Etude sur la formation d'ingénieur - Suisse

OIT Page d'accueil
  
 

Navigation

Etude sur la formation d'ingénieur - Suisse

Source: SwissUp


Pour la première fois, les performances de dix universités techniques d'excellence en Europe et aux Etats-Unis ont été comparées. Lancée par le Conseil des Ecoles Polytechniques Fédérales Suisses et par l'association "Engineers Shape our future" (les ingénieurs façonnent notre avenir), une analyse comparative a attribué la deuxième place à l'Ecole Polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) en termes de réputation.

Dénommée "S.P.I.N.E." (Successful Practices in International Engineering Education), cette étude a pour objet l'évaluation comparée des meilleures pratiques en matière de formation d'ingénieurs.

"S.P.I.N.E" compare dix universités techniques dans sept pays, dont les deux Ecoles Polytechniques suisses, les Universités techniques d'Aix-la-Chapelle, de Delft, et de Stockolm, l'Imperial College de Londres, l'Ecole centrale de Paris, et aux Etats-Unis, le Carnegie Mellon University, l'Institut de technologie de Georgia et l'Institut de Technologie du Massachusetts (MIT).

Pour cette étude, 543 professeurs, 1372 ingénieurs et 145 managers ont été interrogés. L'étude suscite un vif intérêt car elle permet de se faire une opinion neutre des points forts de chaque Université. De plus, chaque institution devait citer les trois points forts que présentent les autres.

Un réseau international

Le premier point fort cité en faveur de l'EPFZ est la composition particulière et très internationale de ses facultés. Cette école bénéficie d'un réseau remarquable qui lui permet de choisir les meilleurs candidats lors d'un recrutement spécifique. Toutefois, les partenaires des professeurs à l'étranger se heurtent régulièrement aux problèmes de bureaucratie en ce qui concerne les permis de travail.

Un bon système de contrôle de qualité

Deuxième point fort de l'EPFZ: son système de contrôle de qualité. Depuis 1989, les contrôles de qualité se déroulent par étapes et se traduisent, par exemple, par uneévaluation annuelle de deux départements faite par un groupe international composé de 8 à 10 experts ou encore par un sondage effectué auprès des étudiants à la fin de chaque semestre.

Ces contrôles servent avant tout à améliorer la qualité de l'enseignement et de la recherche. Car l'objectif de l'enseignement est de fournir des connaissances utilisables directement. En outre, les diplômés doivent pouvoir profiter pendant vingt ans des connaissances acquises durant leur formation.

Selon le rapport, le personnel enseignant craint qu'au début, ces évaluations coûteuses ne tombent dans le vide. La confiance doit tout d'abord se faire sur la base de résultats. Enfin, le rapport explique qu'un système de contrôle de qualité ne devrait jamais être une fin en soi.

Troisième point fort de l'EPFZ, l'offre de formation d'ingénieurs en génie mécanique orientée sur des projets, qui permet aux esprits créatifs et innovants de s'exprimer déjà pendant les études. Entre le premier et le quatrième semestre d'étude, 15 étudiants travaillent sur un projet, de l'idée jusqu'à la réalisation d'un prototype et doivent en partie trouver seuls les moyens de le mettre en oeuvre et les sponsors.

L’EPFL très internationale

De son côté, le premier point fort de l'Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne est le caractère international de ses formations. Environ 30 % des étudiants et 50 % des professeurs viennent de l'étranger. La mobilité et le partenariat avec d'autres Universités favorisent cet échange.

Le fait que cette politique d'échange soit considérée de manière positive par les autres écoles supérieures tient également au fait que l'EPFL n'envoie que ses meilleurs étudiants à l'étranger. Par ailleurs, l'EPFL associe bien les sciences fondamentales au domaine de l'industrie: 60 % des professeurs ont une expérience dans le privé.

Troisième point fort de l'EPF lausannoise cité par les Universités: l'intégration dans sa formation de nouveaux thèmes importants comme les systèmes de communication, qui comblent le fossé entre les études d'ingénieur électronique et les sciences de l'informatique.

[Haut de la page]

Navigation



EMP/SKILLS - Département des compétences et de l'employabilité