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NEUVIEME REUNION REGIONALE AFRICAINE
Abidjan, 8-11 décembre 1999

CONCLUSIONS

1. Les délégués à la Neuvième Réunion Régionale Africaine de l'OIT approuvent pleinement le contenu du rapport du Directeur Général du BIT sur les Activités de l'OIT en Afrique pour 1994-99, ainsi que le rapport intitulé "Travail décent et protection pour tous en Afrique". Ils appuient en particulier le choix, pour le biennium 2000-2001, des quatre objectifs stratégiques suivants, qui leur apparaissent particulièrement pertinents au regard des problèmes et besoins des pays d'Afrique :

* Promouvoir et renforcer les principes et droits fondamentaux au travail et les Normes internationales du travail.

* Accroître les possibilités pour les femmes et les hommes de s'assurer un emploi et des revenus décents.

* Protection sociale pour tous.

* Renforcer le tripartisme et le dialogue social.

Les délégués attachent en outre une particulière importance à la prise en compte de l'égalité entre hommes et femmes, et aux perspectives de développement, que doivent assurer tous les programmes qui seront entrepris.

Ils souhaitent également, pour la réalisation de ces objectifs, la mise en oeuvre rapide au profit de la Région, des huit programmes focaux figurant dans le Programme et Budget 2000-2001.

2. Soulignant la situation de chômage et de pauvreté et le fait que deux décennies de programmes d'ajustement structurel n'ont pas amélioré la situation, les délégués considèrent que dans le cadre des marchés mondiaux, l'Afrique fait l'objet d'échanges déséquilibrés. Le développement des différents pays suppose à la fois des politiques économiques et des politiques sociales appropriées, celles-ci s'intégrant étroitement aux premières. L'allégement de la dette, l'accès aux marchés et aux financements extérieurs constituent des conditions indispensables à la croissance des pays d'Afrique. La Réunion rappelle, avec le BIT, la nécessaire dimension sociale de la mondialisation, condition indispensable d'un développement réel et durable. Elle demande au BIT de plaider de façon encore plus active en ce sens auprès de la Communauté internationale(en particulier les pays développés et les bailleurs de fonds), souhaite que l'OIT acquière une plus grande visibilité et influence auprès de celle-ci, et qu'elle renforce sa synergie avec les autres Organisations pour parvenir à mondialiser le progrès social.

3. Les délégués demandent au BIT une assistance concrète à ses mandants pour promouvoir dans les faits la justice sociale, par le renforcement de leurs capacités au travers de programmes de coopération technique pertinents et dont l'impact soit significatif au regard des enjeux et de l'ampleur des besoins.

4. De nombreux conflits minent le continent, infligent des souffrances inutiles aux populations, compromettent le développement économique et la cohésion sociale, les partenaires tripartites ont, dans ce contexte, un rôle majeur à jouer pour promouvoir le dialogue social, favoriser la justice sociale, fondement d'une paix durable, et permettre la contribution de tous au développement, la paix et la sécurité en étant les préalables. Le recours aux valeurs originelles qui ont fondé l'OIT est ici particulièrement pertinent. Les délégués demandent au BIT de continuer à être actif dans les pays en crise, et de développer rapidement ses activités dès que les conditions sont réunies pour le faire, et ainsi participer à la consolidation de la paix.

Les principes et droits fondamentaux au travail et les Normes internationales du travail

5. Les délégués rappellent que le respect des Normes Internationales du Travail n'est pas un choix, mais bien une nécessité et un facteur favorable à la croissance, celles-ci stimulant le développement. Le recul de la pauvreté, la croissance économique et le respect des droits fondamentaux des travailleurs apparaissent indissolublement liés. La ratification, au niveau national, des Conventions sur les droits fondamentaux concrétise l'adoption en 1998 de la Déclaration sur les principes et droits fondamentaux au travail par la Conférence Internationale du travail, et constitue une réponse appropriée aux enjeux sociaux de la croissance économique et de la mondialisation. Tous les pays sont donc appelés à ratifier, s'ils ne l'ont déjà fait les conventions relatives aux droits fondamentaux des travailleurs, à mettre en conformité leurs législations et à les mettre en application.

