Incidence des mesures assurant la flexibilité du marché du travail sur la construction mécanique, la construction électrique et l'industrie électronique
Rapport soumis aux fins de discussion à la Réunion tripartite sur l'incidence des mesures assurant la flexibilité du marché du travail sur la construction mécanique, la construction électrique et l'industrie électronique
2. Evolution du secteur dans le monde
La production internationale -- dans une chaîne de production intégrée, l'approvisionnement en composants sur une échelle internationale -- joue un rôle important pour la construction mécanique (machines électriques et non électriques). Tous secteurs confondus, on constate à long terme une tendance à une externalisation internationale plus poussée des facteurs intermédiaires de production dans le but de privilégier les coûts et la qualité. L'externalisation internationale à grande échelle est particulièrement prononcée tant dans les industries à forte densité technologique -- matériel informatique, automobile, électronique, aérospatiale -- que dans celles des biens de consommation comme la chaussure et l'habillement(1). L'intégration plus étroite des pays du Sud dans l'économie mondiale, qui se traduit par des importations de produits manufacturés en provenance de ces pays, est nettement liée à la régression des emplois du secteur manufacturier observée ces vingt-cinq dernières années dans presque tous les pays de l'OCDE; en revanche, le commerce entre ces mêmes pays ne s'en est que peu ressenti car ils échangent des biens d'une intensité factorielle analogue. Plusieurs forces connexes sont en jeu dont l'importance relative est encore au centre de nombreux débats, à savoir: une augmentation de la productivité dans l'industrie manufacturière plus rapide que dans les services, l'évolution des dotations en ressources (humaines) et du coût des facteurs, l'externalisation, l'accumulation du capital dans les pays du Sud et la libéralisation du commerce(2).
2.1. Délocalisation de l'emploi vers les pays
à faible coût de production
Le recours à l'externalisation internationale dans le secteur de la construction mécanique (machines électriques et non électriques) se traduit par une progression au niveau de l'emploi mondial de la part des pays -- autres que ceux de l'OCDE à revenu élevé -- même si, au plan de la production mondiale totale nette (représentée par la valeur ajoutée exprimée en dollars courants des Etats-Unis), leur part a diminué. La répartition géographique, toutefois, reste fortement contrastée. Les pays de l'OCDE à revenu élevé représentent un tiers de l'emploi mondial, mais plus de deux tiers de la production totale nette. La figure 2.1 montre les parts des divers groupes de pays, classés en fonction du niveau de revenus. Toutefois, les graphiques sur l'emploi de la figure 2.1 ne se prêtent pas tout à fait à une comparaison avec les graphiques sur la valeur ajoutée pour ce qui est des pays examinés. En effet, les données relatives à la valeur ajoutée manquent pour plusieurs pays, notamment l'ex-Union soviétique, la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie, qui, ensemble, représentent environ un quart de l'emploi mondial. Pour faciliter les comparaisons, ces pays ont été inclus dans le groupe «autres». C'est pourquoi les parts de la production totale nette des autres régions sont quelque peu surévaluées dans les graphiques.
L'Europe orientale et l'Asie ont été les principaux bénéficiaires du réaménagement de la production qui s'est produit au cours de la période examinée. Les industries manufacturières occidentales réalisent de plus en plus le bas de leur gamme de produits dans les pays d'Europe de l'Est, où les coûts de production sont peu élevés. D'une façon analogue, l'industrie nippone se sert des pays en développement voisins du Japon pour implanter des réseaux de production régionaux, notamment dans le secteur de la construction des machines électriques (machines électroniques incluses)(3). En 1996, 23 des trente premières entreprises de niveau international de l'industrie de la machine-outil effectuaient des opérations hors du pays de leur implantation d'origine; neuf d'entre elles produisaient dans plus de quatre pays(4).
Figure 2.1. Répartition géographique de l'emploi et de la production (valeur ajoutée) dans la construction des machines (CITI 382-383), 1980 et 1992 (pourcentage du total mondial)1

Sans perdre de vue la représentativité géographique lacunaire des données, entre 1980 et 1992, dernière année pour laquelle on dispose de données internationales complètes, l'emploi mondial total dans ce secteur a progressé de 12 pour cent (4,6 millions d'emplois) et la production de 113 pour cent (représentée par la valeur ajoutée exprimée en dollars courants des Etats-Unis). La progression de l'emploi s'est accompagnée d'un important basculement au profit notamment des pays à faible revenu. La part des pays de l'OCDE à revenu élevé est passée de 36 à 30 pour cent pour ce qui est de l'emploi mondial total et s'est maintenue à 89-90 pour cent pour ce qui est de la production totale nette. En revanche, les pays à faible revenu ont vu leur part de l'emploi mondial passer de 22 à 32 pour cent, alors que leur part de la production nette est passée de 3,7 à 2,5 pour cent. Ces chiffres, qui viennent compléter les données de la figure 2.1, sont présentés dans le tableau 2.1.
Les pertes d'emplois les plus importantes (832 000 entre 1980 et 1992) ont été enregistrées dans les pays de l'OCDE à revenu élevé, ce qui est conforme au déclin à terme des emplois du secteur manufacturier de ces régions. Ces contractions se sont essentiellement produites au cours des récessions économiques survenues au début des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. Au cours de cette période, les pays à revenu intermédiaire ont enregistré un recul de l'emploi du même volume absolu, mais nettement plus important en termes de pourcentage que celui des pays de l'OCDE à revenu élevé. A l'inverse, d'autres groupes de pays ont vu l'emploi progresser au cours de la période en question.
Entre 1990 et 1997, dans les pays de l'OCDE à revenu élevé, la situation de l'emploi est restée relativement médiocre chez les constructeurs de machines électriques et non électriques, tout en étant quelque peu meilleure dans le premier de ces sous-secteurs. Lors des années quatre-vingt-dix, les pertes d'emplois ont été un peu plus marquées qu'au cours de la décennie précédente pour les deux sous-secteurs, tout en étant plus fortes dans celui des machines non électriques. Près d'une douzaine de pays ont pu retrouver, voire dépasser, les niveaux d'emploi de 1990 dans l'un des sous-secteurs ou dans les deux: pour ce qui est des machines non électriques, par ordre décroissant, la République de Corée, le Canada, l'Irlande, les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Portugal et le Royaume-Uni; et pour ce qui est des machines électriques, le Luxembourg, l'Irlande, la Norvège, la Finlande, l'Italie, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis et la République de Corée (voir tableaux 2.2 et 2.3). Certains signes de reprise, ou tout au moins de stagnation du recul, ont été constatés dans quatre autres cas (Autriche, Pays-Bas, Suède et Suisse). Ainsi, entre 1992 et 1997, les Etats-Unis ont créé 411 000 emplois supplémentaires dans ce secteur pour atteindre un total de 3,8 millions de salariés en novembre 1997(5). La République de Corée a également enregistré une forte croissance, créant 117 000 emplois entre 1992 et 1995, suivie par le Royaume-Uni avec 85 000 emplois et le Canada avec 14 600 emplois (voir tableau L, The industry in numbers)(6). Toutefois, cela ne contrebalance pas totalement les pertes d'emplois subies par les pays de l'OCDE à revenu élevé de 1980 à 1992.
En outre, à peu de chose près, trois entreprises de premier plan sur quatre fabriquant des machines ont créé de nouveaux emplois entre 1996 et 1997; comme le montre la liste des 500 premières entreprises mondiales publiée par le Financial Times et présentée dans le tableau 2.4, qui classe les entreprises en fonction de la valeur de marché et de leur capital actionnaire -- à noter, toutefois, que 44 pour cent d'entre elles sont américaines et 33 pour cent japonaises.
La conséquence du transfert des emplois est que des pays à faible revenu ont la part de l'emploi mondial la plus importante, soit 32 pour cent en 1992. D'une façon générale, c'est dans le secteur des industries mécaniques que les pays à faible revenu ont créé plus d'emplois en chiffres absolus -- entre 1980 et 1992, le nombre des emplois est passé de 8,6 à 14,3 millions. En 1992, la Chine représentait à elle seule près de 30 pour cent de l'emploi mondial, devenant ainsi le premier employeur de ce secteur après plusieurs années de croissance régulière; venaient ensuite l'ex-Union soviétique avec 24 pour cent et les Etats-Unis avec moins de 8 pour cent. Ces données sont reprises dans le tableau 2.5, qui donne un aperçu complet des données transversales mentionnées dans le présent chapitre, pour l'année 1992 (toutes les variables sont exprimées en dollars courants des Etats-Unis et se prêtent donc facilement à des comparaisons internationales; les graphiques de la figure 2.1 ont été établis en fonction de la même répartition géographique). Toutefois, en 1994, la Chine a perdu 2 millions d'emplois; la légère progression de l'emploi enregistrée dans la construction des machines électriques et électroniques a un peu contrebalancé les pertes importantes dans ce domaine du secteur des machines non électriques. Cette tendance pourrait se poursuivre, les investisseurs étrangers reconsidérant leurs plans d'investissement en fonction des résultats passés -- qui souvent n'ont pas été à la hauteur des attentes -- et en fonction de problèmes structurels; l'enthousiasme pour les coentreprises sino-étrangères est, semble-t-il, retombé(7).
