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Inscrire la sécurité et la santé au travail dans le programme d’enseignement scolaire et universitaire permettrait d’atténuer l’incidence des maladies et accidents professionnels dans plusieurs secteurs industriels européens, parmi les jeunes travailleurs en particulier, affirme une récente publication de l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail. Intitulé «Mainstreaming Occupational Safety and Health into Education», le rapport précise que le risque d’accident est, en ce qui concerne les salariés âgés de 18 à 24 ans, supérieur de 50% à la moyenne de l’ensemble des travailleurs dans les pays industrialisés – un constat qui s’explique essentiellement, selon les auteurs, par une méconnaissance des risques, et a fortiori des mesures préventives, de la part de la majorité des jeunes qui arrivent sur le marché du travail. Ce rapport de 152 pages, qui a pour ambition d’aider les décideurs politiques et les praticiens à remédier à cette situation, décrit et analyse 32 exemples illustrant la manière dont différents pays de l’UE ont intégré, avec succès, la SST à divers niveaux de leur système d’éducation, depuis les écoles primaires jusqu’aux universités et établissements de formation professionnelle. Il propose également un cadre stratégique, y compris une «feuille de route» pour réaliser cet objectif. On peut citer, parmi les exemples présentés, une initiative britannique visant à enseigner aux enfants tous les dangers rencontrés sur les chantiers de construction; une méthodologie destinée à aider les enseignants italiens à introduire la SST dans le cursus scolaire; et un programme français dans le cadre duquel des élèves en stage professionnel sont invités à trouver le moyen d’améliorer la sécurité et la santé dans l’entreprise. La fiche d'information concernant ce rapport est disponible en format PDF.
Mise à jour par CD. Approuvée par EC. Dernière modification: 30.11.2004.
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