6. Les violations des droits des travailleurs sont encore fréquentes en Afrique, malgré les avancées réelles de la démocratie et, à cet égard, les travailleurs se trouvent encore souvent confrontés à des situations difficiles. Les gouvernements et leurs partenaires sociaux doivent mettre en place les actions appropriées pour contribuer au respect des libertés fondamentales et syndicales, à une meilleure gouvernance et au renforcement du fonctionnement des institutions démocratiques. La ratification des conventions 87 et 98 en constitue la première étape.

7. Le travail des enfants constitue une violation flagrante des droits de la personne. Les crises, les guerres, la pauvreté, le chômage, risquent d'en accroître l'extension, éliminer le travail des enfants représente donc un véritable défi. Mais, être Africain, c'est d'abord respecter et préparer le devenir de l'Afrique au travers de ses enfants. L'éradication du travail des enfants, en commençant par ses pires formes qui sont les plus préjudiciables à l'enfant, que même la pauvreté ne saurait justifier, constitue ainsi pour tous une haute priorité et les délégués appellent avec insistance tous les pays à ratifier rapidement les Conventions 138 et 182, et à veiller à leur application. Ils soulignent qu'il s'agit là d'une action nécessairement coordonnée, concertée, engageant la responsabilité de tous.
8.
Les délégués demandent aussi une extension large du programme IPEC aux pays d'Afrique qui n'ont pas encore la chance de bénéficier de son appui, afin que soient entamées rapidement des études, puis élaborés des plans d'action et des programmes d'appui pour favoriser l'élimination progressive du travail des enfants, et, dans l'immédiat, la suppression des pires formes d'exploitation. L'intervention d'IPEC venant en appui à l'expression de la volonté nationale, les Gouvernements sont invités à manifester leur engagement et leurs besoins, et à rechercher, sur cette question, un partenariat avec les organisations d'employeurs et de travailleurs. La Communauté internationale est invitée à soutenir les efforts et la volonté exprimée par les pays d'Afrique et à accroître en conséquence les ressources mises à la disposition de IPEC.

9. Les délégués soulignent la nécessité de remédier aux causes du travail des enfants, en luttant contre la pauvreté par la promotion de l'emploi des adultes, en assurant la gratuité de la scolarisation des enfants et en accroissant les possibilités de formation, enfin en développant des programmes favorisant l'égalité des chances et l'insertion sociale et économique des groupes les plus vulnérables. Dans un souci d'efficacité, le programme IPEC recherchera la meilleure synergie avec les actions développées par les autres programmes du BIT, par les organisations internationales et régionales, ainsi que par les ONG.

10. Des appuis sont également sollicités du BIT pour la mise en place au niveau national ou régional de systèmes d'information statistique fiable sur le travail des enfants, de suivi des programmes et de mesure de leur impact.

11. Bien qu'occupant une place importante dans la production et les services, les femmes ne jouissent pas encore des mêmes chances que les hommes en matière de formation, de qualification professionnelle et d'accès à un emploi et un revenu décents. Elles sont en outre encore insuffisamment représentées au niveau des organisations syndicales. Les délégués attirent l'attention sur la nécessité de favoriser de façon concrète, par des dispositions et des programmes appropriés, l'égalité des chances entre hommes et femmes.

12. Les délégués demandent au BIT de contribuer activement au renforcement des capacités des partenaires sociaux pour qu'ils soient en mesure de remplir pleinement leurs obligations et responsabilités respectives en matière normative et de veiller à l' application effective de la réglementation.

13. Ils demandent également au BIT d'intensifier ses efforts de promotion des droits fondamentaux des travailleurs en direction des Institutions de Bretton-Woods, afin que celles-ci les prennent systématiquement en compte dans la formulation, la mise en oeuvre et l'évaluation des programmes d'ajustement et de réforme économiques.