Les pays d'Europe centrale et orientale, autrefois à économie planifiée, ont créé plus de 300 000 emplois nouveaux entre 1980 et 1989, avant leur intégration dans l'économie mondiale qui, à court terme, a été catastrophique pour l'emploi et la production. Dans les années qui ont suivi cette intégration, les renseignements disponibles montrent que les emplois de l'industrie mécanique ont plus ou moins été réduits de moitié dans la plupart des pays de cette région du monde: Pologne, Roumanie, Croatie, Bulgarie, Kirghizistan, Slovaquie et République tchèque. En Lettonie, en 1994, la production est tombée au quart de son niveau antérieur à 1989. En Allemagne de l'Est, les licenciements opérés dans la construction mécanique ont occasionné une réduction supplémentaire de 60 000 emplois entre 1995 et 1997(8). La Hongrie semble être le seul pays de la région à avoir connu une reprise en 1994-95 (voir tableau L, The industry in numbers).
Tableau 2.1. Répartition géographique de l'emploi et de la production (mesurée en valeur ajoutée) dans l'industrie de la construction mécanique (CITI 382-383), 1980 et 1992 (pourcentage du total mondial)1
|
| |||||||||||
|
Emploi dans la construction mécanique (CITI 382-383, Rev.2) |
|
Valeur ajoutée dans la construction mécanique (CITI 382-383, Rev.2) (en dollars E.-U. courants) | |||||||||
|
Région |
1980 |
1992 |
1980-1992 |
Région |
1980 |
1992 | |||||
|
milliers |
% du total |
milliers |
% du total |
% de changement |
milliers |
% du total |
milliers |
% du total | |||
|
|
| ||||||||||
|
HIO |
14 348 |
35,9 |
13 516 |
30,3 |
5,8 |
HIO |
460 254 |
89,3 |
987 823 |
90,0 | |
|
HINO |
1 544 |
3,9 |
1 787 |
4,0 |
15,7 |
HINO |
5 796 |
1,1 |
26 183 |
2,4 | |
|
MIU |
1 713 |
4,3 |
1 436 |
3,2 |
16,2 |
MIU |
15 085 |
2,9 |
31 918 |
2,9 | |
|
MIL |
2 545 |
6,4 |
2 010 |
4,5 |
21,0 |
MIL |
15 042 |
2,9 |
24 030 |
2,2 | |
|
LI |
8 604 |
21,5 |
14 269 |
32,0 |
65,8 |
LI |
19 123 |
3,7 |
27 926 |
2,5 | |
|
OTH |
11 267 |
28,2 |
11 612 |
26,0 |
3,1 |
OTH |
-- |
-- |
-- |
-- | |
|
Total |
40 021 |
100,0 |
44 630 |
100,0 |
11,5 |
Total |
515 301 |
100,0 |
1 097 880 |
100,0 | |
|
|
| ||||||||||
|
Emploi dans la construction mécanique, à l'exclusion de la construction électrique (CITI 382, Rev.2) |
Valeur ajoutée dans la construction mécanique, à l'exclusion de la construction électrique (CITI 382, Rev.2) (en dollars E.-U. courants) | ||||||||||
|
Région |
1980 |
1992 |
1980-1992 |
Région |
1980 |
1992 | |||||
|
milliers |
% du total |
milliers |
% du total |
% de changement |
milliers |
% du total |
milliers |
% du total | |||
|
|
| ||||||||||
|
HIO |
7 509 |
29,5 |
6 897 |
25,5 |
8,2 |
HIO |
252 066 |
88,6 |
507 034 |
91,0 | |
|
HINO |
638 |
2,5 |
813 |
3,0 |
27,4 |
HINO |
1 205 |
0,4 |
8 482 |
1,5 | |
|
MIU |
955 |
3,8 |
607 |
2,2 |
36,5 |
MIU |
7 577 |
2,7 |
13 932 |
2,5 | |
|
MIL |
1 716 |
6,7 |
1 169 |
4,3 |
31,9 |
MIL |
8 994 |
3,2 |
12 140 |
2,2 | |
|
LI |
6 719 |
26,4 |
10 181 |
37,6 |
51,5 |
LI |
14 649 |
5,1 |
15 820 |
2,8 | |
|
OTH |
7 899 |
31,1 |
7 410 |
27,4 |
6,2 |
OTH |
-- |
-- |
-- |
-- | |
|
Total |
25 436 |
100,0 |
27 076 |
100,0 |
6,4 |
Total |
284 491 |
100,0 |
557 407 |
100,0 | |
|
|
| ||||||||||
|
Emploi dans la construction électrique (CITI 383, Rev.2) |
Valeur ajoutée dans la construction électrique (CITI 383, Rev.2) (en dollars E.-.U. courants) | ||||||||||
|
Région |
1980 |
1992 |
1980-1992 |
Région |
1980 |
1992 | |||||
|
milliers |
% du total |
milliers |
% du total |
% de changement |
milliers |
% du total |
milliers |
% du total | |||
|
|
| ||||||||||
|
HIO |
6 839 |
46,9 |
6 619 |
37,7 |
3,2 |
HIO |
208 188 |
90,2 |
480 789 |
89,0 | |
|
HINO |
906 |
6,2 |
974 |
5,5 |
7,5 |
HINO |
4 591 |
2,0 |
17 701 |
3,3 | |
|
MIU |
758 |
5,2 |
829 |
4,7 |
9,3 |
MIU |
7 508 |
3,3 |
17 986 |
3,3 | |
|
MIL |
829 |
5,7 |
842 |
4,8 |
1,5 |
MIL |
6 048 |
2,6 |
11 890 |
2,2 | |
|
LI |
1 885 |
12,9 |
4 088 |
23,3 |
116,9 |
LI |
4 474 |
1,9 |
12 107 |
2,2 | |
|
OTH |
3 368 |
23,1 |
4 202 |
23,9 |
24,8 |
OTH |
- |
- |
- |
- | |
|
Total |
14 585 |
100,0 |
17 554 |
100,0 |
20,4 |
Total |
230 809 |
100,0 |
540 473 |
100,0 | |
|
HIO Hauts revenus OCDE; HINO Hauts revenus non OCDE; MIU Revenus moyens (supérieurs); MIL Revenus moyens (inférieurs); LI Revenus inférieurs; OTH Autres, ce qui signifie pour le présent tableau l'ex-Tchécoslovaquie, l'ex-Yougoslavie et l'ex-URSS. Voir également les notes de la figure 2.1. | |||||||||||
|
Source: Ibid. | |||||||||||
|
| |||||||||||
Tableau 2.2. La construction mécanique, à l'exclusion de la construction électrique, dans les pays de l'OCDE à revenu élevé (CITI 382, Rev.2), 1990-1997 (1990100)
|
| ||||||||
|
Pays |
1990 |
1991 |
1992 |
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
1997
|
|
| ||||||||
|
Production (valeur ajoutée réelle)1 | ||||||||
|
Allemagne (de l'Ouest) |
100 |
95 |
82 |
70 |
70 |
72 |
72 |
72 |
|
Australie2 |
100 |
96 |
105 |
113 |
- |
- |
- |
- |
|
Autriche |
100 |
95 |
87 |
79 |
79 |
85 |
82 |
81 |
|
Belgique |
100 |
92 |
81 |
73 |
75 |
81 |
78 |
80 |
|
Canada |
100 |
90 |
88 |
100 |
129 |
152 |
139 |
137 |
|
Corée, République de |
100 |
135 |
131 |
147 |
170 |
198 |
- |
- |
|
Danemark |
100 |
96 |
98 |
91 |
95 |
101 |
97 |
106 |
|
Espagne |
100 |
78 |
73 |
67 |
70 |
78 |
77 |
90 |
|
Etats-Unis |
100 |
93 |
99 |
107 |
111 |
123 |
133 |
142 |
|
Finlande3 |
100 |
73 |
70 |
71 |
82 |
99 |
102 |
112 |
|
France4 |
100 |
90 |
82 |
72 |
76 |
78 |
77 |
82 |
|
Irlande |
100 |
91 |
100 |
101 |
109 |
151 |
162 |
183 |
|
Italie |
100 |
83 |
74 |
80 |
86 |
99 |
94 |
96 |
|
Japon |
100 |
98 |
83 |
73 |
73 |
77 |
82 |
81 |
|
Luxembourg5 |
100 |
106 |
88 |
80 |
77 |
79 |
87 |
75 |
|
Norvège |
100 |
96 |
106 |
108 |
112 |
102 |
- |
- |
|
Nouvelle-Zélande |
100 |
102 |
105 |
- |
- |
- |
- |
- |
|
Pays-Bas |
100 |
96 |
93 |
88 |
92 |
97 |
102 |
101 |
|
Portugal |
100 |
79 |
64 |
58 |
55 |
53 |
58 |
69 |
|
Royaume-Uni |
100 |
73 |
83 |
83 |
90 |
91 |
89 |
82 |
|
Suède |
100 |
82 |
74 |
67 |
76 |
86 |
82 |
81 |
|
Suisse |
100 |
97 |
92 |
83 |
83 |
- |
- |
- |
|
Emploi | ||||||||
|
Allemagne6 |
- |
98 |
93 |
93 |
83 |
- |
- |
- |
|
Australie |
100 |
97 |
90 |
- |
- |
- |
- |
- |
|
Autriche |
100 |
102 |
99 |
94 |
91 |
91 |
- |
- |
|
Belgique |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
|
Canada |
100 |
79 |
80 |
88 |
98 |
117 |
128 |
145 |
|
Corée, République de |
100 |
124 |
119 |
130 |
139 |
154 |
- |
- |
|
Danemark |
100 |
95 |
94 |
86 |
- |
- |
- |
- |
|
Espagne |
100 |
98 |
92 |
90 |
90 |
86 |
- |
- |
|
Etats-Unis |
100 |
95 |
91 |
93 |
98 |
103 |
105 |
107 |
|
Finlande |
100 |
87 |
76 |
73 |
77 |
85 |
- |
- |
|
France |
