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Incidence des mesures assurant la flexibilité du marché du travail sur la construction mécanique, la construction électrique et l'industrie électronique

Rapport soumis aux fins de discussion à la Réunion tripartite sur l'incidence des mesures assurant la flexibilité du marché du travail sur la construction mécanique, la construction électrique et l'industrie électronique

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2. Evolution du secteur dans le monde

La production internationale -- dans une chaîne de production intégrée, l'approvisionnement en composants sur une échelle internationale -- joue un rôle important pour la construction mécanique (machines électriques et non électriques). Tous secteurs confondus, on constate à long terme une tendance à une externalisation internationale plus poussée des facteurs intermédiaires de production dans le but de privilégier les coûts et la qualité. L'externalisation internationale à grande échelle est particulièrement prononcée tant dans les industries à forte densité technologique -- matériel informatique, automobile, électronique, aérospatiale -- que dans celles des biens de consommation comme la chaussure et l'habillement(1). L'intégration plus étroite des pays du Sud dans l'économie mondiale, qui se traduit par des importations de produits manufacturés en provenance de ces pays, est nettement liée à la régression des emplois du secteur manufacturier observée ces vingt-cinq dernières années dans presque tous les pays de l'OCDE; en revanche, le commerce entre ces mêmes pays ne s'en est que peu ressenti car ils échangent des biens d'une intensité factorielle analogue. Plusieurs forces connexes sont en jeu dont l'importance relative est encore au centre de nombreux débats, à savoir: une augmentation de la productivité dans l'industrie manufacturière plus rapide que dans les services, l'évolution des dotations en ressources (humaines) et du coût des facteurs, l'externalisation, l'accumulation du capital dans les pays du Sud et la libéralisation du commerce(2).

2.1. Délocalisation de l'emploi vers les pays
à faible coût de production

Le recours à l'externalisation internationale dans le secteur de la construction mécanique (machines électriques et non électriques) se traduit par une progression au niveau de l'emploi mondial de la part des pays -- autres que ceux de l'OCDE à revenu élevé -- même si, au plan de la production mondiale totale nette (représentée par la valeur ajoutée exprimée en dollars courants des Etats-Unis), leur part a diminué. La répartition géographique, toutefois, reste fortement contrastée. Les pays de l'OCDE à revenu élevé représentent un tiers de l'emploi mondial, mais plus de deux tiers de la production totale nette. La figure 2.1 montre les parts des divers groupes de pays, classés en fonction du niveau de revenus. Toutefois, les graphiques sur l'emploi de la figure 2.1 ne se prêtent pas tout à fait à une comparaison avec les graphiques sur la valeur ajoutée pour ce qui est des pays examinés. En effet, les données relatives à la valeur ajoutée manquent pour plusieurs pays, notamment l'ex-Union soviétique, la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie, qui, ensemble, représentent environ un quart de l'emploi mondial. Pour faciliter les comparaisons, ces pays ont été inclus dans le groupe «autres». C'est pourquoi les parts de la production totale nette des autres régions sont quelque peu surévaluées dans les graphiques.

L'Europe orientale et l'Asie ont été les principaux bénéficiaires du réaménagement de la production qui s'est produit au cours de la période examinée. Les industries manufacturières occidentales réalisent de plus en plus le bas de leur gamme de produits dans les pays d'Europe de l'Est, où les coûts de production sont peu élevés. D'une façon analogue, l'industrie nippone se sert des pays en développement voisins du Japon pour implanter des réseaux de production régionaux, notamment dans le secteur de la construction des machines électriques (machines électroniques incluses)(3). En 1996, 23 des trente premières entreprises de niveau international de l'industrie de la machine-outil effectuaient des opérations hors du pays de leur implantation d'origine; neuf d'entre elles produisaient dans plus de quatre pays(4).

