphelins
et du travail des enfants et la promotion du partenariat avec les ONG, les départements
ministériels, les bailleurs multilatéraux et bilatéraux pour
une meilleure utilisation des ressources. 49. Des programmes d'activités
spécifiques seront mis en oeuvre à quatre niveaux: dans l'entreprise
(y compris dans le secteur informel) et aux niveaux national, sous?régional
et régional. L'élaboration et l'utilisation du " vaccin social
" sont interprétées comme étant l'objectif essentiel,
avec un accent particulier sur l'intégration sociale, la durabilité/l'
amélioration des revenus, la sécurité de l'emploi, la sécurité
sociale, la solidarité et l'utilisation optimale des traitements. Les résultats
attendus dans les quatre niveaux sont répartis entre le court, moyen et
long terme. 50. Le modèle conceptuel pour la mise en oeuvre du plan
d'action est basé sur l'approche de l'intervention en phases avec un accent
sur la notion de la durabilité des programmes. Cela se traduira par des
actions de protection, de prévention et des programmes d'aide aux partenaires
du BIT dan sle cadre des quatre objectifs stratégiques. 51. Ceci nécessitera
la mise en place ou l'élargissement de groupes de travail nationaux sur
le VIH/Sida avec un accent particulier sur le monde du travail, une nomination
de points focaux dans chaque bureau du BIT avec des termes de références
clairement établis, la mise en place d'un Groupe technique de ressources
(TRG) aux niveaux national et régional, et la création de relations
de partenariat avec des groupes et institutions aux intérêts divers
pour le monde du travail. La nécessité de la représentation
systématique du BIT dans le Groupe thématique des Nations Unies
sur le VIH/Sida a été réitérée. Le suivi et
l'évaluation ont été reconnus comme étant des éléments
clés de la gestion globale du programme." 52. Les participants
ont exprimé leur satisfaction pour la qualité technique du travail
réalisé par le consultant et ont suggéré que :
- Le cadre, après des modifications internes pour des besoins de spécificité,
puisse servir à l'élaboration d'un plan de travail détaillé.
Après cette étape, un programme régional de mobilisation
des ressources pourrait être lancé en collaboration avec le Programme
Global, le Centre de Turin et d'autres partenaires; - Des programmes spécifiques
soient nécessairement définis au niveau national ; - S'agissant
des résultats attendus, que cet aspect soit abordé, non seulement
au niveau individuel, mais aussi au niveau institutionnel. Les rôles des
partenaires doivent être revus afin d'améliorer la cohérence,
c'est à dire le rôle du gouvernement dans l'élaboration de
systèmes de sécurité sociale pertinents. - L 'intervention
sectorielle devrait .être intégrée dans le programme d'activités
aux quatre niveaux de mise en oeuvre ; - Une plus grande cohérence
pourrait être obtenue dans le document en établissant des liens clairs
entre les principes directeurs, les programmes élargis d'activités
et ceux plus spécifiques. - Dans la mesure o la Région fonctionne
dans le cadre du programme global du BIT, il convient d'inclure les actions régionales
dans le cadre des initiatives globales du BIT en faveur du VIH/Sida sur le lieu
de travail ; - Les indicateurs de résultats à court ou moyen
terme doivent être affinés car ils ressemblent davantage à
des activités et à des produits ; - Le cadre institutionnel
du dialogue social devrait être mieux utilisé afin de susciter la
collaboration de nos partenaires dans notre effort de réduire l'impact
du VIH/Sida dans le monde du travail et cela devrait être d°ment reflété
dans les quatre niveaux de mise en oeuvre. - Le mécanisme pour faciliter
le dialogue avec les compagnies pharmaceutiques afin qu'ils consentent une réduction
des prix des médicaments pour les personnes vivant avec le VIH/Sida doit
être revu et amélioré dans le cadre du programme d'action.
- La coopération technique comprend également la révision
de la stratégie de coopération technique en matière de VIH/Sida,
ainsi que l'élaboration et la mise en oeuvre d'une stratégie de
mobilisation des ressources. - La capacité du BIT à apporter
une réponse à la pandémie de manière coordonnée,
intégrée et efficace se vérifiera par la mise en place de
structures, programmes et formations approprié. 53. Les conclusions
des travaux de groupe et propositions de suivi sont attachées ci-après.
