Initiatives nationales concernant la compétitivité, la productivité et la croissance economique - Royaume du Maroc
Source: Ministère de l'Education Nationale
Plan de Developpement Economique et Social 2000-2004
Les différents développements de ce chapitre reposent sur les rapports des commissions spécialisées pour la préparation du plan quinquennal 2000/2004. Ils sont en harmonie avec les recommandations du projet de charte nationale de léducation et de la formation élaboré à un moment où les travaux de préparation du plan étaient arrivés à un stade avancé.
Si la concrétisation effective des recommandations de la charte nationale de léducation et la formation sinscrit dans le cadre de la décennie 2000/2009, les orientations, les objectifs et les programmes daction du plan quinquennal, en matière déducation et de formation, constituent une base de départ pour lexécution de la charte nationale et sa mise en oeuvre progressive selon ses principes fondamentaux, ses objectifs et la restructuration et lorganisation des cycles de léducation et de la formation.
Si la mise en oeuvre de la charte exige la mise en place dun plan daction et dun calendrier pour la concrétiser; cela nécessitera, selon la nature des objectifs, et les finalités de la charte, lélaboration de programmes daction adéquats à court terme et dautres à réaliser dans un cadre dintégration et de complémentarité des différentes composantes du plan daction. Dans ce sens, les éléments décisifs au niveau du calendrier dexécution de la charte selon les moyens matériels, humains et financiers nécessaires, résident dans la mobilisation de ces ressources et de tous les efforts afin datteindre les objectifs suivants de généralisation de lenseignement:
Dans ce cadre, la programmation des ressources nécessaires à la mise en oeuvre progressive de la charte qui est une partie intégrante de son plan daction et de sa programmation temporelle doit prendre en considération une période transitoire déterminée qui sera consacrée à la restructuration et à lorganisation des cycles denseignement et de formation selon les cycles de lenseignement préscolaire, primaire, collégial, secondaire, supérieur et de lenseignement originel.
Si dans la partie concernant léducation, la formation et la recherche scientifique et technique, les niveaux denseignement ont été présentés de telle sorte à ce quils soient proches de la nouvelle restructuration et en harmonie avec les objectifs, les finalités, les réformes et les mesures retenus par le projet de charte nationale de léducation et de la formation, il sera procédé au cours de la période quinquennale, à la mise en place dun plan dexécution de la charte avec un calendrier adéquat.
Dans ce cadre, le gouvernement procédera à lélaboration du plan de réalisation de la charte, en évaluant les ressources humaines, matérielles et financières nécessaires à lexécution du contenu de la charte. Une dotation budgétaire de 2.656,6 millions de dirhams a été retenue pour financer et encadrer les différents programmes et opérations à court et moyen termes, nécessaires à la réalisation des principes et objectifs de la charte selon la programmation qui sera fixée par le gouvernement et selon les priorités du plan daction et le calendrier de mise en oeuvre.
Létude des divers aspects relatifs au financement des réformes contenues dans le projet de la charte nationale déducation et de formation par la commission désignée par le Premier Ministre, et regroupant les secrétaires généraux des Ministères de la Prévision Economique et du Plan, de lEconomie et des Finances, de lEducation Nationale, de lEnseignement Supérieur et de la Formation Professionnelle, permettra dévaluer les ressources financières et humaines nécessaires à lexécution dudit projet de charte.
1.1- La situation
Lenseignement préscolaire a connu une évolution quantitative puisque leffectif des élèves inscrits est passé de 778.776 élèves en 1990/91 à 813.273 élèves en 1999/2000, ce qui correspond à un taux daccroissement annuel moyen de 0,5%.
Les écoles coraniques accueillent 68,5% de lensemble des élèves du préscolaire avec une proportion des filles qui ne dépasse guère 29,3% contre 46,8% pour lenseignement préscolaire moderne.
