Alphabétiser des femmes - Thaïlande

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Alphabétiser des femmes - Thaïlande

Source: Agence Canadienne de Développement International


En 2000, le Fonds canadien pour les réfugiés birmans en Thaïlande (FCRB) a appuyé, par l'intermédiaire de l'Organisation des femmes karens, un projet visant à promouvoir l'alphabétisation de femmes vivant dans deux camps de réfugiés karens. Au départ, on a fait un sondage pour connaître avec précision le niveau d'alphabétisation des femmes. Puis, le projet a évalué les forces et les faiblesses des programmes d'alphabétisation précédents et a passé en revue le matériel didactique. Un atelier de « formation des formateurs » a familiarisé ceux-ci avec du nouveau matériel pédagogique et des méthodes d'enseignement renouvelées.

Les cours d'alphabétisation ont duré à peu près cinq mois. Les maris et les enfants ont assumé les tâches ménagères afin que les femmes puissent assister à leurs cours, à divers endroits dans les camps. Leur formation terminée, les femmes ont participé à un concours de rédaction leur demandant de raconter leur enfance et d'expliquer pourquoi elles n'avaient pu faire d'études. Les meilleurs textes ont été publiés et distribués à toutes les participantes.

Ce projet a connu un succès retentissant. À ce jour, près de 500 femmes ont suivi les cours élémentaires d'alphabétisation et de calcul offerts dans deux langues, le karen et le birman. Les femmes sont maintenant en mesure de vérifier ce qu'elles doivent au magasin local pour la nourriture, de suivre des ateliers et d'aider leurs enfants à faire leurs devoirs. Elles n'ont plus besoin d'aide pour lire et écrire des lettres. Les participantes peuvent même envisager d'enseigner dans leur collectivité.

Les commentaires de participantes traduisent les sentiments éprouvés par la majorité d'entre elles, à la fois par rapport aux compétences nouvellement acquises et à la confiance en elles-mêmes qu'entraîne la capacité de lire et d'écrire.

« Nous sommes tellement heureuses de nous joindre à ce groupe et d'être capables de lire dans notre propre langue, a affirmé l'une d'elles. Nous avons l'impression qu'on nous a ouvert les yeux. »

Une deuxième d'ajouter : « Dans nos cours, nous discutons de questions touchant la collectivité. Nous n'aurions jamais pensé que nous pourrions participer comme ça. »

Enfin, une autre dit : « Nous pouvons maintenant lire des choses importantes autour de nous, comme les affiches sur la santé, à l'hôpital.

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