CONCLUSIONS DES TRAVAUX DE GROUPE ET SUIVI " La lutte
contre le VIH/SIDA est avant tout une responsabilité nationale... "
Plate-forme d'action du BIT contre le VIH/SIDA A : Le point
d'entrée Tel qu'il est libellé dans les observations
finales de la plate-forme d'action (Windhoek 1999) le principe directeur fait
du niveau national le point d'entrée de l'intervention du BIT. Au niveau
national il convient de faire front et de manière urgente sur ce qui suit
: - La création
de relations de partenariat, des synergies et des alliances stratégiques
avec les partenaires au développement, les organisations à la base,
les ONG et les organisations de la société civile, - La mise
en place et/ou la participation dans les Groupes de travail sur le VIH/SIDA dans
le monde du travail, - La mobilisation de fonds internes pour faciliter le
rôle du BIT dans le Groupe de travail, - La diffusion de l'information
sur les meilleures pratiques nationales, - La facilitation du dialogue social,
et - La gestion de la connaissance (mémoire institutionnelle et technologie
de l'information). Néanmoins,
les actions susmentionnées devraient aboutir à des interventions
à moyen et long terme aux niveaux sous-régional et régional.
Au niveau sous-régional les actions pourraient se focaliser sur
: - La diffusion de l'information
sur les meilleures pratiques nationales, - La mise en réseau entre
employeurs, travailleurs et gouvernements, - La facilitation du dialogue
social, - La gestion de la connaissance (mémoire institutionnelle
et technologie de l'information). Au
niveau régional les actions pourraient se focaliser sur :
- La diffusion de l'information sur les meilleures
pratiques nationales, - La mise en réseau entre employeurs, travailleurs
et gouvernements, - La facilitation du dialogue social, - La liaison
avec les organisations régionales, - La gestion de la connaissance
(mémoire institutionnelle et technologie de l'information). B
: Les activités : l'avantage comparatif du BIT
Dans la lutte contre le VIH/SIDA, le BIT doit son avantage comparatif à
sa pratique organisationnelle actuelle, telle que stipulée dans Le travail
décent. Pour pouvoir donner une réponse concrète à
nos mandants et faciliter l'accès aux ressources financières requises,
il convient de mettre davantage l'accent sur le VIH/SIDA dans le PXXXXX du BIT.
Pour que cela se réalise : -
Le VIH/SIDA devrait être identifié comme objectif opérationnel
à part entière dans le P&B, sous la rubrique Objectif Stratégique
n 3. - Le VIH/SIDA devrait, dans la mesure du possible, être une partie
intégrante de tous les programmes du BIT. Le
type d'activités susceptibles d'être mises en oeuvre ont été
regroupées par objectif stratégique Secteur 1 - Normes
et Déclaration Action à un haut niveau pour sensibiliser
les mandants à la nécessité d'élaborer des codes de
conduite basés sur les Conventions de l'OIT, en tenant compte de la spécificité
de la parité homme/femme dans leur mise en oeuvre.
- Aider les Etats-membres à élaborer
un code de conduite basé sur les Conventions de l'OIT. - Elaborer
des politiques nationales sur la base des codes susmentionnés - Elaborer
des politiques pour l'entreprise en se basant sur les codes susmentionnés
. Elaborer des politiques pour le secteur informel en se basant sur les codes
susmentionnés - Créer ou renforcer les structures de mise en
application dans les Etats-membres. Secteur
2 - Emploi - Aider
les Etats-membres dans la formulation de politiques de développement des
ressources humaines sensibles au VIH/SIDA - Encourager les coalitions d'affaires
entre les grandes sociétés, celles plus modestes et le secteur informel
aux fins d'une meilleure application des stratégies en matière de
prévention du VIH/SIDA - Encourager la création d'associations
au sein des petites entreprises et du secteur informel, afin de faciliter une
conception et une application commune des projets en matière de prévention,
de protection et de programme d'aide relatifs au VIH/SIDA - Intégrer
le VIH/SIDA dans les modules de formation destinés aux travailleurs et
à l'esprit d'entreprise - Appui à l'élaboration de modules
de formation à l'intention des personnes vivant avec le VIH/SIDA -
Lancer une action communautaire consacrée au VIH/SIDA, en mettant un accent
particulier sur les ménages o le chef de famille est une femme et l'impact
de la pauvreté et ses corrélations avec le VIH/SIDA - Renforcer
les capacités des Etats-membres en matière de conception de nouveaux
programmes de formation professionnelle afin de créer une main d'úuvre
aux qualifications variées - Aider la structure nationale chargée
des statistiques à intégrer les données sur le marché
du travail relatives au VIH/SIDA Secteur
3 - Protection Sociale I) Programme
Focal "Safework" - Utilisation des expériences nationales
africaines déjà en cours - Appui aux Etats Membres pour développer
des campagnes de sensibilisation prenant en compte les spécificités
culturelles et l'aspect Genre. - Renforcement de la capacité des Etats
membres à informer, éduquer et communiquer (IEC) ??????????????????????????????????????????????????