Afin daméliorer le fonctionnement de ce secteur, des efforts ont été déployés pour mettre en place des structures centrales et locales, matérielles et humaines permettant de mieux assurer les opérations de gestion, de formation, dencadrement et de contrôle pédagogiques. Des annuaires bibliographiques concernant léducation préscolaire, ont été édités comme il a été procédé à la formation des contrôleurs des écoles coraniques qui participent à la formation continue des éducateurs et qui font des visites régulières aux écoles coraniques afin dy améliorer la qualité de lenseignement dispensé.
1.2- Les orientations et les objectifs
1.2.1- Les orientations
Les principales orientations portent sur le renforcement de lenseignement préscolaire par la préparation de nouveaux textes organisationnels et sur son extension afin de couvrir les besoins du milieu rural, en coordination avec les partenaires économiques et les jeunes investisseurs titulaires de diplômes ainsi quavec dautres partenaires sociaux. Ces orientations concernent également le soutien pédagogique nécessaire à lenseignement préscolaire afin daméliorer son rôle en matière de formation sociale de base de lenfant en dehors du foyer familial et lui permettre de participer à la généralisation de lenseignement et à lamélioration du taux de rétention.
Le Ministère axera son appui financier sur les zones déshéritées, particulièrement rurales et périurbaines, tout en réalisant des partenariats avec les collectivités locales, les associations et les organisations qui appuieront ce niveau denseignement.
1.2.2- Les objectifs
En raison de limportance de lenseignement préscolaire dans la formation de lenfant et de son impact positif sur la demande de scolarisation, et sur lefficacité de lenseignement fondamental, des efforts seront déployés pour son extension et sa généralisation progressive pour la tranche dâge de 4 à 5 ans. En effet, leffectif global des enfants qui accéderont à ce cycle denseignement passera de 813.273 à 1.130.000 enfants entre 1999/2000 et 2004/2005.
Leffectif des éducateurs de lenseignement préscolaire passera, durant la même période, de 35.330 à 50.000 encadrants.
Ce type denseignement vise, durant deux ans, à faciliter lépanouissement à la fois physique et moral de lenfant et à assurer son indépendance et son éducation sociale, à travers:
1.3. Les réformes et les mesures
Dans le but de soutenir le développement de lenseignement préscolaire, les principales mesures et réformes suivantes seront entreprises:
2.1- La situation
a- Le premier cycle de lenseignement fondamental
Leffectif des élèves du 1er cycle de lenseignement fondamental au niveau national est passé de 2.394.615 élèves en 1990/91 à 3.497.926 en 1999/2000, ce qui correspond à un taux daccroissement annuel moyen de 4,3% (6,3% en milieu rural et 3,1% en milieu urbain). En milieu rural, cet accroissement a été plus important chez les filles (soit 10% ) que chez les garçons (3,7% ). Cet accroissement quantitatif a eu des répercussions positives sur les taux nets de scolarisation. Ainsi, au cours de lannée scolaire 1999/2000, le taux de scolarisation de la tranche dâge (6-11ans) a atteint environ:
Quant aux taux nets dinscription en 1ère année de lenseignement primaire qui concernent les enfants âgés de 6 ans, ils sélèvent en 1999/2000 à:
En ce qui concerne le secteur privé, 46.256 élèves ont été inscrits durant lannée 1999/2000, en 1ère année de lenseignement fondamental, soit 6,3% des nouveaux inscrits au niveau national.
Cette évolution enregistrée au niveau des effectifs des élèves, des taux dinscription et des taux de scolarisation a été réalisé grâce aux efforts déployés pour lextension du réseau des unités scolaires et son rapprochement des agglomérations rurales.
Ainsi, au cours de la période 1990/1991 et 1999/2000, le nombre des unités scolaires est passé de 3.686 à 5.940 unités et celui des écoles satellites est passé de 8.168 à 11.526 unités.
