Initiatives nationales concernant la coopération technique pour l'éducation et la formation - Djibouti
Source: Ministère de lEducation Nationale
Table ronde
Face au malaise profond et à la crise de valeur, de finalités et didentité qui fragilisent le système éducatif et compromettent les missions qui lui sont assignées, lEtat a engagé, sous la conduite du Comité National dOrganisation et de Suivi des Etats Généraux de lEducation (CNOSEGE), mis en place par Arrêté présidentiel en septembre 1999, une vaste réflexion sur le devenir de lappareil déducation. A travers une concertation ouverte, large et approfondie dont le point culminant a été les Etats Généraux de lEducation, organisés en décembre 1999, le Gouvernement a décidé de créer les conditions favorables à lémergence dune école nouvelle et rénovée répondant aux préoccupations du peuple djiboutien, à la déclaration des Jomtien et au cadre daction de Dakar. Les orientations issues de ce long processus déchanges ont été largement prises en compte par les Etats Généraux de lEducation dont le caractère démocratique, populaire et consensuel a été salué par toutes les parties prenantes notamment les parents délèves, les enseignants, les autorités coutumières, les hommes politiques et la société civile.
Cest dans cette dynamique qui repose sur une volonté politique largement déclarée et régulièrement réaffirmée, que sest tenue du 9 au 11 octobre 2000 à Djibouti au Palais du Peuple, la Table Ronde sectorielle sur lEducation des Partenaires Techniques et Financiers. Elle a été marquée par la mobilisation de tous les acteurs internes et des partenaires techniques et financiers de Djibouti qui, depuis son indépendance, laccompagnent dans le combat constant quil mène contre le sous-développement et la pauvreté. Ce processus a bénéficié de lappui de la communauté internationale, en particulier de la Banque Mondiale, de lUNICEF, de lAgence Intergouvernementale de la Francophonie et de lUNESCO.
La cérémonie douverture a été placée sous le haut patronage de son Excellence, le Président de la République et Chef du Gouvernement, Monsieur ISMAEL OMAR GUELLEH.
Etaient présents :
Après la cérémonie douverture, les présentations suivies de débats ont eu lieu et ont porté sur :
POSITIONNEMENT DES PARTENAIRES TECHNIQUES ET FINANCIERS
A lissue des travaux de la Table Ronde Sectorielle sur lEducation ( TRSE ), les partenaires techniques et financiers ont procédé aux déclarations sur leurs domaines respectifs dintervention.
BANQUE MONDIALE
Le représentant de la Banque Mondiale a signalé que lintervention de son institution dans le Plan dAction portera essentiellement sur lEnseignement Fondamental. Il a ensuite rappelé que le soutien de la Banque Mondiale repose sur une nouvelle approche dite " pré-programme évolutif ". Cette intervention sera articulée autour de 3 phases :
1ère phase :
2ème phase :
Se fondant sur les résultats de la 1ère phase, la Banque Mondiale poursuivra ses efforts dans les mêmes domaines daction avec un accent particulier sur les constructions de salles de classe dans lenseignement moyen et la prise en charge des salaires des enseignants contractuels.
3ème phase :
La programmation des actions à financer au cours de la 3ème phase dépendra des résultats obtenus dans les deux premières phases ainsi que des financements opérés par les autres partenaires dans le sous-secteur.
Une enveloppe de 30 millions de $ US est programmée pour les trois phases selon des critères à définir de commun accord avec le Ministère de lEducation Nationale.
COOPERATION FRANçAISE
Après avoir réitéré ladhésion de la Coopération Française à la réforme de léducation, le représentant de cette institution a précisé que lEducation restera le secteur prioritaire de ses interventions. Les domaines dintervention sont les suivants :
Lensemble de ces interventions seront axées sur les programmes majeurs ci-après:
AGENCE FRANçaise DE DEVELOPPEMENT ( AFD )
Afin daccompagner la mise en uvre de la réforme, les interventions de lAFD porteront sur les infrastructures de base dans lenseignement primaire. Le projet dappui sera préparé en synergie avec les interventions de la Coopération Française.
UNION EUROPEENNE ( UE )
Le représentant de lUnion Européenne rappelle que lEducation est considérée comme le pilier du développement économique et social. Il a ensuite signalé que la Commission Européenne arrive en fin de cycle de programmation. Les actions à financer au titre du plan daction 2001-2005 dépendront des priorités à dégager par le Gouvernement Djiboutien dans le nouveau FED.