- Développement de la collecte des informations et leur dissémination
- Publication de documents d'information - Développement de réseaux
nationaux (ONG, Agences des NU) - Développement de sites web nationaux
- Renforcement des capacités en IEC des partenaires sociaux et des
entreprises, par les Comités de Sécurité et d'Hygiène
et les activités OSH. - Appui au développement de programmes
de prévention ciblant des groupes à risque (travailleurs du secteur
de la santé, transporteurs, etc..) - Développement d'outils
de formation pour les inspecteurs du travail, les docteurs, les infirmières,
les membres des comités de Sécurité et Hygiène.
- Renforcement des capacités des Etats membres à organiser des formations
en Sécurité et Hygiène incluant des éléments
sur la pandémie du VIH/Sida. II) Sécurité sociale:
Les systèmes actuels de sécurité sociale ne peuvent pas faire
face aux implications financières générées par le
VIH/Sida. La pandémie requiert une solidarité nationale et une prise
de responsabilité collective. Activités: -
Etude de l'impact financier du VIH/Sida sur l'équilibre des systèmes
de sécurité sociale. - Etude des co°ts induits suite aux
projections sur l'évolution du VIH/Sida - Intégration des résultats
des ces études dans les campagnes de sensibilisation et de prévention
- Aide aux Etats Membres à étudier des systèmes de sécurité
sociale appropriés - Etude et préparation de nouveaux systèmes
d'assurance sociale et attirer les financements nécessaires (micro assurances,
STEP ) - Etude de mécanismes de responsabilisation des partenaires
sociaux en termes de services Secteur 4: Dialogue Social
Ce secteur est transversal par excellence, en ce sens que toutes les mesures
prises par les autres secteurs relèvent du dialogue social. Activités:
- aider la mise en oeuvre d'actions favorisant le dialogue social - intégrer
les actions de lutte contre la culture du silence dans le dialogue social
- aider la mise en oeuvre de partenariats (établissement systématiques
de Comités de Sécurité et d'Hygiène, etc) - aider
aux négociations collectives pour prendre en compte la non-discrimination
au niveau des recrutements, etc - intégration systématique
des représentations des femmes - actions pour faciliter le dialogue
social par des ateliers o les partenaires sociaux sont invités, en insistant
sur la participation des femmes. C: Partenariats Le
groupe a revu les orientations contenues dans la plate-form et dans la Résolution
ainsi que les propositions contenues dans le cadre pour la mise en oeuvre du plan
d'action du point de vue du partenariat dans la lutte contre le VIH/Sida. La question
est de reconnaître "les énormes potentialités des organisations
des employeurs et des travailleurs, en partenariat avec les gouvernements, pour
lutter contre le VIH/Sida (prévention) et pour rencontrer les besoins des
travailleurs vivants avec la maladie (protection). Une approche de bas en haut
a été proposée, allant des entreprises et du Monde du travail
au niveau national jusqu'aux partenariats aux niveaux sous-régionaux, régionaux
et internationaux. Le partenariat du BIT avec les Institutions de Développement
Internationales, les Agences du SNU en particulier, est un moyen pour le BIT de
mieux participer et de mettre en synergie les efforts dans la lutte contre le
VIH/Sida. La contribution du BIT apportera une plus-value en ce sens qu'elle se
base sur ses avantages comparatifs et compétences spécifiques dans
le Monde du travail. PARTENAIRES EXISTANTS ET/OU POTENTIELS
I. Niveau National: 1 Agences des Nations Unies, membres des Groupes
Thématiques VIH/Sida Task
force technique, sous-comités sur le VIH/Sida et le Monde du Travail Fonctionnaires
des NU travaillant dans les programmes VIH/Sida, prévention et sécurité
Projects/programmes de coopération techniques bilatéraux et internationaux 2
Gouvernements (Niveaux central, régional et local)
Conseils et Comités nationaux contre le
SIDA Départements ministériels, spécialement les Ministères
du Travail, de l'Emploi, de la Sécurité Sociale, de la Santé
Publique, de la Condition Féminine, des Affaires Sociales, des PMEs/PMIs,
des coopératives, etc. Institutions publiques et parapubliques de promotion
de l'emploi, les institutions de sécurité sociale, les institutions
spécialisées et les bureaux de statistique, etc. 3
Organisations des Travailleurs 4 Organisations des Employeurs 5 Entreprises
publiques et privées, spécialement au travers des Comités
de Sécurité et d'Hygiène 6 Secteur informel urbain et
rural, organisations professionnelles (artisans, chauffeurs de taxi, travailleurs
indépendants, fermiers, etc..) 7 Cadre de dialogue national tripartite
8 Associations de personnes vivant avec le VIH/Sida 9 Organisations
de la Société Civile 10. ONGs impliquées dans la lutte
contre le VIH/Sida dans le Monde du Travail Leaders
religieux et traditionnels et leurs organisations Organisations de femmes Associations
de personnes handicapées Système de micro-assurance au sein des
communautés de base Associations sans but lucratif 11
Universités et institutions de recherche 12 Les média
II. Niveau sous-régional Critère: groupes économiques , banques
de développement, centres de formation et autres groupes sous-régionaux.