En milieu rural et durant la même période, le nombre dunités scolaires a augmenté passant de 1.821 unités à 3.220 unités et alors que celui des écoles satellites est passée de 8.155 à 11.371. Les élèves qui bénéficient des services de ce réseau sont des enfants issus de 29.983 douars sur un ensemble de 31.924 douars. Par conséquent, la scolarisation des enfants des 1.941 douars restants demeure difficile, comme cest le cas dailleurs pour les enfants des nomades.
Parallèlement et durant la même période, le nombre de salles de classe est passé de 60.060 (dont 35.546 en milieu rural) à 81.411 salles (dont 46.525 en milieu rural). De même, le nombre de classes est passé de 85.707 à 121.142 au niveau national et de 44.173 à 68.511 classes en milieu rural.
En ce qui concerne le personnel enseignant, le nombre des instituteurs au niveau national est passé de 88.242 à 121.743 au cours de la même période. En milieu rural, cet effectif est passé de 44.552 à 68.069 instituteurs.
Et afin dalléger le problème du déplacement des enfants entre lécole et leur lieu de résidence, et pour encourager les élèves issus de familles pauvres à accéder aux établissements scolaires et y poursuivre leurs études, des efforts supplémentaires ont été déployés dans le domaine social, particulièrement au niveau du programme dalimentation scolaire, en collaboration avec les organisations internationales et le Programme Alimentaire Mondial (PAM). Cest ainsi que le nombre de cantines scolaires a augmenté passant de 3.000 en 1982 à 6.018 en 1991et à 11.183 cantines au cours de lannée scolaire 1999/2000.Le nombre de bénéficiaires est passé de 515.700 élèves en 1982 à 949.815 élèves au cours de lannée scolaire 1999/2000.
b- Le deuxième cycle de lenseignement fondamental
Leffectif des élèves du 2ème cycle de lenseignement fondamental a atteint environ 978.520 en 1999/2000 contre 805.868 en 1990/91, soit un taux daccroissement annuel moyen de 2,2%. Leffectif des filles est passé de 331.131 à 420.719 entre 1990/91 et 1999/2000.
Au niveau national, leffectif des nouveaux inscrits en 7ème année de lenseignement fondamental est passé de 241.616 en 1991/92 à 327.588 en 1999/2000, ce qui correspond à un taux daccroissement annuel moyen de 3,4% (3,2% pour les filles).
En milieu rural, cet effectif a atteint 53.488 élèves au cours de lannée scolaire 1999/2000 contre 21.383 en 1991/92, soit à un taux daccroissement annuel moyen de 10,7%. La part des filles représente 30,3% au cours de lannée scolaire 1999/2000.
En ce qui concerne les infrastructures de base, le nombre détablissements du second cycle fondamental est passé de 701à 941 entre 1991/92 et 1999/2000. Quant au nombre de salles de classe, il est passé, durant la même période, de 19.680 à 22.528 dont 3.919 en milieu rural.
Leffectif du personnel enseignant encadrant ce cycle est passé de 48.273 à 51.694 enseignants au niveau national. En 1999/2000, cet effectif a atteint en milieu rural 8.221 enseignants. Le nombre moyen délèves par enseignant au niveau national a atteint 20 contre 18 en milieu rural. Il convient de noter que dans le second cycle de lenseignement fondamental, les matières enseignées sont diversifiées et le nombre moyen délèves par classe est de 31.
Mais en dépit des indicateurs positifs enregistrés au niveau des taux dinscription et laugmentation des effectifs des élèves dans les deux cycles, la généralisation de lenseignement reste tributaire de la conjugaison de tous les efforts pour réduire les grandes disparités qui existent entre les milieux urbain et rural et lécart sensible des niveaux de scolarisation entre les deux sexes, notamment en milieu rural.
c- La formation des cadres
La prise en charge des exigences de larabisation et de la marocanisation des cadres, nécessite des efforts en matière de formation des cadres qui se traduit par la création de 32 centres de formation des instituteurs et de 12 centres pédagogiques régionaux pour la formation des professeurs du 2ème cycle de lenseignement fondamental. Mais eu égard aux impératifs généralisation de lenseignement et de marocanisation des cadres, la priorité a été donnée à la formation initiale au détriment de la formation continue.