Toutefois, les appuis budgétaires au fonctionnement du MEN se poursuivront sur la période 2000-2001.
BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT ( BAD )
Dans son intervention, le Chef de la Délégation de la BAD a réaffirmé ladhésion de la Banque aux nouvelles orientations retenues pour le secteur de lEducation. Il a rappelé les réalisations du financement qui sachève en 2001. Il a enfin mentionné que la programmation de la BAD au titre de FAD 9 pour la période 2002 à 2004 prendra en compte les interventions dans le plan daction déducation, avec des montants détaillés qui seront fixés ultérieurement.
LAGENCE INTERGOUVERNEMENTALE DE LA FRANCOPHONIE ( AIF )
La Représentante de lAIF, après avoir salué les efforts déployés pour lavènement de la nouvelle école de base, a affirmé que lAgence apportera son expertise et son appui financier aux projets du plan daction 2001-2005, notamment dans le domaine de lamélioration de la qualité de lEnseignement pré-universitaire au niveau des actions suivantes pouvant sinsérer dans le cadre de la programmation 2000 2001 et de celle du futur biennum :
En ce qui concerne lappui à lenseignement supérieur, lAIF a souhaité que des contacts sétablissent avec lAssociation des Universités Francophones (AUF).
USA
La représentante des USA, tout en appréciant les choix innovateurs retenus par le Gouvernement en matière de politique éducative a précisé que la Représentation de lUSAID à Djibouti définira avec le Bureau Régional à ADDIS-ABEBA, les appuis entrant dans le cadre du Plan dAction dEducation.
FNUAP
La Représentante du FNUAP félicite le Gouvernement pour les efforts fournis cette année dans le secteur de lEducation. Après avoir rappelé le bilan positif des actions en matière de population basé au CRIPEN, le Représentant du FNUAP annonce lexpansion du projet actuel pour la période 2001 - 2002 dans les domaines ci-après :
UNICEF
Le Représentant de lUNICEF qui, dans son allocution douverture le 9 octobre 2000, a fait part du positionnement de son institution sur le plan daction pour les trois prochaines années, a précisé que lUNICEF apportera son expertise technique et son appui financier au Gouvernement Djiboutien dans les domaines ci-après :
LUNICEF, dans la limite des ressources additionnelles à mobiliser, pourrait par ailleurs préparer des projets spécifiques à financer, conjointement avec le Gouvernement Djiboutien.
UNESCO
La Délégation de lUNESCO a réaffirmé lengagement de lorganisation à accompagner la mise en uvre de la réforme de léducation à Djibouti.
Lappui de lUNESCO se situera à deux niveaux :
Au niveau du Bureau Régional de Beyrouth
Les interventions porteront sur :
Au niveau du siège à Paris
EGYPTE
Le représentant de lEgypte a salué les efforts du MEN en matière déducation et notamment du renforcement de lEnseignement de lArabe a annoncé la poursuite de lassistance de son pays dans le domaine de lenseignement primaire où il apporte une contribution annuelle de 2 millions de $ US. En effet, dans ce sous-secteur, sont déjà présents 47 enseignants égyptiens. Il a par ailleurs réaffirmé la poursuite des efforts dans le cadre du renforcement de lenseignement de larabe.
Le tableau récapitulatif des positionnements se présente comme suit :
TABLEAU DE POSITIONNEMENT
DES BAILLEURS DE FONDS

Louverture des travaux de la Table Ronde Sectorielle a été effectuée le 9 octobre 2000 au palais du peuple, sous la présidence de son Excellence, le Chef de lEtat de la République de Djibouti.
En plus des autorités gouvernementales, on comptait parmi les personnalités présentes à la cérémonie, les partenaires techniques et financiers ainsi que les représentants de la société civile.
Dans son discours douverture, le Chef de lEtat a rappelé quil est communément admis que la lutte contre la précarité et la misère sociale passe nécessairement par la généralisation de lEducation de base dans un pays dont le taux de scolarisation de lenseignement primaire est inférieure à la moyenne des pays de la région.
Il est souhaitable a-t-il ajouté de corriger sans délai ce déficit en créant les conditions démergence dune école rénovée, en la faisant sortir du ghetto dans lequel elle évolue depuis longtemps, pour devenir laffaire de tous les citoyens.