Organisations d'employeurs, de travailleurs, WAEMU, ECOWAS, SADC, COMESA, UMA,
EC, CRADAT, ARLAC, CEMAC, etc. III. Niveau Régional OUA, CEA,
BAD, OATUU, ORAF/ICFTU, ODSTA/WCL IV. Niveaux International et inter-régionaux
Organisations d'employeurs, de travailleurs, Agences des Nations Unies
(ONUSIDA, UNICEF, PNUD, UNESCO, FNUAP, UNIFEM, HCR, OMS, OIM, etc), la Banque
Mondiale, l'Union Européenne, les bailleurs de fonds bi-multilatéraux,
l'organisation inter-régionale des pays lusophones, les membres de la Francophonie,
le COMMONWEALTH, etc D. Capacités institutionnelles pour la mise
en oeuvre de la plate-forme d'action pour lutter contre le VIH/SIDA en Afrique
La stratégie mondiale de l'intervention du BIT dans la lutte contre
le VIH/SIDA dans le monde du travail a déjà été définie
au niveau du siège. Il reste maintenant à identifier clairement
les domaines de responsabilité et à créer des passerelles
entre le siège et les bureaux de terrain. En outre, autant il importe d'intégrer
le VIH/SIDA dans tous les programmes du BIT, autant il convient de donner à
la question de la parité homme/femme tout le poids qui lui revient dans
les programmes sur le VIH/SIDA. Rôle du Siège :
Gestion du programme mondial Coordination au niveau mondial, y compris les
relations avec les bureaux de terrain Formulation de politiques sur le VIH/SIDA
Programmes de recherche et de plaidoyer Coopération technique
et conseil Appui au programme Mécanisme nécessaires:
- Liens fonctionnels avec les points focaux du terrain Rôle du Bureau
Régional pour l'Afrique: Responsabilité: Coordonner la mise
en oeuvre de la Plate-Forme incluant la planification, le suivi, l'évaluation,
la mobilisation des resources et le mainstreaming du VIH/Sida dans tous les programmes
régionaux en Afrique (JFA, ASIST, SIYB, GERME, etc.) Mécanismes
nécessaires: Point Focal, un chargé de programme plein temps, un
fonctionnaire détaché de l'ONUSIDA, des Experts Associés,
une Task Force régionale (Points focaux, URP), un Comité de Conseil
Tripartite. Rôle des Bureaux de Zone: Responsabilité: liaison
avec les mandants du BIT, mobilisation de ressources, planification et programmation.
Mécanismes nécessaires: identification de points focaux.
Rôle des EMDs: Responsabilité: préparer et développer
des projets, incorporer la problématique VIH/Sida dans toutes les activités
et suivi technique. Mécanismes nécessaires: Renforcer les Points
Focaux (identification de profils des points focaux, assurer un fort support de
la Direction et l'allocation de suffisamment de temps, programmes de renforcement
des capacités pour les Directeurs, les Spécialistes et les Points
Focaux. Rôle du Centre de Turin Responsabilités: outils
de formation (manuels, publications, etc) Mécanismes nécessaires:
identification de nouvelles approches plus efficaces pour la dissémination
de l'information, la planification, le développement, le suivi et l'évaluation
de projets. E. Suivi et arrangements immédiats
25-29 Septembre 2000: Lancement du cadre de mise en oeuvre de l'action contre
le VIH/Sida durant la Réunion des Directeurs du BIT à Dakar.
Octobre 2000: Etablissement d'une Task Force Régionale, utilisant le courrier
électronique pour discussion et échanges d'information 16-18
Octobre 2000: Réunion des Points Focaux BIT sur le Programme Global VIH/Sida
dans le Monde du travail, Genève. Fin Octobre 2000: Draft final du
Cadre de mise en oeuvre de la Plate-forme d'action, incluant un plan d'action
détaillé. 13-17 Novembre 2000: Programme Régional de
formation sur la planification et le Développement de projets VIH/Sida
dans le contexte du Monde du travail en collaboration avec le Centre de Turin
* Action
contre le VIH et le SIDA en Afrique - une initiative lancée dans
le contexte du monde du travail
* l'OIT
et la lutte contre le VIH/SIDA |