Incidence des mesures assurant la flexibilité du marché du travail sur la construction mécanique, la construction électrique et l'industrie électronique
Rapport soumis aux fins de discussion à la Réunion tripartite sur l'incidence des mesures assurant la flexibilité du marché du travail sur la construction mécanique, la construction électrique et l'industrie électronique
6. La flexibilité externe
et la structure de l'emploi
Les aménagements du temps de travail sont de plus en plus diversifiés. De nouvelles formules plus souples apparaissent dans un certain nombre de pays, souvent parallèlement ou consécutivement à un raccourcissement de la semaine de travail destiné à maintenir (ou à accroître) la durée d'utilisation des machines. Les taux de chômage élevés incitent à réduire le temps de travail pour préserver les emplois ou en créer de nouveaux. Le présent chapitre traite de l'impact de ces tendances sur divers aspects de la flexibilité externe: la durée du travail hebdomadaire, l'emploi temporaire et l'emploi à temps partiel, le renouvellement de la main-d'œuvre, la retraite anticipée -- autre instrument auquel on a recours pour réduire le chômage et favoriser les innovations technologiques et organisationnelles -- et enfin les possibilités de création d'emplois qu'offrent des semaines de travail et des carrières plus courtes. Il y sera également question de la sexospécificité des systèmes de travail flexibles ainsi que de la répartition des hommes et des femmes dans le secteur. L'impact sur la flexibilité interne et l'organisation du travail a été étudié dans le chapitre 4. Ces deux dimensions sont très liées car les entreprises peuvent compenser un manque de flexibilité externe par une plus grande flexibilité interne, et inversement.
6.1. La durée du travail hebdomadaire
Au cours des dernières décennies, le temps de travail normal n'a cessé de diminuer dans un certain nombre de pays, notamment en Europe où il est en général plus court qu'ailleurs. En 1993, le Conseil de l'Union européenne (UE) a adopté une directive concernant l'aménagement du temps de travail, qui a été appliquée en 1996 (voir encadré 6.1). En Amérique du Nord, le temps de travail conventionnel est demeuré stable, à 40 heures par semaine. Les progrès ont été beaucoup plus lents en Asie, excepté au Japon et en Australie. Dans de nombreux pays d'Asie et d'Amérique latine, le temps de travail légal est encore de 48 heures par semaine(1) (voir tableau D.1, The industry in numbers).
|
Encadré 6.1
La directive limite la durée moyenne de travail pour chaque période de sept jours à 48 heures, y compris les heures supplémentaires, et le travail de nuit à 8 heures en moyenne par période de 24 heures. Ce quota est un maximum absolu pour les travailleurs dont le travail comporte des risques particuliers ou des tensions physiques ou mentales importantes. En principe, tout travailleur doit bénéficier, au cours de chaque période de 24 heures, d'une période minimale de repos de 11 heures consécutives et d'un temps de pause au cours de la journée de travail lorsqu'elle excède six heures. Il a également droit à une période minimale ininterrompue de 24 heures de repos par semaine en sus des 11 heures consécutives quotidiennes mentionnées ci-dessus. Les Etats membres doivent prendre les mesures nécessaires pour garantir que tout travailleur bénéficie d'un congé annuel payé d'au moins quatre semaines. Certains domaines d'activité, tel le secteur des transports, ne sont pas couverts par cette directive. Des dérogations sont permises pour certains types d'emploi impliquant un service 24 heures sur 24 (par exemple les services hospitaliers et ceux qui assurent l'ordre public). Source: Directive 93/104/CE du Conseil du 23 novembre 1993 concernant certains aspects de l'aménagement du temps de travail (Journal officiel des Communautés européennes, no L 307, 13 déc. 1993, pp. 18-24). |
Pour compenser la réduction de la durée hebdomadaire du travail, certaines entreprises préfèrent augmenter les heures supplémentaires plutôt que de réaménager le temps de travail. C'est le mécanisme d'ajustement classique. En dépit des primes qui doivent être versées, il revient moins cher de payer des heures supplémentaires que d'engager du personnel supplémentaire parce que les coûts de main-d'œuvre non salariaux sont liés au volume de l'emploi et non aux heures de travail; ils représentent en fait 30 pour cent de la masse salariale. En outre, les heures supplémentaires offrent l'avantage non négligeable de la flexibilité et permettent de conserver des travailleurs qualifiés. Dans certains cas, comme au Royaume-Uni ou en Inde, les heures supplémentaires sont devenues un moyen courant de compenser des salaires de base peu élevés. C'est pourquoi les salariés sont peu enclins à accepter des réductions des heures supplémentaires, car ils dépendent de ce «deuxième salaire». Le Japon pratique également une culture des «longues heures» de travail. Cependant, la loi sur les normes du travail révisée de 1987 a institué la semaine de 40 heures en plusieurs étapes, qui avaient été franchies en 1997. Par ailleurs, les entreprises européennes cherchent encore des mécanismes acceptables sur le plan social pour créer une telle flexibilité à la baisse. Les heures supplémentaires sont donc devenues systématiques et endémiques, ce qui va à l'encontre de la tendance à la réduction du temps de travail(2).