Cette nouvelle école interpelle tous les partenaires sociaux en vue de linstauration dun dialogue permanent entre elle et son environnement naturel que constituent les autres institutions de lEtat, les familles, les collectivités locales, les parents délèves, les enseignants et les opérateurs économiques.
Par ailleurs, le Président de la République a pris lengagement de faire passer la part du budget de lEducation dans le budget de lEtat de 14% à 20% entre 2001 - 2005.
Auparavant, la cérémonie douverture avait été marquée par les allocutions des représentants de la Banque Mondiale, de lUNICEF, de la France, et du Ministre de lEducation Nationale, M. ABDI IBRAHIM ABSIEH qui a présenté la politique éducative de la République de Djibouti.
Ces interventions ont insisté sur la nécessité de jeter les bases dune école répondant aux préoccupations du peuple djiboutien et aux exigences dune économie compétitive. Elles ont également noté que lavenir de la République de Djibouti dépend étroitement du développement de son capital humain. Par ailleurs, les différentes personnalités qui se sont succédées à la tribune ont mis laccent sur la qualité des documents élaborés à loccasion de la Table Ronde notamment le schéma directeur et le plan daction.
Rappel des éléments de diagnostic du secteur éducatifDépourvue de ressources naturelles, la République de Djibouti na dautres choix que la valorisation des ressources humaines, principal facteur de développement. Cest pourquoi le Gouvernement Djiboutien a décidé de lancer un vaste programme de réforme du système éducatif qui a débouché sur la tenue des Etats Généraux en décembre 1999.
Le diagnostic qui a été dressé par les participants sur la faiblesse du système éducatif a porté sur les problèmes suivants :
Présentation du schéma directeur de léducation
Le Schéma Directeur de lEducation présenté par le Secrétaire Général du CNOSEGE sarticule autour des axes prioritaires et des objectifs suivants :
Axes prioritaires :
Première priorité : Lenseignement fondamental de 9 ans obligatoire et gratuit.
Objectif :
Parvenir dici lan 2010 à :
Deuxième priorité : Lenseignement Technique et professionnel
Objectif :
Deuxième priorité : Lenseignement Technique et professionnel
Objectif :
Troisième priorité : LEnseignement supérieur
Objectif :
Mettre en place une structure denseignement supérieur propre au pays.
Cet objectif passe par :
Les autres axes prioritaires présentés sont :
LEnseignement Secondaire général
Objectifs :
LEnseignement Privé
Objectif :
LEnseignement de lArabe
Objectif :
LEnseignement de lEPS
Objectifs :
LEducation non formelle et lAlphabétisation
Objectifs :
Stratégie de mise en uvre :
La stratégie politique de mise en place des objectifs inscrits au schéma directeur vise à :
Synthèse du débat
Les points de convergence entre les partenaires techniques et financiers et les autorités de lEducation sur la réforme ont portés sur :
Les partenaires ont particulièrement apprécié le schéma directeur en ce qui concerne :
Les partenaires techniques et financiers ont par ailleurs exprimé leurs inquiétudes en ce qui concerne :
Enfin les partenaires ont formulé des suggestions pour une mise en uvre plus efficace de la réforme. Il sagira de :
Le Ministre de lEducation Nationale et son équipe, en reconnaissant la pertinence des préoccupations exprimées par les partenaires de lEducation, ont apporté les éléments de réponse et affirmé leurs engagements à étudier en profondeur les questions évoquées en vue de solutions plus appropriées.
Lexposé sur le plan daction présenté par le Chef de Service de la Planification sest articulé autour des axes suivants :
Rappel des objectifs généraux du Schéma Directeur :
Contenu du Plan dAction :
Lobjectif spécifique du plan qui découle des orientations du schéma directeur vise à traduire en termes opérationnels, les mesures et objectifs généraux de politique éducative tels que décrits dans la Loi dOrientation promulguée le 10 Août 2000. Outil principal de programmation qui sétale sur 5 ans ( 2001 à 2005 ), le Plan dAction présente les investissements requis et les charges récurrentes induites.
