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Organisation
L'International Livestock Research Institute (ILRI) travaille sur le point de rencontre entre élevage et lutte contre la pauvreté, fournissant des données scientifiques et des outils de renforcement des capacités de tout premier plan, avec pour objectifs la réduction de la pauvreté et le développement durable des éleveurs de bétail pauvres et de leur communauté. La sphère de recherche de l’ILRI s’articule autour de trois domaines: 1) l’amélioration des opportunités de marché; 2) l’utilisation de la biotechnologie afin de sécuriser le capital bétail ; et 3) les populations, le bétail et l’environnement. L’institut a également lancé deux programmes de recherche transversaux afin d’étudier l’évolution des systèmes d’élevage et l’impact de l’innovation en matière d’élevage sur la pauvreté, la vulnérabilité et l’égalité entre les sexes. L’ILRI est présent dans toutes les régions tropicales en développement et plus particulièrement en Afrique et en Asie du Sud et du Sud-Est.
Membre du consortium:
Equity Bank est un fournisseur compétitif de services financiers destinés tout particulièrement aux populations partiellement ou totalement exclues du système bancaire. Son objectif est d’être le fournisseur numéro un de services de microfinance contribuant à la prospérité économique de l’Afrique.
La compagnie d’assurance UAP est l’un des groupes de services financiers leaders en Afrique de l’Est. Elle traite tous les types d’assurance générale en plus des produits d’assurance maritime, vie, retraite et maladie qu’elle propose.
Résumé du Projet
- Nom du projet: Test pilote d’une assurance bétail indexée à Marsabit:
bâtir l’infrastructure de prestation et susciter une adoption basée sur la connaissance du produit
- Date de début: 1er décembre 2009
- Durée: 2 ans
- Pays: Kenya
Bénéficiaires du Projet
Le projet cible les éleveurs de bétail du district de Marsabit au Kenya. Marsabit a une population d’environ 30 000 ménages et compte 120 000 bovins, un million de moutons et de chèvres et 76 000 chameaux.
Description du Projet
La sécheresse est le risque naturel le plus répandu auquel sont très largement confrontés ces ménages. Les éleveurs étant totalement ou partiellement dépendants de leur bétail pour vivre, le taux de mortalité élevé de celui-ci en période de sécheresse a des effets dévastateurs sur leur capital, ce qui fait d’eux l’une des populations les plus vulnérables du Kenya. Le projet a donc pour but de répondre au besoin des éleveurs en matière de stratégies et d’outils pour gérer les risques climatiques. Les objectifs sont les suivants : faire en sorte que chaque individu qui prend la décision de contracter une police d’assurance soit parfaitement informé des avantages et de l’étendue de la couverture qu’elle offre, ainsi que de ses limites ; mettre en place un cadre transparent et efficient de gestion des contrats d’assurance qui génère assez de confiance pour accroître la portée au sein des éleveurs et améliorer leur fidélité ; enfin, étudier et documenter l’efficacité de différents services et outils de vulgarisation et de marketing financiers auprès d’une population peu alphabétisée composée de nombreuses ethnies et habitant une région reculée et pauvre en infrastructures.
Le projet vise à tester la viabilité et l’impact de contrats d’assurance bétail basés sur le rapport estimé entre la mortalité historique du bétail et la lecture par satellite des disponibilités en fourrage. Il tentera de tester des modèles destinés à améliorer la compréhension par les éleveurs des principes de l’assurance, ce qui peut pousser davantage de ménages vulnérables à y avoir recours.
La mise en œuvre du projet comprendra deux phases. Durant la première, le projet sera mis en place, des activités de lancement seront organisées et les premiers enseignements seront recueillis. Lors de la seconde, le projet sera étendu à l’ensemble du district de Marsabit et les différents enseignements continueront à être documentés.
Principaux défis
- La population cible est majoritairement analphabète, n’a pas ou peu d’expérience des
assurances et habite dans une zone reculée manquant d’infrastructures.
- Il se peut qu’il n’y ait pas de sécheresse déclenchant un paiement au cours du projet,
ce qui pourrait pousser les clients potentiels à se désintéresser du produit et rendrait
plus difficile l’évaluation précise des impacts.
- Les compagnies de réassurance hésitent actuellement à participer à de nouveaux projets
dans les pays en développement et pourraient être réticentes à proposer des taux intéressants.
Objectifs d'apprentissage
- Quels sont les facteurs déterminant la souscription d’une assurance ?
- L’assurance modifie-t-elle les décisions économiques du ménage et son bien-être et
si oui, dans quelle mesure ?
- Quels défis et opportunités rencontre-t-on lorsqu’on fournit des services de marketing et de
vulgarisation en lien avec l’assurance à une population peu alphabétisée composée
de nombreuses ethnies et habitant une région reculée et pauvre en infrastructures ?
- Dans quelle mesure les différents outils de marketing et de vulgarisation permettent-ils aux éleveurs
de prendre des décisions relatives à la souscription d’une assurance ?
Pour en savoir plus sur le projet
Articles:
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