Figure 2.1. Répartition géographique de l'emploi et de la production (valeur ajoutée) dans la construction des machines (CITI 382-383), 1980 et 1992 (pourcentage du total mondial)1

Sans perdre de vue la représentativité géographique lacunaire des données, entre 1980 et 1992, dernière année pour laquelle on dispose de données internationales complètes, l'emploi mondial total dans ce secteur a progressé de 12 pour cent (4,6 millions d'emplois) et la production de 113 pour cent (représentée par la valeur ajoutée exprimée en dollars courants des Etats-Unis). La progression de l'emploi s'est accompagnée d'un important basculement au profit notamment des pays à faible revenu. La part des pays de l'OCDE à revenu élevé est passée de 36 à 30 pour cent pour ce qui est de l'emploi mondial total et s'est maintenue à 89-90 pour cent pour ce qui est de la production totale nette. En revanche, les pays à faible revenu ont vu leur part de l'emploi mondial passer de 22 à 32 pour cent, alors que leur part de la production nette est passée de 3,7 à 2,5 pour cent. Ces chiffres, qui viennent compléter les données de la figure 2.1, sont présentés dans le tableau 2.1.

Les pertes d'emplois les plus importantes (832 000 entre 1980 et 1992) ont été enregistrées dans les pays de l'OCDE à revenu élevé, ce qui est conforme au déclin à terme des emplois du secteur manufacturier de ces régions. Ces contractions se sont essentiellement produites au cours des récessions économiques survenues au début des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. Au cours de cette période, les pays à revenu intermédiaire ont enregistré un recul de l'emploi du même volume absolu, mais nettement plus important en termes de pourcentage que celui des pays de l'OCDE à revenu élevé. A l'inverse, d'autres groupes de pays ont vu l'emploi progresser au cours de la période en question.

Entre 1990 et 1997, dans les pays de l'OCDE à revenu élevé, la situation de l'emploi est restée relativement médiocre chez les constructeurs de machines électriques et non électriques, tout en étant quelque peu meilleure dans le premier de ces sous-secteurs. Lors des années quatre-vingt-dix, les pertes d'emplois ont été un peu plus marquées qu'au cours de la décennie précédente pour les deux sous-secteurs, tout en étant plus fortes dans celui des machines non électriques. Près d'une douzaine de pays ont pu retrouver, voire dépasser, les niveaux d'emploi de 1990 dans l'un des sous-secteurs ou dans les deux: pour ce qui est des machines non électriques, par ordre décroissant, la République de Corée, le Canada, l'Irlande, les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Portugal et le Royaume-Uni; et pour ce qui est des machines électriques, le Luxembourg, l'Irlande, la Norvège, la Finlande, l'Italie, la Nouvelle-Zélande, les Etats-Unis et la République de Corée (voir tableaux 2.2 et 2.3). Certains signes de reprise, ou tout au moins de stagnation du recul, ont été constatés dans quatre autres cas (Autriche, Pays-Bas, Suède et Suisse). Ainsi, entre 1992 et 1997, les Etats-Unis ont créé 411 000 emplois supplémentaires dans ce secteur pour atteindre un total de 3,8 millions de salariés en novembre 1997(5). La République de Corée a également enregistré une forte croissance, créant 117 000 emplois entre 1992 et 1995, suivie par le Royaume-Uni avec 85 000 emplois et le Canada avec 14 600 emplois (voir tableau L, The industry in numbers)(6). Toutefois, cela ne contrebalance pas totalement les pertes d'emplois subies par les pays de l'OCDE à revenu élevé de 1980 à 1992.

En outre, à peu de chose près, trois entreprises de premier plan sur quatre fabriquant des machines ont créé de nouveaux emplois entre 1996 et 1997; comme le montre la liste des 500 premières entreprises mondiales publiée par le Financial Times et présentée dans le tableau 2.4, qui classe les entreprises en fonction de la valeur de marché et de leur capital actionnaire -- à noter, toutefois, que 44 pour cent d'entre elles sont américaines et 33 pour cent japonaises.