Et malgré les efforts déployés pour la révision des programmes de formation de base dans certains cycles, ceux-ci ont encore besoin de plus de précisions pour assurer la coordination, la complémentarité et lunification des méthodes et des concepts entre les spécialités, et pour lever des obstacles qui existent entre le cycle e la formation des instituteurs et celui de la formation des professeurs du 2ème cycle de lenseignement fondamental.
En ce qui concerne la formation continue, la plupart des stages sont conçus dune manière qui ne réponde ni aux besoins pédagogiques institutionnels dictés par la nécessité de lévolution et de la rénovation, ni aux besoins effectifs des populations-cibles qui sont sensés être déterminés par des instruments et des techniques scientifiques. Dans ce cadre, la principale préoccupation, dans beaucoup de stages de formation, est constituée par les dépenses dencadrement et non par le contenu de la formation.
Il convient de signaler quil y a une absence de coordination effective entre les différents partenaires constitués par les services centraux, les académies, les délégations, les centres de formation, les formateurs, les inspecteurs et les cadres administratifs, et leur manque de participation effective aux différentes étapes de la planification, du suivi de lexécution et de lévaluation des activités de la formation continue.
d- les dysfonctionnements du système denseignement fondamental
Des résultats positifs ont été réalisés au niveau de la rétention des élèves et ceci ressort au niveau de lamélioration des taux dabandon qui se situent, actuellement, entre 3 et 5% selon la région pour chaque niveau détude et les taux de redoublement qui se situent actuellement entre 12% et 17%, alors que ceux-ci gravitaient respectivement en 1983/84 entre 5% et 10% pour les premiers et 24% et 30% pour les seconds. Le taux de passage du 1er au 2ème cycle de lenseignement fondamental se stabilise actuellement autour de 83%. En ce qui concerne le 2ème cycle de lenseignement fondamental, le taux dabandon a atteint 10% pour la 7ème et la 8ème années alors que le taux de redoublement en 9ème année se situe entre 41% et 44%.
De manière générale, les déperditions scolaires demeurent encore élevées, notamment parmi les couches pauvres; ce qui entraîne une augmentation du coût social et économique de lapprentissage et une réduction considérable du rendement interne du système éducatif. En effet, sur la base des taux découlement enregistrés en 1995/96, il a été constaté que sur 100 enfants âgés de 7 ans, 85 accèdent à lécole, 45 passent au 2ème cycle fondamental, seuls 32 terminent le deuxième cycle, 22 accèdent au niveau secondaire, 17 atteignent la fin du secondaire et seulement 10 obtiennent le baccalauréat.
En ce qui concerne le niveau de qualification, les problèmes restent posés avec acuité, en raison de la situation générale du système éducatif et de son inadéquation avec les besoins du développement économique et social. Lévaluation de la situation actuelle du système peut être faite à la lumière des indicateurs suivants:
2.2- Les orientations et les objectifs
Les orientations générales du secteur de lenseignement fondamental, qui visent à édifier une société capable de réaliser une renaissance globale grâce à une très bonne formation de ses hommes et de ses femmes, sont axées sur les points suivants:
2.2.1- Les orientations
a) La généralisation de lenseignement
La généralisation de lenseignement repose sur 4 axes:
b) La qualité de lenseignement
Lamélioration de la qualité de lenseignement repose sur les principales orientations suivantes:
c) Lefficacité et la rentabilité internes
Lamélioration de la rentabilité interne du système nécessite la mise en oeuvre dactions permettant de diminuer les taux de redoublement et dabandon scolaires, de retenir les élèves jusquà la fin de lenseignement fondamental et de mettre en place un système dinformation et dorientation scolaire et professionnel;
Quant à lamélioration de lefficacité du système éducatif, elle se fera à travers le développement dun système administratif et organisationnel, ladoption du principe de la décentralisation et la mise en place dune évaluation globale et continue.