Allocation de ressources du Plan dAction :
La conception de ce plan est surtout basé sur une approche sous sectorielle. Il comprend 63 opérations dont le coût total sélève à 159.000.000 $ US se répartissant comme suit :
Ces différentes opérations sinscrivent dans les 7 programmes majeurs suivants :
La priorité accordée par lEtat à la promotion des ressources humaines et la capacité des ressources nationales à soutenir la contrepartie des investissements à opérer sur la période, conduisent à faire passer la part de lEducation dans le budget de fonctionnement de lEtat de 14,30% à 20,20% sur la période 2001-2005. Toutefois, il y aura toujours un déficit de 500.000 $ US généré en grande partie par les coûts de renouvellement du matériel didactique et la formation initiale des enseignants.
Synthèse du débat :
Tout en se félicitant, dune part, de la pertinence des actions programmées sur la période 2001-2005 dans le plan daction et dautre part, des perspectives de croissance des ressources allouées à léducation dans un contexte dajustement structurel, les partenaires ont manifesté leurs préoccupations sur les questions suivantes :
Dans ce cadre, les recommandations ci-après ont été formulées :
A cet égard, les partenaires ont manifesté leur disponibilité à appuyer la mise en uvre des recommandations.
Tout en souscrivant aux observations des partenaires énumérées ci-dessus, le Ministre a également fait part de ses inquiétudes notamment en ce qui concerne les institutions parallèles proposées par les partenaires. Ces dernières le plus souvent ne tiennent pas compte des structures et procédures existantes.
Il a également tenu à souligner le retard constaté dans le règlement des prestations effectuées par les entreprises locales dont les surfaces financières sont généralement réduites, et a invité les partenaires financiers à y remédier.
Présentation du mécanisme de pilotage et de suivi du Plan daction
Lexposé sur le mécanisme de pilotage a été présenté par la directrice du CRIPEN.
Elle a noté que le processus de la réforme du système éducatif a démarré avec la mise en place par le Ministère de lEducation Nationale, dun Comité national dOrganisation et de Suivi des Etats Généraux de lEducation (CNOSEGE), composé de représentants du pouvoir public et de la société civile dont le rôle essentiel est de :
A lissue de la réunion sectorielle, il est envisagé la création dun comité de pilotage appuyé par un secrétariat technique permanent et par un comité technique. Les fonctions respectives de ces différentes structures se présentent ainsi :
Au niveau politique, le comité de pilotage
Le secrétariat Technique :
Le Comité Technique :
Il est composé de représentants des institutions et services suivants :
Synthèse du débat
Les partenaires ont pris acte du dispositif préconisé pour le pilotage et le suivi de la mise en uvre du plan daction et ont souhaité y être associés.
Déclarations des partenaires techniques et financiers
A lissue des deux premières journées, le Ministre de lEducation Nationale a fait le point sur lensemble des travaux de la réunion et a invité les partenaires à se positionner en précisant leurs domaines dintervention, les montants y afférents et la période considérée.
Après avoir réitéré leur adhésion au schéma directeur et au plan daction de lEducation, les partenaires ont tour à tour pris la parole. La Banque Mondiale a proposé un pré-programme évolutif pour appuyer le programme du Gouvernement. Compte tenu de la spécificité de leur cycle de programmation, les déclarations des autres bailleurs de fonds ont porté sur leurs domaines dintervention et leurs engagements à contribuer au financement du plan daction.
Il ressort de ces positionnements, une convergence de vue sur les priorités dégagées par le Gouvernement en matière déducation et les actions que souhaitent réaliser les bailleurs de fonds dans le cadre de la réforme. A ce sujet, il importe de souligner lintérêt qua suscité la nouvelle architecture du système éducatif notamment la mise en place dun enseignement fondamental de 9 ans, le renforcement de lenseignement technique et professionnel ainsi que le développement progressif de lEnseignement Supérieur.
En plus de ces positionnements, le Ministre de lEducation Nationale a fait part des engagements que les pays et institutions financières arabes avaient pris en faveur de léducation, à loccasion dune Table Ronde inter-sectorielle organisée au Koweït les 27 et 28 mai 2000.
Le Gouvernement estime insuffisant lengagement financier de la BAD en République de Djibouti et dans le secteur éducatif en particulier. Il regrette la baisse significative de lintervention de la Banque depuis quelques années.
PRESENTATION ET ADOPTION DE LA SYNTHESE DES TRAVAUX ET DU COMMUNIQUE FINAL.
Le secrétariat technique de la réunion a présenté la première version de la synthèse des travaux, et du communiqué Final de la Table Ronde.