La conséquence du transfert des emplois est que des pays à faible revenu ont la part de l'emploi mondial la plus importante, soit 32 pour cent en 1992. D'une façon générale, c'est dans le secteur des industries mécaniques que les pays à faible revenu ont créé plus d'emplois en chiffres absolus -- entre 1980 et 1992, le nombre des emplois est passé de 8,6 à 14,3 millions. En 1992, la Chine représentait à elle seule près de 30 pour cent de l'emploi mondial, devenant ainsi le premier employeur de ce secteur après plusieurs années de croissance régulière; venaient ensuite l'ex-Union soviétique avec 24 pour cent et les Etats-Unis avec moins de 8 pour cent. Ces données sont reprises dans le tableau 2.5, qui donne un aperçu complet des données transversales mentionnées dans le présent chapitre, pour l'année 1992 (toutes les variables sont exprimées en dollars courants des Etats-Unis et se prêtent donc facilement à des comparaisons internationales; les graphiques de la figure 2.1 ont été établis en fonction de la même répartition géographique). Toutefois, en 1994, la Chine a perdu 2 millions d'emplois; la légère progression de l'emploi enregistrée dans la construction des machines électriques et électroniques a un peu contrebalancé les pertes importantes dans ce domaine du secteur des machines non électriques. Cette tendance pourrait se poursuivre, les investisseurs étrangers reconsidérant leurs plans d'investissement en fonction des résultats passés -- qui souvent n'ont pas été à la hauteur des attentes -- et en fonction de problèmes structurels; l'enthousiasme pour les coentreprises sino-étrangères est, semble-t-il, retombé(7).

Les pays d'Europe centrale et orientale, autrefois à économie planifiée, ont créé plus de 300 000 emplois nouveaux entre 1980 et 1989, avant leur intégration dans l'économie mondiale qui, à court terme, a été catastrophique pour l'emploi et la production. Dans les années qui ont suivi cette intégration, les renseignements disponibles montrent que les emplois de l'industrie mécanique ont plus ou moins été réduits de moitié dans la plupart des pays de cette région du monde: Pologne, Roumanie, Croatie, Bulgarie, Kirghizistan, Slovaquie et République tchèque. En Lettonie, en 1994, la production est tombée au quart de son niveau antérieur à 1989. En Allemagne de l'Est, les licenciements opérés dans la construction mécanique ont occasionné une réduction supplémentaire de 60 000 emplois entre 1995 et 1997(8). La Hongrie semble être le seul pays de la région à avoir connu une reprise en 1994-95 (voir tableau L, The industry in numbers).

Tableau 2.1. Répartition géographique de l'emploi et de la production (mesurée en valeur ajoutée) dans l'industrie de la construction mécanique (CITI 382-383), 1980 et 1992 (pourcentage du total mondial)1
 


Emploi dans la construction mécanique (CITI 382-383, Rev.2)


   

Valeur ajoutée dans la construction mécanique (CITI 382-383, Rev.2) (en dollars E.-U. courants)


Région

1980


1992


1980-1992


Région

1980


1992


milliers

% du total

milliers

% du total

% de changement

milliers

% du total

milliers

% du total



HIO

14 348

35,9

13 516

30,3

5,8

HIO

460 254

89,3

987 823

90,0

HINO

1 544

3,9

1 787

4,0

15,7

HINO

5 796

1,1

26 183

2,4

MIU

1 713

4,3

1 436

3,2

16,2

MIU

15 085

2,9

31 918

2,9

MIL

2 545

6,4

2 010

4,5

21,0

MIL

15 042

2,9

24 030

2,2

LI

8 604

21,5

14 269

32,0

65,8

LI

19 123

3,7

27 926

2,5

OTH

11 267

28,2

11 612

26,0

3,1

OTH

--

--

--

--

Total

40 021

100,0

44 630

100,0

11,5

Total

515 301

100,0

1 097 880

100,0



Emploi dans la construction mécanique, à l'exclusion de la construction électrique (CITI 382, Rev.2)


