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ENVOI DE FONDS DES TRAVAILLEURS MIGRANTS Libérer le potentiel de développement des envois de fonds des travailleurs migrants Les envois de fonds, les revenus des travailleurs migrants envoyés du pays d'emploi au pays d'origine, jouent un rôle économique important dans de nombreux pays pourvoyeurs de main-d'oeuvre et sont devenus un élément central du débat en cours sur les coûts et bénéfices des migrations internationales pour l'emploi La protection des droits des travailleurs migrants a toujours tenu une place importante dans les activités de l'OIT. Loin de leur pays d'origine, confrontés à une nouvelle vie et de nouvelles conditions de travail et peu armés pour défendre leurs intérêts dans un environnement parfois hostile, les travailleurs migrants sont exposés à l'exploitation. Le préambule de la constitution de l'OIT mentionne la défense des intérêts des travailleurs migrants comme un préoccupation prioritaire. Le rapport du Directeur Général à la conférence de 1999 intitulé Un travail décent' indique que dans le prochain biennium (2000/1) "les activités de l'OIT refléteront l'importance croissante de la migration de la main d'oeuvre dans une économie mondiale". L'OIT a adopté des Conventions et des Recommandations se rapportant à ces travailleurs. Les deux conventions principales spécifiquement liées aux travailleurs migrants et à l'emploi sont la Convention No. 97 (1949) relative à la migration pour l'emploi et la Convention No. 143 (1975) relative aux migrations dans des conditions abusives et la promotion de l'égalité des chances et du traitement des travailleurs migrants. Les estimations globales indiquent que les envois officiels représentaient 90 billions de dollars en 1998. Cette même année, le total officiel des envois de fonds représentaient 84% du montant de l'aide au développement provenant des pays de l'OCDE. Les envois de fonds officiellement enregistrés représentent seulement le sommet de l'iceberg, puisque seule une portion du total des envois de fond transite par des circuits officiels. Les envois de fonds transférés par des circuits informels (apportés en mains propres, confiés à un ami, membre de la famille ou intermédiaire ainsi que sous la forme de biens de consommation) constituent une partie importante du marché des changes de nombreux pays en développement. OBJECTIFS. L'objectif principal du projet est de contribuer à l'indépendance économique des groupes défavorisés d'hommes et de femmes dans les pays exportateurs de main d'oeuvre en facilitant l'accès à un travail décent, y compris l'accès au crédit et à l'épargne, à l'assurance et aux fonds de pension, ainsi que l'emploi et à l'auto-emploi et aux programmes de développement coopératif. Le projet s'attache aussi à examiner les questions de législation et de mise en oeuvre par le biais de discussions avec les décideurs et les institutions financières des pays pourvoyeurs de main-d'oeuvre. STRATEGIE. S'appuyant sur les expériences dans d'autres pays, le programme encouragera les institutions de micro-finance, les institutions financières citoyennes et /ou les agences de transfert de fonds à collecter les envois de fonds et à optimiser leur utilisation, contribuant de ce fait au développement économique du pays. Ceci requiert des mécanismes officiels de transfert, des incitations à saisir les envois de fonds informels, l'introduction de services novateurs et un meilleur accès au programme de développement. INNOVATION. Ceci constitue la première tentative de canaliser les envois de fonds informels par le circuit officiel de la micro-finance. Plusieurs agences des Nations Unies seront impliquées et partageront leurs expériences (OIM pour son expertissse sur les migrations, par exemple. L'approche intégre différentes méthodes à divers niveaux - du macro vers le micro - pour réaliser des synergies et augmenter les effets de la libération du potentiel de développlement des envois de fonds des travailleurs migrants.
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