100 |
99 |
95 |
89 |
87 |
- |
- |
- |
|
Irlande |
100 |
98 |
101 |
102 |
109 |
120 |
125 |
- |
|
Italie |
100 |
99 |
96 |
96 |
- |
- |
- |
- |
|
Japon |
100 |
102 |
103 |
98 |
94 |
92 |
91 |
- |
|
Luxembourg5 |
100 |
99 |
97 |
92 |
87 |
85 |
87 |
87 |
|
Norvège |
100 |
90 |
93 |
95 |
95 |
100 |
- |
- |
|
Nouvelle-Zélande |
100 |
92 |
87 |
89 |
101 |
- |
- |
- |
|
Pays-Bas |
100 |
102 |
102 |
96 |
96 |
95 |
- |
- |
|
Portugal |
100 |
95 |
94 |
114 |
100 |
- |
- |
- |
|
Royaume-Uni |
100 |
93 |
89 |
91 |
96 |
98 |
- |
- |
|
Suède |
100 |
89 |
75 |
70 |
69 |
73 |
76 |
- |
|
Suisse7 |
100 |
98 |
91 |
86 |
80 |
80 |
80 |
- |
|
1 Valeur ajoutée en monnaie nationale, tenant compte d'un déflateur du PIB. 2 383 inclus, et depuis 1993 également le 385, mais en 1994 la série a été suspendue. 3 3 825 exclus en 1990. 4 3 825 exclus depuis 1994. 5 3 825 exclus. 6 Depuis 1991, Allemagne de l'Est et de l'Ouest incluses. 7 Depuis 1991, 384 inclus. | ||||||||
|
Source: Elaboré à partir des indicateurs de l'activité industrielle de l'OCDE (Paris), volumes divers; et de la base de données de l'ONUDI: Statistiques industrielles, 1997. | ||||||||
|
| ||||||||
Tableau 2.3. Construction électrique dans les pays de l'OCDE à revenu élevé (CITI 383, Rev.2), 1990-1997 (1990100)
|
| ||||||||
|
Pays |
1990 |
1991 |
1992 |
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
1997
|
|
| ||||||||
|
Production (valeur ajoutée réelle)1 | ||||||||
|
Allemagne (de l'Ouest) |
100 |
101 |
93 |
85 |
90 |
92 |
94 |
98 |
|
Australie |
100 |
102 |
107 |
- |
- |
- |
- |
- |
|
Autriche |
100 |
102 |
96 |
94 |
97 |
101 |
104 |
102 |
|
Belgique |
100 |
94 |
86 |
82 |
- |
- |
- |
- |
|
Canada |
100 |
93 |
93 |
93 |
102 |
113 |
118 |
128 |
|
Corée, République de |
100 |
99 |
101 |
119 |
150 |
175 |
- |
- |
|
Danemark2 |
100 |
97 |
93 |
90 |
109 |
118 |
131 |
117 |
|
Espagne |
100 |
83 |
80 |
81 |
86 |
92 |
91 |
100 |
|
Etats-Unis |
100 |
97 |
102 |
109 |
128 |
147 |
159 |
167 |
|
Finlande |
100 |
89 |
112 |
142 |
188 |
245 |
265 |
301 |
|
France |
100 |
94 |
90 |
85 |
93 |
97 |
96 |
100 |
|
Irlande |
100 |
105 |
116 |
123 |
154 |
212 |
224 |
217 |
|
Italie |
100 |
92 |
83 |
83 |
84 |
86 |
82 |
88 |
|
Japon |
100 |
108 |
93 |
91 |
99 |
111 |
119 |
126 |
|
Luxembourg3 |
100 |
106 |
102 |
77 |
81 |
95 |
90 |
96 |
|
Norvège |
100 |
92 |
94 |
98 |
104 |
109 |
- |
- |
|
Nouvelle-Zélande |
100 |
98 |
101 |
- |
- |
- |
- |
- |
|
Pays-Bas4 |
100 |
97 |
93 |
91 |
98 |
100 |
101 |
105 |
|
Portugal |
100 |
92 |
85 |
78 |
75 |
85 |
85 |
90 |
|
Royaume-Uni |
100 |
96 |
81 |
80 |
85 |
88 |
87 |
80 |
|
Suède4 |
100 |
92 |
98 |
100 |
124 |
170 |
215 |
223 |
|
Suisse |
100 |
90 |
84 |
81 |
83 |
- |
- |
- |
|
Emploi | ||||||||
|
Allemagne5 |
- |
100 |
95 |
92 |
85 |
- |
- |
- |
|
Australie |
100 |
92 |
85 |
- |
- |
- |
- |
- |
|
Autriche |
100 |
100 |
96 |
91 |
89 |
89 |
- |
- |
|
Belgique |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
|
Canada |
100 |
84 |
77 |
75 |
76 |
81 |
83 |
87 |
|
Corée, République de |
100 |
90 |
87 |
88 |
91 |
97 |
- |
- |
|
Danemark |
100 |
87 |
80 |
71 |
- |
- |
- |
- |
|
Espagne |
100 |
99 |
96 |
95 |
91 |
87 |
- |
- |
|
Etats-Unis |
100 |
95 |
92 |
92 |
96 |
99 |
100 |
99 |
|
Finlande |
100 |
95 |
82 |
78 |
86 |
107 |
- |
- |
|
France |
100 |
99 |
94 |
89 |
88 |
- |
- |
- |
|
Irlande |
100 |
100 |
104 |
108 |
118 |
131 |
141 |
- |
|
Italie |
100 |
99 |
100 |
101 |
- |
- |
- |
- |
|
Japon |
100 |
103 |
103 |
100 |
96 |
94 |
91 |
91 |
|
Luxembourg3 |
100 |
106 |
118 |
124 |
132 |
145 |
156 |
162 |
|
Norvège |
100 |
100 |
98 |
91 |
106 |
109 |
- |
- |
|
Nouvelle-Zélande |
100 |
96 |
88 |
89 |
100 |
- |
- |
- |
|
Pays-Bas |
100 |
91 |
89 |
76 |
76 |
76 |
- |
- |
|
Portugal |
100 |
105 |
99 |
82 |
79 |
- |
- |
- |
|
Royaume-Uni |
100 |
92 |
85 |
76 |
80 |
87 |
93 |
90 |
|
Suède |
100 |
84 |
82 |
68 |
73 |
- |
- |
- |
|
Suisse6 |
100 |
101 |
91 |
88 |
83 |
82 |
81 |
- |
|
1 Valeur ajoutée en monnaie nationale, compte tenu du déflateur du PIB. 2 385 inclus depuis 1994. 3 3 825 et 385 inclus. 4 3 833 exclus depuis 1994. 5 Allemagne de l'Est et de l'Ouest incluses depuis 1991. 6 385 inclus, 3 853 exclus depuis 1991. | ||||||||
|
Source: Ibid. | ||||||||
|
| ||||||||
Tableau 2.4. Entreprises de construction mécanique et électrique figurant dans le Financial Times Global 500, 1996-97
|
| ||||||||
|
Classement
|
Classement
|
Entreprise |
Pays ou zone1 |
Capitalisation boursière
|
Nombre de salariés |
Code du secteur3 | ||
|
(1996-97) |
(année
|
(% changement
| ||||||
|
| ||||||||
|
1 |
1 |
General Electric |
USA |
222 748,3 |
239 000 |
222 000 |
7,7 |
541 |
|
6 |
10 |
Intel Corp. |
USA |
150 837,8 |
48 500 |
41 600 |
16,6 |
551 |
|
11 |
16 |
Intl Business Machines Corp. |
USA |
104 119,6 |
240 615 |
225 350 |
6,8 |
531 |
|
24 |
27 |
Hewlett-Packard Co. |
USA |
72 267,8 |
112 000 |
102 300 |
9,5 |
531 |
|
34 |
171 |
Compaq Computer Corp. |
USA |
56 585,8 |
18 863 |
17 060 |
10,6 |
531 |
|
51 |
52 |
Cisco Systems Inc. |
USA |
49 008,4 |
11 000 |
8 782 |
25,3 |
533 |
|
57 |
97 |
Ericsson LM |
S |
46 174,0 |
89 391 |
80 338 |
11,3 |
533 |
|
62 |
65 |
Motorola Inc. |
USA |
42 789,2 |
139 000 |
142 000 |
2,1 |
551 |
|
69 |
51 |
Matsushita Electric Industrial Co. |
J |
38 099,2 |
270 651 |
265 538 |
1,9 |
551 |
|
73 |
69 |
Siemens |
D |
37 357,7 |
378 800 |
376 100 |
0,7 |
541 |
|
75 |
99 |
Sony Corporation |
J |
37 171,3 |
163 000 |
151 000 |
7,9 |
402 |
|
89 |
491 |
Dell Computer Corp. |
USA |
32 046,3 |
10 350 |
8 400 |
23,2 |
531 |
|
102 |
248 |
Philips |
NL |
29 015,5 |
272 270 |
263 554 |
3,3 |
541 |
|
103 |
62 |
Hitachi |
J |
28 998,8 |
330 152 |
331 673 |
0,5 |
551 |
|
108 |
226 |
Nokia |
SF |
28 145,0 |
31 766 |
31 948 |
0,6 |
551 |
|
116 |
170 |
Xerox Corp. |
USA |
27 342,0 |
86 700 |
85 200 |
1,8 |
534 |
|
122 |
121 |
ABB Group |
CH/S |
26 483,9 |
214 894 |
209 637 |
2,5 |
541 |
|
125 |
300 |
Texas Instruments Inc. |
USA |
26 147,3 |
59 927 |
59 570 |
0,6 |
551 |
|
134 |
133 |
Emerson Electric Co. |
USA |
25 554,1 |
86 400 |
78 900 |
9,5 |
541 |
|
136 |
173 |
Canon Inc. |
J |
25 294,5 |
75 628 |
72 280 |
4,6 |
534 |
|
148 |
160 |
Fujitsu |
J |
23 234,6 |
167 000 |
165 056 |
1,2 |
531 |
|
169 |
220 |
Alcatel Alsthom |
F |
21 275,6 |
190 600 |
191 830 |
0,6 |
533 |
|
181 |
207 |
Caterpillar |
USA |
20 080,0 |
57 026 |
54 350 |
4,9 |
564 |
|
186 |
151 |
NEC Corporation |
J |
19 423,0 |
151 966 |
152 719 |
0,5 |
551 |
|
190 |
Taiwan Semiconductor |
Taiwan, Chine |
19 063,1 |
4 117 |
3 412 |
20,7 |
531 | |
|
208 |
316 |
3Com Corp. |
USA |
17 729,9 |
7 109 |
5 190 |
37,0 |
533 |
|
209 |
431 |
Westinghouse Electric Corp. |
USA |
17 503,9 |