Les informations concernant les heures supplémentaires dans l'industrie de la construction mécanique sont fragmentaires. Les données internationales rapportées dans le tableau 6.1 indiquent en général des niveaux élevés d'heures supplémentaires dans les pays autres que ceux d'Amérique du Nord et d'Europe, à l'exception notable du Royaume-Uni. En outre, les chiffres indiqués dans le tableau 6.2 n'indiquent pas de tendance générale à la baisse. Entre 1985 et 1996, les heures supplémentaires sont demeurées au même niveau en Australie, ont diminué au Japon pendant la crise économique et ont augmenté de nouveau en 1995; elles n'ont cessé de diminuer en Allemagne, tandis que, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, elles ont en fait augmenté au cours de la même période. En Allemagne, cette tendance à la baisse à long terme résulte des mesures prises pour accroître la flexibilité du temps de travail(3). Aux Etats-Unis, la hausse du taux de rémunération des heures supplémentaires a incité les travailleurs à en faire davantage, plutôt que cela n'a dissuadé les employeurs à en faire faire; l'accroissement des coûts salariaux indirects a renforcé cette tendance. Au Royaume-Uni, les travailleurs manuels font davantage d'heures supplémentaires que les travailleurs non manuels et elles contribuent pour une part importante à leurs gains(4).
Tableau 6.1. Heures supplémentaires dans la construction mécanique, 1996
|
| |||
|
Pays |
Branche
|
Heures
|
Heures
|
|
| |||
|
Pays de l'OCDE à revenu élevé |
|||
|
Allemagne |
ABB
|
-
|
±50
|
|
Autriche |
SKF |
- |
108 |
|
Corée, Rép. de |
Electronique
|
7,1
|
342,5
|
|
Etats-Unis |
ABB |
- |
80 |
|
France |
SKF |
- |
50 |
|
Italie |
ABB |
- |
100 |
|
Japon1 |
Electronique
|
4,2
|
217,9
|
|
Royaume-Uni |
SKF |
- |
440 |
|
Suède |
ABB
|
-
|
90
|
|
Suisse |
ABB |
- |
29 |
|
Pays ou territoires à revenu élevé n'appartenant pas à l'OCDE |
|||
|
Hong-kong |
Electronique |
10-12 |
400 |
|
Singapour |
Métallurgie |
18 |
864 |
|
Taiwan, Chine |
Métallurgie |
15 |
557 |
|
Pays à revenu moyen supérieur |
|||
|
Malaisie |
Métallurgie |
25 |
1 300 |
|
Pays à revenu moyen inférieur |
|||
|
Philippines |
Métallurgie |
12 |
576 |
|
Pologne |
ABB |
- |
48 |
|
Thaïlande |
Electronique
|
15,6
|
573,1
|
|
Pays à faible revenu |
|||
|
Inde |
SKF
|
12a
|
623
|
|
1 Valeur en 1995. 2 Les heures supplémentaires chez Simpson constituent 30 pour cent du salaire total. a En moyenne.
| |||
Tableau 6.2. Heures supplémentaires dans la construction mécanique, 1985-1996
|
| |||||||||
|
Pays et branche
|
1985 |
1990 |
1991 |
1992 |
1993 |
1994 |
1995 |
1996 | |
|
| |||||||||
|
Australie |
|||||||||
|
Secteur manufacturier1 |
2,5 |
2,8 |
2,4 |
2,6 |
2,9 |
3,1 |
2,6 |
2,6 | |
|
Allemagne (orientale) |
|||||||||
|
Métallurgie2 |
- |
- |
- |
52,2 |
64,5 |
59,4 |
54,1 |
42,1 | |
|
Allemagne (occidentale) |
|||||||||
|
Sidérurgie2 |
66,4 |
- |
61,7 |
58,6 |
46,2 |
54,3 |
70,3 |
54,4 | |
|
Construction mécanique
|
1,6 |
1,5 |
1,4 |
1,1 |
1,3 |
1,6 |
1,3 |
- | |
|
Japon4 |
|||||||||
|
Construction générale |
- |
23,6 |
23,0 |
16,6 |
11,7 |
13,0 |
15,9 |
- | |
|
Construction électrique |
- |
20,3 |
18,6 |
12,9 |
11,8 |
12,8 |
14,3 |
- | |
|
Instruments de précision |
- |
17,1 |
15,8 |
11,2 |
8,7 |
9,3 |
10,7 |
- | |
|
Royaume-Uni5 |
|||||||||
|
Construction mécanique |
|||||||||
|
Hommes |
manuels |
6,2 |
7,3 |
5,3 |
6,3 |
5,9 |
6,1 |
7,0 |
7,5 |
|
non manuels |
1,9 |
1,8 |
1,8 |
2,1 |
1,9 |
2,2 |
1,9 |
- | |
|
Femmes |
manuelles |
1,7 |
2,9 |
1,5 |
2,7 |
2,2 |
2,4 |
2,7 |
- |
|
non manuelles |
0,8 |
0,7 |
0,6 |
0,6 |
0,7 |
1,0 |
0,9 |
- | |
|
Construction électrique et électronique |
|||||||||
|
Hommes |
manuels |
4,7 |
6,1 |
4,6 |
4,6 |
4,6 |
4,6 |
5,1 |
5,1 |
|
non manuels |
2,2 |
2,0 |
1,6 |
1,6 |
1,6 |
1,6 |
1,8 |
- | |
|
Femmes |
manuelles |
1,6 |
2,2 |
1,7 |
2,0 |
2,3 |
2,7 |
3,2 |
- |
|
non manuelles |
0,7 |
0,8 |
0,8 |