Valeur ajoutée dans la construction mécanique, à l'exclusion de la construction électrique (CITI 382, Rev.2) (en dollars E.-U. courants)


Région

1980


1992


1980-1992


Région

1980


1992


milliers

% du total

milliers

% du total

% de changement

milliers

% du total

milliers

% du total



HIO

7 509

29,5

6 897

25,5

8,2

HIO

252 066

88,6

507 034

91,0

HINO

638

2,5

813

3,0

27,4

HINO

1 205

0,4

8 482

1,5

MIU

955

3,8

607

2,2

36,5

MIU

7 577

2,7

13 932

2,5

MIL

1 716

6,7

1 169

4,3

31,9

MIL

8 994

3,2

12 140

2,2

LI

6 719

26,4

10 181

37,6

51,5

LI

14 649

5,1

15 820

2,8

OTH

7 899

31,1

7 410

27,4

6,2

OTH

--

--

--

--

Total

25 436

100,0

27 076

100,0

6,4

Total

284 491

100,0

557 407

100,0



Emploi dans la construction électrique (CITI 383, Rev.2)


Valeur ajoutée dans la construction électrique (CITI 383, Rev.2) (en dollars E.-.U. courants)


Région

1980


1992


1980-1992


Région

1980


1992


milliers

% du total

milliers

% du total

% de changement

milliers

% du total

milliers

% du total



HIO

6 839

46,9

6 619

37,7

3,2

HIO

208 188

90,2

480 789

89,0

HINO

906

6,2

974

5,5

7,5

HINO

4 591

2,0

17 701

3,3

MIU

758

5,2

829

4,7

9,3

MIU

7 508

3,3

17 986

3,3

MIL

829

5,7

842

4,8

1,5

MIL

6 048

2,6

11 890

2,2

LI

1 885

12,9

4 088

23,3

116,9

LI

4 474

1,9

12 107

2,2

OTH

3 368

23,1

4 202

23,9

24,8

OTH

-

-

-

-

Total

14 585

100,0

17 554

100,0

20,4

Total

230 809

100,0

540 473

100,0

HIO Hauts revenus OCDE; HINO Hauts revenus non OCDE; MIU Revenus moyens (supérieurs); MIL Revenus moyens (inférieurs); LI Revenus inférieurs; OTH Autres, ce qui signifie pour le présent tableau l'ex-Tchécoslovaquie, l'ex-Yougoslavie et l'ex-URSS. Voir également les notes de la figure 2.1.

Source: Ibid.


Tableau 2.2. La construction mécanique, à l'exclusion de la construction électrique, dans les pays de l'OCDE à revenu élevé (CITI 382, Rev.2), 1990-1997 (1990100)
 


Pays

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997
(avril)


Production (valeur ajoutée réelle)1

Allemagne (de l'Ouest)

