Formation et qualification de gardiennes de jour & Mode de garde flexible - Luxembourg

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Formation et qualification de gardiennes de jour & Mode de garde flexible - Luxembourg

Source: Union européenne


Raisons

Il y a un manque manifeste de structures de garde pour enfants dans le pays. D’une part, elles sont souvent peu flexibles, c’est-à-dire que leurs horaires sont inadaptés à certaines catégories de personnes qui ont des heures de travail décalées. D’autre part, elles sont géographiquement situées de telle façon que certaines régions du pays sont dépourvues de structures de garde. Tout ceci rend l’accès au marché du travail parfois difficile pour les parents, surtout pour les femmes.

Par ailleurs, il se développe un marché de garde parallèle : certaines personnes gardent des enfants à domicile et les problèmes en résultants sont multiples. La qualité de la garde notamment peut s’avérer défaillante, sans oublier que souvent les gardiennes ne sont pas déclarées et peuvent donc subir les conséquences néfastes classiques du travail au noir. Ceci constitue un réseau de garde non qualifié qui ne cesse de s’étendre à travers le pays. Même si ces femmes possèdent de véritables vertus humaines, cela ne suffit pas toujours pour assurer la qualité requise en matière de garde d’enfants.

D’autre part, il manque un réseau officiel d’assistantes maternelles s’adressant plus spécifiquement aux besoins des salariés de PME en ce qui concerne des alternatives plus ponctuelles de garde d’enfants.

Dans le secteur social, la main d’œuvre qualifiée (éducateurs) est relativement jeune. Il serait intéressant de pouvoir disposer d’équipes socio-éducatives plus hétéroclites, surtout au niveau de l’âge et de l’expérience de vie.

Objectifs

En ce qui concerne la qualification et la formation des gardiennes, la première chose à réaliser est un état des lieux de l’offre de formation et de qualification proposée au Luxembourg et à l’étranger. L’idée étant de proposer une formation qualifiante et adéquate aux femmes rentrantes et aux personnes désirant réorienter leur vie professionnelle.

Ces personnes à former suivront pendant leurs heures de travail, une formation leur conférant une certification de base pour être gardienne. Ce premier certificat leur permettrait, si elles le désiraient par la suite, d’accéder à la formation d’éducateur ou d’éducateur gradué dispensée par l’IEES. Cette même formation s’adresse également aux gardiennes de jour suivies par les services de placement familial et de gardiennage agrées (EGCA-service de placement familial, Croix Rouge Luxembourgeoise, Fir Ons Kanner, AFP-Services).

C’est un projet de grande envergure et des partenaires sont indispensables pour sa réalisation concrète. En ce sens, de nombreux contacts ont déjà été pris dans le but de trouver des partenaires mais aussi pour savoir comment ce projet est accueilli dans les milieux concernés. Ces différentes prises de contacts nous ont confirmé l’intérêt d’un tel projet et en même temps, nous ont permis d’en connaître concrètement la faisabilité.

Pour mieux répondre aux problèmes liés à la localisation des structures de garde et à la rigidité de leurs horaires, il faudra dans un premier temps mener une étude définissant les besoins de garde d’un point de vue géographique et établissant les besoins au niveau des horaires et besoins ponctuels de garde (maladie, rendez-vous professionnels…).

Une fois les besoins ciblés, trois ressources seront prises en considération pour résoudre les problèmes de garde d’enfants auxquels certains parents doivent faire face :

  1. Le savoir-faire et l’expérience des gardiennes de jour suivies par les services de placement familial et de gardiennage agréés.
  2. Les entreprises privées, au sens où elles seront intéressées par proposer des possibilités de garde à leurs personnels.
  3. De nouvelles structures de garde d’enfants.

Dans ce cadre, nous proposons la mise en place de structures d’accueil sans hébergement pour enfants (crèches, foyers de jour) décentralisées et flexibles avec du personnel provenant d’une part du réseau classique qualifié (éducateurs, éducateurs gradués, souvent assez jeunes) et d’autre part de personnes ayant une expérience dans le domaine de la garde d’enfants et (souvent plus âgées) qui seront formées parallèlement à ce métier (cfr volet formation).

Concrètement, il y aurait donc de nouvelles structures de garde d’enfants (dans le projet présent 5 ou 3) qui seraient :

Le personnel de ces structures sera constitué de « femmes rentrantes » et d’éducateurs. Les premières resteront sur le terrain avec les enfants (que ce soit dans la structure même ou à leur propre domicile), tandis que les éducateurs et éducateurs gradués formeront une « Task Force ambulatoire » qui assurera un apport plus qualitatif au savoir-faire pratique des femmes rentrantes. Toutefois, l’effectif du personnel encadrant sera conforme au Règlement grand-ducal du 28 janvier 1999 relatif aux gestionnaires de structures d’accueil sans hébergement pour enfants actuellement en vigueur (Mémorial A-N°7 du 8 février 1999).

Empowerment

Avec les bénéficiaires

Offrir des possibilités de garde flexibles de qualité aux parents de jeunes enfants (O à 4 ans) et, en même temps de proposer des formations de qualité et reconnues aux gardiennes d'enfants faisant partie du staff des structures de garde.

Donc à travers l'essence même du projet, on constate l'intérêt de celui-ci pour les bénéficiaires. Ces derniers sont visés par les deux niveaux du projet :

Ainsi, les parents de jeunes enfants, notamment les femmes, sont à nouveau disponibles pour entrer sur le marché de l'emploi et en même temps, les gardiennes bénéficient d'une formation qualifiante et sont donc dotés de bons acquis pour évoluer dans le marché du travail.

Entre les partenaires nationaux

L'implication de nombreux partenaires est primordiale pour la réalisation du projet. Essentiellement de par la nature novatrice de celui-ci

C'est tout un secteur du social et des PME qui est impliqué dans ce projet, c'est une mise en réseau des compétences et des expériences. Par l'engagement de plusieurs partenaires et de leurs actions concertées, c'est le secteur de la garde d'enfants qui va être amélioré.

Résumé de l'accord

Le Luxembourg manque de structures de garde pour enfants. D’une part, elles sont souvent peu flexibles, c’est-à-dire que leurs horaires sont peu adaptables à certaines catégories de personnes qui ont des heures de travail décalées. D’autre part, elles sont géographiquement situées de telle façon que certaines régions du pays sont dépourvues de structures de garde. Tout ceci rend l’accès au marché du travail parfois difficile pour les parents, surtout pour les femmes.

En conséquence, il se développe un marché de garde parallèle : certaines personnes gardent des enfants à domicile. Cela constitue un réseau de garde non qualifié qui ne cesse de s’étendre à travers le pays. Même si ces femmes possèdent de véritables vertus humaines, cela ne suffit pas toujours pour assurer la qualité requise en matière de garde d’enfants.

Le projet FOGAflex a deux axes principaux : la formation de gardiennes de jour et la création de mode de garde innovateur.

Formation des gardiennes

Les personnes à former suivront pendant leurs heures de travail une formation leur conférant une certification de base pour être gardienne. Par la suite ces personnes pourraient poursuivre des formations supérieures.

Mode de garde

FOGAflex créera de nouvelles structures de garde d’enfants qui seront :

décentralisées par rapport à Luxembourg- Ville et flexibles par rapport aux horaires des parents (à établir également selon les besoins – en soirée, le dimanche…). Ces derniers seront impliqués dans la prise de décision concernant les horaires d’ouverture des structures (empowerment direct)

Les partenaires impliqués dans ce projet sont les suivants :

Partenariat de Développement :

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