0,7 |
0,8 |
0,8 |
1,1 |
- | |
|
Fabrication d'instruments |
|||||||||
|
Hommes |
manuels |
4,1 |
4,9 |
4,3 |
5,1 |
3,8 |
4,0 |
4,4 |
- |
|
non manuels |
1,6 |
1,4 |
1,5 |
1,6 |
1,3 |
1,2 |
1,4 |
- | |
|
Femmes |
manuelles |
2,2 |
1,7 |
- |
2,1 |
1,6 |
1,9 |
3,2 |
- |
|
non manuelles |
- |
- |
- |
0,4 |
0,6 |
- |
1,0 |
- | |
|
Etats-Unis6 |
|||||||||
|
Construction industrielle (SIC-35) |
3,4 |
3,9 |
3,7 |
4,0 |
4,7 |
5,4 |
5,1 |
4,9 | |
|
Equipement électrique (SIC-36) |
- |
3,1 |
3,2 |
3,4 |
3,9 |
4,3 |
4,0 |
4,0 | |
|
Instruments (SIC-38) |
- |
2,8 |
2,9 |
2,8 |
2,8 |
3,3 |
3,4 |
3,7 | |
|
1 Heures supplémentaires hebdomadaires dans le secteur manufacturier; données de l'OCDE. 2 Moyenne annuelle des heures supplémentaires dans la métallurgie allemande, selon IG Metall. 3 Moyenne des heures supplémentaires hebdomadaires dans la construction mécanique en Allemagne, selon Gesamtmetall. 4 Heures supplémentaires mensuelles dans la construction mécanique au Japon; statistiques nationales. 5 Moyenne des heures supplémentaires hebdomadaires dans la construction mécanique, électrique et électronique au Royaume-Uni, travailleurs à plein temps; statistiques nationales. La nouvelle enquête sur les gains ne fait pas mention des heures supplémentaires ouvrées pour terminer un travail particulier mais plutôt d'heures contractuelles auxquelles s'ajoutent des heures supplémentaires enregistrées; cette mention sous-estime le nombre des heures de travail réelles. Depuis 1995, la nouvelle enquête sur les gains a recours à une nouvelle classification (SIC-1992), qui remplace l'ancienne (SIC-1980). 6 Travailleurs de la production; statistiques nationales.
| |||||||||
Cependant, la moyenne des heures réellement effectuées dans la construction mécanique (voir tableau D.1, The industry in numbers) révèle une tendance générale à la baisse au cours des deux dernières décennies, qui va de pair avec des réductions du temps de travail conventionnel. Ces chiffres englobent à la fois les heures supplémentaires et l'emploi à temps partiel. Ainsi, le développement de l'emploi à temps partiel peut endiguer l'impact des heures supplémentaires sur les heures de travail réelles et entraîner une réduction globale. Voilà qui pourrait expliquer en partie les chiffres assez bas du Japon où le travail à temps partiel est plus répandu dans ce secteur que dans les pays européens. La diminution des heures de travail a été particulièrement prononcée en Pologne, en Hongrie, en Finlande, en Norvège et en Belgique. Dans toutes les régions, la construction de machines autres que des machines électriques a connu les baisses les plus fortes comparées à la construction électrique, excepté aux Pays-Bas, à Chypre, en Israël et en Argentine.
Dans les pays à revenu élevé membres de l'OCDE, la semaine de travail s'est allongée dans certains cas, toujours dans les deux sous-secteurs. Cela a été le cas en Autriche, sans excéder toutefois les heures normales, alors que les heures contractuelles ont baissé. Inversement, aux Etats-Unis, en Irlande et en Nouvelle-Zélande, les heures réelles ont augmenté et dépassé la durée du travail conventionnelle, ce qui semble révéler un plus grand recours aux heures supplémentaires. Là encore, l'augmentation des heures de travail a été plus forte dans la construction de machines autres que des machines électriques par rapport aux autres secteurs, excepté en Nouvelle-Zélande. En outre, certains pays à bas revenu ont enregistré une augmentation du temps de travail alors même qu'ils travaillaient déjà de longues heures. En Egypte, la semaine de travail a atteint quelque 60 heures (dans la construction électrique), et au Costa Rica, à Singapour, aux Philippines et en Bolivie, quelque 50 heures. Dans les pays autres que les pays de l'OCDE à revenu élevé, il semble que les augmentations les plus marquées ont été enregistrées dans la construction électrique.