Suite à cette présentation, différentes interventions ont été enregistrées pour apprécier la qualité du document présenté et y apporter les enrichissements nécessaires.
Les corrections suggérées portent sur :
Moyennant la prise en compte de ces observations et les corrections orthographiques relevées, la synthèse des travaux et le communiqué final ont été adoptés.
La cérémonie de clôture de la Table Sectorielle sur lEducation a été marquée par trois allocutions.
Dans son intervention, lEnvoyé Spécial du Directeur Général de lUNESCO a loué les efforts déployés par Son Excellence Monsieur le Ministre de lEducation et son équipe pour mener a bien les travaux de la Table Ronde et envisager des dispositions pratiques pour la mise en uvre du plan daction qui constate et réaffirme la nécessité de la refondation de lEducation Nationale outil essentiel dun développement durable. Il a ensuite réaffirmé lengagement de lUNESCO à accompagner la mise en uvre de la réforme dans la mesure de tous ses moyens. Il sagit, a-t-il ajouté, de façon prioritaire, daider le Gouvernement à trouver la solution au problème des enseignants.Le Ministre de lEducation Nationale, a fait remarquer que la présence des partenaires techniques et financiers et leurs disponibilités à appuyer la concrétisation de la réforme issue des Etats Généraux de lEducation est le témoignage de limportance quils accordent au secteur de léducation à Djibouti. Il sest ensuite réjoui des contributions encourageantes ainsi que les manifestations dintention des bailleurs de fonds, sans oublier les engagements des pays et institutions financières arabes qui, absentes durant la Table Ronde sétaient déjà prononcées lors dune précédente réunion du genre les 27 et 28 Mai dernier à KOWEIT. Il a réaffirmé lengagement de son département à tenir le plus grand compte des observations et recommandations formulées par les différents partenaires et à faire un usage sain des ressources qui seront mobilisées. En demandant le soutien de la communauté internationale, il ne perd pas de vue que le développement du pays est avant tout luvre des nationaux.
Le MEN a assuré les partenaires de la mise en place diligente des indications de performances retenues qui serviront effectivement de tableau de bord à lexécution efficiente des projets et programmes qui seront financés et a invité ceux-ci à faire confiance au département afin que le traitement des dossiers des projets et programmes ne souffrent pas des retards qui sont souvent préjudiciables à la réalisation des objectifs fixés.
Le Ministre de lEducation a tenu à exprimer toute sa gratitude à lensemble des partenaires et à les remercier pour leur soutien et participation active aux dialogues de la réunion sectorielle.
Pour finir, le MEN a félicité les cadres nationaux qui ont donné le meilleur deux-mêmes dans la préparation et lorganisation de Table Ronde Sectorielle ainsi que les experts internationaux qui ont appuyés ces cadres dans lélaboration et la confection des documents de base.
Dans son allocution de clôture, le Ministre de lEmploi et de la Solidarité Nationale, agissant au nom du Gouvernement, sest rassuré de la disponibilité des partenaires à appuyer sans réserve la mise en uvre des choix stratégiques que le Gouvernement a retenu pour conduire sa politique éducative à lhorizon 2005. Il a ensuite noté la totale convergence de vue entre le Gouvernement et la communauté des partenaires sur le plan daction 2001-2005 ainsi que lengagement de ceux-ci à soutenir sa mise en uvre. Il a par ailleurs mentionné que lattente des Autorités supérieures a été plus que dépassée dans la mesure où les orientations nouvelles du système éducatif issues des recommandations des Etats Généraux vont prendre corps avec des résultats de cette table ronde sectorielle.
Enfin le Ministre de lEmploi et de la Solidarité Nationale a assuré les partenaires techniques et financiers de la volonté du Gouvernement et en premier du Chef de lEtat à veiller à la réalisation des objectifs fixés et à la prise en compte des recommandations de la Table Ronde Sectorielle en vue du développement quantitatif et qualitatif de lEcole Djiboutienne.
Au terme de la réunion sectorielle, les Autorités nationales et les partenaires techniques et financiers se sont réjouis du bon déroulement des travaux et se sont félicités du caractère fructueux et constructif des débats. Les échanges enregistrés au cours des discussions ont permis dapporter des éclairages sur certaines questions notamment la bonne gestion, la maîtrise des coûts et la nécessité de mettre en place un cadre juridique réglementant le partenariat qui aujourdhui est considéré comme un élément incontournable du développement du système éducatif.
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