 

L'accès à un emploi et un revenu décents

14. La pauvreté en Afrique ne peut pas être éradiquée autrement, de l'avis des participants à la Réunion, que par l'accès à un emploi décent, aussi bien pour les femmes que pour les hommes. Les délégués considèrent que c'est là la priorité première de la Région, et que l'OIT se doit d'aider les pays à développer des politiques et stratégies efficaces en matière d'emploi. Les Etats eux-mêmes doivent traduire concrètement dans leurs programmes et leurs budgets nationaux et sectoriels, les engagements pris en matière de promotion de l'emploi, à l'occasion du Sommet social de Copenhague.

15. Des emplois plus nombreux et de meilleure qualité supposent à la fois la promotion de l'entreprise, l'amélioration de la productivité, des revenus décents, mais aussi une meilleure protection sociale. Aux problèmes de l'emploi, c'est en effet une réponse intégrée qu'il faut apporter, prenant en compte la complexité des facteurs qui contribuent à la valorisation des ressources humaines, à l'emploi et aux revenus.

16. La formulation et la mise en oeuvre de politiques et programmes pertinents et efficaces, leur suivi et évaluation, supposent une information organisée, fiable et régulière sur l'emploi et la formation, ainsi qu'une coordination de l'action de tous les partenaires nationaux et extérieurs. Le BIT devrait continuer à aider les pays dans la mise en place de systèmes d'information, de programmation et d'aide à la décision en matière d'emploi et de formation, ainsi que dans l'harmonisation des méthodologies pour favoriser les échanges d'information et la coopération régionale.

17. Créer un environnement propice aux investissements, les orienter pour qu'ils maximisent leur potentiel de création d'emplois, créer un environnement favorable à la création et au développement de l'entreprise, tant les grandes entreprises que les PME et les micro-entreprises qui constituent les maillons indissociables d'une seule et même chaîne, sont des responsabilités des gouvernements, mais auxquelles doit être associé le secteur privé. Des programmes doivent s'adresser à eux pour les aider à développer des stratégies et des politiques appropriées qui serviront de cadre au développement de l'emploi. Une action coordonnée et concertée des agences de développement et des bailleurs de fonds en direction des pays s'avère ici indispensable.

18. La promotion de la micro-entreprise, la mise en oeuvre de mesures visant à favoriser l'intégration progressive du secteur informel dans le secteur formel devraient être poursuivies. Le BIT devrait prêter son concours aux pays de la région pour que les emplois créés soient décents.

19. La principale richesse des pays d'Afrique est son capital humain, qu'il convient de valoriser, par des formations appropriées, chacun devant y avoir accès, tout au long de sa vie, pour optimiser son potentiel et accroître ses chances d'accéder à un emploi et un revenu décents. Une attention particulière devra être apportée à l'accès à l'emploi des jeunes sortant du système de formation et donc à instaurer un lien plus étroit entre le système de formation et l'entreprise. Le BIT devra sensibiliser les autres Organisations du Système des Nations-Unies, les Institutions de Bretton-Woods et les autres bailleurs de fonds à la nécessité de prendre en compte l'exigence de valorisaion des ressources humaines dans tous les programmes de réforme économique.

20. L'insertion sociale et économique des jeunes constitue une préoccupation majeure et sa réussite conditionne la stabilité et le développement à venir de tous les pays d'Afrique. Les gouvernements et leurs partenaires sociaux, ainsi que l'ensemble de la société civile, ont la responsabilité de contribuer à cette insertion. Le BIT, en collaboration avec les autres agences de développement et les bailleurs de fonds, devra les appuyer dans la recherche de stratégies appropriées et la mise en oeuvre de programmes intégrés prenant en compte à la fois l'éducation, la formation, la création de micro-entreprises, la protection sociale et des systèmes de financement adaptés et durables.

21. Les crises, les guerres dont souffrent de nombreux pays du continent ont rendue encore plus vulnérable une part importante de la population, et en particulier les femmes, les réfugiés et personnes déplacées, les personnes handicapées, etc... Les Gouvernements et les partenaires sociaux doivent développer des politiques et des programmes permettant leur insertion ou réinsertion sociale et économique, par l'accès à la formation, l'emploi et à un revenu décents.