d) Les ressources humaines, matérielles et financières
Au cours de la période du plan, les efforts seront axés sur le développement des ressources humaines, matérielles et financières et sur la rationalisation de leur utilisation. Pour atteindre ces objectifs, il est donc prévu dagir selon les principales orientations suivantes:
2.2.2- Les objectifs
Afin de réaliser les taux de scolarisation visés durant le prochain quinquennat, il est prévu daugmenter les effectifs globaux des élèves pour les deux cycles de lenseignement fondamental pour les porter de 4.476.446 en 1999/2000 à 5.469.000 élèves en 2004/2005 (sans tenir compte des élèves scolarisés dans lenseignement privé), soit un taux daccroissement annuel moyen de 4,1%.
a- Le premier cycle de lenseignement fondamental
Les effectifs globaux des élèves du 1er cycle de lenseignement fondamental public passeront de 3.497.926 en 1999/2000 à 4.025.000 élèves en 2003/2004. La part des élèves du milieu rural passera de 49% en 1999/2000 à 53% en 2004/2005. Leffectif des élèves scolarisés dans ce cycle se stabilisera autour de 4.000.000 élèves à la fin du plan et au cours des années suivantes, en raison de la baisse de la fécondité et compte tenu des objectifs de scolarisation à court terme prévus dans ce cycle.
b) Le deuxième cycle de lenseignement fondamental
Les effectifs des élèves du 2ème cycle de lenseignement fondamental connaîtra une évolution importante qui se traduira par un accroissement des effectifs globaux qui passeront de 978.520 en 1999/2000 à 1.444.900 élèves en 2004/2005, soit à un taux daccroissement annuel moyen denviron 8%.
En vue de renforcer le côté social dans le milieu rural, la stratégie de développement des cantines scolaires reposera sur la création dune cantine scolaire au sein de chaque unité scolaire en milieu rural et dans les zones périurbaines et la participation des associations des parents délèves, des collectivités locales et des coopératives scolaires, dans le domaine de la gestion des cantines scolaires. Dans ce cadre, leffectif des bénéficiaires atteindra 1.479.000 élèves en 2004/2005 dont 1.453.000 élèves relèvent du 1er cycle de lenseignement fondamental.
2.3- Le programme daction
La réalisation des composantes du programme physique qui comporte la construction et léquipement de 10.170 salles de classe en milieu rural, 170 établissements (de12 salles de classe) en milieu urbain et 390 collèges dont 230 en milieu rural, ainsi que plusieurs projets relatifs à lamélioration de la qualité et de la gestion, nécessite une enveloppe budgétaire de 6,3006 milliards de dirhams au cours de la période allant du 1er juillet 2000 au 31 décembre 2004. En tenant compte du premier semestre de lannée 2000, lenveloppe globale des cinq années civiles allant de 2000 à 2004 est estimée à environ 6,91 milliards de DH.