100

95

82

70

70

72

72

72

Australie2

100

96

105

113

-

-

-

-

Autriche

100

95

87

79

79

85

82

81

Belgique

100

92

81

73

75

81

78

80

Canada

100

90

88

100

129

152

139

137

Corée, République de

100

135

131

147

170

198

-

-

Danemark

100

96

98

91

95

101

97

106

Espagne

100

78

73

67

70

78

77

90

Etats-Unis

100

93

99

107

111

123

133

142

Finlande3

100

73

70

71

82

99

102

112

France4

100

90

82

72

76

78

77

82

Irlande

100

91

100

101

109

151

162

183

Italie

100

83

74

80

86

99

94

96

Japon

100

98

83

73

73

77

82

81

Luxembourg5

100

106

88

80

77

79

87

75

Norvège

100

96

106

108

112

102

-

-

Nouvelle-Zélande

100

102

105

-

-

-

-

-

Pays-Bas

100

96

93

88

92

97

102

101

Portugal

100

79

64

58

55

53

58

69

Royaume-Uni

100

73

83

83

90

91

89

82

Suède

100

82

74

67

76

86

82

81

Suisse

100

97

92

83

83

-

-

-

Emploi

Allemagne6

-

98

93

93

83

-

-

-

Australie

100

97

90

-

-

-

-

-

Autriche

100

102

99

94

91

91

-

-

Belgique

-

-

-

-

-

-

-

-

Canada

100

79

80

88

98

117

128

145

Corée, République de

100

124

119

130

139

154

-

-

Danemark

100

95

94

86

-

-

-

-

Espagne

100

98

92

90

90

86

-

-

Etats-Unis

100

95

91

93

98

103

105

107

Finlande

100

87

76

73

77

85

-

-

France

100

99

95

89

87

-

-

-

Irlande

100

98

101

102

109

120

125

-

Italie

100

99

96

96

-

-

-

-

Japon

100

102

103

98

94

92

91

-

Luxembourg5

100

99

97

92

87

85

87

87

Norvège

100

90

93

95

95

100

-

-

Nouvelle-Zélande

100

92

87

89

101

-

-

-

Pays-Bas

100

102

102

96

96

95

-

-

Portugal

100

95

94

114

100

-

-

-

Royaume-Uni

100

93

89

91

96

98

-

-

Suède

100

89

75

70

69

73

76

-

Suisse7

100

98

91

86

80

80

80

-

1 Valeur ajoutée en monnaie nationale, tenant compte d'un déflateur du PIB. 2 383 inclus, et depuis 1993 également le 385, mais en 1994 la série a été suspendue. 3 3 825 exclus en 1990. 4 3 825 exclus depuis 1994. 5 3 825 exclus. 6 Depuis 1991, Allemagne de l'Est et de l'Ouest incluses. 7 Depuis 1991, 384 inclus.

Source: Elaboré à partir des indicateurs de l'activité industrielle de l'OCDE (Paris), volumes divers; et de la base de données de l'ONUDI: Statistiques industrielles, 1997.


Tableau 2.3. Construction électrique dans les pays de l'OCDE à revenu élevé (CITI 383, Rev.2), 1990-1997 (1990100)
 


Pays

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997
(avril)


Production (valeur ajoutée réelle)1

Allemagne (de l'Ouest)