Par conséquent, nous sommes face à une situation contrastée, à la fois dans les régions et dans les secteurs. Il semble que la construction non électrique ait connu des changements plus importants à long terme en matière de temps de travail, et que l'ajustement y ait suivi un modèle double, se traduisant d'ordinaire par des réductions, mais dans certains cas par un allongement des heures de travail. Inversement, dans les pays autres que les pays à revenu élevé de l'OCDE, c'est dans la construction électrique que l'augmentation des heures de travail a été la plus forte.
L'écourtement des semaines de travail a insufflé un élan à la réorganisation du travail au niveau des entreprises. En Allemagne, par exemple, la réduction initiale d'une heure et demie en 1985 a eu peu d'effet sur l'organisation du travail. La plupart des entreprises ont conservé leur système de temps de travail. Elles n'ont guère mis à profit les nouvelles possibilités de flexibilité qu'offraient les conventions collectives, de sorte que, dans certains cas, il y a eu des pénuries de personnel. La tendance à mettre en place des systèmes de gestion du temps plus novateurs afin de résoudre ces problèmes n'est apparue qu'en 1988-89 avec l'application de la deuxième et de la troisième phase de réduction à 37-37,5 heures par semaine, et avec l'introduction de nouvelles réglementations concernant la différenciation du temps de travail à partir de 1990. Ce sont d'abord les grandes entreprises qui ont eu recours aux nouvelles possibilités de différenciation et de variabilisation du temps. L'amélioration radicale de la conjoncture a fourni une incitation supplémentaire à la restructuration de l'organisation du travail en vue de maintenir ou d'accroître la durée d'utilisation des équipements(5).
Des entreprises novatrices ont pu dissocier le temps de travail de la durée d'utilisation des équipements. Les données globales illustrent ce modèle. Dans les pays de l'OCDE, le taux d'utilisation des capacités dans la construction mécanique et les industries des métaux s'est accru pendant les années quatre-vingt-dix, tandis que le temps de travail a été réduit ou est demeuré au même niveau, dans les pays suivants: Danemark, Grèce, Espagne, Japon et Suède (voir tableau 6.3 et tableau D.1, The industry in numbers). Cependant, au sein de l'Union européenne ce taux a baissé en général entre 1990 et 1994 à cause de la récession économique.
Tableau 6.3. Taux d'utilisation des capacités dans la production métallurgique, la construction mécanique et l'équipement (CITI 38), 1990-1997 (en pourcentage)1
|
| |||||||||
|
Pays |
1990 |
1991 |
1992 |
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
1997 |
|
|
| |||||||||
|
Allemagne occidentale |
90 |
88 |
81 |
77 |
81 |
- |
- |
- |
-2,2 |
|
Autriche3 |
53 |
38 |
28 |
22 |
39 |
38 |
82 |
84 |
-2,9a |
|
Belgique |
83 |
79 |
78 |
76 |
77 |
- |
- |
- |
-1,4 |
|
Danemark |
81 |
79 |
78 |
77 |
81 |
- |
- |
- |
0,1 |
|
Espagne |
77 |
71 |
74 |
69 |
75 |
81 |
- |
- |
0,9 |
|
Finlande3 |
50 |
18 |
20 |
79 |
85 |
87 |
83 |
87 |
2,6b |
|
France |
86 |
82 |
80 |
77 |
81 |
- |
- |
- |
-1,3 |
|
Grèce |
72 |
72 |
68 |
64 |
72 |
- |
- |
- |
0,0 |
|
Irlande |
79 |
78 |
76 |
75 |
76 |
- |
- |
- |
-0,8 |
|
Italie |
80 |
76 |
74 |
73 |
75 |
- |
- |
- |
-1,1 |
|
Japon |
74 |
86 |
83 |
71 |
68 |
78 |
84 |
88 |
2,0 |
|
Luxembourg |
90 |
86 |
91 |
88 |
85 |
- |
- |
- |
-1,1 |
|
Norvège3 |
27 |
27 |
31 |
25 |
31 |
34 |
- |
- |
1,3 |
|
Pays-Bas |
85 |
83 |
82 |
78 |
- |
- |
- |
- |
-2,4 |
|
Portugal |
84 |
80 |
78 |
73 |
76 |
79 |
79 |
- |
-0,8 |
|
Royaume-Uni |
84 |
75 |
76 |
78 |
80 |
- |
- |
- |
-1,0 |
|
Suède3 |
32 |
16 |
15 |
24 |
44 |
53 |
- |
- |
4,3 |
|
Suisse |
91 |
84 |
81 |
81 |
85 |
87 |
85 |
86 |
-0,7 |
|
Turquie |
73 |
69 |
74 |
78 |
61 |
72 |
70 |
75 |
0,3 |
|
Europe (UE) |
- |
81 |
79 |
76 |
79 |
- |
- |
- |
-0,8 |
|
1 Moyenne annuelle calculée à partir de données trimestrielles. 2 Variation annuelle moyenne en points de pourcentage. 3 Part relative de la pleine utilisation des capacités (pourcentage des entreprises fonctionnant à pleine capacité); Autriche jusqu'en 1995; Finlande jusqu'en 1992.
