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L'aspect social du financement des entreprises
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L'OIT et les finances sociales

L'unité des finances sociales

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Consultations et conseils techniques

En partenariat avec la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), le BIT gère un programme d'appui aux structures mutualistes d'épargne et de crédit, le PA-SMEC. La particularité de ce programme est d'établir un pont entre des initiatives de micro-finance locales primaires qui opèrent généralement en dehors de tout cadre réglementaire et les autorités monétaires par le biais d'échange d'information, collecte de données, formation et services consultatifs. Pour faciliter la concertation au niveau des politiques dans ces pays, un forum de coordination nationale sur la microfinance a été établi pour permettre aux réseaux d'ONG, aux banques, aux gouvernements, à la banque centrale et aux bailleurs de fonds de discuter des moyens d'harmoniser leurs approches.

A la demande du gouvernement chinois et du PNUD, l'unité a utilisé l'expérience acquise dans d'autres projets de fonds de garantie pour fournir des conseils aux partenaires sur la conception d'un fonds de garantie destiné à faciliter l'accès des PME aux services bancaires.

A la demande du gouvernement zambien et du FENU, l'unité a contribué à la préparation de contrats de location-vente portant sur le matériel lourd de construction destiné aux petits entrepreneurs du BTP. L'unité a également été sollicitée pour fournir des conseils sur l'identification d'une institution financière appropriée.

Recherche

En 1996, l'unité a lancé un important programme de recherche sur l'impact de la réforme du secteur financier sur les populations démunies et leur accès aux services financiers au Ghana, Bénin, Sénégal et Zimbabwe. Ce programme, financé par le gouvernement néerlandais, vise à déterminer la mesure dans laquelle les politiques de libéralisation du secteur financier affecte l'accès des petites entreprises et des ménages défavorisés aux marchés financiers. Il vise également à renforcer les capacités de recherche des instituts de recherche africains dans ce domaine.

Une étude récente (Collateral, collateral law and collateral substitutes) préparée par l'unité pour le Groupe des bailleurs de fonds pour le développement du secteur financier) a confirmé l'importance du manque de garantie comme un obstacle au développement de nombreuses petites et micro-entreprises, spécialement les nouveaux intrants sur le marché financier. Les plus connues sont la responsabilité collective (cautionnement solidaire) ou les dépôts en devises. Le coût des transactions lié aux garanties conventionnelles peut cependant constituer un obstacle à une plus grande application. La recherche actuelle vise à évaluer le coût des transactions par rapport à divers type de garantie. Son but est d'informer les institutions financières sur les coûts et risques des divers moyens d'obtenir des prêts pour les petites entreprises.

En étroite collaboration avec la Trickle Up Foundation de New York, l'unité réalise des études sur le terrain en Ouganda et au Népal pour évaluer les effets des micro-crédits et prêts conditionnels sur les revenus des ménages. Les résultats devraient éclairer sur la relation coût-efficacité du micro-crédit et sur les avantages liés aux micro-subsides.

Coopération technique

Au Cambodge, l'OIT aide l'Association des agences locales de développement économique à devenir un intermédiaire de microfinance rentable et durable. L'ACLEDA s'adresse à des micro-entrepreneurs, pour la plupart des femmes.

Grâce à l'aide de l'OIT, le fonds social du développement du Zimbabwe a récemment créé un volet micro-finance géré par le Ministère du Travail, dont l'objectif est de développer un mécanisme viable et durable pour financer le démarrage des très petites entreprises. Ce projet répond aux besoins pressants de ceux qui ont perdu leur emploi suite aux mesures d'ajustement structurel.

A Madagascar, l'OIT assiste les petits agriculteurs à organiser des caisses d'épargne et de crédit. Lors d'une seconde phase, une organisation faîtière sera établie.

Echanges internationaux

L'unité représente le BIT dans les réunions périodiques du CGAP (Consultative Group to Assist the Poorest). Elle participe dans ce cadre à trois groupes de travail sur les techniques de mobilisation de l'épargne, sur les méthodes de mesure du seuil de pauvreté et de capacité de remboursement de la dette et sur les techniques d'appréciation des effets du micro-crédit.

Avec d'autres membres du CGAP, le BIT a également participé au Sommet du microcrédit à Washington (février 1997). L'unité est le point focal pour les questions de suivi découlant de ce sommet.

En 1997, le BIT pour la première fois a accueilli le Groupe de travail des bailleurs de fonds intéressés par le développement du secteur financier. Le BIT a participé aux travaux de ce groupe depuis sa fondation en 1991. Ce réseau d'une trentaine d'agences de financement et d'exécution entretient des discussions sur des sujets d'intérêt commun relatifs au secteur financier.

Participation au comité des bailleurs de fonds pour le développement de la petite entreprise,au programme de la FAO sur les progrès du crédit rural en terme de développement (SACRED), et au conseil coopératif de promotion(COPAC). Documents de travail et publications techniques sur le débat actuel sur la dimension sociale du financement des entreprises


Mise à jour par GT. Approuvée par HH. Dernière modification: 6 mai 1998.