Le programme daction, selon les années et la nature des projets, est réparti comme suit (En 1000 DH):
| Projets | Crédits du 1/7 au 31/12/2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | Total du 7/2000 au 12/2004 |
| 1- Premier cycle de lenseignement fondamental | ||||||
| - Construction et équipement de 10.170 salles de classe en milieu rural | 179.483 | 171.067 | 228.100 | 236.000 | 237.605 | 1.052.255 |
| - Construction et équipement de 170 établissements (12 salles) en milieu urbain | 167.090 | 91.730 | 144.400 | 149.000 | 188.575 | 740.795 |
| - Equipement en matériel didactique et manuels scolaires en milieu rural | 11.146,6 | 6.043,4 | 11.000 | 10.600 | 6.376 | 45.166 |
| - Equipement en matériel didactique et manuels scolaires en milieu urbain | 3.025 | 1.155 | 2.500 | 2.000 | 1.850 | 10.530 |
| - Construction de 800 latrines en milieu rural | 1.000 | 1.500 | 1.500 | 1.000 | 1.390 | 6.390 |
| - Construction de 700 clôtures en milieu rural | 7.440 | 7.000 | 7.000 | 7.000 | 14.420 | 42.860 |
| - Mise à niveau des établissements du 1er cycle | 5.000 | 9.500 | 9.000 | 9.000 | 40.680 | 73.180 |
| - Construction et équipement de 2050 cantines scolaires en milieu rural | 35.860 | 57.000 | 58.000 | 58.000 | 68.000 | 276.860 |
| - Construction et équipement de 821 bureaux administratifs en milieu rural | 3.270 | 5.000 | 5.000 | 5.000 | 7.957 | 26.227 |
| - Construction de 2050 bibliothèques en milieu rural | 19.700 | 31.000 | 31.000 | 31.000 | 35.364 | 148.064 |
| - Construction de 400 terrains de sport en milieu rural | 1.000 | 15.500 | 11.000 | 11.000 | 12.900 | 51.400 |
| - Construction de 2000 logements pour enseignants en milieu rural | 18.000 | 36.000 | 37.000 | 37.000 | 43.600 | 171.600 |
|
2-Deuxième cycle de lenseignement fondamental |
||||||
| - Construction et équipement de 160 collèges en milieu urbain (12 salles) | 165.570 ,3 | 315.129 ,7 | 272.200 | 280.500 | 249.980 | 1.283.380 |
| - Construction et équipement de 230 collèges en milieu rural (9 salles) | 198.030 | 332.830 | 281.000 | 290.500 | 247.520 | 1.349.880 |
| - Equipement en matériel didactique et manuels scolaires en milieu rural | 11.058 | 35.742 | 23.500 | 23.000 | 20.520 | 113.820 |
| - Equipement en matériel didactique et manuels scolaires en milieu urbain | 6.014 | 20.386 | 14.000 | 14.000 | 18.360 | 72.760 |
| - Mise à niveau des établissements du 2ème cycle | 6.000 | 12.500 | 13.000 | 12.500 | 16.050 | 60.050 |
| - Construction et équipement de 30 internats (120 lits) en milieu rural | 9.570 | 21.930 | 21.000 | 21.000 | 22.800 | 96.300 |
| - Construction et équipement de 75 cantines scolaires (120 bénéficiaires) en milieu rural | 6.480 | 8.620 | 8.000 | 8.000 | 9.920 | 41.020 |
| - Construction et équipement de 75 cantines scolaires (60 bénéficiaires) en milieu rural | 3.950 | 5.380 | 4.500 | 5.000 | 5.490 | 24.320 |
|
3-Projets communs |
||||||
| - Amélioration de la qualité de lenseignement et de la gestion | 57.858 | 76.142 | 83.800 | 87.000 | 103.000 | 407.800 |
| - Construction et équipement de locaux administratifs pour les services centraux et extérieurs | 29.755, 1 | 31.344,9 | 40.200 | 41.000 | 63.643 | 205.943 |
| Total Général | 946.300 | 1.292.500 | 1.306.700 | 1.339.100 | 1.416.000 | 6.300.600 |
Ce programme constitue le noyau dur du secteur de lenseignement fondamental, qui est de nature à réaliser les premiers projets et actions principales en matière dexécution du contenu du projet de charte nationale de léducation et de la formation relatif ce niveau denseignement. Lenveloppe budgétaire globale allouée sera renforcée denviron 1,5 milliards de dirhams grâce à la convention signée avec le fond déquipement communal et dautres ressources provenant de la contribution de quelques établissements du secteur public et du secteur privé.
De même, et dans le cadre de la mise en oeuvre de la charte, le financement de ce cycle denseignement sera appuyé par dautres crédits supplémentaires provenant dune dotation budgétaire de 2.656,6 millions de dirhams allouée à cette fin, et par dautres crédits qui seraient affectés par les futurs budgets annuels en fonction des résultats des travaux de la commission technique formée par le premier ministre, chargée détudier les volets du financement des réformes de la charte et selon le calendrier qui sera adopté pour leur exécution. Ces ressources financières supplémentaires seront affectées pour la réalisation des projets de lannexe 1.