100

101

93

85

90

92

94

98

Australie

100

102

107

-

-

-

-

-

Autriche

100

102

96

94

97

101

104

102

Belgique

100

94

86

82

-

-

-

-

Canada

100

93

93

93

102

113

118

128

Corée, République de

100

99

101

119

150

175

-

-

Danemark2

100

97

93

90

109

118

131

117

Espagne

100

83

80

81

86

92

91

100

Etats-Unis

100

97

102

109

128

147

159

167

Finlande

100

89

112

142

188

245

265

301

France

100

94

90

85

93

97

96

100

Irlande

100

105

116

123

154

212

224

217

Italie

100

92

83

83

84

86

82

88

Japon

100

108

93

91

99

111

119

126

Luxembourg3

100

106

102

77

81

95

90

96

Norvège

100

92

94

98

104

109

-

-

Nouvelle-Zélande

100

98

101

-

-

-

-

-

Pays-Bas4

100

97

93

91

98

100

101

105

Portugal

100

92

85

78

75

85

85

90

Royaume-Uni

100

96

81

80

85

88

87

80

Suède4

100

92

98

100

124

170

215

223

Suisse

100

90

84

81

83

-

-

-

Emploi

Allemagne5

-

100

95

92

85

-

-

-

Australie

100

92

85

-

-

-

-

-

Autriche

100

100

96

91

89

89

-

-

Belgique

-

-

-

-

-

-

-

-

Canada

100

84

77

75

76

81

83

87

Corée, République de

100

90

87

88

91

97

-

-

Danemark

100

87

80

71

-

-

-

-

Espagne

100

99

96

95

91

87

-

-

Etats-Unis

100

95

92

92

96

99

100

99

Finlande

100

95

82

78

86

107

-

-

France

100

99

94

89

88

-

-

-

Irlande

100

100

104

108

118

131

141

-

Italie

100

99

100

101

-

-

-

-

Japon

100

103

103

100

96

94

91

91

Luxembourg3

100

106

118

124

132

145

156

162

Norvège

100

100

98

91

106

109

-

-

Nouvelle-Zélande

100

96

88

89

100

-

-

-

Pays-Bas

100

91

89

76

76

76

-

-

Portugal

100

105

99

82

79

-

-

-

Royaume-Uni

100

92

85

76

80

87

93

90

Suède

100

84

82

68

73

-

-

-

Suisse6

100

101

91

88

83

82

81

-

1 Valeur ajoutée en monnaie nationale, compte tenu du déflateur du PIB. 2 385 inclus depuis 1994. 3 3 825 et 385 inclus. 4 3 833 exclus depuis 1994. 5 Allemagne de l'Est et de l'Ouest incluses depuis 1991. 6 385 inclus, 3 853 exclus depuis 1991.

Source: Ibid.


Tableau 2.4. Entreprises de construction mécanique et électrique figurant dans le Financial Times Global 500, 1996-97
 


Classement
1997

Classement
1996

Entreprise

Pays ou zone1

Capitalisation boursière
(en millions de dollars
des Etats-Unis)
2

Nombre de salariés


Code du secteur3

(1996-97)

(année
précédente)

(% changement
1996-97)


1

1

General Electric

USA

222 748,3

239 000

222 000

7,7

541

6

10

Intel Corp.

USA

150 837,8

48 500

41 600

16,6

551

11

16

Intl Business Machines Corp.

USA

104 119,6

240 615

225 350

6,8

531

24

27

Hewlett-Packard Co.

USA

72 267,8

112 000

102 300

9,5

531

34

171

Compaq Computer Corp.

USA

56 585,8

18 863

17 060

10,6

531

51

52

Cisco Systems Inc.

USA

49 008,4

11 000

8 782

25,3

533

57

97

Ericsson LM

S

46 174,0

89 391

80 338

11,3

533

62

65

Motorola Inc.

USA

42 789,2

139 000

142 000

2,1

551

69

51

Matsushita Electric Industrial Co.

J

38 099,2

270 651

265 538

1,9

551

73

69

Siemens

D

37 357,7

378 800

376 100

0,7

541

75

99

Sony Corporation

J

37 171,3

163 000

151 000

7,9

402

89

491

Dell Computer Corp.

USA

32 046,3

10 350

8 400

23,2

531

102

248

Philips

NL

29 015,5

272 270

263 554

3,3

541

103

62

Hitachi

J

28 998,8

330 152

331 673

0,5

551

108

226

Nokia

SF

28 145,0

31 766

31 948

0,6

551

116

170

Xerox Corp.

USA

27 342,0

86 700

85 200

1,8

534

122

121

ABB Group

CH/S

26 483,9

214 894

209 637

2,5

541

125

300

Texas Instruments Inc.

USA

26 147,3

59 927

59 570

0,6

551

134

133

Emerson Electric Co.

USA

25 554,1

86 400

78 900

9,5

541

136

173

Canon Inc.

J

25 294,5

75 628

72 280

4,6

534

148

160

Fujitsu

J

23 234,6

167 000

165 056

1,2

531

169

220

Alcatel Alsthom

F

21 275,6

190 600

191 830

0,6

533

181

207

Caterpillar

USA

20 080,0

57 026

54 350

4,9

564

186

151

NEC Corporation

J

19 423,0

151 966

152 719

0,5

551

190

Taiwan Semiconductor

Taiwan, Chine

19 063,1

4 117

3 412

20,7

531

208

316

3Com Corp.

USA

17 729,9

7 109

5 190

37,0

533

209

431

Westinghouse Electric Corp.

USA

17 503,9

52 945

77 810

32,0

541

210

172

General Electric Company

UK

17 472,0

79 846

82 967

3,8

551

214

Applied Materials

USA

17 362,6

11 403

10 504

8,5

566

215

264

Sun Microsystems

USA

17 343,2

21 500

17 407

23,5

531

216

217

Mannesmann

D

17 341,2

120 467

122 684

1,8

563

228

109

Toshiba Corporation

J

16 300,1

186 000

186 000

2,1

551

265

EMC Corp.