| |||||||||
|
| |||||||||
6.2. Emploi à temps partiel et emploi temporaire
Les emplois à temps partiel et les emplois temporaires se sont multipliés. Dans l'Union européenne, entre 1985 et 1995, l'emploi à temps partiel est passé de 12,5 à 16 pour cent et l'emploi temporaire de 9,1 à 11,5 pour cent de l'emploi total. Il semble que le besoin de flexibilité soit la principale cause de la croissance de l'emploi temporaire, tandis que les exigences des salariées ont joué un rôle important dans l'introduction du travail à temps partiel(6). Cependant, les employeurs ont recours à l'emploi à temps partiel essentiellement pour des raisons économiques et organisationnelles. La productivité est en principe plus élevée dans les emplois à temps partiel et l'absence pour cause de maladie moins fréquente. Par ailleurs, les travailleurs à temps partiel sont souvent proportionnellement moins bien rémunérés que leurs homologues à plein temps; ils tombent parfois en dessous des seuils minima pour les cotisations à la sécurité sociale, et les prestations qu'ils reçoivent ainsi que leurs perspectives de carrière sont faibles. Les travailleurs à temps partiel ont aussi souvent des horaires incommodes(7). C'est pourquoi la directive du Conseil de l'Union européenne sur le travail à temps partiel édictée en décembre 1997 établit le principe de la non-discrimination et vise à faciliter le développement du travail à temps partiel sur une base volontaire (voir encadré 6.2). L'incidence de l'emploi temporaire est semblable pour les hommes et les femmes au sein de l'Union européenne(8); la différence entre les sexes est loin d'être aussi marquée que dans le cas de l'emploi à temps partiel. La plupart de ces emplois exigent peu de qualifications: 56 pour cent dans le cas du travail à temps partiel et 63 pour cent dans le cas du travail temporaire(9). Il en résulte que l'offre d'emplois qualifiés à temps partiel est en retard sur la demande.
|
Encadré 6.2
Le travailleur à temps partiel est une personne dont la durée normale de travail, calculée sur une base hebdomadaire ou en moyenne sur une période d'emploi pouvant aller jusqu'à un an, est inférieure à celle d'un travailleur à temps plein comparable. La directive établit le principe de la non-discrimination pour ce qui concerne les conditions d'emploi et de rémunération des travailleurs à temps partiel et s'efforce de promouvoir l'emploi partiel sur une base volontaire. Par conséquent, lorsque c'est approprié, le principe du pro rata temporis s'applique; par ailleurs, le refus d'un travailleur d'être transféré d'un travail à plein temps à un travail à temps partiel, ou vice versa, ne devrait pas en tant que tel constituer un motif valable de licenciement. Cependant, les travailleurs à temps partiel qui travaillent sur une base occasionnelle peuvent être exclus, totalement ou partiellement, des dispositions de l'accord-cadre si des raisons objectives justifient cette exclusion. Les Etats membres et les partenaires sociaux doivent prendre des mesures pour éliminer les obstacles à l'emploi à temps partiel de nature juridique ou administrative. Les employeurs devraient prendre en considération les mesures visant à faciliter l'accès au travail à temps partiel à tous les niveaux de l'entreprise, y compris les postes qualifiés et de direction, ainsi que l'accès des travailleurs à temps partiel à la formation professionnelle pour favoriser la progression et la mobilité professionnelles. Cette directive est entrée en vigueur le 20 janvier 1998. Source: Directive 97/81/CE du Conseil du 15 décembre 1997 concernant l'accord-cadre sur le travail à temps partiel conclu par l'UNICE, le CEEP et la CES (Journal officiel des Communautés européennes, no L 14, 21 janv. 1998, pp. 9-14). |
Deux événements récents sont révélateurs de changements profonds(10). Premièrement, dans l'Union européenne, le taux de croissance du travail à temps partiel s'est accéléré au cours des années quatre-vingt-dix tant pour les hommes que pour les femmes (voir figure 6.1). En outre, la part des hommes d'âge très actif (de 25 à 54 ans) dans l'emploi à temps partiel s'est accrue dans les pays de l'OCDE, alors que, traditionnellement, ce groupe de travailleurs n'est pas associé à cette forme d'emploi. Au Canada et aux Etats-Unis, les tendances à la hausse des années de récession n'ont pas été suivies de baisses correspondantes au cours des périodes de redressement économique. Au sein de l'UE, entre 1991 et 1995, environ 60 pour cent de la croissance de l'emploi à temps partiel parmi les hommes concernait ce groupe d'âge; l'incidence de l'emploi à temps partiel dans ce groupe s'est accrue de 2 à 3 pour cent au cours de la période. Il semblerait donc que le virage vers le temps partiel soit permanent dans la composition de l'emploi. En outre, l'accroissement de l'emploi à temps partiel semble exercer une influence favorable sur le chômage en général. Dans l'Union européenne, au cours des années de récession, la plupart des emplois créés pour les hommes comme pour les femmes étaient des emplois à temps partiel. Il en est allé de même pendant l'année de la reprise, en 1995: 71 pour cent des nouveaux emplois offerts aux hommes et 85 pour cent des nouveaux emplois offerts aux femmes étaient des emplois à temps partiel.