En plus du budget général de lEtat, dautres sources de financement seront mobilisées à travers:
2.4- Les réformes et les mesures
Pour atteindre les objectifs précités et réaliser les programmes physiques correspondants, les principales mesures et réformes suivantes seront entreprises:
a - La généralisation de lenseignement
b- Lamélioration de la qualité
c- La rationalisation de la gestion
3- Léducation non formelle
3.1 La situation
Depuis lentrée en vigueur du programme de léducation non formelle au mois de mars 1998, 41 conventions de partenariat avec les secteurs gouvernementaux, les associations et les organisations non gouvernementales ont été signées, ce qui a permis dinscrire 34.550 bénéficiaires et demployer 744 animateurs exerçant sous la tutelle des associations, dans le cadre de léducation pour tous.
En dépit de ces efforts, le nombre de bénéficiaires reste faible, puisquil ne dépasse guère 1,5% du total des enfants privés de la scolarisation et dont leffectif atteint 2.200.000 enfants avec un âge compris entre 8 et 16 ans.
3.2 Les orientations et les objectifs
Léducation non formelle vise à réduire le taux danalphabétisme à 35% à lhorizon 2004 au lieu de 48,3% en 1998. Au cours du quinquennat, il sera procédé à la mise en oeuvre dun programme visant la formation des enfants déscolarisés ou nayant pas eu accès à lécole et dont lâge est compris entre 8 et 16 ans. Lobjectif de ce programme est de permettre lintégration des enfants ayant bénéficié de ce programme, soit dans léducation formelle ou la formation professionnelle, soit dans la vie active. Ce programme couvre 1.000.000 de nouveaux bénéficiaires durant la période du plan, soit une moyenne annuelle de 200.000 bénéficiaires, ce qui nécessitera la mobilisation de 8.572 animateurs selon le programme suivant:
Programme de léducation non formelle
| 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | Total | |
| Nouveaux bénéficiaires | 150.000 | 190.000 | 210.000 | 220.000 | 230.000 | 1.000.000 |
| Total des bénéficiaires | 157.000 | 325.000 | 408.000 | 443.200 | 465.800 | 1.799.000 |
| Nouveaux animateurs | 2.396 | 3.360 | 1.660 | 704 | 452 | 8.572 |
3.3 Le programme daction
Pour atteindre les objectifs programmés durant le plan, une enveloppe budgétaire globale de 33,1 millions de dirhams a été allouée au titre des cinq exercices budgétaires couverts par le plan. Elle sera répartie par exercice budgétaire, comme suit (En 1000 DH):
| Crédits du 1/7 au 31/12/2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | Total du 7/2000 au 12/2004 |
| 3.700 | 7.700 | 7.300 | 7.000 | 7.400 | 33.100 |
3.4 Les réformes et les mesures
Les réformes et les mesures à entreprendre durant le Plan porteront sur la détermination des groupes cibles, la préparation de programmes adaptés, le suivi et lévaluation de la formation et des programmes, la diversification des sources de financement et linstauration de passerelles entre lenseignement fondamental et la formation professionnelle.
4.1- La situation
Si le secteur privé absorbe la totalité des enfants bénéficiant de lenseignement préscolaire, il nenglobe que 5,4% de lensemble des élèves du 1er cycle de lenseignement fondamental, soit un effectif ne dépassant pas 200.625 élèves au cours de lannée scolaire 1999/2000. Au niveau du 2ème cycle de lenseignement fondamental, la part des élèves du secteur privé est très faible, elle ne dépasse pas 1,1% au cours de lannée scolaire 1999/2000, avec un effectif de 11.100 élèves.