USA

14 401,8

4 800

4 100

17,1

531

281

282

Deere & Co.

USA

13 551,0

33 919

33 380

1,6

565

288

457

Rohm

J

13 404,2

12 614a

13 739

8,2

551

322

224

Kyocera Corporation

J

12 406,2

40 000

31 000

29,0

551

332

427

Pitney Bowes Inc.

USA

12 002,3

28 625

27 720

3,3

534

335

399

TDK Corporation

J

11 901,8

28 055

29 070

3,5

402

343

392

AMP

USA

11 764,1

44 985

40 800

10,3

541

378

United Micro Electronics

Taiwan, Chine

10 692,8

2 750

2 982

7,8

551

383

Tokyo Electron

J

10 461,8

6 277a

5 616

11,8

551

392

145

Sharp Corporation

J

10 252,6

45 117

44 789

0,7

402

393

386

Murata Manufacturing

J

10 218,9

4 263a

4 095

4,1

551

405

498

Ricoh

J

10 027,3

12 895

13 109

1,6

534

428

Tellabs Inc.

USA

9 346,0

3 418

2 810

21,6

533

443

375

Fanuc

J

9 095,3

2 089a

2 121

1,5

552

460

Advantest Corporation

J

8 874,6

1 359

1 285

5,8

552

461

Seagate Technology

USA

8 864,9

111 000

87 000

27,6

531

464

Sandvik

S

8 776,7

30 249

29 862

1,3

562

475

416

Honeywell Inc.

USA

8 552,2

53 000

50 100

5,8

552

480

199

Mitsubishi Electric Corporation

J

8 438,4

113 353

111 585

1,6

551

497

Clevo

Taiwan, Chine

8 094,2

1 500

551

1 CH Suisse; D  Allemagne; F France; J Japon; NL Pays-Bas; S Suède; SF Finlande; USA Etats-Unis.

2 La capitalisation boursière se calcule en multipliant le nombre d'actions d'une entreprise sur le marché par le cours de cette action au moment de l'enquête. Les compagnies non cotées sont exclues et, donc, les grandes entreprises familiales ou étatiques ne sont pas retenues. En général, le capital privilégié est exclu, tout comme les entreprises dont celles dont une partie minime du capital est cotée en bourse ou dont plus de 80 pour cent des actions sont détenues par une autre entreprise.

Il y a différentes méthodes de mesures de la taille d'une entreprises. Fréquemment, les compagnies sont classées en fonction de leurs recettes annuelles, méthode préconisée par le magazine Fortune dans son American Fortune 500. Sa lacune est qu'elle ne permet pas de représenter correctement les banques et d'autres institutions de service financier. Elle exagère également l'importance des compagnies à fort chiffre d'affaires par rapport aux bénéfices, telles certaines entreprises commerciales. Des critiques analogues sont adressées au classement en fonction du nombre de salariés. Il est également possible de classifier les compagnies compte tenu des bénéfices, mais cela pose un problème de sous-représentation des groupes qui ont procédé à des amortissements extraordinaires, ce qui fausse les résultats pour l'année en question ou qui font des pertes. Toutes ces méthodes posent un problème de calendrier: elles dépendent d'informations figurant dans les bilans annuels dont la publication est échelonnée dans l'année. Il est donc impossible de comparer des éléments semblables.

La capitalisation boursière permet de surmonter bien de ces problèmes: elle retient à un moment précis de l'année; elle comprend les entreprises en perte; elle pondère correctement les compagnies de service financier. Elle présente également l'avantage d'être prospective: le cours des actions inclut les attentes des investisseurs quant aux bénéfices e l'entreprise. Quoi qu'il en soit, comme toute méthode, elle présente des insuffisances comme cela a été dit plus h