52 945 |
77 810 |
32,0 |
541 |
|
210 |
172 |
General Electric Company |
UK |
17 472,0 |
79 846 |
82 967 |
3,8 |
551 |
|
214 |
Applied Materials |
USA |
17 362,6 |
11 403 |
10 504 |
8,5 |
566 | |
|
215 |
264 |
Sun Microsystems |
USA |
17 343,2 |
21 500 |
17 407 |
23,5 |
531 |
|
216 |
217 |
Mannesmann |
D |
17 341,2 |
120 467 |
122 684 |
1,8 |
563 |
|
228 |
109 |
Toshiba Corporation |
J |
16 300,1 |
186 000 |
186 000 |
2,1 |
551 |
|
265 |
EMC Corp. |
USA |
14 401,8 |
4 800 |
4 100 |
17,1 |
531 | |
|
281 |
282 |
Deere & Co. |
USA |
13 551,0 |
33 919 |
33 380 |
1,6 |
565 |
|
288 |
457 |
Rohm |
J |
13 404,2 |
12 614a |
13 739 |
8,2 |
551 |
|
322 |
224 |
Kyocera Corporation |
J |
12 406,2 |
40 000 |
31 000 |
29,0 |
551 |
|
332 |
427 |
Pitney Bowes Inc. |
USA |
12 002,3 |
28 625 |
27 720 |
3,3 |
534 |
|
335 |
399 |
TDK Corporation |
J |
11 901,8 |
28 055 |
29 070 |
3,5 |
402 |
|
343 |
392 |
AMP |
USA |
11 764,1 |
44 985 |
40 800 |
10,3 |
541 |
|
378 |
United Micro Electronics |
Taiwan, Chine |
10 692,8 |
2 750 |
2 982 |
7,8 |
551 | |
|
383 |
Tokyo Electron |
J |
10 461,8 |
6 277a |
5 616 |
11,8 |
551 | |
|
392 |
145 |
Sharp Corporation |
J |
10 252,6 |
45 117 |
44 789 |
0,7 |
402 |
|
393 |
386 |
Murata Manufacturing |
J |
10 218,9 |
4 263a |
4 095 |
4,1 |
551 |
|
405 |
498 |
Ricoh |
J |
10 027,3 |
12 895 |
13 109 |
1,6 |
534 |
|
428 |
Tellabs Inc. |
USA |
9 346,0 |
3 418 |
2 810 |
21,6 |
533 | |
|
443 |
375 |
Fanuc |
J |
9 095,3 |
2 089a |
2 121 |
1,5 |
552 |
|
460 |
Advantest Corporation |
J |
8 874,6 |
1 359 |
1 285 |
5,8 |
552 | |
|
461 |
Seagate Technology |
USA |
8 864,9 |
111 000 |
87 000 |
27,6 |
531 | |
|
464 |
Sandvik |
S |
8 776,7 |
30 249 |
29 862 |
1,3 |
562 | |
|
475 |
416 |
Honeywell Inc. |
USA |
8 552,2 |
53 000 |
50 100 |
5,8 |
552 |
|
480 |
199 |
Mitsubishi Electric Corporation |
J |
8 438,4 |
113 353 |
111 585 |
1,6 |
551 |
|
497 |
Clevo |
Taiwan, Chine |
8 094,2 |
1 500 |
551 | |||
|
1 CH Suisse; D Allemagne; F France; J Japon; NL Pays-Bas; S Suède; SF Finlande; USA Etats-Unis. | ||||||||
|
2 La capitalisation boursière se calcule en multipliant le nombre d'actions d'une entreprise sur le marché par le cours de cette action au moment de l'enquête. Les compagnies non cotées sont exclues et, donc, les grandes entreprises familiales ou étatiques ne sont pas retenues. En général, le capital privilégié est exclu, tout comme les entreprises dont celles dont une partie minime du capital est cotée en bourse ou dont plus de 80 pour cent des actions sont détenues par une autre entreprise. Il y a différentes méthodes de mesures de la taille d'une entreprises. Fréquemment, les compagnies sont classées en fonction de leurs recettes annuelles, méthode préconisée par le magazine Fortune dans son American Fortune 500. Sa lacune est qu'elle ne permet pas de représenter correctement les banques et d'autres institutions de service financier. Elle exagère également l'importance des compagnies à fort chiffre d'affaires par rapport aux bénéfices, telles certaines entreprises commerciales. Des critiques analogues sont adressées au classement en fonction du nombre de salariés. Il est également possible de classifier les compagnies compte tenu des bénéfices, mais cela pose un problème de sous-représentation des groupes qui ont procédé à des amortissements extraordinaires, ce qui fausse les résultats pour l'année en question ou qui font des pertes. Toutes ces méthodes posent un problème de calendrier: elles dépendent d'informations figurant dans les bilans annuels dont la publication est échelonnée dans l'année. Il est donc impossible de comparer des éléments semblables. La capitalisation boursière permet de surmonter bien de ces problèmes: elle retient à un moment précis de l'année; elle comprend les entreprises en perte; elle pondère correctement les compagnies de service financier. Elle présente également l'avantage d'être prospective: le cours des actions inclut les attentes des investisseurs quant aux bénéfices e l'entreprise. Quoi qu'il en soit, comme toute méthode, elle présente des insuffisances comme cela a été dit plus haut. | ||||||||
|
3 Codes de secteur: |
Electroménager
|
402
| ||||||
|
a Compte société mère. | ||||||||
|
Source. Financial Times (supplément, 22 janv. 1998), pp. 1-14; et données supplémentaires envoyées par le Financial Times au BIT, dans une communication du 7 avril 1998. | ||||||||
|
| ||||||||
Tableau 2.5. Comparaisons internationales de la construction mécanique (CITI 382-383, Rev.2), 1992 (en dollars E.-U. courants)1
|
| |||||||
|
Pays ou zone2
|
Emploi |
Valeur ajoutée (VA) |
Valeur ajoutée par salarié |
Salaire
|
Part de la
| ||
|
Nombre |
% du total |
millions |
% du total | ||||
|
| |||||||
|
Revenu élevé de l'OCDE |
13 516 211 |
30,285 |
987 823,0 |
89,975 |
73 084 |
32 959 |
44,9 |
|
Australie |
109 000 |
0,244 |
5 768,6 |
0,525 |
52 923 |
22 133 |
41,8 |
|
Autriche |
142 000 |
0,318 |
7 392,0 |
0,673 |
52 057 |
33 162 |
63,7 |
|
Canada |
238 000 |
0,533 |
13 378,0 |
1,219 |
56 210 |
28 859 |
51,3 |
|
Danemark |
101 952 |
0,228 |
4 737,9 |
0,432 |
46 472 |
34 119 |
73,4 |
|
Finlande |
67 300 |
0,151 |
3 571,9 |
0,325 |
53 074 |
27 253 |
51,3 |
|
France |
877 600 |
1,966 |
51 784,2 |
4,717 |
59 007 |
41 438 |
70,2 |
|
Allemagne (de l'Ouest) |
2 138 259 |
4,791 |
169 322,7d |
15,423 |
79 187 |
37 954 |
47,9d |
|
Irlande |
39 505 |
0,089 |
4 951,7 |
0,451 |
125 343 |
24 677 |
19,7 |
|
Italie |
629 096 |
1,410 |
35 554,1 |
3,238 |
56 516 |
40 356 |
71,4 |
|
Japon |
3 220 000 |
7,215 |
291 259,4 |
26,529 |
90 453 |
34 464 |
38,1 |
|
Corée, République de |
640 694 |
1,436 |
25 791,2 |
2,349 |
40 255 |
11 964 |
29,7 |
|
Luxembourg |
4 600 |
0,010 |
242,8 |
0,022 |
52 782 |
34 079 |
64,6 |
|
Pays-Bas |
180 363 |
0,404 |
9 677,0 |
0,881 |
53 653 |
33 424 |
62,3 |
|
Nouvelle-Zélande |
21 075 |
0,047 |
583,8 |
0,053 |
27 703 |
16 571 |
59,8 |
|
Norvège |
48 188 |
0,108 |
2 569,5 |
0,234 |
53 322 |
46 437 |
87,1 |
|
Portugal |
50 227 |
0,113 |
1 629,7 |
0,148 |
32 446 |
12 619 |
38,9 |
|
Espagne |
233 015 |
0,522 |
11 495,6 |
1,047 |
49 334 |
24 826 |
50,3 |
|
Suède |
153 637 |
0,344 |
8 443,7 |
0,769 |
54 958 |
31 656 |
57,6 |
|
Suisse |
269 700 |
0,604 |
15 812,1 |
1,440 |
58 629 |
- |
- |
|
Royaume-Uni |
937 000 |
2,099 |
49 809,2 |
4,537 |
53 158 |
27 001 |
50,8 |
|
Etats-Unis |
3 415 000 |
7,652 |
274 048,0 |
24,962 |
80 248 |
32 039 |
39,9 |
|
Revenu élevé non OCDE |
1 786 587 |
4,003 |
26 182,8 |
2,385 |
31 485 |
14 066 |
44,7 |
|
Chypre |
1 996 |
0,004 |
41,0 |
0,004 |
20 538 |
11 428 |
55,6 |
|
Allemagne (de l'Est) |
955 000b |
2,140 |
- |
- |
- |
- |
- |
|
Hong-kong |
92.500 |