Deuxièmement, au sein de l'UE, le taux de croissance de l'emploi temporaire a été considérablement plus élevé que celui de l'emploi à temps partiel au cours des années quatre-vingt, mais non au cours des années quatre-vingt-dix (voir figure 6.2). En outre, le taux d'accroissement des contrats de travail temporaire a été plus élevé pour les hommes que pour les femmes au cours des années quatre-vingt-dix, mais non au cours des années quatre-vingt. C'est parmi les travailleurs des services et de la production qu'il a été le plus élevé, bien qu'on trouve une forte incidence d'emplois temporaires parmi les travailleurs intellectuels et les employés de bureau. Dans l'ensemble, à la différence de ce qui se passe pour l'emploi à temps partiel, il n'y a pas de rapport entre les niveaux de chômage et le travail temporaire, sauf peut-être au Portugal, au Danemark et au Royaume-Uni.
L'emploi temporaire semble être devenu le passage obligé pour entrer sur le marché du travail, comme en témoigne l'incidence très importante de ce type de contrat de travail parmi les jeunes (elle est trois fois plus élevée que pour l'ensemble des travailleurs), et il est absolument lié au taux de chômage des jeunes. En général, compte tenu de l'importance relative du réservoir des emplois temporaires, un nombre très élevé de chômeurs trouve du travail par ce biais. C'est ainsi que dans l'Union européenne, en 1995, c'est parmi les hommes et les femmes d'âge très actif que l'emploi temporaire s'est le plus développé. La moitié environ des personnes anciennement au chômage ont pris un emploi temporaire plutôt qu'un emploi permanent, en grande partie parce que c'étaient là les seuls emplois qu'elles ont trouvés, ce qui a renforcé la tendance des trois années précédentes.
Figure 6.1. Emploi à temps partiel des hommes et des femmes dans l'Union européenne, 1985-1995a

Figure 6.2. Emploi temporaire des hommes et des femmes dans l'Union européenne, 1985-1995a

Cette expansion de l'emploi temporaire reflète peut-être en partie une situation plus faible sur le marché du travail, mais elle illustre aussi une orientation plus générale vers des systèmes de travail flexibles. Il en va de même dans la métallurgie. Ainsi, les Français ont créé des usines satellites de montage d'automobiles qui sont considérées comme des centres d'innovation organisationnelle et dont le fonctionnement repose en grande partie et presque en permanence sur des travailleurs engagés pour des périodes de courte durée et des travailleurs temporaires, lesquels représentent environ 10 à 30 pour cent des effectifs permanents; dans un de ces établissements, il arrive que cette part atteigne 55 pour cent. Même lorsque les perspectives économiques sont mauvaises, ces usines gardent du personnel temporaire. La législation est suffisamment souple pour leur permettre de garder un travailleur temporaire pendant plusieurs années, chaque fois pour un motif différent. On fait appel à cette main-d'œuvre pour répondre aux variations de la demande, notamment lorsqu'on accroît la production afin de commercialiser un nouveau modèle. En outre, les contrats de formation et les contrats temporaires sont souvent utilisés pour sélectionner les nouvelles recrues. Le processus peut durer deux ans. Quoi qu'il en soit, le personnel temporaire reçoit la même formation que les salariés permanents(11).
Les statistiques concernant le secteur de la métallurgie montrent que le travail à temps partiel est relativement rare dans ce secteur (voir figure 6.3 et tableau 6.4), en partie parce qu'il emploie relativement peu de femmes. Dans l'Union européenne (12 membres), la moyenne non pondérée de l'emploi à temps partiel dans ce secteur était de 4,2 pour cent en 1992, ce taux se situant à l'avant-dernier rang pour ce qui est de l'incidence de l'emploi à temps partiel dans les neuf secteurs considérés. Entre 1983 et 1992, c'est aussi dans ce secteur que la part de l'emploi à temps partiel s'est accrue le moins vite, exception faite pour le bâtiment et le génie civil. Au Danemark, cette part a en fait diminué, mais elle demeure relativement élevée par rapport aux autres pays de la région. Cette tendance à la hausse est due en partie aux accords d'entreprise, qui encouragent ce type d'emploi, quelquefois dans le cadre d'un plan social sous la forme de programmes de retraite progressive, de partage du travail ou le travail à horaires réduits (voir plus loin). Entre 1983 et 1992, la part de l'emploi à temps partiel s'est accrue beaucoup plus rapidement dans le secteur que dans l'ensemble de l'économie en Espagne, mais beaucoup plus lentement aux Pays-Bas.
L'incidence de l'emploi temporaire dans la métallurgie est aussi relativement faible (voir figure 6.3 et tableau 6.5), mais elle l'est davantage que celle de l'emploi à temps partiel, contrairement à ce que l'on observe dans l'ensemble de l'économie. Dans l'Union européenne (12 membres), en 1992, 6,7 salariés du secteur en moyenne avaient un contrat de durée limitée. Ce taux était le quatrième en partant du taux le plus faible pour les neuf secteurs considérés. C'est dans la métallurgie que l'emploi temporaire était le plus répandu en Espagne (25,3 pour cent des salariés) et au Portugal (15,9 pour cent): dans ce dernier pays, c'était le taux le plus élevé après celui du bâtiment et du génie civil; il était en tout cas beaucoup plus élevé que la moyenne non pondérée pour tous les secteurs. Le taux d'accroissement entre 1983 et 1992 était aussi le quatrième moins élevé dans la métallurgie pour l'ensemble de l'Union européenne. La part de l'emploi temporaire dans le secteur a diminué en Allemagne, au Danemark et en Grèce.
