 |
 |
 |
<< Retour à la
page principale sur la violence et le stress au travail
Commerce:
Violence et stress sur le lieu de travail
Peu de recherches ont été entreprises sur l’ampleur
de la violence et du stress sur le lieu de travail dans le secteur du commerce.
Or, selon des enquêtes réalisées au Royaume-Uni (l’un
des rares pays où des études de ce type ont été entreprises),
les vendeurs comptent parmi les travailleurs qui sont le plus exposés à la
violence professionnelle. Une étude menée en 2000 par la revue
Independent Retail News a révélé qu’au Royaume-Uni
un quart des personnes travaillant dans des magasins vendant des boissons alcoolisées,
chez des vendeurs de journaux ou dans des bureaux de poste ont un jour ou l’autre été en
prise directe avec des voleurs ; en outre, 50 pour cent des propriétaires
de magasins privés ont été victimes d’attaques violentes.
Agressions, violence verbale et autres formes d’intimidation sont le
lot quotidien des commerçants. Un vendeur en moyenne est victime d’une
attaque à chaque heure de la journée de travail, 25 pour cent
de ces attaques impliquant une arme, tandis que quatre fois sur 10 elles se
soldent par une hospitalisation de la victime, par une visite chez le médecin
ou par un congé. Pour près de la moitié des commerces
ayant été l’objet de violences, l’expérience
n’est pas une première. Plus de 40 pour cent des commerçants
ayant été victimes d’une attaque signalent être exposés à des
niveaux de stress élevés, et bon nombre d’entre eux envisagent
de fermer boutique. De toute évidence, l’aggravation de la criminalité pose
d’autres problèmes aux commerçants, notamment en termes
d’augmentation des primes d’assurance et de rotation de la main-d’œuvre
; en effet, 37 pour cent des employés de commerce quittent leur emploi
après avoir été victimes d’une agression.
Une étude réalisée en 1998 dans divers secteurs d’activité en
Australie a révélé que 46 pour cent de l’ensemble
des Australiens ont été, au cours de leur vie professionnelle,
victimes de violences soit verbales soit physiques exercées par l’un
de leurs collègues ou par leur supérieur. Le secteur du commerce,
qui recense 21.4 pour cent de l’ensemble des victimes (18.3 pour cent
pour le seul commerce de détail), se classe en deuxième position,
juste derrière l’industrie manufacturière, qui totalise
29.8 pour cent de l’ensemble des cas de violence.
Au Danemark, les vols perpétrés dans les commerces impliquant
une forme de violence, quelle qu’elle soit, ou des menaces de violence
constituent un problème majeur. Les données relatives à la
criminalité indiquent que le nombre de vols commis dans des magasins
et des stations-services est passé de 622 en 1996 à 768 en 2001.
Les partenaires sociaux dans les différents secteurs d’activité ont
décidé de réagir face à cette aggravation de la
violence et du stress qui en découle, en lançant en 2001 une
campagne d’information et de sensibilisation visant à renforcer
la sécurité du milieu de travail dans le commerce de détail.
Entre autres dispositions, cette campagne a fourni aux employeurs et aux travailleurs
des conseils concernant les possibilités de réduire les risques
de violence sur le lieu de travail en mettant en œuvre des mesures destinées,
entre autres, à améliorer l’implantation du magasin et à limiter
la quantité d’espèces conservées dans le tiroir-caisse.
|