0,207 |
2.471,8 |
0,225 |
26 722 |
11 889 |
44,5 |
|
Israël |
55 000 |
0,123 |
2 718,1 |
0,248 |
49 419 |
33 434 |
67,7 |
|
Koweït |
5 086 |
0,011 |
71,8 |
0,007 |
14 117 |
6 793 |
48,1 |
|
Macao |
743 |
0,002 |
6,8 |
0,001 |
9 186 |
4 799 |
52,2 |
|
Singapour |
168 528 |
0,378 |
7 022,8 |
0,640 |
41 671 |
13 505 |
32,4 |
|
Taiwan, Chine |
507 734 |
1,138 |
13 850,5 |
1,262 |
27 279 |
12 648 |
46,4 |
|
Revenu moyen (supérieur) |
1 435 945 |
3,217 |
31 918,0 |
2,907 |
22 514 |
7 398 |
32,9 |
|
Argentine |
87 241e |
0,195 |
2 849,1e |
0,260 |
32 658e |
14 532e |
44,5e |
|
Barbade |
420 |
0,001 |
5,1 |
0,000 |
12 095 |
6 919 |
57,2 |
|
Brésil |
512 875 |
1,149 |
17 652,0 |
1,608 |
34 418 |
8 486 |
24,7 |
|
Chili |
16 844 |
0,038 |
371,1 |
0,034 |
22 031 |
9 007 |
40,9 |
|
Grèce |
19 916 |
0,045 |
714,2 |
0,065 |
35 862 |
13 091 |
36,5 |
|
Hongrie |
162 000 |
0,363 |
912,8 |
0,083 |
5 635 |
3 200 |
56,8 |
|
Malaisie |
317 800 |
0,712 |
4 207,8 |
0,383 |
13 240 |
3 899 |
29,4 |
|
Malte |
3 151 |
0,007 |
78,6 |
0,007 |
24 930 |
12 288 |
49,3 |
|
Maurice |
1 456 |
0,003 |
6,9 |
0,001 |
4 766 |
3 802 |
79,8 |
|
Mexique |
120 722 |
0,270 |
2 219,8 |
0,202 |
18 387 |
6 302 |
34,3 |
|
Porto Rico |
18 250 |
0,041 |
- |
- |
- |
- |
- |
|
Afrique du Sud |
167 000 |
0,374 |
2 772,2 |
0,253 |
16 600 |
11 065 |
66,7 |
|
Trinité-et-Tobago |
1 631 |
0,004 |
14,8 |
0,001 |
9 045 |
6 238 |
69,0 |
|
Uruguay |
6 639 |
0,015 |
113,6 |
0,010 |
17 114 |
4 830 |
28,2 |
|
Revenu moyen (inférieur) |
2 010 324 |
4,504 |
24 030,1 |
2,189 |
13 521 |
2 580 |
19,1 |
|
Algérie |
21 691 |
0,049 |
308,6 |
0,028 |
14 228 |
4 058 |
28,5 |
|
Bolivie |
708 |
0,002 |
4,4 |
0,000 |
6 247 |
1 528 |
24,5 |
|
Bulgarie |
217 100 |
0,486 |
- |
- |
- |
- |
- |
|
Colombie |
38 552 |
0,086 |
432,5 |
0,039 |
11 219 |
2 440 |
21,8 |
|
Costa Rica |
9 353 |
0,021 |
72,1 |
0,007 |
7 714 |
3 416 |
44,3 |
|
Equateur |
4 876 |
0,011 |
39,0 |
0,004 |
8 002 |
3 389 |
42,4 |
|
Egypte |
70 600 |
0,158 |
291,3 |
0,027 |
4 125 |
1 802 |
43,7 |
|
El Salvador |
648 |
0,001 |
20,4e |
0,002 |
31 420e |
5 057e |
16,1e |
|
Indonésie |
120 698 |
0,270 |
1 208,1 |
0,110 |
10 010 |
1 188 |
11,9 |
|
Iran, République islamique d' |
75 538 |
0,169 |
1 115,9 |
0,102 |
14 772 |
5 203 |
35,2 |
|
Iraq |
16 000 |
0,036 |
- |
- |
- |
- |
- |
|
Jordanie |
1 312 |
0,003 |
22,1 |
0,002 |
16 847 |
4 062 |
24,1 |
|
Maroc |
17 855 |
0,040 |
174,5e |
0,016 |
9 758e |
5 418 |
51,9e |
|
Panama |
161 |
0,000 |
4,3 |
0,000 |
26 810 |
5 722 |
21,3 |
|
Pérou |
15 196 |
0,034 |
232,1 |
0,021 |
15 277 |
4 116 |
26,9 |
|
Philippines |
122 700 |
0,275 |
1 137,8 |
0,104 |
9 273 |
2 804 |
30,2 |
|
Pologne |
442 000 |
0,990 |
2 286,4 |
0,208 |
5 173 |
2 485 |
48,0 |
|
Roumanie |
567 000 |
1,270 |
886,2 |
0,081 |
1 563 |
743 |
47,6 |
|
Thaïlande |
132 597d |
0,297 |
11 470,0d |
1,045 |
86 503d |
4 091d |
4,7d |
|
Tunisie |
12 463e |
0,028 |
150,0 |
0,014 |
11 743e |
5 429e |
46,3 |
|
Turquie |
86 876 |
0,195 |
3 608,5 |
0,329 |
41 536 |
10 070 |
24,2 |
|
Venezuela |
36 400 |
0,082 |
565,8 |
0,052 |
15 544 |
4 696 |
30,2 |
|
Revenu bas |
14 269 006 |
31,972 |
27 926,3 |
2,544 |
1 957 |
518 |
25,2 |
|
Bangladesh |
19 615 |
0,044 |
39,6 |
0,004 |
2 020 |
788 |
39,0 |
|
Chine |
13 280 000 |
29,756 |
23 557,1 |
2,146 |
1 774 |
390a |
21,9a |
|
Honduras |
1 223 |
0,003 |
8,2 |
0,001 |
6 699 |
3 129 |
46,7 |
|
Inde |
907 569 |
2,034 |
3 827,5 |
0,349 |
4 217 |
1 579 |
37,5 |
|
Kenya |
4 250 |
0,010 |
47,8 |
0,004 |
11 247 |
1 952 |
17,4 |
|
Pakistan |
43 698 |
0,098 |
334,4 |
0,030 |
7 652 |
2 634 |
34,4 |
|
Sénégal |
464 |
0,001 |
5,1 |
0,000 |
10 959 |
7 434 |
67,8 |
|
Sri Lanka |
3 487 |
0,008 |
24,1 |
0,002 |
6 902 |
948 |
13,7 |
|
Zimbabwe |
8 700 |
0,019 |
82,6 |
0,008 |
9 495 |
2 829 |
29,8 |
|
Autres |
11 612 000 |
26,018 |
0,0 |
0,000 |
0 |
0 |
0,0 |
|
Ex-Tchécoslovaquie |
569 000d |
1,275 |
- |
- |
- |
- |
- |
|
Ex-Yougoslavie |
441 000b |
0,988 |
- |
- |
- |
- |
- |
|
Ex-URSS |
10 602 000c |
23,755 |
- |
- |
- |
- |
- |
|
TOTAL |
44 630 073 |
100,000 |
1 097 880,2 |
100,000 |
0 |
0 |
0,0 |
|
1 Les taux de change retenus sont les taux moyens pour une période donnée calculés par le FMI-BIRD; ils figurent au tableau V: The industry in numbers. 2 Ce groupe de pays et de zone a servi à calculer la part de l'emploi et de la production telle qu'elle figure au tableau 2.1 et à la figure 2.1. 3 Les salaires correspondent aux gains conformes aux critères utilisés par le BIT. Les gains comprennent les heures supplémentaires et différentes primes, mais ils excluent les indemnités de licenciement ou de cessation de contrat ainsi que les cotisations des employeurs versées au nom de leurs salariés aux systèmes de sécurité sociale et de pension. 4 Les salaires (totaux) en termes de pourcentage de la valeur ajoutée totale (la part de la main-d'œuvre a été calculée indépendamment des chiffres par salarié figurant dans le tableau). | |||||||
|
a 1986. b 1989. c 1990. d 1991. e 1993. | |||||||
|
Source: Elaboré à partir de la base de données de l'ONUDI, Statistiques industrielles, 1997. | |||||||
|
| |||||||
2.2. Passage aux emplois de haute technologie
La délocalisation de l'emploi vers les pays à bas salaires a principalement touché les sous-secteurs des industries mécaniques à faible intensité technologique. Depuis les années soixante-dix, dans les pays de l'OCDE, on assiste à une progression de l'emploi dans les industries manufacturières -- hautement technologiques, fortement rémunératrices, faisant appel à des techniques scientifiques -- qui contraste vivement avec la stagnation des secteurs de moyenne technologie et les suppressions d'emplois dans les industries à technologie peu développée, faiblement rémunératrices et à forte densité de main-d'œuvre. A quelques exceptions près, la tendance dans les pays de l'OCDE est à l'abandon de ce dernier type d'industrie au profit d'emplois manufacturiers de moyenne ou haute technologie(9). Cela explique la progression rapide de l'emploi dans l'industrie des ordinateurs et sa régression dans le secteur de la fabrication des machines non électriques. Cela étant, la part de la construction mécanique dans l'emploi manufacturier total (voir figure 2.2) a plus souvent marqué une contraction dans le secteur des machines électriques que dans celui des machines non électriques, bien que pour l'ensemble de l'OCDE le premier secteur ait moins diminué en pourcentage que le second (-0,04 pour cent contre -0,30 pour cent pour les machines non électriques entre 1985 et 1994). En 1994, les deux sous-secteurs représentaient 10,6 pour cent de la totalité des emplois manufacturiers de l'OCDE.
