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Domaines d'activité
Développement des capacités des femmes du secteur informel: Amélioration
des connaissances
sur les enjeux, les politiques et les actions Pour de multiples raisons
d'ordre social, culturel et économique, les femmes continuent de représenter la plus grande
part de l'emploi informel. Celle-ci a été estimée entre 60 et 80 pour cent. Comme dans
l'économie informelle, les femmes tendent à
travailler dans un nombre lus restreint d'activités et d'occupations (transformation alimentaire, confection, services domestiques, etc.)
qui sont à très petite échelle, moins productives et donc moins
rémunérées. La tendance croissante des grandes entreprises
à recourir à la sous-traitance avec des entreprises de plus en plus petites, des unités domestiques de production et des travailleurs à domicile
sur le marché mondial et formel a des conséquences considérables sur l'emploi
féminin. Les études disponibles indiquent que la
sous-traitance et le travail à domicile ont contribué à une aggravation de l'informalisation de l'emploi
féminin. Outre les
obstacles auxquels est confronté l'ensemble des travailleurs et producteurs informels (manque d'accès
à la propriété, aux intrants, aux services et aux marchés),
les femmes doivent aussi se heurter à des obstacles spécifiques. Ce sont les restrictions culturelles et institutionnelles
en matière de propriété et de contrôle des avoirs et des revenus, les responsabilités domestiques et familiales, et les attitudes envers les
activités économiques des femmes et leur accès aux ressources. Dans
ce context, les questions suivantes méritent d'être abordées: (1) les
questions de genre et l'informalisation de l'emploi; (2) l'implication de
l'informalisation de l'emploi sur les besoins en développement
des compétences et des connaisssances des travailleuses, notamment celles engagées dans des occupations marginales et précaires; (3) les stratégies
et politiques conçues pour lutter contre les obstacles au développement des compétences des
travailleuses de l'informel et leur résultat; (4) la contribution
des compétences et connaissances sur l'employabilité des femmes, l'égalité
entre les sexes, l'indépendance économique des femmes et le travail décent. Dans le cadre des
projets de coopération technique
en cours et par le biais du travail de recherche,
une base de connaissances sur ces quatre questions sera constituée. Des leçons et directives
seront partagées avec les pays-membres et les partenaires pour évaluer et développer
des programmes et politiques. Ces dernières seront également intégrées
dans le programme "égalité des sexes, promotion de l'emploi et éradication de la pauvreté", notamment pour mettre en lumière les moyens et instruments
avec lesquels les systèmes et méthodologies pourront mieux répondre aux besoins de formation des travailleurs
informels
et réduire de manière significative les inégalités entre hommes et femmes.
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