Figure 6.3. Emploi à temps partiel et emploi temporaire dans la métallurgie, la construction mécanique, la construction électrique et la construction d'instruments, 1983-1992a

Tableau 6.4. Emploi à temps partiel par branche, 1983-1996
|
| |||||||||||||
|
Pays |
Emploi à temps partiel par branche, 1992 (pourcentage du total)1
|
Moyenne
|
Variation
|
Industrie
| |||||||||
|
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
7 |
8 |
9 | |||||
|
| |||||||||||||
|
Allemagne occidentale |
4,1 |
5,3 |
5,2 |
13,5 |
5,8 |
25,5 |
11,6 |
18,2 |
24,1 |
12,6 |
-7,4 |
7,4a | |
|
Belgique |
- |
- |
3,2 |
5,1 |
3,0 |
27,1 |
4,0 |
10,0 |
22,1 |
10,6 |
-7,4 |
1,9 | |
|
Danemark |
- |
- |
5,7 |
18,4 |
5,3 |
33,1 |
14,7 |
19,7 |
31,0 |
18,3 |
-12,6 |
- | |
|
Espagne |
- |
- |
1,1 |
2,7 |
0,6 |
4,8 |
1,8 |
4,0 |
11,0 |
3,7 |
-2,6 |
2,1 | |
|
France |
- |
3,5 |
2,8 |
6,1 |
2,8 |
15,3 |
8,1 |
10,3 |
21,7 |
8,8 |
-6,0 |
3,8 | |
|
Grèce |
- |
- |
- |
2,0 |
6,7 |
4,0 |
- |
3,8 |
4,4 |
4,2 |
- |
- | |
|
Irlande |
- |
- |
- |
4,7 |
- |
18,3 |
- |
6,0 |
14,5 |
10,9 |
- |
11,6a, b | |
|
Italie |
- |
1,6 |
2,5 |
3,9 |
3,4 |
8,1 |
1,9 |
7,2 |
5,3 |
4,2 |
-1,7 |
1,2 | |
|
Luxembourg |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
12,8 |
12,8 |
- |
- | |
|
Pays-Bas |
12,0 |
12,0 |
7,4 |
23,7 |
9,4 |
41,4 |
22,8 |
21,8 |
46,3 |
21,9 |
-14,5 |
5,6 | |
|
Portugal |
- |
- |
- |
2,8 |
- |
3,9 |
- |
3,5 |
7,5 |
4,4 |
- |
- | |
|
Royaume-Uni |
- |
- |
5,4 |
12,9 |
7,7 |
40,6 |
9,4 |
16,8 |
33,4 |
18,0 |
-12,6 |
4,4 | |
|
Europe (CEE-12) |
3,4 |
4,4 |
4,2 |
9,0 |
4,5 |
23,9 |
8,2 |
13,6 |
22,4 |
10,4 |
-6,2 |
- | |
|
Australie |
Hommes |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
3,0a |
|
Femmes |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
25,0a | |
|
Canada |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
1,5 | |
|
Etats-Unis |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
2,8 | |
|
Finlande |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
3,0 | |
|
Suède |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
10,0 | |
|
Suisse5 |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
4,3 | |
|
| |||||||||||||
|
Pays |
Evolution de la part de l'emploi à temps partiel, 1983-1992 (moyenne annuelle en points de pourcentage)1, 6