Ces différences entre sous-secteurs peuvent également être perçues au niveau mondial. Entre 1980 et 1992, la croissance de l'emploi a été plus marquée dans le secteur des machines électriques (20 pour cent) que dans celui des machines non électriques (6 pour cent). La production nette a également augmenté plus rapidement dans le premier groupe d'industries (134 pour cent en dollars courants des Etats-Unis) que dans celui des machines non électriques (96 pour cent).
Entre 1980 et 1992, les pays de l'OCDE à revenu élevé ont accusé le plus gros de leur perte générale d'emplois dans le secteur de la fabrication des machines non électriques (600 000 emplois contre 200 000 pour les machines électriques). Le transfert des emplois vers les pays à faible revenu s'est particulièrement fait sentir dans ce groupe d'industries; 3,5 millions d'emplois ont ainsi été créés dans ces pays. Les pays à revenu élevé non membres de l'OCDE ont été le seul autre groupe de pays à connaître également une augmentation des emplois dans le secteur de la fabrication des machines non électriques (moins de 200 000). En revanche, dans le secteur de la fabrication des machines électriques, la réimplantation des emplois a été plus diffuse; ils ont progressé dans toutes les régions, bien que, là encore, la plupart des nouveaux emplois (2,2 millions) aient été créés dans les pays à faible revenu. Enfin, un glissement sectoriel peut être observé dans les pays à revenu intermédiaire; ils ont subi un recul de l'emploi dans le secteur des machines non électriques (900 000), qui a quelque peu été compensé par la légère progression enregistrée dans le secteur des machines électriques (84 000 emplois). De même, les pays d'Europe centrale et orientale, autrefois à économie planifiée, ont perdu 500 000 emplois environ dans le secteur de la construction de machines non électriques, ce qu'a compensé une augmentation de plus de 800 000 emplois dans le secteur de la construction des machines électriques.
La délocalisation de l'emploi s'est intensifiée dans les années quatre-vingt-dix. Comme le confirment les résultats d'autres études, il y a eu plus de pertes d'emplois dans les années quatre-vingt-dix qu'au cours de la décennie précédente -- notamment chez les constructeurs de machines non électriques et dans les pays de l'OCDE à revenu élevé. Dans les années quatre-vingt-dix, la modification de la composition structurelle de l'emploi (tant à l'échelon de l'économie qu'à celui du secteur manufacturier) s'est accélérée dans la plupart des pays de l'OCDE après un ralentissement dans les années quatre-vingt. Les Etats-Unis ont été le premier pays du G7 à restructurer l'industrie manufacturière. Les pays d'Europe continentale comme la France et l'Allemagne commencent seulement maintenant à entreprendre ce type de transformation, ce qui provoque d'importants déplacements d'emplois d'un secteur d'activité à un autre(10).
Ces déplacements d'une région à l'autre masquent cependant d'importantes variations au sein des groupes mêmes. S'agissant de la fabrication de machines non électriques, les pays où la croissance (annuelle) de l'emploi a été la plus forte de 1970 à 1995 sont, par ordre décroissant, la Thaïlande (13,6 pour cent), Singapour (13,1 pour cent), la Jordanie (12,6 pour cent) et le Mexique (10,6 pour cent); et pour les pays de l'OCDE, la République de Corée (10,7 pour cent), l'Irlande (7,5 pour cent) et la Norvège (2 pour cent). C'est la Slovénie qui a le taux (annuel) de destruction d'emplois le plus élevé (-7,6 pour cent) puis la Hongrie (-3,1 pour cent), Sri Lanka (-3 pour cent) et le Royaume-Uni (-2,3 pour cent). En ce qui concerne la fabrication de machines électriques, la croissance (annuelle) la plus forte a été enregistrée, une fois de plus, en Jordanie (12 pour cent), en Malaisie (21,9 pour cent), en Indonésie (16,7 pour cent) et au Costa Rica (16,7 pour cent); et pour les pays de l'OCDE, là encore, en République de Corée (10,2 pour cent) et en Irlande (4,2 pour cent), mais également au Luxembourg (6,2 pour cent). C'est de nouveau la Slovénie qui a le taux (annuel) de destruction d'emplois le plus élevé (-6,6 pour cent), puis viennent l'Australie (-3 pour cent), le Chili (-3,1 pour cent) et la Hongrie (-2,9 pour cent) (voir tableau Q, The industry in numbers).
2.3. La production continue d'augmenter, notamment
dans les pays de l'OCDE à revenu élevé
Entre 1980 et 1992, la production nette (valeur ajoutée) a augmenté dans toutes les régions (voir tableau 2.1). Les pays de l'OCDE à revenu élevé ont enregistré la plus forte augmentation absolue avec un gain de 527,5 milliards de dollars des Etats-Unis, au taux de change actuel, leur part de la production mondiale totale restant quasiment inchangée. Les pays à revenu élevé non membres de l'OCDE ont réalisé un gain de 20,4 milliards de dollars des Etats-Unis, les pays à revenu intermédiaire (tranche supérieure) 16,8 milliards et (tranche inférieure) 9 milliards, et les pays à faible revenu 8,8 milliards. Pour tous les groupes de pays, la croissance a été la plus forte dans le secteur de la construction des machines électriques.
En 1992, le plus gros producteur pris isolément était le Japon, avec 27 pour cent de la production mondiale de machines, suivi des Etats-Unis (25 pour cent) et de l'Allemagne de l'Ouest (15 pour cent) (voir tableau 2.4). Au début des années quatre-vingt-dix, il y a eu récession, et en 1994-95 certains pays ont commencé à renouer avec la croissance. Ainsi, en 1997, dans les pays de l'OCDE à revenu élevé, la production de machines électriques, corrigée des effets de l'inflation, a dépassé les niveaux de 1990 dans 11 pays. C'est en Finlande que la croissance a été la plus forte, puis en Suède et en Irlande. L'Autriche, la France, l'Allemagne de l'Ouest, le Luxembourg et l'Espagne étaient plus ou moins parvenus aux niveaux de 1990, tandis que la Belgique, l'Italie, le Portugal, la Suisse et le Royaume-Uni avaient encore du retard. L'augmentation a été moins marquée chez les constructeurs de machines non électriques. Seuls huit pays avaient réussi à dépasser les niveaux de 1990 en 1997. C'est en République de Corée que la croissance a été la plus forte, puis en Irlande et aux Etats-Unis. La Belgique, le Portugal, la Suisse et le Royaume-Uni avaient là encore du retard, tout comme l'Autriche, la France, l'Allemagne de l'Ouest, le Japon, le Luxembourg, l'Espagne et la Suède, tandis que l'Italie, les Pays-Bas et la Norvège avaient plus ou moins retrouvé les niveaux de 1990 (voir tableaux 2.2 et 2.3).
Dans le reste du monde, entre 1970 et 1995, la croissance (annuelle) la plus forte en production nette de machines non électriques a été enregistrée en Bolivie (34 pour cent, mais en partant d'un bas niveau), en Thaïlande (29,6 pour cent), en Jordanie (22,2 pour cent), à Singapour (21,4 pour cent) et en Indonésie (20,1 pour cent). Certains pays ont fortement augmenté leur production dans les deux secteurs. Ainsi, en ce qui concerne les machines électriques, l'augmentation (annuelle) la plus forte a à nouveau été enregistrée en Thaïlande (36,2 pour cent), en Indonésie (25,7 pour cent), en Bolivie (13,7 pour cent) et à Singapour (13,6 pour cent), ainsi qu'en Malaisie (23,2 pour cent), en Chine (16,3 pour cent) et à Malte (14,9 pour cent).
La production a dans l'ensemble augmenté entre 1970 et 1995, mais les résultats des années quatre-vingt-dix sont globalement inférieurs à ceux des années quatre-vingt. A quelques exceptions près (voir ci-dessous), la production nette a plus souvent diminué dans les années quatre-vingt-dix; cela a particulièrement été le cas dans le secteur des machines non électriques des pays de l'OCDE à revenu élevé, compte tenu du ralentissement mondial de la croissance dans ce secteur et de la forte relocalisation de la production dans les pays du Sud. Quelques pays ont néanmoins enregistré une perte nette sur l'ensemble de la période allant de 1970 à 1995. Dans ces pays, les deux groupes d'industries ont généralement été touchés. En ce qui concerne les machines non électriques, le recul (annuel) a été le plus marqué en Roumanie (-26,1 pour cent, sur cinq ans), au Brésil (-11,8 pour cent), au Panama (-5,7 pour cent), à Sri Lanka (-4,7 pour cent), en Slovénie (-3,7 pour cent) et en Israël (-3,2 pour cent). Pour ce qui est des machines électriques, le taux (annuel) de recul le plus élevé a été enregistré là encore en Roumanie (-20,1 pour cent par an), au Brésil (-5,6 pour cent) et en Slovénie (-4,4 pour cent), et par ailleurs au Chili (-3,3 pour cent) et en Turquie (-2,6 pour cent) (voir tableau Q, The industry in numbers).