22. Les programmes d'action développés par le BIT, en matière d'emploi, doivent se situer à une échelle suffisante pour leur permettre de relever les défis majeurs auxquels sont confrontés les pays, ces défis étant essentiellement l'emploi des jeunes et des femmes, l'accroissement des revenus et de meilleures conditions d'exercice des activités agricoles et du secteur informel, qui occupent l'essentiel de la population active en Afrique. L'extension des Programmes "Des emplois pour l'Afrique" et "Davantage d'emplois et de meilleure qualité pour les femmes" devrait ainsi être envisagée et les pays en attendent des résultats tangibles. L'ensemble des programmes mis en oeuvre devront également concourrir à l'intégration économique du continent et se développer en coordination avec les Communautés économiques régionales et sous-régionales.

23. Concernant plus particulièrement le programme "Des emplois pour l'Afrique" les délégués ont particulièrement apprécié le caractère intégré du programme et sa vocation à s'insérer dans les stratégies nationales, ce qui garantit ainsi la pérennité de son impact. Ils demandent que tous les efforts soient faits par le BIT et le PNUD pour mobiliser les moyens nécessaires à l'extension du programme à l'ensemble des pays africains et pour poursuivre le financement du programme "Des emplois pour l'Afrique" (JFA/PRESSA). Les délégués ont noté avec satisfaction l'intérêt porté par la Banque africaine de développement au programme et le fait que la BAD insiste sur la nécessité de prendre en compte dans les programmes de développement, les droits des travailleurs et des employeurs, et qu'elle souligne l'importance de l'investissement dans le capital humain.

La protection sociale pour tous

24. Les délégués rappellent qu'il ne saurait y avoir de travail décent sans une protection adéquate des travailleurs et que l'absence de protection sociale nuit à la productivité de l'entreprise et donc à la croissance économique.

25. Les systèmes actuels de protection sociale ne couvrent qu'une faible part de la population, celle qui relève du secteur formel, alors que les besoins des autres groupes sociaux sont importants. Les délégués demandent que le BIT aide les pays à concevoir et développer des systèmes durables et viables de protection sociale élargis à l'ensemble de la population et en particulier au secteur informel de l'économie et qui répondent au besoin d'une couverture minimum et adaptée aux besoins du plus grand nombre.

26. Les systèmes classiques de sécurité sociale sont par ailleurs affectés par de graves problèmes de gestion qui rendent indispensables à la fois leur réforme et leur réhabilitation. Les délégués appellent l'attention sur la nécessité d'une gestion transparente par les trois partenaires avec une participation accrue des employeurs et des travailleurs.

27. La protection des travailleurs, c'est aussi la promotion de leur santé et de leur sécurité au travail, et la garantie d'un environnement de travail sain - composantes d'un travail décent. C'est également l'un des enjeux du dialogue social. Cette sécurité doit pouvoir également s'étendre aux secteurs actuellement les moins protégés et qui regroupent le plus grand nombre de travailleurs, à savoir l'agriculture et le secteur informel. Les services de contrôle et d'inspection doivent être préparés à cette tâche, et les .partenaires sociaux aidés à prendre de façon concertée les dispositions appropriées, qui concourent par ailleurs à une meilleure productivité. L'exemple du programme sous-régional du BIT financé par DANIDA a été cité et le souhait de son extension plus large, formulé.

28. Le VIH-SIDA occasionne, en Afrique, de lourdes pertes en vies humaines, il touche en outre la part la plus jeune de la population active. Il constitue ainsi non seulement un problème médical et de santé publique, mais aussi un problème social et économique, une menace pour le développement et l'emploi. Il donne lieu en outre bien souvent à la discrimination dans l'emploi à l'encontre des porteurs du virus. Il prive en outre de nombreux enfants de leurs parents et les contraint ainsi prématurément au travail. Les pays africains membres de l'OIT, conscients du fait que l'évolution de la pandémie du SIDA en Afrique est à elle seule de nature à compromettre la réalisation des quatre objectifs stratégiques de son programme, demandent au BIT de placer au plus haut niveau de priorité cette question et de développer des programmes appropriés en coordination avec les Gouvernements, les partenaires sociaux, les autres Agences des Nations-Unies (ONUSIDA) et les ONG.