En ce qui concerne le 1er cycle de lenseignement fondamental privé, les programmes officiels denseignement sont appliqués par le Ministère de lEducation Nationale, même certains établissements y introduisent des amendements, notamment en ce qui concerne lenseignement de la langue arabe et des langues étrangères.
Quant au 2ème cycle de lenseignement fondamental et secondaire privés, leur rôle est limité principalement à la récupération et à lintégration des élèves déscolarisés de lenseignement public, ce qui nécessite une pédagogie spécifique qui nest pas assurée par ces établissements.
Pour lenseignement secondaire privé, leffectif de ses élèves est quasiment stagnant passant de 28.448 au cours de lannée scolaire 1991/1992 à 31.000 en 1999/2000, ce qui représente environ 7% de leffectif global du secondaire.
4.2- Les orientations et les objectifs
Le secteur de lenseignement privé est appelé à jouer un rôle important en matière de développement économique et social et de développement de lenseignement fondamental en particulier, eu égard aux opportunités dinvestissement et de création demplois quil peut générer. Son rôle sera renforcé au cours du quinquennat à travers la réunion des conditions organisationnelles et incitatives nécessaires.
Le développement de lenseignement privé passe par son extension dans un cadre de partenariat alliant les mesures incitatives, les actions de réorientation adéquate par son organisation institutionnelle et législative, et par la mise en place de mécanismes et dune stratégie rigoureuse pour accréditer ses institutions, ses programmes de formation et les diplômes délivrés.
4.3- Les réformes et les mesures
En ce qui concerne lenseignement fondamental et secondaire, il est prévu de prendre les mesures suivantes:
BANQUE DE PROJETS POUR LE SECTEUR DE LENSEIGNEMENT PRESCOLAIRE ET FONDAMENTAL (en 1 000 DH)
| N° | Intitulé du Projet | Banque de Projets | |
| Nombre | Coût total | ||
| 01 | Construction et équipement de salles de classe aux écoles - milieu rural | 1 505 | 171 340 |
| 05 | Equipement en matériel didactique et manuels scolaires - milieu rural | 192 | 7 400 |
| 09 | Construction de latrines - milieu rural | 2 120 | 21 200 |
| 10 | Construction de clôtures- milieu rural | 2 120 | 174 930 |
| 13 | Construction et équipement de bureaux administratifs - milieu rural | 639 | 23 520 |
| 14 | Construction et équipement de cantines scolaires - milieu rural | 1 842 | 289 190 |
| 15 | Construction de bibliothèques -milieu rural | 1 842 | 154 730 |
| 16 | Construction de logements pour enseignant - milieu rural | 1 892 | 189 200 |
| 17 | Construction de terrains de sport - milieu rural | 418 | 62 700 |
| 02 | Construction et équipement des écoles de 12 salles milieu urbain | 62 | 307 630 |
| 06 | Equipement en matériel didactique et manuels scolaires - milieu urbain | 62 | 4 210 |
| 04 | Construction et équipement de collèges de 9 salles milieu rural | 129 | 798 730 |
| 07 | Equipement en matériel didactique et manuels scolaires - milieu rural | 129 | 70 060 |
| 18 | Construction et équipement dinternats de 120 litres - milieu rural | 5 | 19 000 |
| 19 | Construction et équipements de cantines scolaires ( 120 bénéficiaires) milieu rural | 45 | 27 900 |
| 20 | Construction et équipement de cantines pour 60 bénéficiaires milieu rural | 45 | 16 470 |
| 03 | Construction et équipement de collèges de 12 salles - milieu urbain | 263 | 2 267 060 |
| 08 | Equipement en matériel didactique et manuels scolaires - milieu urbain | 263 | 142 020 |
| 11 | Mise à niveau des écoles | 841 000 | |
| 12 | Mise à niveau des Collèges | 616 500 | |
| 21 | Amélioration de la qualité | 712 400 | |
| 23 | Construction, équipement et réfection des locaux | 1 228 900 | |
| TOTAL | 8 146 090 | ||
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