Figure 2.2. Part de l'emploi dans la construction mécanique, 1985-19941

2.4. Croissance tendant à une expansion assortie
d'un moindre recours à la main-d'œuvre
dans les pays de l'OCDE à revenu élevé
Selon les schémas classiques d'ajustement, production et emploi sont censés évoluer dans le même sens avec certains délais. Dans l'ensemble, cela a effectivement été le cas de 1970 à 1995, notamment dans le secteur de la fabrication de machines électriques et électroniques. Toutefois, la production a souvent moins fléchi que l'emploi, tant dans les années quatre-vingt que dans les années quatre-vingt-dix. La contraction de l'emploi peut être due à la rationalisation, qui vise à réduire le coût unitaire de la main-d'œuvre en renforçant le capital (le ratio capital/ main-d'œuvre croît) ou à mettre en place des méthodes novatrices de croissance réduisant le recours à la main-d'œuvre, qui tendent à accroître la production et à élargir le capital (le ratio capital/main-d'œuvre restant inchangé)(11).
Toutefois, les avis sont partagés quant à savoir si les nouvelles technologies et les méthodes novatrices qui s'y rattachent multiplient l'emploi et la productivité (voir également le chapitre 8). Un éventuel mécanisme de compensation indirecte générateur d'emplois pourrait annuler l'impact direct des économies de main-d'œuvre. Par exemple, les nouvelles technologies, en accroissant la productivité et la production, peuvent faire baisser les prix -- ou alors, les entreprises peuvent offrir de nouveaux produits, de meilleure qualité et plus divers -- améliorant ainsi leur compétitivité et créant des emplois. Par le passé, les nouvelles technologies, et en particulier l'informatique, ont fréquemment provoqué une baisse de la productivité (phénomène que les économistes nomment le paradoxe de Solow). Semblable baisse peut être surestimée en raison des délais dans le processus d'ajustement et des lacunes que comporte la mesure de la productivité (par exemple une baisse de prix des produits due à une augmentation du volume de production entraînera une sous-estimation des gains de productivité mesurés en valeur). En outre, cette apparente contradiction peut également s'expliquer en mettant en avant des facteurs relevant de l'organisation de l'entreprise, des qualifications et de la formation du personnel et des compétences de l'encadrement. Le contexte institutionnel et l'organisation de l'entreprise déterminent l'efficacité et l'impact des nouvelles technologies et du changement organisationnel lui-même(12).
Avec l'ensemble des données actuelles, une restructuration en vue d'une expansion porteuse d'économies de main-d'œuvre déboucherait, sans doute, à la fois sur un gain de production et une réduction d'emplois. La production (valeur ajoutée) par personne augmenterait également, ainsi qu'en principe la rémunération de la main-d'œuvre -- dans le cas contraire, la restructuration ne bénéficierait pas réellement aux travailleurs. Quoi qu'il en soit, la production par personne n'est pas la mesure exacte de la productivité de la main-d'œuvre, qui se réfère à la production de la main-d'œuvre exprimée sur une base horaire. Un accroissement de la production par personne peut donc signifier soit que la productivité de la main-d'œuvre augmente, soit que les travailleurs effectuent davantage d'heures en raison d'une augmentation des heures supplémentaires et/ou d'une réduction de la proportion de salariés à temps partiel par rapport à la main-d'œuvre totale.
On peut trouver plusieurs exemples de schémas de restructuration expansionniste, génératrice d'économies de main-d'œuvre dans les années 1970 à 1995. On notera qu'ils sont beaucoup plus répandus dans les pays de l'OCDE à revenu élevé, et notamment chez les constructeurs de machines électriques et électroniques. C'est le cas en Australie, au Canada, en Finlande, en Norvège, en Espagne, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, mais aussi à Singapour, en Equateur et en Grèce. Par ailleurs, dans les années quatre-vingt-dix, les salaires réels ont rapidement augmenté en Norvège, en Espagne, à Singapour et au Canada. Les indices de production et d'emploi pour les années 1990 à 1997, présentés dans le tableau 2.3, indiquent que cette liste peut être allongée: l'Autriche, le Japon, la République de Corée, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande et la Suède semblent relever de ce même schéma; en Irlande, la production a augmenté beaucoup plus rapidement que l'emploi.
Pour ce qui est des machines non électriques, au cours des années 1970 à 1995, on retrouve ce schéma en Australie, au Danemark, en Espagne et aux Etats-Unis, mais aussi à Malte, en Equateur et aux Philippines. Les salaires ont fortement progressé dans les années quatre-vingt-dix aux Philippines, en Espagne et à Malte. En Equateur toutefois, ils ont diminué dans les deux groupes d'industries; la main-d'œuvre n'a pas bénéficié de l'augmentation de la production, ni en ce qui concerne le niveau de l'emploi ni en ce qui concerne le niveau de la rémunération. Ce schéma a également pu être observé en Chine, bien que les informations sur les salaires ne soient pas disponibles pour cette période. Là encore, d'après les indices concernant la période de 1990 à 1995, présentés dans le tableau 2.2, la Nouvelle-Zélande devrait être ajoutée à cette liste.
D'après les informations disponibles sur la durée du travail, parmi les cas énumérés ci-dessus, l'augmentation de la production par salarié au cours de cette période est imputable à une meilleure productivité de la main-d'œuvre plutôt qu'à une durée de travail hebdomadaire supérieure pour les pays suivants: Australie, Canada, Finlande, Danemark, Grèce, Norvège, Singapour, Espagne et Royaume-Uni et, pour les années quatre-vingt-dix, Irlande, Japon, République de Corée et Pays-Bas. Dans ces pays, le nombre moyen d'heures réellement effectuées a diminué ou est resté stable, en raison notamment de l'augmentation de la part de l'emploi à temps partiel dans la métallurgie (à l'exception du Danemark), comme on le verra au chapitre 6.
L'expansion porteuse d'économies de main-d'œuvre n'est toutefois qu'un type d'ajustement. Les graphiques de la figure 2.3 illustrent les diverses possibilités. Ils présentent l'évolution, de 1985 à 1995, de 24 pays classés en fonction de leur niveau de revenu. Quatre variables sont représentées: la production (valeur ajoutée), l'emploi, les salaires et la part de la main-d'œuvre dans la valeur ajoutée; la production et les salaires ont été corrigés des effets de l'inflation. La baisse de la production par salarié est concrétisée sur le graphique par un amenuisement de la distance verticale qui sépare les courbes de la production et de l'emploi (et inversement). Il est frappant de constater qu'en Asie la production a, de manière générale, augmenté beaucoup plus rapidement que les salaires. En revanche, ce n'est absolument pas le cas en Amérique du Nord et en Europe (ainsi qu'en Israël et au Japon), bien que cet écart se soit amplifié ces dernières années en Amérique du Nord.
Figure 2.3. Parts de la production, de l'emploi, des salaires et de la main-d'œuvre dans la construction mécanique (CITI 382-383, Rev.2), 1985-1995 (1985100)



2.5. Augmentation des salaires réels
et de la production par salarié
Parallèlement à cette augmentation de la production, les salaires réels ont dans l'ensemble également progressé de 1970 à 1995. Le taux de croissance le plus élevé a été enregistré en Bolivie, au Pakistan, au Chili, à Malte, en Indonésie, à Chypre, à Singapour et en Thaïlande; pour ce qui est de l'OCDE, c'est la République de Corée, l'Italie et l'Irlande qui ont obtenu les meilleurs résultats (voir tableau Q, The industry in numbers). Il y a cependant eu quelques exceptions. Le recul des salaires a été particulièrement marqué en Roumanie, au Kenya, au Mexique, au Bangladesh, à Panama et en Algérie.
Comme on pouvait s'y attendre, la baisse des salaires réels au cours de la période en question s'est généralement accompagnée d'une dégradation de la croissance de la production, notamment chez les constructeurs de machines non électriques, qui ont fortement transféré l'emploi vers les pays à faible revenu. Font notablement exception à la règle: le Venezuela et l'Equateur en ce qui concerne le secteur des machines non électriques, et, pour ce qui est du secteur des machines électriques, le Costa Rica, l'Equateur et le Kenya, où la production était en expansion. A l'inverse, le fléchissement de la production (valeur ajoutée) par personne ne s'est accompagné d'aucun mouvement particulier des salaires réels, ni à la hausse, ni à la baisse. En outre, dans les deux groupes d'industries, la production par personne a augmenté plus rapidement (ou a moins reculé) que les salaires réels dans à peine plus de la moitié des cas. C'est le signe d'une lenteur générale de l'ajustement des salaires réels dans les deux sens, bien qu'ils aient dans l'ensemble affiché une viscosité à la baisse plus importante dans le secteur de la fabrication des machines électriques. De la sorte, l'incidence de la réduction des salaires a néanmoins été globalement comparable dans les années quatre-vingt et les années quatre-vingt-dix, même si la production et l'emploi ont plus fréquemment régressé dans les années quatre-vingt-dix.