29. Les délégués font leurs les termes du projet de plate-forme d'action soumis à leur attention et ont adopté une résolution, ces deux textes étant annexés au présent document. Ils invitent les gouvernements, les organisations d'employeurs et de travailleurs à contribuer à leur mise en oeuvre effective. Ils demandent au BIT de les y aider et de développer son action en synergie avec les autres Agences internationales, en particulier ONUSIDA.

Le tripartisme et le dialogue social

30. Face aux défis qui restent à relever, les délégués relèvent la nécessité pour les partenaires sociaux de mieux comprendre leurs rôles respectifs et d'assumer pleinement leurs responsabilités. Le renforcement de leurs capacités par des formations et appuis appropriés constitue donc une nécessité à laquelle le BIT doit faire droit.

31. Le tripartisme, le dialogue social constituent pour les pays une chance de construire et consolider à la fois la cohésion sociale, voire la paix, et le développement, par la participation de tous les acteurs à des objectifs communs, l'apprentissage de la gestion des conflits professionnels, un partenariat dans la préparation et la mise en oeuvre des décisions, un partage plus équitable des fruits du travail. Ce sont ces valeurs de dialogue et de participation que les partenaires sociaux doivent contribuer à consolider dans leurs pays respectifs afin qu'elles puissent être étendues au fonctionnement de l'ensemble du corps social et des différents secteurs de l'économie. La pratique du dialogue par les partenaires sociaux contribue directement au bon fonctionnement et à la consolidation de la démocratie.

32. Il est convenu que l'efficacité du dialogue social suppose : a) une volonté politique et un engagement fort pour le promouvoir; b) que le dialogue social dans sa structure actuelle, gouvernements, employeurs et travailleurs soit renforcé; c) que les partenaires sociaux soient forts et indépendants.

33. Les Etats membres sont appelés à ratifier les Conventions 87, 98 et 144 et les délégués rappellent que des consultations tripartites au niveau national doivent être organisées de façon régulière. Celles-ci devraient aussi porter sur des thèmes précis et d'intérêt commun : formation professionnelle, protection sociale, sécurité et santé en milieu de travail, etc... Les délégués souhaitent que les programmes PRODIAF et PRODIAL poursuivent en ce sens leur action de renforcement des structures et concertations tripartites et que leur exemple soit étendu aux autres sous-régions.

Recommandations d'ordre général

34. La réponse aux besoins et problèmes encore nombreux et complexes que connaît l'Afrique, nécessite un accroissement des activités du BIT sur le terrain et des appuis apportés aux mandants. La Réunion demande donc au BIT de renforcer ses structures sur le terrain et notamment les Equipes Multidisciplinaires, en les dotant des ressources humaines et des moyens appropriés pour répondre efficacement à leurs demandes. Le BIT se doit en effet d'être à la hauteur de ses objectifs et de prendre en compte pleinement la dimension régionale des problèmes évoqués et de favoriser, par son action, l'intégration et la coopération régionale.

35. Le BIT se doit aussi de rester aussi proche que possible de ses mandants afin d'être toujours en mesure d'identifier avec eux leurs besoins et d'y répondre de la manière la plus pertinente.

36. Les délégués souhaitent également une plus grande implication du BIT dans l'intermédiation financière auprès des bailleurs de fonds internationaux, pour permettre la réalisation des objectifs de lutte contre la pauvreté et de justice sociale.

37. Il conviendra alors, en fonction des objectifs réalistes retenus et des ressources mobilisées, de se donner les moyens d'assurer le suivi des programmes, et d'en mesurer les résultats et surtout l'impact. Les délégués demandent donc qu'un mécanisme de suivi de la mise en oeuvre des conclusions et recommandations de la présente Réunion régionale soit mis en place.

11 décembre 1999

 

 

 


Updated by BB. Approved by MO. Last update: 30 May 2000.