|
Moyenne
|
Variation
|
||||||||||
|
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
7 |
8 |
9 | |||||
|
| |||||||||||||
|
Allemagne occidentale |
0,14 |
0,13 |
0,11 |
0,21 |
0,23 |
0,60 |
0,34 |
0,44 |
0,68 |
0,32 |
-0,21 |
||
|
Belgique |
- |
- |
0,14 |
0,16 |
-0,18 |
1,28 |
0,20 |
0,16 |
0,93 |
0,38 |
-0,24 |
||
|
Danemark |
- |
-0,67 |
-0,22 |
0,30 |
0,17 |
0,03 |
0,04 |
-0,43 |
-0,71 |
-0,19 |
-0,03 |
||
|
Espagne |
- |
- |
0,04 |
-0,04 |
-0,08 |
0,14 |
0,12 |
0,08 |
-0,04 |
0,03 |
0,01 |
||
|
France |
-0,05 |
0,17 |
0,09 |
0,10 |
0,06 |
0,42 |
0,32 |
0,16 |
0,72 |
0,22 |
-0,13 |
||
|
Grèce |
- |
- |
- |
-0,03 |
-0,47 |
0,07 |
0,00 |
-0,23 |
-0,22 |
-0,15 |
- |
||
|
Irlande |
- |
- |
- |
0,30 |
- |
0,89 |
- |
0,10 |
0,70 |
0,50 |
- |
||
|
Italie |
- |
0,05 |
0,18 |
0,11 |
0,12 |
0,47 |
0,08 |
0,56 |
0,11 |
0,21 |
-0,03 |
||
|
Luxembourg |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
0,16 |
- |
- |
||
|
Pays-Bas |
0,98 |
0,90 |
0,26 |
1,21 |
0,53 |
1,99 |
1,42 |
0,88 |
1,12 |
1,03 |
-0,77 |
||
|
Portugal |
- |
- |
- |
0,02 |
-0,20 |
0,30 |
- |
-0,80 |
-0,02 |
-0,14 |
- |
||
|
Royaume-Uni |
0,13 |
0,24 |
0,07 |
0,13 |
0,31 |
0,42 |
0,41 |
0,36 |
0,49 |
0,28 |
-0,21 |
||
|
Europe (CEE-12) |
0,16 |
0,12 |
0,10 |
0,26 |
-0,02 |
0,48 |
0,34 |
0,26 |
0,36 |
0,23 |
-0,13 |
||
|
1 Chiffres correspondant aux branches: 1 Energie et eau.
2 Moyenne non pondérée de toutes les branches. 3 Points de pourcentage de variation de l'industrie métallurgique par rapport à la moyenne générale non pondérée. 4 Affiliés de la FIOM plus statistiques nationales. 5 Personnes travaillant entre 50 pour cent et 89 pour cent d'un temps complet. 6 1983-1992, ou données aussi proches que possible de ces années. a 1989. b 1990. c 1995. d Industries productrices.
| |||||||||||||
|
| |||||||||||||
Tableau 6.5. Emploi temporaire par branche, 1983-1992
|
| |||||||||||
|
Pays |
Emploi temporaire par branche, 1992 (pourcentage de l'ensemble de l'industrie)1
|
Moyenne
|
Variation
| ||||||||
|
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
7 |
8 |
9 | |||
|
| |||||||||||
|
Allemagne occidentale |
4,1 |
5,5 |
6,1 |
7,1 |
7,9 |
9,5 |
5,3 |
8,5 |
12,7 |
7,4 |
-1,3 |
|
Belgique |
- |
3,2 |
2,8 |
2,6 |
2,7a |
3,8 |
2,2 |
2,8 |
8,4 |
3,6 |
-0,8 |
|
Danemark |
- |
- |
8,6 |
7,4 |
13,7 |
11,3 |
5,1 |
5,4 |
14,7 |
9,5 |
-0,9 |
|
Espagne |
- |
24,2 |
25,3 |
34,2 |
59,1 |
41,2 |
20,9 |
28,0 |
24,9 |
32,2 |
-6,9 |
|
France |
3,1b |
6,8 |
6,4 |
9,0 |
10,4 |
10,2 |
5,8 |
8,1 |
13,9 |
8,2 |
-1,8 |
|
Grèce |
- |
7,9a |
5,8 |
7,8 |
33,3 |
11,9 |
7,2 |
6,8 |
6,8 |
10,9 |
-5,1 |
|
Irlande |
- |
- |
- |
5,3 |
11,6 |
10,6 |
- |
6,9 |
11,4 |
9,2 |
- |
|
Italie |
- |
2,8 |
4,1 |
5,4 |
11,2 |
8,4 |
3,1 |
6,5 |
6,3 |
6,0 |
-1,9 |
|
Luxembourg |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
3,9 |
3,9 |
- |
|
Pays-Bas |
12,0 |
3,4 |
5,0 |
8,1 |
3,7 |
10,8 |
5,2 |
6,1 |
9,0 |
7,0 |
-2,0 |
|
Portugal |
- |
8,1 |
15,9 |
10,7 |
16,2 |
14,4 |
8,6 |
10,5 |
8,0 |
11,6 |
4,4 |
|
Royaume-Uni |
4,5 |
3,5 |
3,4 |
3,1 |
6,5 |
5,0 |
2,9 |
3,9 |
7,8 |
4,5 |
-1,1 |
|
Europe (CEE-12) |
3,4 |
6,5 |
6,7 |
9,2 |
15,6 |
11,4 |
5,8 |
7,9 |
11,4 |
8,7 |
-2,0 |
|
| |||||||||||
|
Pays |
Evolution de la part de l'emploi temporaire, 1983-1992 (moyenne annuelle en points de pourcentage)1, 4
|
Moyenne
|
Variation
| ||||||||
|
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
6 |
7 |
8 |
9 | |||
|
| |||||||||||
|
Allemagne occidentale |
0,14 |
-0,01 |
-0,16 |
-0,24 |
-0,26 |
-0,36 |
0,01 |
0,01 |
-0,01 |
-0,10 |
-0,06 |
|
Belgique |
- |
0,05 |
0,02 |
-0,03 |
-0,08 |
-0,34 |
-0,06 |
-0,13 |
-0,06 |
-0,08 |
0,10 |
|
Danemark |
- |
- |
-0,23 |
-0,18 |
-0,33 |
-0,50 |
-0,34 |
-0,16 |
0,06 |
-0,24 |
0,01 |
|
Espagne |
- |
3,20 |
3,50 |
3,78 |
5,96 |
4,60 |
2,62 |
||||