De 1970 à 1995, dans le secteur des machines non électriques, c'est en Bolivie que la production (valeur ajoutée) par personne a le plus augmenté, puis en Thaïlande, en Indonésie, en Irlande, en République de Corée, à Malte, au Pakistan et en Malaisie; et, pour ce qui est du secteur des machines électriques, la Thaïlande vient en tête, suivie de la Chine, de Malte, de la République de Corée, de l'Irlande et de l'Indonésie.
Les transferts sectoriels et régionaux évoqués au début du présent chapitre transparaissent également dans les schémas de croissance relatifs aux salaires et à la production par personne. La redistribution des emplois du secteur des machines non électriques vers les pays du Sud s'est traduite, entre 1970 et 1995, par une croissance plus rapide (ou un recul moins marqué) des salaires réels pratiqués dans ce secteur par rapport à celui des machines électriques dans les pays à revenu intermédiaire (tranche inférieure) et à faible revenu; elle s'est aussi généralement accompagnée d'une augmentation plus rapide de la production par salarié. Dans la plupart de ces cas, cependant, l'évolution de l'emploi a été plus positive dans l'autre groupe d'industries (machines électriques), qui, dans l'ensemble, a progressé plus rapidement. A l'inverse, dans les pays à revenu élevé et à revenu intermédiaire (tranche supérieure), les salaires et la production par personne ont davantage augmenté chez les constructeurs de machines électriques que chez les constructeurs de machines non électriques, mais sans qu'il soit possible d'établir un lien clair avec des créations d'emplois.
2.6. La part de la main-d'œuvre dans la valeur
ajoutée diminue, notamment dans le Sud
Des salaires réels plus élevés n'impliquent pas nécessairement une participation proportionnelle de la main-d'œuvre aux bénéfices de la croissance. La part de la main-d'œuvre dans la valeur ajoutée donne une indication de la façon dont ces bénéfices sont répartis. Ces parts ont été calculées en se fondant sur les gains de la main-d'œuvre (salaires), lesquels concernent plus directement les travailleurs, non sur la base du coût total de la main-d'œuvre, lequel comprend toutes les dépenses faites par les employeurs au titre du personnel. (De ce fait, les parts sont, dans le cas présent, inférieures à celles de l'OCDE, présentées au chapitre 7.)
Comme on peut s'y attendre, la part de la main-d'œuvre dans la valeur ajoutée est généralement beaucoup plus réduite dans les pays à faible revenu (voir tableau 2.4); elle y était en 1992 de 25 pour cent contre 45 pour cent dans les pays de l'OCDE à revenu élevé. Pourtant, ce sont les pays à revenu intermédiaire (tranche inférieure) qui affichent la part la plus réduite avec seulement 19 pour cent. En outre, ces parts diffèrent d'un sous-secteur à l'autre. Dans le secteur de la fabrication des machines électriques des pays à faible revenu, la part de la main-d'œuvre atteignait près de la moitié des niveaux atteints par les pays de l'OCDE à revenu élevé, alors que dans le secteur des machines non électriques elles s'approchait des niveaux de l'OCDE (voir tableau P, The industry in numbers). La proportion d'hommes et de femmes employés par chacun des deux secteurs peut en partie expliquer ces différences; d'une façon générale, les femmes sont proportionnellement plus nombreuses dans la fabrication des machines électriques et électroniques (voir chapitre 3). Ces facteurs ont probablement contribué à l'imposant transfert d'emplois vers les pays à faible revenu, en particulier.
Dans l'ensemble, la part de la main-d'œuvre a eu tendance à diminuer entre 1970 et 1995, notamment dans le secteur des machines non électriques. Cette évolution a été plus prononcée dans les pays à faible revenu. Néanmoins, dans certains cas, la part de la main-d'œuvre dans la valeur ajoutée a pu augmenter, surtout dans le secteur des machines électriques des pays à revenu élevé non membres de l'OCDE et des pays à revenu intermédiaire (tranche supérieure). Dans les années quatre-vingt-dix, toutefois, la situation s'est dans l'ensemble améliorée; la part de la main-d'œuvre dans la valeur ajoutée a augmenté plus fréquemment que dans les années quatre-vingt. De même, dans les pays à faible revenu un net renversement de tendance s'est manifesté dans trois cas: au Bangladesh et au Honduras dans les deux groupes d'industries, ainsi qu'au Pakistan, dans le secteur des machines électriques. Le Bangladesh est le seul pays de ce groupe à avoir fait état d'une augmentation nette au cours de la période en question dans les deux groupes d'industries. Ainsi, en ce qui concerne les salaires, tels que mesurés par la part de la main-d'œuvre dans la valeur ajoutée, la main-d'œuvre des pays du Sud n'a pas réellement bénéficié des transferts internationaux d'emplois.
2.7. Les «meilleurs élèves» ... d'hier?
Compte tenu des quatre indicateurs -- production, emploi, valeur ajoutée par personne et salaires réels --, on trouvera ci-après les pays qui ont enregistré la croissance la plus rapide, tout au moins jusqu'en 1995. S'agissant de la fabrication des machines électriques, les meilleurs résultats ont été obtenus par: l'Irlande, la Malaisie et les Philippines -- plus la République de Corée, bien qu'elle ait perdu des emplois dans les années quatre-vingt-dix --, la Chine, pour laquelle on ne dispose pas de données salariales, ainsi que Malte et l'Indonésie dont la production par personne a fléchi au cours des années quatre-vingt-dix. Pour ce qui est de la fabrication des machines non électriques, les pays ayant obtenu les meilleurs résultats sont: à nouveau, l'Irlande, la République de Corée, la Malaisie et l'Indonésie, ainsi que Singapour. Cela étant, de 1970 à 1995, la part de la main-d'œuvre dans la valeur ajoutée a diminué dans presque tous les cas. Dans les années quatre-vingt-dix, elle a crû, sauf à Singapour, en Malaisie et en République de Corée pour les machines électriques. L'évaluation qui précède ne tient pas compte d'autres aspects (qualitatifs) de l'emploi.
En 1997, la production industrielle a continué à croître régulièrement, notamment en Indonésie, en Malaisie et en Chine. Au début de 1998 toutefois, plusieurs de ces «meilleurs élèves» luttaient encore contre les effets de la crise asiatique et de la forte dévaluation de leurs monnaies survenue en 1997: l'Indonésie où l'hyperinflation menace, la Malaisie, la Thaïlande, la Corée et les Philippines. A mesure que le Fonds monétaire international (FMI) élabore des programmes de redressement pour la République de Corée, l'Indonésie et la Thaïlande, le spectre d'une déflation mondiale paraît s'éloigner et les marchés financiers asiatiques semblent se stabiliser. Cependant, les conséquences à long terme sur la structure des échanges commerciaux restent incertaines. Le prix des facteurs de production importés, dont l'exportation dépend largement, étant en forte augmentation, il pourrait être difficile aux constructeurs de machines de maintenir leurs niveaux de production actuels. Les importations asiatiques ont, dans l'ensemble, nettement fléchi. Certains pays de cette région ont également reconsidéré leurs plans d'investissement étranger dans le secteur de la construction mécanique. En revanche, pour cette région, la compétitivité des exportations de ce secteur va augmenter et favoriser la pénétration à l'étranger. Cela profitera également aux principaux partenaires commerciaux, tel le Japon, qui ont transféré la majeure partie de leur production, notamment de machines électriques, à l'étranger. L'Irlande, par ailleurs, «l'enfant chéri» de l'Union européenne, devrait selon toute attente prendre, en 1998, la neuvième place au classement général des pays à forte croissance économique, et est par conséquent considérée comme un «tigre en devenir»(13).
1. OCDE, 1996, pp. 166-167.
2. Steven S. Seager: «Globalization and deindustrialization: Myth and reality in the OECD», Review of World Economics 133 (4) 1997, pp. 579-608.
3. Ministère du Travail japonais, «Analysis of Labour Markets (Roudou keizai no bunseki)», Tokyo, ministère du Travail, 1997.
4. FIOM, Département des industries mécaniques: «Les tendances mondiales dans la construction mécanique», Conférence FIOM-OIT sur les industries mécaniques, Genève, 26-28 nov. 1997, pp. 11, 13-14.
5. Ce chiffre concerne les industries qui, dans la classification des Etats-Unis, relèvent du code SIC 35 et 36 de 1997. Bureau des statistiques du travail des Etats-Unis, site Internet, 1997.
6. Maryke Dessing et Olivier Mutter: «The machinery, electrical and electronic industries in numbers», document de travail du Programme des activités sectorielles no 121 (Genève, BIT, 1998); The industry in numbers dans le présent document.
7. Financial Times, 16 fév. 1998, p. 2.
8. Nikolaus Schmidt: «Le développement de la construction mécanique en Allemagne et les options des syndicats», document présenté à la Conférence FIOM sur les industries mécaniques, Genève, 26 nov. 1997, p. 127.
9. OCDE: «L'étude de l'OCDE sur l'emploi: données et explications. Partie I: Evolution des marchés du travail et facteurs de changement» (Paris, OCDE, 1994); et OCDE, 1996, p. 64.
10. OCDE, 1996, pp. 60-64.
11. Mike Campbell: «The employment effects of new technology and organizational change: An empirical study», New Technology, Work and Employment 8 (2), sept. 1993, p. 136.
12. Nathalie Greenan: «Progrès technique et changements organisationnels: leur impact sur l'emploi et les qualifications», Economie et statistique 8 (298), 1996, pp. 35-37; et OCDE, 1996, pp. 46-53, 151-152.
13. The Economist (17-23 janv. 1998), p. 104, et Financial Times (21 janv. 1998, p. 6; 22 janv. 1998, p. 1; 23 janv. 1998, p. 5; 12 fév. 1998, p. 11; 4 mars 1998, p. 14).